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Les vœux de Laurent Cathala aux
personnalités, lundi 16 janvier 2012
C’est dans un Palais
des sports comble que Laurent Cathala a souhaité la bienvenue
à toutes les personnalités qui avaient fait le déplacement
pour assister à la cérémonie des vœux,
le lundi 16 janvier.
Après avoir salué
Pierre Dartout, préfet du Val-de-Marne auprès de qui
il s’est réjoui des relations fructueuses et républicaines
qui prévalent entre les services de la Préfecture
et ceux de la Ville de Créteil, il a salué la présence
de Christian Favier, sénateur-président du Conseil
général du Val-de-Marne, en soulignant l’importance
que revêt, à ses yeux, le développement de partenariats
nombreux et particulièrement constructifs. Laurent Cathala
a également remercié de leur présence les parlementaires,
sénateurs et députés, les maires des villes
voisines, ainsi que les conseillers régionaux et généraux,
et tous les maires adjoints et conseillers municipaux de la Ville
de Créteil.
Les vœux : un
moment fort de la vie sociale locale
Mesdames,
Messieurs, a débuté le député-maire,
certains s’interrogent encore sur l’intérêt
de ces manifestations de vœux en période de crise.
Je crois avoir déjà eu l’occasion de le souligner :
pour nous, la rencontre et la communication sociale constituent
des moyens, non pas de supprimer les difficultés que nous
rencontrons au quotidien, mais bien de les dépasser. La
convivialité permet, en effet, de chasser les tentations
de repli sur soi et de s’engager dans la construction de projets
collectifs, quel que soit le contexte économique et social.
C’est en ce sens que des cérémonies
comme celle-ci constituent un moment fort de la vie sociale
locale, parce qu’elles permettent d’échanger
et de dépasser nos préoccupations quotidiennes.
Comme vous le savez, à quelques
semaines d’échéances électorales,
la loi encadre l’expression politique dans les manifestations
publiques, je n’évoquerai donc pas aujourd’hui
la situation politique de notre pays. Je me conforme à
la règle républicaine.
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2011 : une année
prolifique pour Créteil
L’année qui vient
de s’écouler a été, paradoxalement, une
très bonne année pour notre ville, a poursuivi Laurent
Cathala. En effet, au cours du dernier trimestre nous avons eu le
bonheur d’inaugurer le prolongement de la ligne n° 8 du
métro et la station Créteil-Pointe du Lac. Sa connexion
avec le bus en site propre permet de rendre ces territoires plus
attractifs pour nos concitoyens et pour celles et ceux qui vivent
dans les villes avoisinantes. Elle s’inscrit dans une perspective
d’amélioration des transports collectifs dans la banlieue,
notamment des liaisons inter-banlieues.
Nous allons poursuivre notre
travail avec la construction, au niveau du carrefour Pompadour,
d’une gare RER qui permettra encore d’améliorer
les infrastructures de transport dans notre ville. Enfin, nous travaillons
d’arrache-pied avec la Société du Grand Paris
pour réaliser deux stations, l’une à L’Échat
et l’autre à Vert-de-Maisons, qui s’inscrivent
dans le tracé du Grand Paris Express, lui-même issu
du projet Orbival porté par le Département. Cela fera
de Créteil une ville bien desservie en termes de transports
collectifs, même si certains projets ne seront réalisés
qu’à moyen ou long terme, notamment en ce qui concerne
le projet du métro express.
Des infrastructures qui préparent
l’avenir
Ces infrastructures de transport
contribuent à rendre nos territoires plus attractifs et à
améliorer le cadre de vie des habitants. Elles permettent
aussi de nous inscrire dans une perspective de développement
durable en dissuadant nombre de nos concitoyens d’utiliser
la voiture.
Mais, de la même façon que
les infrastructures de transport permettent de préparer
l’avenir, les investissements qui ont été
réalisés avec l’accompagnement de la
Ville, pour le développement de l’université
Paris-Est Créteil, préparent, dans le même
sens, les projets de demain.
Ainsi, la dernière réalisation
que nous avons eu le plaisir d’inaugurer, la Maison
des langues et des relations internationales, vient parachever,
sur le site de Créteil, le développement de
cette université.
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Peut-être vous paraîtra-t-il
un peu paradoxal de faire, d’un côté, des efforts
avec l’État et la Région (puisque la Région
a été partie prenante de cet investissement) pour
améliorer les échanges internationaux et faire rayonner
la présence et la culture de la France dans le monde et,
de l’autre côté, de subir les restrictions des
conditions d’accès à l’emploi des étudiants
étrangers ! Je sais bien que des modifications ont été
apportées à cette circulaire, mais il faut s’efforcer,
dans ce domaine comme dans d’autres, d’être cohérent.
Madame la Présidente de
l’université, a poursuivi le député-maire,
vous avez un nouveau projet qui consiste à implanter, sur
le site de Créteil, un pôle de sciences de l’environnement.
Cette réalisation permettra, j’en suis sûr, une
fois encore sur cette partie de l’Est parisien, d’affirmer
l’identité de l’université tout comme
celle de ce département et, bien sûr, de notre ville.
Recherche, innovation et
excellence
Le troisième point que
je voudrais aborder, devant vous et devant les nombreux entrepreneurs
ici présents, concerne le développement économique
de notre ville. Au cours de ce dernier trimestre, particulièrement
prolifique, nous avons posé la première pierre du
centre Innovation et Technologie d’Essilor. Cet extension
de l’établissement implanté à Créteil
sera le premier centre de recherche au niveau européen, voire
au niveau mondial. Ce sont près de 500 emplois de haute qualification
qui, à la fois, contribueront au développement économique
de notre ville et permettront d’affirmer sa notoriété
comme pôle de recherche et d’innovation.
Car,
c’est bien dans ces domaines de l’excellence que doivent
tendre tous nos efforts et, de la crèche jusqu’à
l’université, nous devons, à tous les stades,
y être particulièrement attentifs. Je me réjouis
ainsi, avec tous les élus municipaux, que dans tous les lycées
de notre ville on s’efforce de développer les filières
d’excellence. Que ce soit les
préparations aux grandes écoles, comme à Léon-Blum,
ou dans le cadre d’un partenariat culturel avec l’Opéra
de Paris, comme au lycée Saint-Exupéry, ou encore
dans le secteur élémentaire avec la compagnie de danse
Blanca Li à l’école Casalis, dans un quartier
qui n’est pas le plus favorisé.
