Comité de quartier - Compte-Rendu
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SECTEUR EST
COMITE DE QUARTIER N°18
HAUT DU MONT MESLY

 


Compte rendu de l’Assemblée Générale extraordinaire
du jeudi 14 avril 2005 présidée par Monsieur Laurent CATHALA

 


Coprésidents : Monsieur Georges AURORE, Madame Nadira LAMARI


Ordre du jour :

1. Approbation du compte rendu du 14 octobre 2004,
2. Réponses des services aux questions posées lors de la dernière Assemblée Générale,
3. Compte rendu de l’activité du Comité de quartier,
4. Échange et débat avec Monsieur le Maire,
5. Questions diverses.

 

Georges AURORE remercie l’assemblée de sa présence et accueille Mr le Maire, indiquant que c’est par ce comité que ce dernier commence sa visite de l’ensemble des 20 quartiers de la ville.


Il fait un rapide compte rendu de la visite du quartier avec Mr le Maire. Cette visite a commencé à 9h par la rue Henri Cardinaud, avec la visite de hall d’immeubles et d’un appartement de ICADE Patrimoine afin de se rendre compte de l’état d’avancement des travaux. En effet, ce logement avait été visité il y a un an.

Du côté du marché, les problèmes de stationnement ont été abordés.

Vers 10h rue B.Mann, le projet de réaménagement du parking a été évoqué ainsi que celui de la rue Métivet. La visite s’est poursuivie rue A.Gleizes jusqu’à la place de l’Abbaye. Un autre appartement a été visité puis la Maison de la Solidarité, l’école élémentaire Casalis et Savignat où il y a eu des travaux. La visite s’est terminée par le terrain de boules et rue de la Plumerette où un pot amical a été servi.

Cette visite a permis de dresser une sorte d’état des lieux.

La parole est donnée à Mme LAMARI qui donne lecture des réponses des services aux questions posées lors de l’assemblée générale du 14/10/2004.

Mme LAMARI passe ensuite la parole à Mr le Maire.

 

Laurent CATHALA : « Il est très agréable de vous retrouver ce soir malgré la concurrence à la télévision, pour vous écouter et vous faire part de ce que l’on a vu durant toute cette journée à l’occasion de la visite de cette partie du Mont-Mesly.

 

Cette journée se situe dans le cadre de rencontres avec les habitants, les associations, les animateurs de la vie du quartier. C’est l’occasion de dialoguer et/ou de confronter les points de vue avec d’autres institutions, les bailleurs par exemple. Dans le Mont-Mesly ICADE est le principal bailleur, mais il y en a d’autres.
Cette journée, c’est aussi la rencontre avec des assistantes sociales, des enseignants, des éducateurs, tous parti prenante de la vie du quartier.

 

Ces rencontres commencent par le Mont-Mesly et cet ordre des choses me ravit car c’est un quartier auquel je suis attaché et où il y a bien des choses à faire.

 

Nous entendons agir sur un certain nombre de projets de grande importance, hier avec le GPV (grand projet de ville) et aujourd’hui avec le PRU (projet de renouvellement urbain) et L’ANRU. C’est en effet dans ce cadre que nous agirons dès que possible sur l’habitat pour des actions de démolition et reconstruction, de réhabilitation, et cela même si le cadre juridique a un peu changé : les crédits publics sont réservés à des bailleurs sociaux, organismes qui ont une convention avec l’Etat pour établir une certaine mission. Or, aujourd’hui ICADE n’est plus un bailleur social, mais est redevenue privée et ne peut être éligible à ce titre à des crédits publics de réhabilitation par exemple.

 

Il est également possible d’intervenir encore sur les espaces extérieurs, cheminements, espaces de rencontres ou de loisirs…, en essayant d’améliorer les équipements collectifs qui participent tous à la qualité de vie sur cette partie de la ville.

 

En ce qui concerne les bâtiments scolaires : à Savignat les travaux qui seront réalisés durant les vacances scolaires vont se terminer en septembre puis il faudra rénover l’école Casalis (fenêtres, murs,).
Ces opérations sont importantes car elles mobilisent chacune quelque 1,5 million d’euros.

