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VŒUX AUX PERSONNALITÉS

 Les vœux de Laurent Cathala aux personnalités, lundi 16 janvier 2012

C’est dans un Palais des sports comble que Laurent Cathala a souhaité la bienvenue à toutes les personnalités qui avaient fait le déplacement pour assister à la cérémonie des vœux, le lundi 16 janvier.

Après avoir salué Pierre Dartout, préfet du Val-de-Marne auprès de qui il s’est réjoui des relations fructueuses et républicaines qui prévalent entre les services de la Préfecture et ceux de la Ville de Créteil, il a salué la présence de Christian Favier, sénateur-président du Conseil général du Val-de-Marne, en soulignant l’importance que revêt, à ses yeux, le développement de partenariats nombreux et particulièrement constructifs. Laurent Cathala a également remercié de leur présence les parlementaires, sénateurs et députés, les maires des villes voisines, ainsi que les conseillers régionaux et généraux, et tous les maires adjoints et conseillers municipaux de la Ville de Créteil.

Les vœux : un moment fort de la vie sociale locale

Mesdames, Messieurs, a débuté le député-maire, certains s’interrogent encore sur l’intérêt de ces manifestations de vœux en période de crise. Je crois avoir déjà eu l’occasion de le souligner : pour nous, la rencontre et la communication sociale constituent des moyens, non pas de supprimer les difficultés que nous rencontrons au quotidien, mais bien de les dépasser. La convivialité permet, en effet, de chasser les tentations de repli sur soi et de s’engager dans la construction de projets collectifs, quel que soit le contexte économique et social.

C’est en ce sens que des cérémonies comme celle-ci constituent un moment fort de la vie sociale locale, parce qu’elles permettent d’échanger et de dépasser nos préoccupations quotidiennes.

Comme vous le savez, à quelques semaines d’éché­ances électorales, la loi encadre l’expression politique dans les manifestations publiques, je n’évoquerai donc pas aujourd’hui la situation politique de notre pays. Je me conforme à la règle républicaine.

2011 : une année prolifique pour Créteil

L’année qui vient de s’écouler a été, paradoxalement, une très bonne année pour notre ville, a poursuivi Laurent Cathala. En effet, au cours du dernier trimestre nous avons eu le bonheur d’inaugurer le prolongement de la ligne n° 8 du métro et la station Créteil-Pointe du Lac. Sa connexion avec le bus en site propre permet de rendre ces territoires plus attractifs pour nos concitoyens et pour celles et ceux qui vivent dans les villes avoisinantes. Elle s’inscrit dans une perspective d’amélioration des transports collectifs dans la banlieue, notamment des liaisons inter-banlieues.

Nous allons poursuivre notre travail avec la construction, au niveau du carrefour Pompadour, d’une gare RER qui permettra encore d’améliorer les infrastructures de transport dans notre ville. Enfin, nous travaillons d’arrache-pied avec la Société du Grand Paris pour réaliser deux stations, l’une à L’Échat et l’autre à Vert-de-Maisons, qui s’inscrivent dans le tracé du Grand Paris Express, lui-même issu du projet Orbival porté par le Département. Cela fera de Créteil une ville bien desservie en termes de transports collectifs, même si certains projets ne seront réalisés qu’à moyen ou long terme, notamment en ce qui concerne le projet du métro express.

Des infrastructures qui préparent l’avenir

Ces infrastructures de transport contribuent à rendre nos territoires plus attractifs et à améliorer le cadre de vie des habitants. Elles permettent aussi de nous inscrire dans une perspective de développement durable en dissuadant nombre de nos concitoyens d’utiliser la voiture.

Mais, de la même façon que les infrastructures de transport permettent de préparer l’avenir, les investissements qui ont été réalisés avec l’accompagnement de la Ville, pour le développement de l’université Paris-Est Créteil, préparent, dans le même sens, les projets de demain.

Ainsi, la dernière réalisation que nous avons eu le plaisir d’inaugurer, la Maison des langues et des relations internationales, vient parachever, sur le site de Créteil, le développement de cette université.

Peut-être vous paraîtra-t-il un peu paradoxal de faire, d’un côté, des efforts avec l’État et la Région (puisque la Région a été partie prenante de cet investissement) pour améliorer les échanges internationaux et faire rayonner la présence et la culture de la France dans le monde et, de l’autre côté, de subir les restrictions des conditions d’accès à l’emploi des étudiants étrangers ! Je sais bien que des modifications ont été apportées à cette circulaire, mais il faut s’efforcer, dans ce domaine comme dans d’autres, d’être cohérent.

Madame la Présidente de l’université, a poursuivi le député-maire, vous avez un nouveau projet qui consiste à implanter, sur le site de Créteil, un pôle de sciences de l’environnement. Cette réalisation permettra, j’en suis sûr, une fois encore sur cette partie de l’Est parisien, d’affirmer l’identité de l’université tout comme celle de ce département et, bien sûr, de notre ville.

Recherche, innovation et excellence

Le troisième point que je voudrais aborder, devant vous et devant les nombreux entrepreneurs ici présents, concerne le développement économique de notre ville. Au cours de ce dernier trimestre, particulièrement prolifique, nous avons posé la première pierre du centre Innovation et Technologie d’Essilor. Cet extension de l’établissement implanté à Créteil sera le premier centre de recherche au niveau européen, voire au niveau mondial. Ce sont près de 500 emplois de haute qualification qui, à la fois, contribueront au développement économique de notre ville et permettront d’affirmer sa notoriété comme pôle de recherche et d’innovation.

Car, c’est bien dans ces domaines de l’excellence que doivent tendre tous nos efforts et, de la crèche jusqu’à l’université, nous devons, à tous les stades, y être particulièrement attentifs. Je me réjouis ainsi, avec tous les élus municipaux, que dans tous les lycées de notre ville on s’efforce de développer les filières d’excellence. Que ce soit les préparations aux grandes écoles, comme à Léon-Blum, ou dans le cadre d’un partenariat culturel avec l’Opéra de Paris, comme au lycée Saint-Exupéry, ou encore dans le secteur élémentaire avec la compagnie de danse Blanca Li à l’école Casalis, dans un quartier qui n’est pas le plus favorisé.