Récemment, un journaliste
m’interrogeait pour savoir si je connaissais le patron de
“Free”, qui est né à Créteil. Je
connais beaucoup de monde, lui ai-je répondu, mais je ne
connais pas le patron de Free. Néanmoins, cela a le mérite
de démontrer qu’on peut naître à Créteil,
qu’on peut aller à l’école à Créteil,
notamment à l’école Allezard et ensuite au collège
Pasteur ou à De Maillé, et indépendamment de
l’activité que l’on entreprend, réussir
dans la vie.
La belle victoire de Henri-Mondor
Cette année 2011 nous
a permis aussi de préserver l’offre de soins dans notre
ville, s’est félicité Laurent Cathala. L’an
passé, nous vous alertions, en présence de nombre
de personnels de l’hôpital Henri-Mondor, de médecins,
sur la volonté de l’Agence régionale de santé
de fermer le service de Chirurgie cardiaque de Mondor.
Grâce à la mobilisation
de tous, de tous les élus, quelle que soit leur famille politique,
nous avons pu faire valoir nos arguments et montrer que la fermeture
de ce service serait une régression par rapport aux fonctions
du Centre hospitalier universitaire. Et cela, tant au niveau des
soins que dans ses missions universitaires et de recherche. Je crois
pouvoir dire aujourd’hui que ce combat a été
gagné, même si nous devons rester vigilants pour l’avenir.
Un regard optimiste sur l’avenir
Nous devons porter un regard
optimiste sur l’avenir. D’abord, parce que la France
est un grand pays. Ensuite, parce que nos capacités de création
et d’innovation sont fortes. Enfin, parce que rien de bon
ni d’important ne se fait lorsque l’on est replié
sur soi ou victime d’une vague de morosité. Cela ne
signifie pas qu’il ne faut pas regarder la situation telle
qu’elle est, mais qu’il faut avoir la volonté
de se projeter dans l’avenir.
C’est dans ce sens que
nous avons lancé de grands projets de rénovation urbaine,
avec l’aide de l’État et du Conseil général.
Il s’agit d’opérations de grande ampleur qui
vont se dérouler durant les années à venir,
aux Bleuets-Bordières, aux Petit-Pré-Sablières
et, nous l’espérons, au Mont-Mesly, dans le cadre d’un
nouveau projet de rénovation urbaine (Anru 2). L’intervention
publique existe déjà au Mont-Mesly puisque le collège
Laplace est reconstruit par le Conseil général et
que la Communauté d’agglomération a engagé
la construction de la grande médiathèque de Créteil
sur le site de la place de l’Abbaye.
On le voit, à propos de
ce dernier projet, toute notre démarche consiste à
apporter de la culture, faire en sorte que cet équipement
élève les esprits là où il existe des
difficultés sociales, culturelles et même parfois de
la violence. Ceci permettra également, sur le site même
et autour de la médiathèque, de favoriser la communication
sociale, la rencontre et de surmonter nombre de difficultés.
Nous intervenons aussi sur les
logements dans des conditions parfois délicates. En effet,
prenant en compte les orientations du Grenelle de l’environnement,
il faut aujourd’hui traiter les économies d’énergie
en même temps que la rénovation, et cela renchérit
les coûts. Près de 800 logements au Mont-Mesly seront
rénovés avec ce souci d’économies d’énergie.
Le développement durable
au cœur de tous les projets
Concernant ce vaste domaine qu’est
le développement durable, je tenais à souligner,
tout d’abord, que les engagements pris lors des Assises
de la Ville qui, il y a un peu plus d’un an, portaient
sur le thème de l’environnement, seront tenus.
Et cela, même si la prise en compte
de propositions ou recommandations prendra peut-être
plus de temps, compte tenu de la situation économique
et des difficultés rencontrées par les collectivités
territoriales.
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De nombreuses
actions d’économies d’énergie sont en
cours, à la fois sur le parc de logements public, mais également
privé. De plus, une recherche est entreprise sur les
énergies renouvelables à travers, bien sûr,
le puits de géothermie dont on essaiera encore d’améliorer
les performances avec l’adjonction d’une pompe à
chaleur. La réalisation d’un deuxième puits
géothermique avec des raccordements au réseau de chauffage
urbain est à l’étude. Cette réalisation
devrait nous permettre de passer à plus de 50% d’énergies
renouvelables dans le réseau de chauffage.
Cela se traduira, non seulement
par une consommation moindre des énergies fossiles, mais
surtout par des économies de l’ordre de 10% sur les
factures de chauffage. De la même façon, une étude
est en cours avec l’usine d’incinération des
déchets à laquelle nous pourrons peut-être adjoindre
une chaufferie biomasse afin de fiabiliser la part des énergies
renouvelables dans le chauffage urbain.
Davantage de jardins familiaux
Enfin, nous allons développer
les jardins familiaux. Car, au-delà de l’aspect paysager,
il s’agit, en créant des jardins familiaux au pied
des immeubles, de s’inscrire dans une démarche de partage,
de communication. Une démarche qui permette aux habitants
de mieux se connaître en jardinant. Et ceci, sans omettre
la dimension économique puisque, pour une famille qui cultive
une parcelle d’une centaine de mètres carrés,
les denrées produites sur l’année représentent
une valeur de près de 80 € par mois, ce qui n’est
pas négligeable pour des familles aux revenus modestes.
Un esprit de tolérance…
Naturellement, j’en viens
au vivre ensemble qui, pour la municipalité, est une idée
forte de notre ville marquant les relations entre les Cristoliens.
Je me réjouis que l’édification de la mosquée
de Créteil soit une grande réussite en termes de vécu,
à la fois pour les musulmans, mais aussi pour les non-musulmans.
Ceci dément tout ce qui avait pu nous être annoncé
en termes de difficultés. De son côté, l’Église
catholique envisage de construire une nouvelle cathédrale
sur son site actuel.
Ce geste architectural permettra
incontestablement d’enrichir le patrimoine culturel de notre
ville. Nous nous efforcerons d’accompagner l’évêché
– je salue d’ailleurs ici la présence de l’évêque
de Créteil – comme nous l’avons déjà
fait, dans le respect bien entendu de la loi de 1905. Ce qui nous
importe, c’est l’esprit de tolérance, de solidarité,
de respect que nous nous sommes efforcés de faire prévaloir
dans notre ville.
… et de solidarité
Ce même esprit anime également
l’action publique, en termes de solidarité, d’action
sociale, d’écoute. Je crois qu’il est important,
dans les temps actuels, de faire un effort tout particulier pour
écouter les gens, pour traiter les problèmes qui les
préoccupent au quotidien. C’est de notre responsabilité.