 

De plus, il existe une opération plus générale de requalification sociale mais aussi culturelle du quartier avec l’implantation de la médiathèque de la ville. Ce sera un équipement central et c’est au cœur de la place (de l’Abbaye) que nous souhaitons l’implanter de la même manière que nous avons implanté le projet de l’école Nationale de Musique, sur un des terrains des Sablières. Ces équipements prestigieux, centraux, doivent répondre aux besoins des habitants du quartier mais aussi de la ville entière et même de la Communauté d’Agglomération. Deux sites sont à l’étude :
- soit sur l’emplacement de l’ancien café, en rognant un peu sur la place
- soit du côté de la place Moteï (vers la villa Darcos).

 

Nous devons discuter de l’ensemble des projets susceptibles de revitaliser le Mont-Mesly. Indépendamment de tous ces projets, nous devons avoir une présence forte de la ville notamment en ce qui concerne la réfection ou l’entretien des chaussées, trottoirs, voiries, devants des immeubles. Les voiries les plus importantes sont la propriété de la commune, mais toutes les voiries secondaires sont la propriété de l’association syndicale du Mont-Mesly. Il faut des actions concrètes pour que l’impression « d’abandon » que certains ressentent ne s’installe pas.
Il faut que chacun se sente traité comme dans les autres quartiers. Il y a des projets, mais il faut continuer les travaux de tous les jours.


Il existe aussi des problèmes qui empoisonnent la vie des gens dont les squats. Pour les dissuader, il est nécessaire d’établir un travail partenarial entre la police et ICADE et envisager le recours à la télésurveillance. Il y a 3 à 5 halls qui nécessitent une action ciblée, afin de dissuader les personnes qui squattent sur un domaine qui ne leur appartient pas.

 

Au budget 2005 sont prévues les interventions sur B.Mahn, le projet de réaménagement de l’espace Métivet, la réfection complète de l’avenue P.Casalis, depuis la rue J.Savar jusqu’à la RN19, avec une piste cyclable et les stationnements des bus. La volonté d’améliorer les choses est bien là.

 

La partie délicate à traiter, ce sont les logements eux-mêmes : par le passé, on a pu aider et intervenir du temps de la SCIC et aussi à travers la géothermie. Nous avons permis à ICADE d’avoir un réseau de chauffage performant. Par l’intermédiaire de Créteil Habitat, et si nous nous mettons d’accord avec ICADE, nous achèterons des logements pour pouvoir les transformer et les réhabiliter. Comme les tours de la place de l’Abbaye par exemple. Si ICADE se montre raisonnable, on pourra en acheter davantage et bénéficier d’aides publiques pour les réhabilitations.

 

Le programme de démolition sera limité à 2 immeubles et les délais ne sont pas encore arrêtés. En effet , on ne démolira pas tant que le relogement de tout le monde sur Créteil, à des conditions acceptables pour chacun, n’est pas assuré. Les programmes qui relogeront seront l’extension de la ZAC des Sarrasins/Pointe du Lac à côté du stade Duvauchelle (environ 600 logts) et les 60 à 80 logements prévus à l’emplacement de l’ancienne Clinique du Mont-Mesly ».

 

Une intervention interpelle Monsieur le Maire et demande quels sont les immeubles concernés par la démolition?

 

Laurent CATHALA répond et poursuit : « Les immeubles qui doivent êtres démolis sont ceux de l’OPAC situés sur la place des Emouleuses, les deux parallèles, n° 4 et 6. Les premiers que l’on essayera de démolir. On y reconstruira des logements sociaux différents, peut être en accession sociale, pour faire de la mixité. Il n’y a pas de vacances de logements sur Créteil, mis à part les constructions futures, c’est pourquoi il n’est pas possible de vous donner de date précise quant à la réalisation. En tout cas pas avant 3 à 5 ans pour les premières démolitions, sauf si en liaison avec l’OPAC et, en accord avec les locataires, il est possible de reloger plus rapidement.
Ce soir, je vous indique dans quel esprit on travaille, mais tout ça se fera dans le temps, il ne peut en être autrement.

