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SECTEUR
NORD
COMITE DE QUARTIER N°1
BUTTES HALAGE
Compte rendu de l’assemblée
générale du mardi 5 avril 2005
Coprésidente
: Marie Ange GENISSEL
Membres du
bureau présents:
MME VIGNES NONNOTTE: Secrétaire et commission «
communication »
M. MESUREUR: Commission « travaux et environnement
»
M. ESCALIERE: Commission « Animation »
M. VICHERY : Trésorier
Mme LEGAL ; M. DUPREZ ; M. BUXTORF ; M. FESTAL
Membre(s) du
bureau excusés : Mme EYRAUD ; M. LIZEAU
Marie-Ange GENISSEL ouvre la séance à 20h50
et remercie les personnes présentes. Elle rappelle
l’ordre du jour de cette Assemblée générale
comme présenté dans l’invitation à
participer à cette réunion, envoyée
le 24 mars dernier aux membres inscrits.
Ordre
du jour :
1. La distribution de l’eau potable à
Créteil : intervention d’un responsable de
la Lyonnaise des Eaux
2. Rapports des Commissions
3. Rapport financier de l’année 2004
et budget de l’année 2005
4. Questions diverses
1. La
distribution de l’eau potable à Créteil
Marie-Ange GENISSEL indique que le Bureau du Comité
de quartier, en accord avec les participants aux différentes
Assemblées générales, a souhaité
que puisse être proposé régulièrement
des exposés thématiques touchant aux divers
aspects de la vie de la commune.
Après les thématiques liées à
la « Sûreté et Prévention de
la délinquance », et à la mise en
œuvre du « Tri sélectif », il
est donc proposé une présentation de la
« distribution de l’eau potable à Créteil
». La gestion de l’eau est une compétence
des Communes qui peut être assurée directement
en « régie », ou bien faire l’objet
d’une « délégation de gestion
de service public », ce qui est le cas pour la Commune
de Créteil.
Conformément au Code des marchés publics,
cette délégation de service public a fait
l’objet d’un contrat avec la « Lyonnaise
des Eaux » suite à une mise en concurrence
des sociétés ayant soumissionné au
regard d’un cahier des charges précis rédiger
préalablement par la Ville.
Une Commission Consultative des Services Publics Délégués
est chargée, notamment, de suivre la qualité
de la mise en œuvre de ce service public par la société
« Lyonnaise des Eaux » délégataire
actuel, et dont le contrat se termine fin 2006, après
une période d’exécution de 20 ans.
Une nouvelle procédure de mise en concurrence sera
engagée par la Ville afin de désigner le
délégataire en charge de la distribution
de l’eau potable à Créteil au terme
de ce contrat. Le prochain contrat devrait être
établi pour une période de 12 ans (plus
si d’importants investissements étaient à
prévoir). En tout état de cause, le Conseil
municipal délibérera conformément
à la réglementation en vigueur sur ce dossier.
Marie-Ange GENISSEL présente Monsieur T. HENO,
responsable de l’agence régionale de la Lyonnaise
des Eaux, et Monsieur D. VILETER, responsable du réseau
de distribution.
M. T. HENO responsable de l’agence régionale
de la Lyonnaise des Eaux introduit la présentation
de son exposé « l’eau potable à
Créteil » en rappelant le « cycle de
l’eau ». Cette ressource naturelle, captée
par des usines de production d’eau potable, est
ensuite distribuée par réseau au consommateur.
Une fois consommée, des réseaux de collecte
et d’épuration des eaux usées permettent
de traiter et de redistribuer, à nouveau, une eau
potable au consommateur.
L’eau potable en région parisienne sud (soit
près d’un million d’habitants) provient
à 70 % d’un captage superficiel (Seine),
et à 30 % de forage de la nappe phréatiques
des calcaires du Champigny. L’eau portable distribuée
à Créteil est principalement traitée
dans les stations de Morsang-sur-Seine et de Vigneux sur
Seine.