Nous ne sommes pas les seuls acteurs de la solidarité, mais,
dans notre action, ce doit être une dimension importante.
C’est la raison pour laquelle, dans le cadre de la préparation
budgétaire, le secteur de la solidarité sera le seul
qui sera “sanctuarisé”. Tous les autres connaîtront
quelques réductions de crédits liées à
la conjoncture.
Faire vivre le lien social
au quotidien
Je renouvellerai enfin notre
attachement à la qualité de la relation entre nous,
au regard fraternel et solidaire que chacun doit porter sur son
voisin, à l’attention qui doit exister dans toute relation
de voisinage. En créant du lien social au quotidien, l’action
des associations nous est indispensable pour atteindre cette qualité
de vie que nous souhaitons, pour relever le défi de la solidarité
en cette période, pour préserver la cohésion
sociale sans laquelle aucune vie sociale n’est possible ni
aucun projet ne peut aboutir.
Mesdames, Messieurs, a conclu
le député-maire, je vous souhaite une année
de paix. Une année républicaine pour notre pays en
souhaitant que la parole de notre nation se renforce, pèse
davantage dans le monde et permette de trouver le chemin d’une
nouvelle croissance. Que cette nouvelle année permette également
de dépasser les difficultés sociales que connaissent
nombre de nos concitoyens, notamment à travers la situation
du chômage. Je vous souhaite une bonne année.
Des Cristoliens à
l’honneur
Lors de la cérémonie
des vœux, le 16 janvier, plusieurs personnalités se
sont vu attribuer la médaille d’or de reconnaissance
de la Ville, par le député-maire, Laurent Cathala.
Gilles Lebreton
Non-voyant,
diplômé de kinésithérapie depuis
1987, Gilles Lebreton s’est installé à
Créteil avec son épouse pour intégrer
l’hôpital Albert-Chenevier où il accompagne
les patients dans leur parcours de redynamisation. Outre son
activité professionnelle et ses passions pour la poésie
et la musique, c’est un homme de défis, notamment
sportifs. Avec le soutien de l’US Créteil, et
son grand fils, il ralliera ainsi Toulouse en vélo
tandem. Il s’investit, dès la fin des années
1990, dans l’Association des Aveugles de Créteil,
dont il a assuré la présidence pendant plusieurs
années.
Il contribue à l’exercice,
par les personnes non-voyantes de Créteil, d’une
citoyenneté pleine et entière. Son action pour
faciliter leurs déplacements à travers notre
ville est particulièrement déterminante. “Les
non-voyants vivent au-delà de l’horizon. Pour
autant, il faut tendre vers le rire et la lumière” :
imprégnés de poésie et de pragmatisme,
ces mots de Gilles Lebreton suffisent à résumer
son engagement humaniste et citoyen. |
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Rosel Bouchoux-Scheurich
Arrivée de son Allemagne natale
à Créteil, en 1966, Rosel Bouchoux-Scheurich
s’est tout naturellement tournée vers le bénévolat
et l’assistance aux personnes en difficulté.
D’abord investie au centre Kennedy
dans le cadre du soutien scolaire, elle accompagne ensuite,
pendant plus de sept ans, au sein de l’association
Aides, les malades atteints du sida. Depuis dix ans, elle
a choisi de rompre la solitude des patients isolés
en milieu hospitalier, elle se rend au chevet des malades
et des personnes âgées hospitalisés
à Mondor et à Chenevier. Désormais
vice-présidente départementale de l’association
VMEH (Visite aux malades en établissements hospitaliers),
elle transmet ses valeurs et son courage à son équipe
de bénévoles.
Son dévouement, qui n’a
d’égal que sa modestie, mérite le respect
et l’admiration de tous.
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Jean Masingue
Depuis des décennies, Jean Masingue
n’a cessé de s’investir au sein de l’US
Créteil. En 1976, il devient trésorier, puis
président du Club de gymnastique acrobatique dont
ses amis, Merry et Marie-Pierre Saint-Geniès, sont,
à cette époque, les entraîneurs.
L’association connaît alors
ses heures de gloire et brille sur tous les podiums. Inévitablement,
ses qualités de gestionnaire ne passent pas inaperçues
et il devient trésorier général de
l’USC, poste qu’il occupe bénévolement
depuis 1989. Intègre, rigoureux, toujours disponible
et souriant, il accompagne les associations sportives dans
leur développement et leurs projets.
Il a aussi d’autres talents :
il est le photographe de toutes les manifestations sportives,
l’archiviste du club et le concepteur de Magazine
Contacts USC, que reçoivent les adhérents
des 29 associations et les sportifs de haut niveau. Dans
l’ombre et la discrétion, il joue un rôle
majeur au sein de l’USC.
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Les professeurs de Mondor
Le professeur Jean-Paul Couetil,
responsable du service
de Chirurgie cardiaque. |
Le professeur Ariane Mallat,
présidente du Comité consultatif médical
de l’hôpital Henri-Mondor. |
Le professeur Luc Hittinger,
vice-président du Conseil scientifique de l’Université
Paris-Est Créteil. |
Le professeur Jean-Luc Dubois-Randé,
doyen de la faculté de Médecine. |
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Le professeur Jean-Pierre Becquemin,
chef du service de Chirurgie vasculaire et endocrinienne.
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Cinq praticiens hospitaliers, éminents professeurs à
l’hôpital Henri-Mondor, fers de lance du combat engagé
pendant plus d’une année afin de lutter contre la
fermeture du centre de Chirurgie cardiaque de l’établissement,
ont reçu, à titre collectif, la médaille
d’or de la Ville de Créteil. “Ils se sont battus
à nos côtés, avec l’ensemble de leurs
équipes et un soutien très large de la population,
pour le maintien d’un service public indispensable à
tout l’Est parisien, a souligné Laurent Cathala.
Leur victoire nous conforte et nous fait chaud au cœur.
Je forme le vœu que le service public de la santé
soit toujours servi par des médecins au dévouement
aussi exemplaire.”
Dessine-moi un lycée…
La vie artistique du lycée
Saint-Exupéry, notamment à travers la Galerie du Temps
Présent, est bien connue des Cristoliens. Ce qui l’est
moins, en revanche, ce sont les multiples initiatives de l’établissement
destinées à accroître les possibilités
des élèves de poursuivre des études supérieures
ambitieuses.