 

L’intérêt de ces visites est aussi de vous écouter, nous pouvons ouvrir le débat ».

 

La parole est donnée aux habitants :

Un habitant du 45 av P.Casalis réclame l’éclairage de l’avenue Paul Casalis et se félicite pour la propreté du quartier due à la présence de Monsieur le Maire. Il se plaint d’ICADE, à qui plusieurs courriers ont été adressés et qui ne répond jamais. Une habitante remet une lettre à Mr le Maire.
Laurent CATHALA : « Je souhaite bien sur que le quartier soit propre, y compris en dehors de mes visites. Quant au problème d’éclairage qui est manquant, c’est une erreur. En effet il n’a pas été prévu lors de la conception du passage. Je vais essayer de faire en sorte que des travaux soient réalisés avant l’hiver prochain, mais il n’existe même pas le fourreau nécessaire, ce sont des travaux importants ».

 

Au 3 rue Nungesser et Coli, la Butte Blanche, nous avons fait protéger nos entrées d’immeubles lorsqu’elles ont été refaites, mais nous constatons que les personnes distribuant les publicités et le « Vivre Ensemble » peuvent entrer. Interrogés par le conseil syndical, les distributeurs ont répondu que c’est la Mairie qui donne des badges.
Laurent CATHALA « La mairie de Créteil a passé un accord avec la Poste et la filiale Médiapost qui distribue le journal Vivre Ensemble. C’est fait en même temps que la publicité, c’est peut-être dommage mais il n’y a pas d’autre moyen de distribuer dans les boîtes à lettres. En tout état de cause, il n’y a pas de badge distribué par la Ville ».

 

Quel a été le coût de la rénovation du terrain de boules ?
Laurent CATHALA « Celui du revêtement sur un terrain stabilisé et de la clôture – Le coût d’aménagement est celui de la réalisation d’un sol stabilisé ».


Comment ce terrain a-t-il été vendu ?
Laurent CATHALA « Il a été cédé à l’euro symbolique, après négociations avec ICADE ».

Il y a un éclairage, jouera –t-on la nuit et existe-il un règlement ?
Laurent CATHALA « Nous sommes en ville et chacun doit y respecter le voisinage. Ce terrain sera allumé par l’éclairage public mais l’association peut gérer de manière autonome l’interrupteur. Elle devra respecter des horaires raisonnables ».
Le parking rue Nungesser & Coli est privé et 11 voitures y ont brûlé. Un éclairage plus puissant a bien été réalisé, comme prévu, mais il fallait aussi éclairer autour du bac à sable. Ces travaux fait, l’implantation de bancs serait à nouveau possible. Il y a 5 ans qu’il n’y a plus de bancs.
De plus, j’ai interpellé un responsable lors de l’élagage de petits arbustes, sur le fait que les acacias ne sont jamais taillés, il avait promis de transmettre la demande. Ces arbres n’ont pas été taillés depuis 32 ans. Quand une équipe arrive, ils sont 6 pour élaguer 2 branches et 2 travaillent, les autres regardent.
Laurent CATHALA « Je ne vous permets pas de critiquer le service des espaces verts dont l’efficacité n’est plus à prouver. Par ailleurs, si ce service ne vous convenait pas vous pouvez toujours dénoncer la convention qui lie la copropriété à la commune. D’autre part afin de parler de cela, venez aux réunions du comité de quartier, l’avez-vous déjà fait »?
À la télé, le ministre Borloo a dit que les locataires HLM, au bout de 20 ans auraient le droit d’acheter leur appartement. Pouvez-vous soutenir ce projet à l’Assemblée Nationale ?
Laurent CATHALA « Je suis favorable à la vente des logements sociaux aux locataires, au prix des Domaines. Nous avons vendu des appartements au Halage ou à l’Ormetteau mais les acheteurs les ont revendu aussitôt et des plus values de l’ordre de 50% ont ensuite été réalisées. Par ailleurs vendre aux locataires HLM et sociaux est une bonne chose à condition que les logements soient en bon état surtout dans un contexte de crise. Certains, même aisés ne pourront plus acheter à Créteil. J’ai demandé à Créteil Habitat de vendre si cela est possible, à hauteur de 50% d’un programme car il faut rester majoritaire. Sinon un service de qualité n’est plus assuré aux locataires restants : (licenciement du gardien jugé trop cher par exemple). Aujourd’hui si la revente est faite moins de 10 ans après l’achat et avec trop de spéculation, les pouvoirs publics peuvent préempter.
Donc sous réserve de conserver 50% du parc, et si les plues values restent raisonnables, il est possible de vendre. En France, on ne pouvait vendre avant une certaine ancienneté du programme »

