SECTEUR NORD
COMITE DE QUARTIER N°1
BUTTES HALAGE

 

Compte rendu de l’assemblée générale du mardi 10 février 2004

 


Présidente : Marie Ange Genissel
M. LAVILLONNIERE - Coprésident


Invités : M. PORCHERON: vice-Président de la Communauté d'Agglomération de la Plaine Centrale du Val de Marne chargé de la sécurité.
M. MAURY: Brigadier chef de la police de proximité du secteur Nord

50 personnes ont participé à la réunion

Mme Genissel ouvre la séance à 20h45 et souhaite la bienvenue aux participants.


Il est ensuite rappelé que cette assemblée générale a pour thème les problématiques liées à la sécurité. C’est à ce titre que Marie Ange Génissel accueille et présente Monsieur J.J Porcheron, vice-Président de la Communauté d'Agglomération de la Plaine Centrale du Val de Marne (CAPCVM), chargé de la sécurité et de la prévention, afin de présenter les actions de la Ville en la matière, et d’en débattre avec les participants. Il est ensuite fait présentation de Monsieur Maury, brigadier chef de la Police Nationale, responsable de la Police de proximité du secteur Nord, qui se propose de préciser les missions de son unité d’intervention.


Dans l’intérêt du débat, il est demandé aux participants d’éviter, dans la mesure du possible, d’exposer des situations trop personnelles.

1. Politique de la ville en matière de sécurité et de prévention

M. JJ. Porcheron entame le débat en explicitant les raisons pour lesquelles M. le Maire considère que l’action de police à proprement parlé, essentielle au demeurant, doit rester de la seule compétence de l’Etat et donc de la Police Nationale, et informe que l’action de la Ville en matière de sécurité se décline principalement en trois axes majeurs que sont :

• La prévention
• L'éducation et l’accompagnement des jeunes.
• La citoyenneté

Ces actions, menées en concertation et en partenariat avec diverses institutions (Education Nationale, bailleurs publics, acteurs sociaux, tissus associatif etc..) ont pour objectif de tisser un lien social qui parfois est distendu. Cette démarche devrait permettre à chacun, à terme, et en parallèle des actions menées par la Police Nationale et l’Institution Judiciaire, de s’approprier un véritable sentiment d’appartenance à notre société et ainsi rendre possible l’expression d’une citoyenneté responsable, respectueuse et harmonieuse.

1) Les actions de prévention
Des agents communaux sont placés aux abords des « points d'écoles » pour faire traverser les enfants en sécurité, et ont un rôle d'observation pour prévenir les risques éventuels.

Des agents locaux de sécurité assurent des fonctions « d’îlotage » afin d’apporter une présence sécurisante sur les lieux de marchés forain par exemple.

Une aide importante (30% du montant des travaux) est attribuée aux organismes bailleurs publics pour la sécurisation des halls d'immeubles afin de diminuer les problèmes d’insécurité.

La communauté d'agglomération de la plaine centrale du Val de Marne (CAPCVM) procède à un repérage et à un traitement systématique des tags et des dépôts d'ordure non maîtrisés. L’importance des tâches en la matière est particulièrement conséquente. Les habitants peuvent joindre la CAPCVM au n°0800 13 83 91 pour une intervention rapide des services.


2) L'éducation et l’accompagnement des jeunes.
Dans le cadre de la lutte contre la déscolarisation, le dispositif "sésame" propose une classe relais située dans la zone Europarc où des adolescents déscolarisés (15 environ) sont accueillis et pris en charge par des éducateurs et un psychologue pour les aider et leur permettre de réintégrer le système scolaire. Ils y sont accueillis pour une durée maximale de 6 mois.

Par ailleurs, les difficultés relationnelles qui peuvent exister entre les parents et leurs enfants, peuvent être abordées dans un "Espace Droit Famille" où les parents et les enfants se voient proposer un soutien psychologique et une démarche de médiation.

Des actions sont engagées au sein de la « Mission Ville » afin de prévenir et de répondre aux problèmes médicaux et sociaux que pose la consommation de produits addictifs, tant aux personnes concernées, qu’à leur entourage, et de manière plus large à l’ensemble de la société.

3) La citoyenneté
Afin de promouvoir les valeurs essentielles de notre république, notamment auprès des jeunes entre 8 et 15 ans, une exposition sur des thèmes transversaux touchant à la citoyenneté est proposée en collaboration avec l’Education Nationale.

Pour terminer, M. JJ. Porcheron souligne l’engagement important des services municipaux animés par des agents faisant preuves de réelles compétences professionnelles ainsi que d’un sens aigu du service public et des relations humaines qui en découlent.