Pour le lycée Saint-Exupéry,
il n’y a pas de fatalité. Commencer ses études
dans un lycée de Créteil et les continuer sur les
bancs de la fac de médecine ou en école d’ingénieurs,
c’est possible. Et les lycéens de Saint-Exupéry
l’ont bien compris. Si l’établissement rassemble
autant d’élèves (1500, toutes filières
confondues), c’est que son offre de formation est étendue.
De la seconde au bac + 2, que ce soit en enseignement général,
technologique ou professionnel, la volonté des équipes
pédagogiques est de mettre en place des dispositifs d’accompagnement
et de préparation aux études supérieures et,
surtout, de donner aux élèves l’envie de réussir.
“Pourquoi pas moi ?”
C’est le nom du partenariat noué
avec AgroParisTech, le fameux Institut des sciences et industries
du vivant et de l’environnement. Le principe : des
étudiants de cette grande école tutorent, chaque
année, 20 élèves de seconde avec ce message :
“Nous avons réussi, alors pourquoi pas vous ?
” Pour participer à ce programme
qui se déploie sur trois ans, les lycéens doivent
être dynamiques et motivés car le rythme est soutenu :
un soir par semaine, ils retrouvent leurs tuteurs pour un goûter-rencontre
autour d’un thème différent à chaque
fois : débat sur la répartition des richesses
dans le monde, quizz sur l’actualité, match d’improvisation
théâtrale…
Une fois par mois, la séance se transforme
en sortie : théâtre, musée, restaurant
ou promenade dans Paris en Vélib’. Ils réfléchissent
également à leur orientation lors de visites en
milieu professionnel, comme la découverte des métiers
de l’hôpital ou ceux de l’armée de l’air.
Marie Dubar, professeur et coordinatrice de ce programme avec
Marie-Claire Cambourieux, raconte : “Ces échanges
développent chez eux une ouverture culturelle et sociale.
Les bénéfices sont énormes : ils deviennent
curieux, ont davantage d’assurance à l’oral…
En un mot : ils osent.” Certains ont saisi que ces
écoles d’ingénieurs pouvaient leur être
accessibles s’ils s’en donnaient les moyens :
un ancien lycéen a récemment intégré
EpiTech, une grande école d’informatique.
Une prépa médecine dès
la terminale
Ouverte à tous les élèves motivés
de terminale scientifique de “Saint-Ex” et des
lycées alentour, cette prépa s’adresse
à ceux qui souhaitent intégrer la Paces (Première
année commune aux études de santé)
après l’obtention de leur bac.
Ainsi, ils sont 60 élèves, dont dix du lycée,
à suivre trois heures de préparation par semaine,
en plus de leurs heures de cours.
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Les professeurs de physique-chimie
et des sciences de la vie et de la terre de l’établissement
décryptent avec eux le programme du premier semestre de médecine :
étude de la radioactivité, états de la matière,
chimie organique, biologie cellulaire, anatomie, embryologie…
“
Nous leur fournissons également
une méthodologie et les entraînons au rythme de travail
qui les attend l’année suivante”, explique Marie
Dubar, professeur de SVT. D’anciens élèves du
lycée en première ou deuxième année
de médecine, de pharmacie ou d’école de sages-femmes
sont invités à intervenir lors de ces cours : ils
donnent des conseils, reviennent sur leur parcours et leur montrent
qu’ils peuvent réussir. Une prépa qui peut aussi
aider à intégrer la formation de technicien supérieur
en imagerie médicale et radiologie proposée par l’établissement,
à l’issue de laquelle les diplômés trouvent
un emploi dans les 48 heures qui suivent l’obtention de leur
titre.
Une classe à horaires aménagés
pour les sportifs de haut niveau
De nombreux jeunes sportifs
de haut niveau sont passés par le lycée Saint-Exupéry,
certains ont même décroché un titre olympique
comme la gymnaste Émilie Le Pennec à Athènes
en 2004. “À ce stade, il est difficile de concilier
une pratique sportive intensive et une scolarité telle qu’elle
est donnée dans son rythme traditionnel, explique David Capdepont,
conseiller principal d’éducation du lycée.
Beaucoup décrochent avant
le bac. C’est pourquoi nous avons créé cette
année, en partenariat avec l’US Créteil, une
classe de seconde à horaires aménagés. Les
élèves ont le même nombre d’heures de
cours que les autres, mais leur emploi du temps est condensé
afin de leur libérer du temps pour leurs entraînements.”
Mais la priorité reste la scolarité. Un suivi particulier
est mis en place pour les sportifs partant plusieurs jours à
l’étranger pour des compétitions afin que les
cours leur soient transmis. Et pour qu’ils puissent envisager
une vie professionnelle compatible avec leur activité physique,
cette classe sera étendue en première et terminale
scientifique, et économique et social, afin de faciliter
leur intégration en école de kiné ou en faculté
de sports.
Si l’on ajoute à
cela un enseignement bilingue mathématiques-anglais, des
devoirs sur table tous les samedis matin pour les terminales générales,
technologiques et professionnelles, une semaine intensive de révisions
multidisciplinaires pendant les dernières vacances scolaires
avant le bac, ces lycéens ont de quoi être armés
pour réussir.
Dix mois d’école et d’opéra
Avec un
enseignement d’arts plastiques et de musique, les expositions
de la Galerie du Temps Présent au sein de l’établissement,
les visites-conférences à la Galerie d’Art
municipale et à l’École nationale supérieure
des Beaux-Arts, et la création, depuis deux ans, d’un
opéra avec les collèges Pasteur et Schweitzer,
et la Maison des Arts, les lycéens de Saint-Ex ont
matière à s’exprimer. Depuis la rentrée,
un nouveau programme en partenariat avec l’Opéra
de Paris,“Dix mois d’école et d’opéra”,
coordonné par Jean-Rodolphe Loth, professeur d’arts
plastiques, vient s’ajouter à la liste. |
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Pendant deux années consécutives,
une trentaine d’élèves de seconde vont vivre
au rythme de cette institution d’excellence : visites
et représentations du Palais Garnier et de l’Opéra
Bastille, découvertes des différents corps de métiers…
Sans compter que, tout au long de l’année, les professeurs
déclinent le thème de l’opéra dans chacune
des matières : analyse du film Billy Elliot en anglais,
musique aléatoire en mathématiques, atelier “danse
et corps en mouvement” en éducation physique et sportive
(avec la Compagnie Blanca Li), adaptation du corps à l’effort
en sciences de la vie et de la terre, exercices de scénographie
et de costumerie en arts plastiques (avec la Compagnie des Mistons…),
rédaction et lectures autour du masque et du carnaval en
lettres… En mai, une présentation publique des travaux
réalisés dans chaque discipline sera donnée
au lycée avec, au programme, un prêt de costumes historiques
de l’Opéra et un concert lyrique.