Récemment, un journaliste m’interrogeait pour savoir si je connaissais le patron de “Free”, qui est né à Créteil. Je connais beaucoup de monde, lui ai-je répondu, mais je ne connais pas le patron de Free. Néanmoins, cela a le mérite de démontrer qu’on peut naître à Créteil, qu’on peut aller à l’école à Créteil, notamment à l’école Allezard et ensuite au collège Pasteur ou à De Maillé, et indépendamment de l’activité que l’on entreprend, réussir dans la vie.

La belle victoire de Henri-Mondor

Cette année 2011 nous a permis aussi de préserver l’offre de soins dans notre ville, s’est félicité Laurent Cathala. L’an passé, nous vous alertions, en présence de nombre de personnels de l’hôpital Henri-Mondor, de médecins, sur la volonté de l’Agence régionale de santé de fermer le service de Chirurgie cardiaque de Mondor.

Grâce à la mobilisation de tous, de tous les élus, quelle que soit leur famille politique, nous avons pu faire valoir nos arguments et montrer que la fermeture de ce service serait une régression par rapport aux fonctions du Centre hospitalier universitaire. Et cela, tant au niveau des soins que dans ses missions universitaires et de recherche. Je crois pouvoir dire aujourd’hui que ce combat a été gagné, même si nous devons rester vigilants pour l’avenir.

Un regard optimiste sur l’avenir

Nous devons porter un regard optimiste sur l’avenir. D’abord, parce que la France est un grand pays. Ensuite, parce que nos capacités de création et d’innovation sont fortes. Enfin, parce que rien de bon ni d’important ne se fait lorsque l’on est replié sur soi ou victime d’une vague de morosité. Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas regarder la situation telle qu’elle est, mais qu’il faut avoir la volonté de se projeter dans l’avenir.

C’est dans ce sens que nous avons lancé de grands projets de rénovation urbaine, avec l’aide de l’État et du Conseil général. Il s’agit d’opérations de grande ampleur qui vont se dérouler durant les années à venir, aux Bleuets-Bordières, aux Petit-Pré-Sablières et, nous l’espérons, au Mont-Mesly, dans le cadre d’un nouveau projet de rénovation urbaine (Anru 2). L’intervention publique existe déjà au Mont-Mesly puisque le collège Laplace est reconstruit par le Conseil général et que la Communauté d’agglomération a engagé la construction de la grande médiathèque de Créteil sur le site de la place de l’Abbaye.

On le voit, à propos de ce dernier projet, toute notre démarche consiste à apporter de la culture, faire en sorte que cet équipement élève les esprits là où il existe des difficultés sociales, culturelles et même parfois de la violence. Ceci permettra également, sur le site même et autour de la médiathèque, de favoriser la communication sociale, la rencontre et de surmonter nombre de difficultés.

Nous intervenons aussi sur les logements dans des conditions parfois délicates. En effet, prenant en compte les orientations du Grenelle de l’environnement, il faut aujourd’hui traiter les économies d’énergie en même temps que la rénovation, et cela renchérit les coûts. Près de 800 logements au Mont-Mesly seront rénovés avec ce souci d’économies d’énergie.

Le développement durable au cœur de tous les projets

Concernant ce vaste domaine qu’est le développement durable, je tenais à souligner, tout d’abord, que les engagements pris lors des Assises de la Ville qui, il y a un peu plus d’un an, portaient sur le thème de l’environnement, seront tenus.

Et cela, même si la prise en compte de propositions ou recommandations prendra peut-être plus de temps, compte tenu de la situation économique et des difficultés rencontrées par les collectivités territoriales.

De nombreuses actions d’économies d’énergie sont en cours, à la fois sur le parc de logements public, mais également privé. De plus, une recherche est entreprise sur les énergies renouvelables à travers, bien sûr, le puits de géothermie dont on essaiera encore d’améliorer les performances avec l’adjonction d’une pompe à chaleur. La réalisation d’un deuxième puits géothermique avec des raccordements au réseau de chauffage urbain est à l’étude. Cette réalisation devrait nous permettre de passer à plus de 50% d’énergies renouvelables dans le réseau de chauffage.

Cela se traduira, non seulement par une consommation moindre des énergies fossiles, mais surtout par des économies de l’ordre de 10% sur les factures de chauffage. De la même façon, une étude est en cours avec l’usine d’incinération des déchets à laquelle nous pourrons peut-être adjoindre une chaufferie biomasse afin de fiabiliser la part des énergies renouvelables dans le chauffage urbain.

Davantage de jardins familiaux

Enfin, nous allons développer les jardins familiaux. Car, au-delà de l’aspect paysager, il s’agit, en créant des jardins familiaux au pied des immeubles, de s’inscrire dans une démarche de partage, de communication. Une démarche qui permette aux habitants de mieux se connaître en jardinant. Et ceci, sans omettre la dimension économique puisque, pour une famille qui cultive une parcelle d’une centaine de mètres carrés, les denrées produites sur l’année représentent une valeur de près de 80 € par mois, ce qui n’est pas négligeable pour des familles aux revenus modestes.

Un esprit de tolérance…

Naturellement, j’en viens au vivre ensemble qui, pour la municipalité, est une idée forte de notre ville marquant les relations entre les Cristoliens. Je me réjouis que l’édification de la mosquée de Créteil soit une grande réussite en termes de vécu, à la fois pour les musulmans, mais aussi pour les non-musulmans. Ceci dément tout ce qui avait pu nous être annoncé en termes de difficultés. De son côté, l’Église catholique envisage de construire une nouvelle cathédrale sur son site actuel.

Ce geste architectural permettra incontestablement d’enrichir le patrimoine culturel de notre ville. Nous nous efforcerons d’accompagner l’évêché – je salue d’ailleurs ici la présence de l’évêque de Créteil – comme nous l’avons déjà fait, dans le respect bien entendu de la loi de 1905. Ce qui nous importe, c’est l’esprit de tolérance, de solidarité, de respect que nous nous sommes efforcés de faire prévaloir dans notre ville.