Pour faire le tour du lac, un des cotés est quasiment impraticable, peut-on faire un chemin goudronné ?
Laurent CATHALA « Nous n’avons pas voulu mettre de bitume sur les bords du lac afin de conserver un cheminement piétonnier. Le bitume favoriserait les passages des mobylettes et rollers. Le revêtement champêtre permet de montrer que les engins à moteur ne sont pas les bienvenus à cet endroit ».
Nous sommes face au centre A.Doyen et victimes de squats dans les halls. Une lettre a déjà été adressée au préfet et à l’OPAC. Si on fait appel à l’OPAC ou à la police, nous n’avons rien et on nous répond qu’il n’y a pas de voiture disponibles, qu’il n’y a pas de problèmes ou que l’on a qu’à déménager. Nous sommes dans une impasse et si la police consent à se déplacer cela représente un problème. Il y a des squats jusqu'à 3 h du matin, c’est horrible.
Laurent CATHALA « Ce problème n’existe pas seulement à Créteil, c’est le problème de l’errance d’un certain nombre de jeunes et d’adultes et de la persistance des difficultés sociales, même si cela ne justifie pas tout. Le problème quand on fait évacuer un hall d’immeuble, est que cela se reporte sur un autre. Et lorsque le problème se pose, il faut savoir que l’on n’emprisonne pas les gens pour squats de hall d’immeuble.
Il faut donc essayer d’agir sur les causes de l’errance à travers une action sur l’emploi, etc, même si c’est long. Par ailleurs la ville de Créteil, comme les autres n’a pas les moyens d’intervenir sans les policiers. On agit donc avec la police nationale, car la Municipalité n’est pas favorable à une police municipale et en liaison avec la police nationale, on essaye de sécuriser au maximum ce qui peut l’être. Nous essayerons de nous rapprocher d’ICADE et de l’OPAC pour envisager la mise en place d’un système de télésurveillance. Je peux donc essayer de faire prévaloir votre point de vue auprès du bailleur. Ce n’est pas le rôle de la municipalité d’évacuer les halls d’immeubles ».

 

Nous sommes les représentants des parents d’élèves de l’école Casalis. Merci d’avoir donné suite à nos courriers : ce que nous demandions a été fait. Nous sommes heureux des travaux que vous envisagez de faire à l’école. Dans ce quartier il y a des problèmes mais aussi des gens qui veulent vivre avec leur quartier au quotidien et qui sont heureux. Merci de nous assurer que vous continuerez à nous écouter et de nous redire que les travaux auront bien lieu.
Laurent CATHALA « Je vous confirme que dès que les travaux de l’école Savignat seront terminés, nous attaquerons ceux de Casalis maternelle et élémentaire, puis les Guiblets et le Jeu de Paume, soit environ 6 millions d’euros sur ces écoles ».