Branly : des filières porteuses
d’emplois
Depuis la rentrée,
le lycée Édouard-Branly propose la toute nouvelle
filière Sciences et technologies de l’industrie et
du développement durable. À la clef : un bac
qui devrait permettre une meilleure préparation aux métiers
de la technologie industrielle.
Le bac STI devient le bac STI2D ! Cette nouvelle filière,
“Sciences et technologies de l’industrie et
du développement durable”, est entrée
en vigueur en 2011 pour la rentrée en première*
et sera applicable dès 2012 pour les terminales.
Ainsi, depuis septembre dernier, le lycée Édouard-Branly
accueille 54 élèves en première STI2D.
Objectif de ce changement d’appellation, et donc de
programme : mieux préparer les élèves
vers la vie active et les nouveaux besoins de l’industrie.
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Explications de Dominique Chandesris,
proviseure du lycée : “Les tablettes numériques,
les Smartphone, les drones… Cette filière est destinée
aux élèves qui veulent comprendre comment fonctionne
la technologie moderne. L’idée est de former les ingénieurs
et les techniciens de demain, dans un secteur d’activités
qui manque cruellement de candidats. L’industrie et, plus
encore, le développement durable sont, en effet, des filières
très porteuses. À terme, ces élèves
pourront, par exemple, devenir techniciens de panneaux photovoltaïques,
d’exploitation hydraulique ou encore ingénieurs en
environnement.”
* À l’issue de
la nouvelle classe de seconde générale et technologique,
mise en place en septembre 2010, les lycéens, qui n’optent
pas pour un baccalauréat général, peuvent désormais
s’orienter vers un bac technologique.
Les enseignements du bac STI2D s’appuient
sur un tronc commun généraliste (mathématiques,
physique-chimie, français, histoire-géo, LV1,
EPS…).
Les élèves choisissent
ensuite, en fin de seconde, une des quatre spécialités**
de la filière, dont trois sont proposées au
lycée de Créteil. Première option :
“Innovation technologique et éco-conception”.
“Cette spécialité permet de prétendre
à des débouchés dans la conception
de produits, mais aussi dans leur modification ou leur amélioration”,
précise la proviseure.
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Deuxième option :
“Système d’information et numérique”,
une spécialité portant sur l’analyse et la création
de solutions techniques relatives au traitement des flux d’information.
Enfin, la spécialité “Énergies et environnement”
apporte les compétences pour gérer les ressources
énergétiques, leur impact sur l’environnement
et l’optimisation du cycle de vie. “On notera, ajoute
Mme Chandesris, qu’entre la première et la terminale,
les mêmes spécialités sont proposées
et qu’il est possible d’en changer en cours de formation.”
Une possibilité bienvenue pour des lycéens, qui, à
16 ou 17 ans, ont encore parfois du mal à bien savoir ce
qu’ils veulent devenir et donc à choisir leurs orientations.
** La quatrième option,
non enseignée au lycée Édouard-Branly, est
“Architecture et construction”. À noter également
qu’il est possible de choisir une option facultative : EPS,
art et atelier artistique.
S’orienter plus facilement
Le bac STI2D semble donc adapté aux élèves
attirés par les technologies, les innovations et,
plus généralement, par la science. La filière
est assez proche de la série S, mais avec une particularité :
elle est moins conceptuelle et plus pratique.
Les nouvelles options proposées permettent aussi
de s’orienter plus facilement. Après un bac
STI2D, les BTS et les DUT sont très prisés,
tout comme les écoles d’ingénieurs,
les classes prépa comme la TSI (Technologies Sciences
industrielles), voire l’université avec une
licence de physique, chimie, ou technologie.
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Des formations qui débouchent
sur un secteur porteur d’emplois. Au lycée Branly,
les 54 élèves de première de la filière
STI2D bénéficient, en outre, de machines et de matériel
industriel performants pour mener à bien leurs projets. Un
“très bon point” relevé par le député-maire,
Laurent Cathala, lors d’une visite au sein de l’établissement,
en décembre dernier, au cours de laquelle il a notamment
insisté sur l’intérêt de développer
des partenariats entre le lycée et le monde de l’entreprise.
Avec une baisse de 20% de ses
effectifs en dix ans, le bac STI avait, en effet, besoin de plus
de cohérence, en accord avec les évolutions technologiques
et industrielles du monde actuel (innovations, développement
durable, environnement, révolution technologique d’Internet…).
“Le bac STI2D, conclut la proviseure d’Édouard-Branly,
assure une plus grande polyvalence dans les débouchés.
La réforme implique une diminution du nombre de spécialités
en séries STI et STL et propose des formations plus «généralistes»
pour la voie technologique.” L’occasion de lutter ainsi
contre l’hyper-spécialisation, avec des baccalauréats
qui enferment parfois les étudiants dans un domaine trop
précis.
Plus efficace et plus proche : vers
une réorganisation de la Propreté urbaine
À l’issue d’une
étude-diagnostic à laquelle tous les responsables
concernés ont été associés, une réorganisation
des services de la Propreté urbaine de la communauté
d’agglomération Plaine centrale va être mise
en œuvre dans les mois qui viennent. Avec de nouveaux moyens
et deux objectifs : plus de proximité et plus d’efficacité.
L’état
de propreté d’une ville est un enjeu important
dans la vie des habitants, il contribue à leur bien-être,
mais aussi à leur perception de la qualité du
service public. Il s’agit d’un sujet sensible
qui est au cœur des préoccupations de chacun
et sur lequel, élus et représentants des comités
de quartier sont régulièrement interpellés.
Une propreté urbaine
digne de ce nom, c’est d’abord l’affaire
de tous : habitants, services municipaux, communautaires
et même au-delà. |
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Côté technique,
sur le territoire de Plaine centrale, les moyens mobilisés
sont très importants (voir encadré) : en terme
d’effectifs avec près de 260 personnes mobilisées,
de dépenses budgétaires avec 24 millions d’euros
pour le fonctionnement (collecte et traitement des déchets,
nettoyage des rues, etc.) et en matériels avec plus de 130
engins.