… et de solidarité

Ce même esprit anime également l’action publique, en termes de solidarité, d’action sociale, d’écoute. Je crois qu’il est important, dans les temps actuels, de faire un effort tout particulier pour écouter les gens, pour traiter les problèmes qui les préoccupent au quotidien. C’est de notre responsabilité. Nous ne sommes pas les seuls acteurs de la solidarité, mais, dans notre action, ce doit être une dimension importante. C’est la raison pour laquelle, dans le cadre de la préparation budgétaire, le secteur de la solidarité sera le seul qui sera “sanctuarisé”. Tous les autres connaîtront quelques réductions de crédits liées à la conjoncture.

Faire vivre le lien social au quotidien

Je renouvellerai enfin notre attachement à la qualité de la relation entre nous, au regard fraternel et solidaire que chacun doit porter sur son voisin, à l’attention qui doit exister dans toute relation de voisinage. En créant du lien social au quotidien, l’action des associations nous est indispensable pour atteindre cette qualité de vie que nous souhaitons, pour relever le défi de la solidarité en cette période, pour préserver la cohésion sociale sans laquelle aucune vie sociale n’est possible ni aucun projet ne peut aboutir.

Mesdames, Messieurs, a conclu le député-maire, je vous souhaite une année de paix. Une année républicaine pour notre pays en souhaitant que la parole de notre nation se renforce, pèse davantage dans le monde et permette de trouver le chemin d’une nouvelle croissance. Que cette nouvelle année permette également de dépasser les difficultés sociales que connaissent nombre de nos concitoyens, notamment à travers la situation du chômage. Je vous souhaite une bonne année.

Des Cristoliens à l’honneur

Lors de la cérémonie des vœux, le 16 janvier, plusieurs personnalités se sont vu attribuer la médaille d’or de reconnaissance de la Ville, par le député-maire, Laurent Cathala.

Gilles Lebreton

Non-voyant, diplômé de kinésithérapie depuis 1987, Gilles Lebreton s’est installé à Créteil avec son épouse pour intégrer l’hôpital Albert-Chenevier où il accompagne les patients dans leur parcours de redynamisation. Outre son activité professionnelle et ses passions pour la poésie et la musique, c’est un homme de défis, notamment sportifs. Avec le soutien de l’US Créteil, et son grand fils, il ralliera ainsi Toulouse en vélo tandem. Il s’investit, dès la fin des années 1990, dans l’Association des Aveugles de Créteil, dont il a assuré la présidence pendant plusieurs années.

Il contribue à l’exercice, par les personnes non-voyantes de Créteil, d’une citoyenneté pleine et entière. Son action pour faciliter leurs déplacements à travers notre ville est particulièrement déterminante. “Les non-voyants vivent au-delà de l’horizon. Pour autant, il faut tendre vers le rire et la lumière” : imprégnés de poésie et de pragmatisme, ces mots de Gilles Lebreton suffisent à résumer son engagement humaniste et citoyen.

Rosel Bouchoux-Scheurich

Arrivée de son Allemagne natale à Créteil, en 1966, Rosel Bouchoux-Scheurich s’est tout naturellement tournée vers le bénévolat et l’assistance aux personnes en difficulté.

D’abord investie au centre Kennedy dans le cadre du soutien scolaire, elle accompagne ensuite, pendant plus de sept ans, au sein de l’association Aides, les malades atteints du sida. Depuis dix ans, elle a choisi de rompre la solitude des patients isolés en milieu hospitalier, elle se rend au chevet des malades et des personnes âgées hospitalisés à Mondor et à Chenevier. Désormais vice-présidente départementale de l’association VMEH (Visite aux malades en établissements hospitaliers), elle transmet ses valeurs et son courage à son équipe de bénévoles.

Son dévouement, qui n’a d’égal que sa modestie, mérite le respect et l’admiration de tous.

Jean Masingue

Depuis des décennies, Jean Masingue n’a cessé de s’investir au sein de l’US Créteil. En 1976, il devient trésorier, puis président du Club de gymnastique acrobatique dont ses amis, Merry et Marie-Pierre Saint-Geniès, sont, à cette époque, les entraîneurs.

L’association connaît alors ses heures de gloire et brille sur tous les podiums. Inévitablement, ses qualités de gestionnaire ne passent pas inaperçues et il devient trésorier général de l’USC, poste qu’il occupe bénévolement depuis 1989. Intègre, rigoureux, toujours disponible et souriant, il accompagne les associations sportives dans leur développement et leurs projets.

Il a aussi d’autres talents : il est le photographe de toutes les manifestations sportives, l’archiviste du club et le concepteur de Magazine Contacts USC, que reçoivent les adhérents des 29 associations et les sportifs de haut niveau. Dans l’ombre et la discrétion, il joue un rôle majeur au sein de l’USC.

Les professeurs de Mondor


Le professeur Jean-Paul Couetil, responsable du service
de Chirurgie cardiaque.

Le professeur Ariane Mallat,
présidente du Comité consultatif médical
de l’hôpital Henri-Mondor.

Le professeur Luc Hittinger,
vice-président du Conseil scientifique de l’Université Paris-Est Créteil.

Le professeur Jean-Luc Dubois-Randé, doyen de la faculté de Médecine.


Le professeur Jean-Pierre Becquemin,
chef du service de Chirurgie vasculaire et endocrinienne.

Cinq praticiens hospitaliers, éminents professeurs à l’hôpital Henri-Mondor, fers de lance du combat engagé pendant plus d’une année afin de lutter contre la fermeture du centre de Chirurgie cardiaque de l’établissement, ont reçu, à titre collectif, la médaille d’or de la Ville de Créteil. “Ils se sont battus à nos côtés, avec l’ensemble de leurs équipes et un soutien très large de la population, pour le maintien d’un service public indispensable à tout l’Est parisien, a souligné Laurent Cathala. Leur victoire nous conforte et nous fait chaud au cœur. Je forme le vœu que le service public de la santé soit toujours servi par des médecins au dévouement aussi exemplaire.”

 

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ENSEIGNEMENT

 Dessine-moi un lycée…

La vie artistique du lycée Saint-Exupéry, notamment à travers la Galerie du Temps Présent, est bien connue des Cristoliens. Ce qui l’est moins, en revanche, ce sont les multiples initiatives de l’établissement destinées à accroître les possibilités des élèves de poursuivre des études supérieures ambitieuses.