 

Bonsoir et merci de votre présence Mr le Maire. Je trouve que Créteil est une ville où il fait bon vivre. En tant que femme musulmane, existe –t-il des salles ou l’on peut pratiquer du sport et des horaires de piscine « sans homme » ?
Il existe des gens qui ne souhaitent pas être mélangés.
Laurent CATHALA « Je crois avoir démontré que la municipalité et moi-même respectons les religions dans notre ville. Je suis le premier à m’offusquer de la rigidité de la loi de 1905 qui ne paraît pas adaptée pour prendre en compte la religion musulmane par exemple, devenue très importante en France. J’ai soutenu le projet de mosquée sur Créteil.
Le problème que vous soulevez est plus délicat car devrait m’amener à réserver à certaines heures des créneaux pour les activités physiques et sportives. Ça ne me paraît pas être essentiel à la reconnaissance et à la place à accorder aux religions. On ne peut pas aller jusque-là. J’ai déjà eu des demandes de ce genre de la part de personnes de confession juive notamment, et l’on irait vers un communautarisme qui me semble préjudiciable. Mais nous sommes dans un Etat laïque. Je n’y suis pas favorable aujourd’hui, mais les esprits peuvent évoluer.
Je crois que le sport en général et les sports collectifs en particulier (c’est un peu différent pour les piscines) sont des moyens de se rencontrer et de se parler. C’est le creuset du « Vivre Ensemble ». Sport et culture doivent être vecteurs de communication et non facteurs de séparation. Je respecte et comprend votre demande mais je ne peux y répondre favorablement ».

 

Nous habitons entre le 11 et le 21 av G.Duhamel. Cette rue est de plus en plus passante, c’est la liaison entre la RN 19 et le Centre Commercial. Serait-il possible de prévoir des passages piétons supplémentaires ? Par ailleurs, les parkings ont été refaits, mais il y a parfois des doubles files, on manque de place pour se garer, certains stationnent n’importe où, de plus il y a plusieurs voitures ventouses sur les emplacements.
Laurent CATHALA « La rue G Duhamel n’est pas inscrite pour l’instant dans le programme actuel de restructuration de la chaussée, comme c’est le cas au Palais, au Montaigut, et aussi à Casalis. Dans le cadre de ces projets de restructuration, on essaye chaque fois que c’est possible d’élargir les trottoirs et de laisser juste la place de la circulation de façon à limiter la vitesse, et des espaces centraux sont aménagés.
Par rapport aux épaves, on essaye d’intervenir aussi rapidement que possible et une convention a été passée avec une société spécialisée. Néanmoins il existe aussi des questions juridiques incontournables, agrémentées d’une procédure à respecter et ce que vous considérez comme épave ne l’est pas forcement au regard de la loi ».

 

Nous aimerions avoir des « bornes à chiens » comme dans le vieux Créteil.
Laurent CATHALA « Ce sont les services de la communauté d’agglomération qui installent les crottinettes, à la demande des comités de quartier ».
Rue A Gleizes, que peut-on faire pour la pelouse, des enfants y jouent jusqu’à parfois 3h du matin. Je l’avais signalé à la SCIC, mais ils n’ont rien fait et m’ont dit de m’adresser à vous. Cela fait 4 ans que ça m’ennuie vraiment, c’est une vraie bagarre. Nous sommes plusieurs ici et, à l’approche de l’été on appréhende tous.



Au 5, impasse G.Médéric, nous sommes âgés et il y a toujours du bruit. On ne peut pas se reposer, même dans la journée c’est bruyant.
Laurent CATHALA « Il existe un terrain de jeux à Camus, à Casalis, à Gutenberg, à la Habette, à Schweitzer, aux Guiblets. Ils sont tous en pelouse synthétique, il y en a 6 et on ne peut faire plus au niveau de la ville. Il n’y a pas à ma connaissance beaucoup de villes qui offrent de tels espaces de jeux. Le problème que vous soulevez relève du savoir vivre. Il faudrait voir avec les parents, il faut inviter les enfants à aller vers ces espaces ».



Je suis responsable d’un magasin, il n’y a pas de sécurité au centre commercial de l’Abbaye. On est embêté par les alcooliques, malgré les efforts des employés communaux, on a des problèmes sur le centre. Pourquoi la police nationale ne vient pas plusieurs fois par jour, il y a des problèmes de bruits et d’insécurité.
Laurent CATHALA « Je suis passé ce matin, j’en connais certains car je suis maire depuis un certain temps et tous ne sont pas des personnes violentes. Je conviens toutefois que pour les clients du centre, ça peut gêner. Pour autant, on ne peut pas envoyer un fourgon chaque matin ».
Une personne intervient pour dire qu’elle voit souvent la police passer, quel que soit l’heure. On ne peut pas dire que la police ne passe pas. D’autres habitants approuvent cette affirmation.