La qualité de l’eau potable à
Créteil
Une filière de traitement complète de l’eau
permet, par un principe dit de « multi barrières
», de distribuer une eau de qualité bactériologique
irréprochable. Cette eau est traitée par
décantation, ultra filtrations multiples, et ozonation.
Il est important de noter que l’eau ainsi distribuée
est aussi débarrassée des pesticides divers.
Le contrôle de la qualité de l’eau
à Créteil
Un contrôle continu de la sécurité
de l’approvisionnement en eau est effectué
24h sur 24. Pour ce faire, un premier niveau d’alerte
est mis en œuvre à l’aide du système
« truitosem ». Celui-ci permet, par l’observation
de truites baignant dans un échantillon issu de
l’eau distribuée, de s’assurer de la
bonne qualité de celle-ci. En effet, ces animaux
sont particulièrement sensibles aux perturbations
de la qualité de l’eau, et sont de formidables
indicateurs de respect des normes en la matière.
Un deuxième niveau de contrôle est effectué
par un dispositif de 250 capteurs en continu sous surveillance
24 h/24
Enfin, un troisième niveau de contrôle est
effectué ponctuellement au robinet du consommateur.
Ces mesures permettent un contrôle officiel de la
qualité de l’eau exercé par la DDASS
(a) auquel s’ajoute la surveillance exercée
en complément par la Lyonnaise des Eaux (b).
a) Le contrôle
officiel exercé par la DDASS :
52 paramètres sont analysés dont
notamment 28 relatifs à la qualité sanitaire
(ayant une incidence sur la santé). Le nombre d’analyses
dépend de la taille de l’usine de production
et de la population. En 2004, 2172 paramètres (dont
624 à caractères bactériologiques)
ont été mesurés sur Créteil.
Il est à noter qu’un dispositif d’information
du public en cas de dépassement de limite de qualité
est mis en œuvre, le cas échéant.
b) La surveillance
exercée par la Lyonnaise des Eaux :
En complément du contrôle officiel effectué
par la DDASS, 56 600 mesures de qualité ont été
effectuées en 2004 sur la région parisienne
sud par la Lyonnaise des Eaux.
Le résultat
de ces analyses a permis de constater, à 100 %,
une conformité bactériologique de l’eau
distribuée. Les mesures de chlore sont dans les
normes actuellement en vigueur. Enfin, une anomalie relative
au goût de l’eau a été constatée
au cours du premier semestre 2004.
Par ailleurs, la Lyonnaise des Eaux a institué
un « Observatoire du goût de l’eau »
dont les objectifs sont : de suivre la qualité
gustative de l’eau sur le réseau de façon
réactive ; d’intervenir en cas d’anomalie
; et d’établir un plan d’action correctif
le cas échéant. Un réseau de 60 «
goûteurs » sur Créteil a permis de
constater que pour 84 % des personnes soumises à
ces dégustations, l’eau n’avait pas
de goût particulier. Pour les 16 autres %, l’eau
avait un goût dont la nature pouvait être
définie comme étant du chlore, pour l’essentiel.
Les caractéristiques de l’eau potable
distribuée à Créteil
Vous trouverez en annexe du compte rendu un tableau informatif
et comparatif des caractéristiques de l’eau
potable distribuée à Créteil, ainsi
qu’une information sur la présence de calcaire
et de chlore.
Le plomb dans l’eau potable
Les données du problème :Afin d’éviter
les risques sanitaires, notamment de saturnisme, provoqués
par l’absorption de plomb, une Directive Européenne
impose des normes permettant la diminution des sources
d’apport en plomb dans l’essence, les peintures,
l’eau….
Depuis le 24/12/2003, la norme retenue pour l’eau
du robinet est fixée à 25ug/l. A compter
du 24/12/2013, un principe de précaution réduira
cette norme à 10ug/l.
Selon le Ministère de la Santé, pour être
en conformité avec ces normes très contraignantes
du taux de plomb dans l’eau au robinet, il sera
nécessaire d’éradiquer la présence
de canalisation en plomb jusqu’au robinet d’usage
le plus fréquent.