Pour le lycée Saint-Exupéry, il n’y a pas de fatalité. Commencer ses études dans un lycée de Créteil et les continuer sur les bancs de la fac de médecine ou en école d’ingénieurs, c’est possible. Et les lycéens de Saint-Exupéry l’ont bien compris. Si l’établissement rassemble autant d’élèves (1500, toutes filières confondues), c’est que son offre de formation est étendue. De la seconde au bac + 2, que ce soit en enseignement général, technologique ou professionnel, la volonté des équipes pédagogiques est de mettre en place des dispositifs d’accompagnement et de préparation aux études supérieures et, surtout, de donner aux élèves l’envie de réussir.

“Pourquoi pas moi ?”

C’est le nom du partenariat noué avec AgroParisTech, le fameux Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement. Le principe : des étudiants de cette grande école tutorent, chaque année, 20 élèves de seconde avec ce message : “Nous avons réussi, alors pourquoi pas vous ?

” Pour participer à ce programme qui se déploie sur trois ans, les lycéens doivent être dynamiques et motivés car le rythme est soutenu : un soir par semaine, ils retrouvent leurs tuteurs pour un goûter-rencontre autour d’un thème différent à chaque fois : débat sur la répartition des richesses dans le monde, quizz sur l’actualité, match d’improvisation théâtrale…

Une fois par mois, la séance se transforme en sortie : théâtre, musée, restaurant ou promenade dans Paris en Vélib’. Ils réfléchissent également à leur orientation lors de visites en milieu professionnel, comme la découverte des métiers de l’hôpital ou ceux de l’armée de l’air. Marie Dubar, professeur et coordinatrice de ce programme avec Marie-Claire Cambourieux, raconte : “Ces échanges développent chez eux une ouverture culturelle et sociale. Les bénéfices sont énormes : ils deviennent curieux, ont davantage d’assurance à l’oral… En un mot : ils osent.” Certains ont saisi que ces écoles d’ingénieurs pouvaient leur être accessibles s’ils s’en donnaient les moyens : un ancien lycéen a récemment intégré EpiTech, une grande école d’informatique.

Une prépa médecine dès la terminale

Ouverte à tous les élèves motivés de terminale scientifique de “Saint-Ex” et des lycées alentour, cette prépa s’adresse à ceux qui souhaitent intégrer la Paces (Première année commune aux études de santé) après l’obtention de leur bac.

Ainsi, ils sont 60 élèves, dont dix du lycée, à suivre trois heures de préparation par semaine, en plus de leurs heures de cours.

 

Les professeurs de physique-chimie et des sciences de la vie et de la terre de l’établissement décryptent avec eux le programme du premier semestre de médecine : étude de la radioactivité, états de la matière, chimie organique, biologie cellulaire, anatomie, embryologie… “

Nous leur fournissons également une méthodologie et les entraînons au rythme de travail qui les attend l’année suivante”, explique Marie Dubar, professeur de SVT. D’anciens élèves du lycée en première ou deuxième année de médecine, de pharmacie ou d’école de sages-femmes sont invités à intervenir lors de ces cours : ils donnent des conseils, reviennent sur leur parcours et leur montrent qu’ils peuvent réussir. Une prépa qui peut aussi aider à intégrer la formation de technicien supérieur en imagerie médicale et radiologie proposée par l’établissement, à l’issue de laquelle les diplômés trouvent un emploi dans les 48 heures qui suivent l’obtention de leur titre.

Une classe à horaires aménagés pour les sportifs de haut niveau

De nombreux jeunes sportifs de haut niveau sont passés par le lycée Saint-Exupéry, certains ont même décroché un titre olympique comme la gymnaste Émilie Le Pennec à Athènes en 2004. “À ce stade, il est difficile de concilier une pratique sportive intensive et une scolarité telle qu’elle est donnée dans son rythme traditionnel, explique David Capdepont, conseiller principal d’éducation du lycée.

Beaucoup décrochent avant le bac. C’est pourquoi nous avons créé cette année, en partenariat avec l’US Créteil, une classe de seconde à horaires aménagés. Les élèves ont le même nombre d’heures de cours que les autres, mais leur emploi du temps est condensé afin de leur libérer du temps pour leurs entraînements.” Mais la priorité reste la scolarité. Un suivi particulier est mis en place pour les sportifs partant plusieurs jours à l’étranger pour des compétitions afin que les cours leur soient transmis. Et pour qu’ils puissent envisager une vie professionnelle compatible avec leur activité physique, cette classe sera étendue en première et terminale scientifique, et économique et social, afin de faciliter leur intégration en école de kiné ou en faculté de sports.

Si l’on ajoute à cela un enseignement bilingue mathématiques-anglais, des devoirs sur table tous les samedis matin pour les terminales générales, technologiques et professionnelles, une semaine intensive de révisions multidisciplinaires pendant les dernières vacances scolaires avant le bac, ces lycéens ont de quoi être armés pour réussir.     

Dix mois d’école et d’opéra

Avec un enseignement d’arts plastiques et de musique, les expositions de la Galerie du Temps Présent au sein de l’établissement, les visites-conférences à la Galerie d’Art municipale et à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, et la création, depuis deux ans, d’un opéra avec les collèges Pasteur et Schweitzer, et la Maison des Arts, les lycéens de Saint-Ex ont matière à s’exprimer. Depuis la rentrée, un nouveau programme en partenariat avec l’Opéra de Paris,“Dix mois d’école et d’opéra”, coordonné par Jean-Rodolphe Loth, professeur d’arts plastiques, vient s’ajouter à la liste.

Pendant deux années consécutives, une trentaine d’élèves de seconde vont vivre au rythme de cette institution d’excellence : visites et représentations du Palais Garnier et de l’Opéra Bastille, découvertes des différents corps de métiers… Sans compter que, tout au long de l’année, les professeurs déclinent le thème de l’opéra dans chacune des matières : analyse du film Billy Elliot en anglais, musique aléatoire en mathématiques, atelier “danse et corps en mouvement” en éducation physique et sportive (avec la Compagnie Blanca Li), adaptation du corps à l’effort en sciences de la vie et de la terre, exercices de scénographie et de costumerie en arts plastiques (avec la Compagnie des Mistons…), rédaction et lectures autour du masque et du carnaval en lettres… En mai, une présentation publique des travaux réalisés dans chaque discipline sera donnée au lycée avec, au programme, un prêt de costumes historiques de l’Opéra et un concert lyrique.
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FORMATION

 Branly : des filières porteuses d’emplois

Depuis la rentrée, le lycée Édouard-Branly propose la toute nouvelle filière Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable. À la clef : un bac qui devrait permettre une meilleure préparation aux métiers de la technologie industrielle.

