SECTEUR EST
COMITE DE QUARTIER N°19
BAS DU MONT MESLY

 


Compte rendu de la réunion d’information sur l’implantation
d’une antenne relais de telephonie mobile
(chaufferie du mont-mesly) du 8 mars 2007


Co-Présidents : Georges Aurore et Nadira LAMARI

Présentation du projet en présence de Madame Catherine DE LUCA, Maire adjointe de la Ville de Créteil ainsi que de Messieurs Arnaud Barres, chargé des relations /communication et Georges Torres, chargé du déploiement sur la zone de Créteil pour la société Orange.

Robert LIMMOIS, directeur général adjoint chargé de la démocratie locale et de proximité, excuse l’absence de Mr ASSOULINE.

Mme de Luca, qui copréside cette réunion salue l’assemblée et indique combien le sujet de ce soir lui tient à cœur. C’est un thème sensible pour le groupe des verts auquel elle appartient.

La création d’une commission consultative sur la téléphonie mobile et les antennes relais a fait l’objet d’une proposition. Cette commission travaillerait en collaboration avec les opérateurs, les services techniques, les habitants, des scientifiques et des universitaires… qui peuvent apporter des connaissances. Des garanties ont été obtenues quant à sa création avant la fin de l’année. C’est un sujet très complexe, touchant à une technologie en évolution constante. Il faut avoir un point de vue raisonné. La réflexion doit conduire à avancer au mieux des intérêts de la santé publique et des besoins des utilisateurs.
Toutes les questions serviront à la réflexion à mener autour de la création de la future commission.

Mr Aurore s’excuse de son léger retard et indique que ce n’est pas la première fois que les habitants réagissent à l’implantation d’une antenne relais de téléphonie mobile. L’information se fait en amont de la décision, pour décider en connaissance de cause.

La parole est laissée aux 2 représentants de la société Orange pour une présentation du projet.
Ces derniers expliquent que sans antennes relais, les téléphones portables ne fonctionneraient pas :

- une station relais gère 60 appels de façon simultanée ; s’il y en a plus, c’est la saturation, l’appel ne passe pas. Une nouvelle implantation sert donc à :

- gérer plus d’appels,
- améliorer la qualité des appels,
- internet haut débit.
- la conception du relais en question prend en compte l’environnement. Un travail a été réalisé sur l’intégralité du site, en collaboration avec le service urbanisme, et répondant aux exigences de la ville.

Mr HIRSCH MARRIE, directeur de l’Urbanisme Opérationnel, précise à cet égard que le dossier, consultable en mairie, comporte d’autres précisions et d’autres vues et photomontages du projet. Les services ont régulièrement des contacts avec les sociétés de téléphonie.

Les exigences de la ville vont au delà de ce que l’on peut attendre. Les normes sont supérieures à celles instaurées par le décret du 03/05/2002.
Les exigences de Créteil sont environ 20 fois plus sévères que celles du décret.
Par exemple, on peut mesurer ~ 1,5 volt/mètre, vis-à-vis des constructions avoisinantes alors que le décret autorise 61 volt/mètre.

Par ailleurs, l’opérateur s’engage à répondre aux demandes et à faire faire des mesures sur site après la mise en place du dispositif. Dans le cas présent, celui-ci sera intégré au dispositif d’éclairage public. Les pilonnes seront maintenus en état par l’opérateur, qui de plus s’acquittera d’une redevance pour occupation du domaine public.

La présentation suscite les interventions suivantes :

CQ18&19/08-03-07/01 : la puissance des émetteurs est elle constante et régulière ou varie t- elle en fonction des horaires ? Combien y aura-t-il de watts ?
Réponse : l’émission, qui se fait en fonction du nombre de communications gérées, sera de 10 à 40 watts. Les mesures seront faites en niveau maximum de fonctionnement (limite de saturation).

CQ18&19/08-03-07/02 : Est-ce que chaque maillage émet et reçoit ? Les téléphones allumés servent-ils à un effet ricochet ?
Réponse : oui, on peut considérer que les téléphones font « antenne », et c’est l’antenne relais la plus proche qui prend l’appel en charge.