Les travaux réalisés et ceux envisagés
:
La Lyonnaise des Eaux va continuer a engager des travaux
: sur les canalisations défectueuses (problèmes
de fuites), et de remplacement des canalisations en plomb.
Ces interventions concernent uniquement les canalisations
et branchements relevant du domaine public.
D’ors et déjà, des travaux ont été
réalisés dans le quartier des Buttes –
Halage : rue des Bleuets, rue des Galets, rue de Mayenne,
rue Henri et avenue Laferrière.
Le programme de travaux pour l’année 2005
prévoit des interventions : avenue Marie Amélie,
avenue de la Reine Blanche, rue du Buisson et avenue de
la Marne.
Pour le programme prévisionnel de 2006 à
2008, et sous réserve de l’accord de la Ville,
des travaux seront réalisés : rue de Plaisance,
avenue du Général Gallieni, rue Michel,
rue des Buttes, avenue Anatole France, avenue Pauline,
et rue Pierron.
Les priorités s’établissent en fonction
de critères tels que la fréquence des fuites,
l’âge des conduites ou encore la nature des
matériaux.
La Lyonnaise des Eaux communique sur ces engagements de
service
Les principaux engagements de la Lyonnaise des Eaux ont
pour objectifs de :
• Se coordonner avec la Ville en fournissant un
programme de travaux à 5 ans,
• D’employer les techniques les mieux adaptées
pour limiter les gênes et les désordres,
• D’informer les riverains sur le déroulement
des travaux,
• De déplacer le poste de comptage en regard
sous trottoir quand cela est possible.
Suite à cet exposé jugé unanimement
comme étant particulièrement intéressant,
un débat s’est engagé entre les participants
et les intervenants de la « Lyonnaise des Eaux ».
Ces échanges ont permis aux participants de poser
des questions auxquelles il a été répondu,
dans la mesure du possible, par les intervenants de la
Lyonnaise des Eaux.
Les installations des compteurs anti-gel dénommé
« Paragel » étaient-elles obligatoires
?
Réponse de la Lyonnaise des Eaux : La pose de ces
équipements a été décidée
conjointement par la Ville et la Lyonnaise des Eaux afin
d’apporter une réponse technique aux problèmes
posés en hiver par le gel des branchements.
Pourquoi le coût de l’abonnement est-il
fluctuant ?
Réponse de la Lyonnaise des Eaux : Les abonnements
sont actualisés avant chaque facturation au regard
de critères divers liés à la prestation
du service : salaires, prix de l’électricité,
interventions sur le réseau…
Il est important de préciser que la Ville a souscrit
une assurance « garantie contre les fuites »
permettant à celle-ci de ne pas supporter le coût
induit par les éventuelles fuites d’eau sur
les canalisations de la Ville.
Comment le prix de l’eau est-il calculé,
et comment explique t-on la hausse de 96 % constatée
en 20 ans ?
Réponse de la Lyonnaise des Eaux : Le délégataire
propose un prix au m3 pour la durée du contrat
tout en intégrant à celui-ci une clause
de révision précisant les conditions contractuelles
de relèvement des tarifs, et ce au regard du coût
d’exploitation du service. La facture d’eau
se décompose en trois parties qui concernent :
le traitement et la distribution de l’eau qui progresse
en fonction du coût de la vie (inflation) ; du réseau
d’assainissement qui mobilise des moyens financiers
d’investissement très lourds ; et une participation
de 0,50 euros au m3 versée à l’Agence
de l’Eau.
Quelle est la réglementation relative à
« l’assainissement » ?
Réponse : Ce point sera abordé lors de la
réunion prévue le 8 juin prochain.
Suite à ces échanges et au terme du débat,
Marie-Ange GENISSEL remercie les intervenants de la Lyonnaise
des Eaux pour la qualité de cet exposé et
la disponibilité dont ils ont fait preuve tout
au long de la soirée.
Cette
présentation, et les échanges qui ont suivi,
s’étant terminés à près
de 23 h00, il n’a pas été possible
d’aborder les autres points prévus initialement
à l’ordre du jour. Ceux ci seront présentés
lors de la prochaine Assemblée générale
du Comité de quartier. |