Le bac STI devient le bac STI2D ! Cette nouvelle filière, “Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable”, est entrée en vigueur en 2011 pour la rentrée en première* et sera applicable dès 2012 pour les terminales.

Ainsi, depuis septembre dernier, le lycée Édouard-Branly accueille 54 élèves en première STI2D. Objectif de ce changement d’appellation, et donc de programme : mieux préparer les élèves vers la vie active et les nouveaux besoins de l’industrie.

Explications de Dominique Chandesris, proviseure du lycée : “Les tablettes numériques, les Smartphone, les drones… Cette filière est destinée aux élèves qui veulent comprendre comment fonctionne la technologie moderne. L’idée est de former les ingénieurs et les techniciens de demain, dans un secteur d’activités qui manque cruellement de candidats. L’industrie et, plus encore, le développement durable sont, en effet, des filières très porteuses. À terme, ces élèves pourront, par exemple, devenir techniciens de panneaux photovoltaïques, d’exploitation hydraulique ou encore ingénieurs en environnement.”

* À l’issue de la nouvelle classe de seconde générale et technologique, mise en place en septembre 2010, les lycéens, qui n’optent pas pour un baccalauréat général, peuvent désormais s’orienter vers un bac technologique.

Les enseignements du bac STI2D s’appuient sur un tronc commun généraliste (mathématiques, physique-chimie, français, histoire-géo, LV1, EPS…).

Les élèves choisissent ensuite, en fin de seconde, une des quatre spécialités** de la filière, dont trois sont proposées au lycée de Créteil. Première option : “Innovation technologique et éco-conception”. “Cette spécialité permet de prétendre à des débouchés dans la conception de produits, mais aussi dans leur modification ou leur amélioration”, précise la proviseure.

Deuxième option : “Système d’information et numérique”, une spécialité portant sur l’analyse et la création de solutions techniques relatives au traitement des flux d’information. Enfin, la spécialité “Énergies et environnement” apporte les compétences pour gérer les ressources énergétiques, leur impact sur l’environnement et l’optimisation du cycle de vie. “On notera, ajoute Mme Chandesris, qu’entre la première et la terminale, les mêmes spécialités sont proposées et qu’il est possible d’en changer en cours de formation.” Une possibilité bienvenue pour des lycéens, qui, à 16 ou 17 ans, ont encore parfois du mal à bien savoir ce qu’ils veulent devenir et donc à choisir leurs orientations.

** La quatrième option, non enseignée au lycée Édouard-Branly, est “Architecture et construction”. À noter également qu’il est possible de choisir une option facultative : EPS, art et atelier artistique.

S’orienter plus facilement

Le bac STI2D semble donc adapté aux élèves attirés par les technologies, les innovations et, plus généralement, par la science. La filière est assez proche de la série S, mais avec une particularité : elle est moins conceptuelle et plus pratique.

Les nouvelles options proposées permettent aussi de s’orienter plus facilement. Après un bac STI2D, les BTS et les DUT sont très prisés, tout comme les écoles d’ingénieurs, les classes prépa comme la TSI (Technologies Sciences industrielles), voire l’université avec une licence de physique, chimie, ou technologie.

Des formations qui débouchent sur un secteur porteur d’emplois. Au lycée Branly, les 54 élèves de première de la filière STI2D bénéficient, en outre, de machines et de matériel industriel performants pour mener à bien leurs projets. Un “très bon point” relevé par le député-maire, Laurent Cathala, lors d’une visite au sein de l’établissement, en décembre dernier, au cours de laquelle il a notamment insisté sur l’intérêt de développer des partenariats entre le lycée et le monde de l’entreprise.

Avec une baisse de 20% de ses effectifs en dix ans, le bac STI avait, en effet, besoin de plus de cohérence, en accord avec les évolutions technologiques et industrielles du monde actuel (innovations, développement durable, environnement, révolution technologique d’Internet…). “Le bac STI2D, conclut la proviseure d’Édouard-Branly, assure une plus grande polyvalence dans les débouchés. La réforme implique une diminution du nombre de spécialités en séries STI et STL et propose des formations plus «généralistes» pour la voie technologique.” L’occasion de lutter ainsi contre l’hyper-spécialisation, avec des baccalauréats qui enferment parfois les étudiants dans un domaine trop précis.      

Plus d’infos sur le bac STI2D 
Lycée Édouard-Branly 33, rue du Petit-Bois 94000 Créteil
Tél. : 01 43 39 34 75
Site : www.ac-creteil.fr/lycees/94/ebranlycreteil

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ENVIRONNEMENT

 Plus efficace et plus proche : vers une réorganisation de la Propreté urbaine 

À l’issue d’une étude-diagnostic à laquelle tous les responsables concernés ont été associés, une réorganisation des services de la Propreté urbaine de la communauté d’agglomération Plaine centrale va être mise en œuvre dans les mois qui viennent. Avec de nouveaux moyens et deux objectifs : plus de proximité et plus d’efficacité.

L’état de propreté d’une ville est un enjeu important dans la vie des habitants, il contribue à leur bien-être, mais aussi à leur perception de la qualité du service public. Il s’agit d’un sujet sensible qui est au cœur des préoccupations de chacun et sur lequel, élus et représentants des comités de quartier sont régulièrement interpellés.

Une propreté urbaine digne de ce nom, c’est d’abord l’affaire de tous : habitants, services municipaux, communautaires et même au-delà.

Côté technique, sur le territoire de Plaine centrale, les moyens mobilisés sont très importants (voir encadré) : en terme d’effectifs avec près de 260 personnes mobilisées, de dépenses budgétaires avec 24 millions d’euros pour le fonctionnement (collecte et traitement des déchets, nettoyage des rues, etc.) et en matériels avec plus de 130 engins.