CQ18&19/08-03-07/03 : par rapport aux risques pour la santé, y a-t-il des contacts avec des syndicats, des commissions santé, ou hygiène et sécurité…organismes qui doivent être compétents pour juger des risques ? Peut-on faire une information au niveau du public et des écoles : en effet les antennes relais sont de plus en plus intégrées dans l’environnement et souvent peut visibles, alors qu’elles rayonnent autour de nous.
Réponse : Il existe en fait de nombreuses associations et sites internet qui sont le relais d’informations à propos d’éventuels problèmes de santé liés à l’utilisation du téléphone portable. Il y a certains conseils que l’on peut de toute façon donner :
- ne pas laisser le téléphone allumé sans arrêt,
- privilégier les oreillettes, qui évitent d’avoir l’antenne près de la tête,
- ne porter le téléphone à l’oreille qu’après la communication établie, car l’appareil en cours de connexion ou en déplacement est plus actif, en recherche, et donc potentiellement plus nocif.
- bien lire les notices d’utilisation, qui comportent des conseils.

CQ18&19/08-03-07/04 : l’intérêt de ces antennes, est-il surtout lié à l’Internet ?
Réponse : cette station permettra en effet d’être relié, à internet mobile pour les utilisateurs d’ordinateurs portables.

CQ18&19/08-03-07/05 : les opérateurs ne devraient ils pas se regrouper sur des antennes communes ?
Réponse : les 3 réseaux sont indépendants, les normes sont différentes, mais cela représenterait une économie pour les opérateurs qui n’hésitent pas à se grouper lorsque leurs intérêts convergent.

CQ18&19/08-03-07/06 : Pourquoi faut-il plusieurs antennes Oranges sur un périmètre réduit ?
Réponse : L’exigence d’intégration a conduit à « éclater » les 3 antennes (habituellement regroupées sur les angles du bâtiment) pour répondre aux exigences visuelles. Mais cela ne représente en fait qu’une et même antenne. Le support sera utilisé pour le matériel d’éclairage qui mettra la fresque de la chaufferie en valeur.

CQ18&19/08-03-07/07 : Le haut du Mont-Mesly concentre beaucoup de désagréments. Les demandes ne sont pas satisfaites, alors pourquoi implanter une antenne relais.
Georges AURORE rappelle que les comités de quartier traitent de l’ensemble des demandes des habitants. Si l’implantation concerne le Mont Mesly, c’est qu’il y a un besoin.
L’opérateur précise qu’Orange est implantée dans tous les quartiers. Cette antenne aidera le réseau à fonctionner ici, pas ailleurs. Les zones de recherches sont très restreintes : le déplacement de quelques dizaines ou centaines mètres peut tout changer.

CQ18&19/08-03-07/08 : Par rapport au pilonne arbre du château d’eau, y a-t-il des risques par rapport à l’eau qu’il contient ?
Réponse : il n’y a aucune interférence. De plus, le béton empêche la propagation des ondes.

CQ18&19/08-03-07/09 : Des débats sur les antennes relais sont-ils organisés avec Bouygues et SFR ?
Avant, les demandes étaient instruites directement par les services de la ville sans concertation particulière. La population n’était pas assez informée des données technologiques et/ou répercutions éventuelles sur la sante. Désormais le public dispose de nombreuses informations.
La population s’est initiée et la réflexion avance par rapport aux évolutions techniques. De plus, la prise en charge plus globale est assez récente.
Plusieurs choses interviennent dans le choix d’un site : principalement le propriétaire et l’emplacement technique.
Catherine DE LUCA indique que la question du parc existant sur Créteil reste entière, mais nous n’avons pas d’analyse globale de ce parc, avec les caractéristiques techniques qui y sont liées et leurs impacts. Une des taches de la future commission sera de réaliser un inventaire de ces antennes, le dernier recensement datant de 2003.

CQ18&19/08-03-07/10 : Pourquoi ne pas prévoir uniquement un grand mât, qui couvrirait toute la ville ?
Réponse : ça serait l’idéal, à l’exemple des grands émetteurs TV, mais une station de téléphonie ne peut gérer qu’une soixantaine d’appels, et c’est tout. Techniquement il n’est pas possible de faire autrement, c’est l’aspect cellulaire qui induit cela. De plus, la puissance nécessaire à une antenne unique pourrait être dangereuse et ne répondrait pas aux normes.

De nombreuses informations sont disponibles sur le site: www.anfr.fr.


La séance est levée à 22h15

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