Pour autant, il reconnaît ressentir parfois une certaine perplexité de la part de certains habitants quant au résultat de cette politique. Il précise que celle-ci a besoin de temps pour « porter ses fruits », et que la multiplicité des actions engagées lui donne toute sa cohérence, mais qu’il est parfois difficile d’évaluer quantitativement la portée de telle ou telle action isolée.

La présidente remercie Monsieur Porcheron et donne la parole à M. Maury (Brigadier chef de la police de proximité secteur nord)

2. Police nationale de proximité

M. Maury, Brigadier chef (01 45 13 40 44)

La police de proximité a été créée en février 2001. Elle a pour but de rapprocher la police des citoyens, en fidélisant des policiers dans certains secteurs. Ce travail de terrain permet une connaissance approfondie des quartiers et de leur sociologie. C ‘est aussi une reconnaissance quotidienne qui favorise les échanges et la prévention, et permet ainsi des interventions souvent plus efficaces.

Les missions de cette unité sont importantes et les effectifs aujourd’hui, plus encore qu’hier, ne permettent pas toujours de répondre pleinement aux enjeux de la proximité. En effet, ce sont 6 fonctionnaires de police qui assurent la couverture de tout le secteur Nord (qui comprend les quartiers Palais, Lévrière, Haye aux Moines, Université, Montaigut, Echat, Bordiéres, Bleuets, Halage, Buttes) ce qui est peu au regard de l’étendue du périmètre, même si des agents de Police Secours peuvent les aider sur certaines interventions, car ils sont eux-mêmes souvent appelés à intervenir sur d’autres secteurs ou problèmes.

Mme Génissel remercie M. Maury pour sa présentation et invite les participants à prendre la parole.

Une intervention pose la question de l’intérêt, pour une commune, d’avoir une Police Municipale susceptible de faciliter le travail de la Police Nationale.

M. JJ. Porcheron répond que : les missions de police, notamment en matière de compétences de police judiciaire, relèvent principalement de la Police Nationale, et ce au regard de la loi. En la matière, l’action d’une police municipale n’aurait que peu d’intérêt, et il est du rôle de l’Etat de donner à la Police Nationale les moyens suffisants pour exercer pleinement les missions essentielles de sécurité des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire français.

Il ajoute que des études publiques ont été menées et que celles-ci ne démontrent pas un taux de délinquance moindre dans les communes dotées d’une Police Municipale au regard de celles qui ont fait le choix contraire. Par contre, ces mêmes études soulignent que la présence d’une Police Municipale renforce le sentiment de sécurité ce qui est différent.

Suite à cette réponse, un débat s’engage entre les participants afin d’exprimer divers points de vues et sentiments sur la nécessité, ou pas, d’avoir une police Municipale ; sur l’éducation, au sens large du terme, des enfants ; sur le manque de civisme parfois constaté et sur les réponses à apporter ; sur le rôle des institutions ou encore sur les enjeux pour les années à venir. Ce débat permet aussi aux deux intervenants sur la sécurité de préciser leurs pensées au fur et à mesure du dialogue.


Une autre intervention interroge M. MAURY sur la conduite à tenir lorsque l’on est témoin d’un délit ?

M. Maury répond : En premier lieu il convient de prévenir Police Secours, ou bien la Police de Proximité au n° de téléphone suivant 01 45 13 40 44. Ensuite, la Police a besoin d’un maximum d’éléments pour mener une enquête. Il est donc important de préciser le signalement de l’individu par exemple. En tout état de cause, la police souhaite la collaboration des citoyens sans laquelle il lui est plus difficile de résoudre les affaires dont elle est saisie.

Il est rappelé les nouvelles dispositions législatives permettant aux citoyens de témoigner anonymement (sous X) et d’être domicilié au Commissariat de Police afin d’éviter d’éventuelles représailles.

Une intervenante souligne que le manque de moyens exposés par M. Maury risque dans les faits à la suppression de la Police de proximité donc du rôle de prévention qu’elle devrait prioritairement assuré.

Enfin, en cas de cambriolage, il est important de ne toucher à rien avant l’arrivée du service de l’identité judiciaire.

Une maman soulève le problème et les inquiétudes liés au stationnement sauvage aux abords des écoles.

En réponse, JJ Porcheron indique que la municipalité est très sensible à ces situations, et que de prochaines études sur le stationnement dans Créteil permettront, espérons le, d’apporter une amélioration quant à la sécurité aux abords des écoles.
Il est précisé que le Conseil Municipal d’Enfants a mené une campagne de sensibilisation des automobilistes et des piétons sur ce sujet tout au long du mois de février 2004.

De nombreux participants expriment leur volonté que soit engagée une expérience de verbalisation intensive des contrevenants dans le quartier, afin de mesurer la portée, sur la durée, d’une telle démarche sur les comportements. M. Maury note la demande et va en étudier la faisabilité.

Mme Génissel remercie l'assemblée et les intervenants, et lève la séance à 23h30.

vchaut
retour