De nombreux points forts

Par rapport à de nombreuses autres communes proches, nos services ont des points forts indéniables. Tout d’abord, un bon système d’enlèvement des déchets ménagers.

En effet, l’ensemble des usagers bénéficie de deux ou trois collectes de déchets résiduels par semaine et d’une ou deux pour les emballages. Le ramassage du verre (une fois toutes les deux semaines) et celui des déchets végétaux (une fois par semaine, du 15 mars au 15 décembre) sont assurés en porte-à-porte.

Par ailleurs, un dispositif d’enlèvement des encombrants fonctionne toute l’année. Ce service se veut toujours plus respectueux de l’environnement et de la sécurité des riverains et des agents. Ainsi, depuis le 1er janvier, les engins utilisés ont été intégralement remplacés par 13 nouveaux véhicules aux normes les plus élevées en matière d’émission de rejets dans l’atmosphère et, à compter de 2013, quatre véhicules entièrement électriques viendront compléter ce dispositif. Sans oublier l’extension, depuis novembre dernier, du circuit d’une mini-benne sur les voies difficiles d’accès.

À ces dispositifs, s’ajoutent les trois déchèteries communautaires à large amplitude horaire et nombreux jours d’ouverture. À signaler aussi la bonne capacité de mobilisation des équipes lors d’événements exceptionnels (fêtes de la Ville et des quartiers, Tour de France, brocantes, fêtes associatives…).
Autre point positif, la lutte efficace contre les graffitis et l’affichage sauvage, assurée par un service spécialisé.

Un travail de grande ampleur, mais peu reconnu

Malgré ces points forts et les moyens importants mis en œuvre, la perception par les habitants du service rendu, comme dans la plupart des villes d’Île-de-France, est souvent négative comme le montre cet extrait du rapport d’audit : “D’une manière générale, la population ressent un état de non-propreté en repérant la présence de déchets abandonnés au sol (papiers, emballages et journaux, verres et débris de verre, mégots et, bien sûr, dépôts sauvages), de déjections canines, de mauvaises herbes, de feuillages, de tags, d’affichettes ou de souillures sur le domaine public minéralisé, végétalisé, et même parfois sur les voies privées visibles depuis le domaine public.”

Cette perception est corroborée par les constats de l’étude qui pointe également les dépôts sauvages récurrents aux mêmes endroits, l’absence de désherbage depuis la suppression des produits chimiques en 2009, l’état général de propreté très inégal des trottoirs et des caniveaux, le nettoyage insuffisant des marchés forains et l’état de saleté des entrées et sorties de voies nationales et départementales.

Des causes bien identifiées

Nettoyer, c’est bien, ne pas salir, c’est mieux ! En premier lieu, le plus ou moins bon état de propreté d’une ville dépend souvent du comportement de quelques habitants. À Créteil, comme partout ailleurs, c’est l’incivisme qui cause le plus de dégâts. Certains comportements peuvent ainsi dégrader l’état de propreté de tout un quartier et, en un rien de temps, ruiner les efforts de bataillons entiers d’agents de la propreté. De la même manière, certains gestionnaires d’habitat collectif ne sont pas toujours à la hauteur de leurs responsabilités : locaux à poubelles insuffisants, bacs restant sur la voie publique, déchets ou encombrants déposés très en avance sur l’horaire légal…


Enfin, une meilleure organisation et une meilleure coordination des différents intervenants sur la voie publique, en termes de plannings, régulations, proximité, encadrement, formation, motivation, permettraient une amélioration sensible du niveau de service.

Une nouvelle territorialisation

La première idée de la réorganisation proposée est le renforcement de la territorialisation et donc de la proximité du service, par la présence d’un cantonnier dans chacun des 56 cantons de Créteil. Ce nouveau redécoupage des cantons prend en compte, non seulement la surface (actuellement 3,2 km par agent), mais surtout le besoin réel lié à la fréquentation et aux comportements constatés.

Certains secteurs étant plus “difficiles” que d’autres, quelques-uns des cantons actuels seront divisés, d’autres regroupés. Cela permettra une meilleure et plus équitable répartition du travail entre les agents. Au final, ces 56 cantons seront répartis en six secteurs territoriaux qui correspondent à ceux des comités de quartier, sachant que le Mont-Mesly compte, à lui seul, deux secteurs.

Des responsables de terrain

À chaque niveau, les responsables territoriaux verront leur rôle renforcé.

Le chef de district (responsable sur la ville) comme le chef de secteur, auront, chacun, la responsabilité de l’état global de propreté de leur territoire. Les chefs de secteurs pourront mobiliser les équipes communautaires spécialisées.

Ils devront ainsi visiter chaque jour leur territoire pour établir des plans d’actions quotidiens, hebdomadaires, voire mensuels pour les interventions les plus lourdes. Ils seront référents auprès des instances de la Démocratie locale (maires adjoints de secteurs et comités de quartier).

Des cantonniers responsables, un métier valorisé

Un des points les plus importants concerne aussi la revalorisation du rôle des cantonniers. Il s’agit de conforter leur identification dans le canton, de faire en sorte que le redécoupage géographique soit perceptible et cohérent pour la population. Enfin, une mobilisation des comités de quartier et des associations devrait favoriser une meilleure intégration des cantonniers dans le tissu social de leur secteur.


Déjà en service dans plusieurs villes (Strasbourg, Lille, Carcassonne…), le Glutton est un aspirateur urbain qui réalise l’équivalent du travail de trois agents. Puissant et maniable, il permet l’évacuation des déchets peu accessibles ou délicats à traiter. Écologique (il n’émet pas de gaz à effet de serre puisque tout électrique !), cet outil silencieux participera à la valorisation du métier de cantonnier. Plaine centrale s’est dotée de quatre Gluttons fin 2011 (dont deux pour Créteil) ; huit à dix nouveaux engins seront en service, courant 2012.