 

Question de Mr Gendre : « Il existe une rumeur sur le déconventionnement de logements dans le haut Mont-Mesly, par ICADE. Il y a un risque de forte augmentation des loyers. Peut-on attendre votre soutien pour aider les locataires à répondre à ce mauvais coup ».
Laurent CATHALA « Mr le conseiller de Lutte Ouvrière vous auriez pu me poser cette question en conseil municipal. Cependant, les logements déconventionnés l’ont été souvent dans la partie la moins dégradée du patrimoine. On peut admettre que dans un soucis de mixité sociale il y ait déconventionnement mais je suis hostile à une politique de généralisation du déconventionnement. Une telle politique doit être maîtrisée ».
Revenons sur la propreté du quartier. Aujourd’hui vous avez été gâté, il y a des balayeurs partout depuis 3 jours. Je suis rue de la Plumerette, au 17 : la grosse balayeuse passe, mais le cantonnier n’est plus là. C’est mon mari qui balaye car le vent porte les papiers.



Une habitante en appelle au savoir-vivre de chacun. Rue de la Plumerette, certains jettent du pain trempé aux pigeons et même des gamelles de riz. Cela attire les rats de manière incroyable dans le quartier, il faut que chacun fasse attention.
Laurent CATHALA « Le problème des pigeons est qu’ils prolifèrent dès qu’on les nourrit. On essaye de les capturer et de les déplacer, mais ils reviennent là où ils trouvent de la nourriture. Des campagnes de sensibilisation ont été entreprises sur la propreté, les encombrants, les pigeons…afin d’inviter chacun à plus de civisme ».
Merci de votre présence, Mr le maire. Il y aurai beaucoup à dire, de bonnes choses car la rue de la Plumerette est bien et l’entretien aussi, le problème vient de quelques personnes qui sont sales. Merci pour la 5e fleur et le fleurissement de Créteil, il faut le dire. Continuez à faire vivre notre ville comme vous le faites.

 

Bonsoir, j’habite rue L Blériot et il y a quelques années on s’était un peu « échauffés » en mairie lors de la réunion de l’ensemble des comités de quartiers. Aujourd’hui je vous remercie pour l’école Savignat et pour l’entretien du terrain de foot. Merci aussi pour la fête de la rencontre de foot Cameroun/Sénégal, même s’il y eu quelques soucis.
Laurent CATHALA « On avait sous-estimé le nombre de personnes qui viendraient à cette rencontre et il y a eu une bousculade. De plus une tribune était vide car pas encore homologuée, ce qui a provoqué une certaine incompréhension par rapport au manque de places. Et il est vrai que la police a été stressée par la bousculade.

 

Vous nous avez indiqué qu’il est compliqué de faire enlever des voitures ventouses. En effet, certaines sont là depuis presque un an (rue A.Gleizes). Elles ont été verbalisées et certaines sont même parties cette semaine !
Laurent CATHALA « Je passerai donc toutes les semaines ! »

 

A propos de la TNT (télévision numérique terrestre), il paraît qu’à Créteil ça ne fonctionne pas ?
Laurent CATHALA « En principe cela doit fonctionner dès cet été, Numéricable a envoyé des courriers ».


Monsieur le Maire conclut la réunion :
« J’ai entendu les critiques , formulées parfois avec force, et j’en retire que ce quartier a un avenir, avec des personnes qui y travaillent, qui l’aime, qui refusent qu’il soit voué à la relégation. Avec mon équipe, j’y travaillerai encore, quitte à faire pression sur d’autres organismes pour y arriver. Avec les moyens qui existent et ce qui est fait, si on partage cette vision et cette volonté, nous donnerons aux habitants du quartier des perspectives de vie épanouissantes ».

 

L’ordre du jour étant épuisé, le réunion s’achève à 22h40.