De nombreux points forts
Par rapport à de nombreuses autres
communes proches, nos services ont des points forts indéniables.
Tout d’abord, un bon système d’enlèvement
des déchets ménagers.
En effet, l’ensemble des usagers
bénéficie de deux ou trois collectes de déchets
résiduels par semaine et d’une ou deux pour
les emballages. Le ramassage du verre (une fois toutes les
deux semaines) et celui des déchets végétaux
(une fois par semaine, du 15 mars au 15 décembre)
sont assurés en porte-à-porte.
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Par ailleurs, un dispositif
d’enlèvement des encombrants fonctionne toute l’année.
Ce service se veut toujours plus respectueux de l’environnement
et de la sécurité des riverains et des agents. Ainsi,
depuis le 1er janvier, les engins utilisés ont été
intégralement remplacés par 13 nouveaux véhicules
aux normes les plus élevées en matière d’émission
de rejets dans l’atmosphère et, à compter de
2013, quatre véhicules entièrement électriques
viendront compléter ce dispositif. Sans oublier l’extension,
depuis novembre dernier, du circuit d’une mini-benne sur les
voies difficiles d’accès.
À ces dispositifs, s’ajoutent
les trois déchèteries communautaires à large
amplitude horaire et nombreux jours d’ouverture. À
signaler aussi la bonne capacité de mobilisation des équipes
lors d’événements exceptionnels (fêtes
de la Ville et des quartiers, Tour de France, brocantes, fêtes
associatives…).
Autre point positif, la lutte efficace contre les graffitis et l’affichage
sauvage, assurée par un service spécialisé.
Un travail de grande ampleur,
mais peu reconnu
Malgré
ces points forts et les moyens importants mis en œuvre, la
perception par les habitants du service rendu, comme dans la plupart
des villes d’Île-de-France, est souvent négative
comme le montre cet extrait du rapport d’audit : “D’une
manière générale, la population ressent un
état de non-propreté en repérant la présence
de déchets abandonnés au sol (papiers, emballages
et journaux, verres et débris de verre, mégots et,
bien sûr, dépôts sauvages), de déjections
canines, de mauvaises herbes, de feuillages, de tags, d’affichettes
ou de souillures sur le domaine public minéralisé,
végétalisé, et même parfois sur les voies
privées visibles depuis le domaine public.”
Cette
perception est corroborée par les constats de l’étude
qui pointe également les dépôts sauvages récurrents
aux mêmes endroits, l’absence de désherbage depuis
la suppression des produits chimiques en 2009, l’état
général de propreté très inégal
des trottoirs et des caniveaux, le nettoyage insuffisant des marchés
forains et l’état de saleté des entrées
et sorties de voies nationales et départementales.
Des causes bien identifiées
Nettoyer, c’est bien,
ne pas salir, c’est mieux ! En premier lieu, le plus
ou moins bon état de propreté d’une ville dépend
souvent du comportement de quelques habitants. À Créteil,
comme partout ailleurs, c’est l’incivisme qui cause
le plus de dégâts. Certains comportements peuvent ainsi
dégrader l’état de propreté de tout un
quartier et, en un rien de temps, ruiner les efforts de bataillons
entiers d’agents de la propreté. De la même manière,
certains gestionnaires d’habitat collectif ne sont pas toujours
à la hauteur de leurs responsabilités : locaux à
poubelles insuffisants, bacs restant sur la voie publique, déchets
ou encombrants déposés très en avance sur l’horaire
légal…
Enfin, une meilleure organisation et une meilleure coordination
des différents intervenants sur la voie publique, en termes
de plannings, régulations, proximité, encadrement,
formation, motivation, permettraient une amélioration sensible
du niveau de service.
Une nouvelle territorialisation
La première idée
de la réorganisation proposée est le renforcement
de la territorialisation et donc de la proximité du service,
par la présence d’un cantonnier dans chacun des 56
cantons de Créteil. Ce nouveau redécoupage des cantons
prend en compte, non seulement la surface (actuellement 3,2 km par
agent), mais surtout le besoin réel lié à la
fréquentation et aux comportements constatés.
Certains secteurs étant
plus “difficiles” que d’autres, quelques-uns des
cantons actuels seront divisés, d’autres regroupés.
Cela permettra une meilleure et plus équitable répartition
du travail entre les agents. Au final, ces 56 cantons seront répartis
en six secteurs territoriaux qui correspondent à ceux des
comités de quartier, sachant que le Mont-Mesly compte, à
lui seul, deux secteurs.
| Des
responsables de terrain
À chaque niveau,
les responsables territoriaux verront leur rôle renforcé.
Le chef de district (responsable
sur la ville) comme le chef de secteur, auront, chacun, la
responsabilité de l’état global de propreté
de leur territoire. Les chefs de secteurs pourront mobiliser
les équipes communautaires spécialisées.
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Ils devront ainsi visiter
chaque jour leur territoire pour établir des plans d’actions
quotidiens, hebdomadaires, voire mensuels pour les interventions
les plus lourdes. Ils seront référents auprès
des instances de la Démocratie locale (maires adjoints de
secteurs et comités de quartier).
Des
cantonniers responsables, un métier valorisé
Un des points les plus importants
concerne aussi la revalorisation du rôle des cantonniers.
Il s’agit de conforter leur identification dans le canton,
de faire en sorte que le redécoupage géographique
soit perceptible et cohérent pour la population. Enfin, une
mobilisation des comités de quartier et des associations
devrait favoriser une meilleure intégration des cantonniers
dans le tissu social de leur secteur.
Déjà en service dans plusieurs villes (Strasbourg,
Lille, Carcassonne…), le Glutton est un aspirateur urbain
qui réalise l’équivalent du travail de trois
agents. Puissant et maniable, il permet l’évacuation
des déchets peu accessibles ou délicats à traiter.
Écologique (il n’émet pas de gaz à effet
de serre puisque tout électrique !), cet outil silencieux
participera à la valorisation du métier de cantonnier.
Plaine centrale s’est dotée de quatre Gluttons fin
2011 (dont deux pour Créteil) ; huit à dix nouveaux
engins seront en service, courant 2012.
Rechercher de nouvelles solutions
Des synergies d’action
entre les différents services ou intervenants sont recherchées
comme, par exemple, entre le service de la Propreté urbaine
de la communauté d’agglomération et celui des
Parcs et Jardins de Créteil ou entre la Propreté urbaine
communautaire et l’opérateur Sita, prestataire en charge
de la collecte des déchets, sur le traitement des dépôts
sauvages. Davantage de concertation et d’échanges réguliers
devrait ainsi permettre de mieux traiter les problèmes de
“frontières”, éviter les doublons ou,
au contraire, les “trous” dans le maillage des interventions.