Rechercher de nouvelles solutions

Des synergies d’action entre les différents services ou intervenants sont recherchées comme, par exemple, entre le service de la Propreté urbaine de la communauté d’agglomération et celui des Parcs et Jardins de Créteil ou entre la Propreté urbaine communautaire et l’opérateur Sita, prestataire en charge de la collecte des déchets, sur le traitement des dépôts sauvages. Davantage de concertation et d’échanges réguliers devrait ainsi permettre de mieux traiter les problèmes de “frontières”, éviter les doublons ou, au contraire, les “trous” dans le maillage des interventions.

De même, pour le nettoyage mal assuré des bretelles d’accès et de sortie des voies rapides qui relève, selon les cas, de l’État ou du Conseil général, des conventions seront passées ou une sous-traitance mise en place sous forme d’échanges de services (le préfet et le président du Conseil général viennent de recevoir un courrier en ce sens du président de Plaine centrale). Ce principe pourrait être étendu à certains secteurs sensibles comme le carrefour Pompadour.

Par ailleurs, des corbeilles à déchets enterrées seront déployées dans certains endroits (université ou alentours du lac) où l’on constate un débordement permanent des corbeilles à papier en raison d’une surfréquentation des usagers. La capacité de ces corbeilles enterrées est, en effet, plus de 10 fois supérieure à celle des corbeilles traditionnelles.

Enfin, le désherbage des voiries verra un retour aux techniques manuelles et la vigilance sur les marchés forains sera renforcée par un rappel ferme auprès des commerçants de leurs devoirs, en matière de règles, horaires et ramassage de leurs déchets.

On le voit, cette réorganisation de la propreté urbaine se veut à la fois soucieuse de la qualité des services qui doivent être rendus aux habitants et respectueuse du travail difficile fourni par les agents qui en ont la charge. Mais la réussite passe aussi et surtout par un effort de civisme de tous, car, sans cet effort collectif, aucune amélioration ne sera possible.    

Une compétence communautaire

La Propreté urbaine est une compétence communautaire, depuis octobre 2001, pour la partie “mécanisée” et, depuis janvier 2003, pour la partie dite “manuelle”. C’est la communauté d’agglomération Plaine centrale qui a en charge le nettoyage des chaussées, des trottoirs et des places publiques des trois communes, Créteil, Alfortville et Limeil-Brévannes.

Les services communautaires agissant pour la protection du cadre de vie en général et de la propreté en particulier représentent globalement deux grands services distincts à Plaine centrale, celui de la Propreté urbaine et celui de l’Environnement et des déchets.

Pour autant, il existe d’autres services agissant pour un cadre de vie de qualité qui ne sont pas communautaires. L’entretien et le nettoyage des espaces verts publics restent une compétence municipale (en régie à Créteil) tout comme les travaux d’aménagement des voiries municipales. En revanche, l’entretien des voiries de l’État ou du Département (souvent les bretelles d’entrée et de sortie de ville) relève des services respectifs de ces institutions, même si elles se trouvent sur le territoire communal.

Afin d’avoir une visibilité globale de l’activité, les services Propreté urbaine et Environnement et déchets ainsi que ceux de l’Hygiène publique, formant un pôle dédié à l’écologie urbaine, ont été regroupés dans une direction générale du Développement durable à la Communauté d’agglomération.
Un travail d’audit avec tous les cadres et acteurs concernés a conduit à la constitution d’un groupe de travail afin d’élaborer le diagnostic et les axes de la réorganisation.

Des moyens très importants

En effectifs
Service de l’Environnement : 19 agents [dont huit agents dans les déchèteries auxquels s’ajoutent 50 agents de Sita mobilisés pour la collecte des déchets].
Service de la Propreté urbaine : 193 agents.
En tout, ce sont plus de 260 personnes mobilisées sur le sujet.

En dépenses
Budget de fonctionnement Plaine centrale (hors personnels) : 14,3 M€ pour la gestion des déchets ménagers et 1,5 M€ pour la Propreté urbaine auxquels s’ajoutent les dépenses de personnels (plus de 8 M€). Total des dépenses de fonctionnement : près de 24 M€.

En infrastructures et moyens matériels
Les trois déchèteries [une par ville, ce qui est exceptionnel en Île-de-France] et près de 130 engins [107 pour la Propreté urbaine et 20 pour la collecte des déchets].

 

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URBANISME

 Gizeh : naissance d’un nouveau quartier

La société Pernod SA a décidé de revaloriser, sur son site, six hectares de friches industrielles aujourd’hui en partie inexploitées.

Tout en conservant son siège et en reconstruisant ses laboratoires de recherche, Pernod a confié à Bouygues l’élaboration d’une offre diversifiée de logements et d’activités. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un groupe d’immeubles qui va voir le jour, mais bel et bien la naissance d’un nouveau quartier.

 

Si la pyramide inversée demeure l’emblème incontesté du siège de Pernod à Créteil, on sait peu que l’ensemble du site comprenait aussi des unités de productions industrielles sur une surface de plus de six hectares.

Aujourd’hui, ces espaces ne sont plus utilisés. Pernod SA a lancé une réflexion quant à leur devenir et organisé une consultation de promoteurs pour la création d’un nouveau quartier de vie. C’est la société Bouygues Immobilier qui a été désignée comme lauréate.

Il s’agit donc de la création d’un véritable quartier avec logements, commerces et activités.Bien entendu, la société Pernod-Ricard garde, non seulement sa pyramide (le siège social), mais va reconstruire son nouveau centre de recherche avec 3200 m² de surface de laboratoires, renforçant ainsi son activité sur Créteil.


La pyramide, située à Créteil dans la zone d’activités
des Bouvets, en limite de Maisons-Alfort, restera le siège emblématique de la firme Pernod.

Un urbanisme cohérent, diversifié et bien desservi

S’il est de nature privée, ce programme dénommé “Gizeh”, respecte cependant tous les objectifs urbains de la Ville. Ceux-ci, rappelons-le, visent à favoriser les offres d’habitat conçues dans une optique de mixité sociale et de diversité fonctionnelle, mais aussi à promouvoir le développement économique.


Ils doivent permettre également, un renouvellement urbain de qualité, s’appuyant sur des transports en commun de proximité.


Une façade urbaine animée longera
l’avenue du Maréchal-Foch.

En l’occurrence, le futur quartier Gizeh dispose de bons atouts puisqu’il est situé à moins de 300 mètres de la gare du RER D “Vert-de-Maisons” et sera proche d’une future gare du Grand Paris Express.