De même, pour le nettoyage
mal assuré des bretelles d’accès et de sortie
des voies rapides qui relève, selon les cas, de l’État
ou du Conseil général, des conventions seront passées
ou une sous-traitance mise en place sous forme d’échanges
de services (le préfet et le président du Conseil
général viennent de recevoir un courrier en ce sens
du président de Plaine centrale). Ce principe pourrait être
étendu à certains secteurs sensibles comme le carrefour
Pompadour.
Par ailleurs, des corbeilles
à déchets enterrées seront déployées
dans certains endroits (université ou alentours du lac) où
l’on constate un débordement permanent des corbeilles
à papier en raison d’une surfréquentation des
usagers. La capacité de ces corbeilles enterrées est,
en effet, plus de 10 fois supérieure à celle des corbeilles
traditionnelles.
Enfin, le désherbage des
voiries verra un retour aux techniques manuelles et la vigilance
sur les marchés forains sera renforcée par un rappel
ferme auprès des commerçants de leurs devoirs, en
matière de règles, horaires et ramassage de leurs
déchets.
On le voit, cette réorganisation
de la propreté urbaine se veut à la fois soucieuse
de la qualité des services qui doivent être rendus
aux habitants et respectueuse du travail difficile fourni par les
agents qui en ont la charge. Mais la réussite passe aussi
et surtout par un effort de civisme de tous, car, sans cet effort
collectif, aucune amélioration ne sera possible.
Une compétence communautaire
La Propreté urbaine est
une compétence communautaire, depuis octobre 2001, pour la
partie “mécanisée” et, depuis janvier
2003, pour la partie dite “manuelle”. C’est la
communauté d’agglomération Plaine centrale qui
a en charge le nettoyage des chaussées, des trottoirs et
des places publiques des trois communes, Créteil, Alfortville
et Limeil-Brévannes.
Les services communautaires
agissant pour la protection du cadre de vie en général
et de la propreté en particulier représentent globalement
deux grands services distincts à Plaine centrale, celui de
la Propreté urbaine et celui de l’Environnement et
des déchets.
Pour autant, il existe d’autres
services agissant pour un cadre de vie de qualité qui ne
sont pas communautaires. L’entretien et le nettoyage des espaces
verts publics restent une compétence municipale (en régie
à Créteil) tout comme les travaux d’aménagement
des voiries municipales. En revanche, l’entretien des voiries
de l’État ou du Département (souvent les bretelles
d’entrée et de sortie de ville) relève des services
respectifs de ces institutions, même si elles se trouvent
sur le territoire communal.
Afin d’avoir une visibilité
globale de l’activité, les services Propreté
urbaine et Environnement et déchets ainsi que ceux de l’Hygiène
publique, formant un pôle dédié à l’écologie
urbaine, ont été regroupés dans une direction
générale du Développement durable à
la Communauté d’agglomération.
Un travail d’audit avec tous les cadres et acteurs concernés
a conduit à la constitution d’un groupe de travail
afin d’élaborer le diagnostic et les axes de la réorganisation.
Des
moyens très importants
En effectifs
Service de l’Environnement : 19 agents [dont huit
agents dans les déchèteries auxquels s’ajoutent
50 agents de Sita mobilisés pour la collecte des déchets].
Service de la Propreté urbaine : 193 agents.
En tout, ce sont plus de 260 personnes mobilisées sur
le sujet.
En dépenses
Budget de fonctionnement Plaine centrale (hors personnels) :
14,3 M€ pour la gestion des déchets ménagers
et 1,5 M€ pour la Propreté urbaine auxquels s’ajoutent
les dépenses de personnels (plus de 8 M€). Total
des dépenses de fonctionnement : près de
24 M€.
En infrastructures
et moyens matériels
Les trois déchèteries [une par ville, ce qui
est exceptionnel en Île-de-France] et près de
130 engins [107 pour la Propreté urbaine et 20 pour
la collecte des déchets]. |
Gizeh : naissance d’un nouveau
quartier
La société
Pernod SA a décidé de revaloriser, sur son site, six
hectares de friches industrielles aujourd’hui en partie inexploitées.
Tout en conservant son
siège et en reconstruisant ses laboratoires de recherche,
Pernod a confié à Bouygues l’élaboration
d’une offre diversifiée de logements et d’activités.
Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un groupe d’immeubles
qui va voir le jour, mais bel et bien la naissance d’un nouveau
quartier.
Si
la pyramide inversée demeure l’emblème incontesté
du siège de Pernod à Créteil, on sait peu que
l’ensemble du site comprenait aussi des unités de productions
industrielles sur une surface de plus de six hectares.
Aujourd’hui, ces espaces ne
sont plus utilisés. Pernod SA a lancé une réflexion
quant à leur devenir et organisé une consultation
de promoteurs pour la création d’un nouveau quartier
de vie. C’est la société Bouygues Immobilier
qui a été désignée comme lauréate.
Il s’agit donc de la création
d’un véritable quartier avec logements, commerces
et activités.Bien
entendu, la société Pernod-Ricard garde, non
seulement sa pyramide (le siège social), mais va
reconstruire son nouveau centre de recherche avec 3200 m²
de surface de laboratoires, renforçant ainsi son
activité sur Créteil.
|
La pyramide, située à
Créteil dans la zone d’activités
des Bouvets, en limite de Maisons-Alfort, restera le siège
emblématique de la firme Pernod. |
Un urbanisme cohérent,
diversifié et bien desservi
S’il est de nature privée, ce programme dénommé
“Gizeh”, respecte cependant tous les objectifs
urbains de la Ville. Ceux-ci, rappelons-le, visent à
favoriser les offres d’habitat conçues dans
une optique de mixité sociale et de diversité
fonctionnelle, mais aussi à promouvoir le développement
économique.
Ils doivent permettre également, un renouvellement
urbain de qualité, s’appuyant sur des transports
en commun de proximité.
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Une façade urbaine animée
longera
l’avenue du Maréchal-Foch. |
En l’occurrence, le futur
quartier Gizeh dispose de bons atouts puisqu’il est situé
à moins de 300 mètres de la gare du RER D “Vert-de-Maisons”
et sera proche d’une future gare du Grand Paris Express.