Le projet, mis en œuvre par Bouygues Immobilier, se déploiera sur une hauteur de cons­tructions de six niveaux maximum, sur rez-de-chaussée. Ce seront des îlots ouverts ou semi-ouverts sur une voie publique centrale qui traversera le site et reliera le chemin des Mèches à la rue des Petites-Haies.

Le chemin des Mèches fera l’objet d’un réaménagement paysager. Un chemin piéton, perpendiculaire à la voie centrale, permettra une desserte et un bon accès à l’ensemble ainsi qu’un dégagement entre les îlots bâtis, offrant une perspective sur la pyramide inversée.

Logements, résidence étudiante, commerces et bureaux

Au total, ce seront 650 logements en accession à la propriété qui seront d’abord réalisés. Ils offriront, conformément aux objectifs du Programme local de l’habitat, une gamme variée d’appartements, du studio aux 4 pièces, accompagnés de parkings souterrains sur la base d’un emplacement par logement.

Dans une seconde phase, la démolition du centre de recherche actuel et son repositionnement libéreront une parcelle qui permettra de réaliser environ 80 logements sociaux, accompagnés, eux aussi, d’un parking souterrain. Ce programme de logements sera complété par deux résidences étudiantes totalisant 240 à 270 chambres et un local de quartier de 400 m² environ.

En rez-de-chaussée, 2700 m² de surface seront réservés aux commerces et activités qui seront ouverts sur l’avenue du Maréchal-Foch. Enfin, un programme de bureaux de 8000 à 10 000 m² pourra être réalisé à terme aux abords de la pyramide.

Une conception  harmonieuse et durable

Le programme s’inscrit dans une démarche environnementale, tant pour sa conception que pour sa réalisation. Ainsi, la norme 2012 d’isolation thermique renforcée sera appliquée à l’ensemble des bâtiments qui répondront aux critères BBC (bâtiments basse consommation).

Les façades formeront un ensemble harmonieux avec l’utilisation de matériaux nobles. Les toitures seront traitées en terrasse. Certaines d’entre elles seront accessibles aux résidents, les autres seront végétalisées et accueilleront, pour partie, des capteurs solaires pour la production d’eau chaude. Le tri sélectif disposera de conteneurs enterrés.

L’ensemble de ce nouveau quartier sera raccordé au réseau de chauffage urbain. Une étude est également conduite pour y raccorder le bâtiment de la pyramide qui, par ailleurs, doit faire l’objet d’une rénovation intérieure. Côté calendrier : la réalisation des quatre îlots s’échelonnera de 2015 à 2017.

Une seconde phase concernera ensuite la réalisation de l’îlot dédié au logement social. S’agissant du centre de recherche Pernod-Ricard, le projet de reconstruction pourrait être engagé en 2013. 


Projet “Gizeh”

 

La réunion publique de présentation du projet Gizeh, qui s’inscrivait dans le cadre d’une révision simplifiée du Plan local d’urbanisme (Plu), s’est tenue le jeudi 15 décembre au Palais des sports.

À cette occasion, Laurent Cathala, député-maire de Créteil, César Giron, pdg de Pernod, Emmanuel Launiau, directeur général Île-de-France de Bouygues Immobilier, et Pierre Couroux, directeur de l’Urbanisme de la ville, ont, tour à tour, présenté au public les différents aspects du projet mis en œuvre par Bouygues Immobilier.

Il s’agit de la création d’un véritable quartier de nature à requalifier ce secteur avec des logements, des  commerces et des activités. Et ce nouveau quartier aura beaucoup d’atouts.

Il sera bien desservi puisqu’il est situé à moins de 300 mètres de la gare du RER D, Vert-de-Maisons, et d’une future gare du Grand Paris Express. De nombreuses lignes de bus permettront de rejoindre également le 393 et d’accéder à la future gare RER Créteil-Pompadour.

Il sera ouvert sur la ville avec une large voie publique centrale traversant le site en reliant le chemin des Mèches à la rue des Petites-Haies. Un cheminement piéton permettra en outre une desserte et un bon accès au quartier. Le chemin des Mèches fera l’objet d’un réaménagement paysager tourné vers les circulations douces.

Il sera diversifié avec 650 logements en accession à la propriété, du studio aux quatre pièces, accompagnés  de parkings souterrains. Deux résidences étudiantes, pour un total de 270 chambres, viendront couvrir des  besoins toujours plus importants sur une ville accueillant près de 26 000 étudiants. 2700 m² de surface  commerciale et d’activités diverses, ouverts sur l’avenue du Maréchal-Foch, animeront le quartier. Un programme  de bureaux de 8000 à 10 000 m² sera réalisé, à terme, aux abords de la pyramide de Pernod SA, offrant un écran  acoustique aux immeubles d’habitation.

Il sera durable car la conception du quartier s’inscrit dans une démarche environnementale, tant au plan  acoustique que thermique. Les terrains feront l’objet d’une complète dépollution. La norme 2012 d’isolation  thermique renforcée sera appliquée pour l’ensemble des bâtiments qui répondront aux critères BBC (bâtiments  basse consommation). Certaines toitures seront traitées en terrasses végétalisées et accueilleront des capteurs  solaires pour la production d’eau chaude. L’ensemble du quartier sera raccordé au réseau de chauffage urbain.  Le tri sélectif sera généralisé avec des conteneurs enterrés.

Pernod développera ses activités sur Créteil en rénovant la Pyramide (son siège social), mais également en  reconstruisant son nouveau centre de recherche de 3200 m² de surface de laboratoires.

Les besoins scolaires, générés par l’emménagement des familles à partir de 2015, seront satisfaits par une  extension de l’école Jacques-Prévert. Pour cette extension, la signature d’une convention de Projet urbain partenarial (PUP) a été approuvée par le conseil municipal, le 3 octobre dernier. Celle-ci  permet à la commune d’obtenir une participation financière du promoteur très largement supérieure à celle qui aurait été obtenue par l’application de la taxe locale d’équipement. Les besoins scolaires seront ajustés au fur et à mesure de l’occupation des logements.

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GRIPPE A/H1N1

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