Le projet, mis en œuvre
par Bouygues Immobilier, se déploiera sur une hauteur de
constructions de six niveaux maximum, sur rez-de-chaussée.
Ce seront des îlots ouverts ou semi-ouverts sur une voie publique
centrale qui traversera le site et reliera le chemin des Mèches
à la rue des Petites-Haies.
Le chemin des Mèches fera
l’objet d’un réaménagement paysager. Un
chemin piéton, perpendiculaire à la voie centrale,
permettra une desserte et un bon accès à l’ensemble
ainsi qu’un dégagement entre les îlots bâtis,
offrant une perspective sur la pyramide inversée.
Logements, résidence
étudiante, commerces et bureaux
Au total, ce seront 650 logements
en accession à la propriété qui seront d’abord
réalisés. Ils offriront, conformément aux objectifs
du Programme local de l’habitat, une gamme variée d’appartements,
du studio aux 4 pièces, accompagnés de parkings souterrains
sur la base d’un emplacement par logement.
Dans une seconde phase, la démolition
du centre de recherche actuel et son repositionnement libéreront
une parcelle qui permettra de réaliser environ 80 logements
sociaux, accompagnés, eux aussi, d’un parking souterrain.
Ce programme de logements sera complété par deux résidences
étudiantes totalisant 240 à 270 chambres et un local
de quartier de 400 m² environ.
En rez-de-chaussée, 2700
m² de surface seront réservés aux commerces et
activités qui seront ouverts sur l’avenue du Maréchal-Foch.
Enfin, un programme de bureaux de 8000 à 10 000 m²
pourra être réalisé à terme aux abords
de la pyramide.
Une conception harmonieuse
et durable
Le programme s’inscrit
dans une démarche environnementale, tant pour sa conception
que pour sa réalisation. Ainsi, la norme 2012 d’isolation
thermique renforcée sera appliquée à l’ensemble
des bâtiments qui répondront aux critères BBC
(bâtiments basse consommation).
Les façades formeront
un ensemble harmonieux avec l’utilisation de matériaux
nobles. Les toitures seront traitées en terrasse. Certaines
d’entre elles seront accessibles aux résidents, les
autres seront végétalisées et accueilleront,
pour partie, des capteurs solaires pour la production d’eau
chaude. Le tri sélectif disposera de conteneurs enterrés.
L’ensemble de ce nouveau
quartier sera raccordé au réseau de chauffage urbain.
Une étude est également conduite pour y raccorder
le bâtiment de la pyramide qui, par ailleurs, doit faire l’objet
d’une rénovation intérieure. Côté
calendrier : la réalisation des quatre îlots s’échelonnera
de 2015 à 2017.
Une seconde phase concernera
ensuite la réalisation de l’îlot dédié
au logement social. S’agissant du centre de recherche Pernod-Ricard,
le projet de reconstruction pourrait être engagé en
2013.

Projet “Gizeh”
La réunion publique
de présentation du projet Gizeh, qui s’inscrivait dans
le cadre d’une révision simplifiée du Plan local
d’urbanisme (Plu), s’est tenue le jeudi 15 décembre
au Palais des sports.
À cette occasion,
Laurent Cathala, député-maire de Créteil, César
Giron, pdg de Pernod, Emmanuel Launiau, directeur général
Île-de-France de Bouygues Immobilier, et Pierre Couroux, directeur
de l’Urbanisme de la ville, ont, tour à tour, présenté
au public les différents aspects du projet mis en œuvre
par Bouygues Immobilier.
Il s’agit de la création
d’un véritable quartier de nature à requalifier
ce secteur avec des logements, des commerces et des activités.
Et ce nouveau quartier aura beaucoup d’atouts.
Il sera bien desservi
puisqu’il est situé à moins de 300
mètres de la gare du RER D, Vert-de-Maisons, et d’une
future gare du Grand Paris Express. De nombreuses lignes de bus
permettront de rejoindre également le 393 et d’accéder
à la future gare RER Créteil-Pompadour.
Il sera ouvert sur la ville avec une large voie
publique centrale traversant le site en reliant le chemin des Mèches
à la rue des Petites-Haies. Un cheminement piéton
permettra en outre une desserte et un bon accès au quartier.
Le chemin des Mèches fera l’objet d’un réaménagement
paysager tourné vers les circulations douces.
Il sera diversifié
avec 650 logements en accession à la propriété,
du studio aux quatre pièces, accompagnés de
parkings souterrains. Deux résidences étudiantes,
pour un total de 270 chambres, viendront couvrir des besoins
toujours plus importants sur une ville accueillant près de
26 000 étudiants. 2700 m² de surface commerciale
et d’activités diverses, ouverts sur l’avenue
du Maréchal-Foch, animeront le quartier. Un programme
de bureaux de 8000 à 10 000 m² sera réalisé,
à terme, aux abords de la pyramide de Pernod SA, offrant
un écran acoustique aux immeubles d’habitation.
Il sera durable car
la conception du quartier s’inscrit dans une démarche
environnementale, tant au plan acoustique que thermique. Les
terrains feront l’objet d’une complète dépollution.
La norme 2012 d’isolation thermique renforcée
sera appliquée pour l’ensemble des bâtiments
qui répondront aux critères BBC (bâtiments
basse consommation). Certaines toitures seront traitées en
terrasses végétalisées et accueilleront des
capteurs solaires pour la production d’eau chaude. L’ensemble
du quartier sera raccordé au réseau de chauffage urbain.
Le tri sélectif sera généralisé avec
des conteneurs enterrés.
Pernod développera
ses activités sur Créteil en rénovant la Pyramide
(son siège social), mais également en reconstruisant
son nouveau centre de recherche de 3200 m² de surface de laboratoires.
Les besoins scolaires,
générés par l’emménagement des
familles à partir de 2015, seront satisfaits par une
extension de l’école Jacques-Prévert. Pour cette
extension, la signature d’une convention de Projet urbain
partenarial (PUP) a été approuvée par le conseil
municipal, le 3 octobre dernier. Celle-ci permet à
la commune d’obtenir une participation financière du
promoteur très largement supérieure à celle
qui aurait été obtenue par l’application de
la taxe locale d’équipement. Les besoins scolaires
seront ajustés au fur et à mesure de l’occupation
des logements.
Informations relatives à la grippe A/H1N1
>>
consulter le dossier Grippe A/H1N1
Pour toute information
0 825 302 302 (0,15
euro/min depuis un poste fixe)
>>
www.pandemie-grippale.gouv.fr
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