Éducation artistique : Espaces d'expression
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Un atelier conduit par Rémi Esterle

 

Dans le cadre du Clea, la Ville de Créteil va accueillir, pour la troisième année consécutive, deux artistes en résidences-missions. Une opportunité pour nos plus jeunes !

 

Pour la troisième année consécutive, la Ville va accueillir deux artistes en résidences-missions dans le cadre d’un contrat local d’éducation artistique (Clea). Ces résidences-missions sont aussi rendues possibles grâce à l’engagement de la Drac et du rectorat. Sous la coordination de la direction de la Culture, le dispositif permet le déploiement de rencontres et d’ateliers artistiques plus spécifiquement ouverts aux jeunes, sur des temps scolaire, périscolaire ou extrascolaire. Mises en œuvre prioritairement, mais sans ­exclusivité, dans les quartiers du Mont-Mesly, de La Habette, des Coteaux-du-Sud, du Palais, des Bleuets-­Bordières et du Petit-Pré-­Sablières, ces actions tissent des relations étroites avec les associations, les structures éducatives, culturelles, ­sociales et socioculturelles de la Ville.

 

Après les chorégraphes Iffra Dia, Hervé Sika et Philippe Almeida, les danseurs Fabrizzio Pazzaglia et Sarath Amarasingam, l’artiste numérique Pierre Estève ou la metteuse en scène Jalie Barcilon lors des saisons précédentes, ce sont les artistes Rémi Esterle de la compagnie Tres Esquinas et ­Romain Taszek qui ont été retenus pour l’année 2017/2018. Ils seront présents, de janvier à juillet prochain, pour créer ou accompagner de nouveaux projets. Le Centre chorégraphique national (CCN) ainsi que la médiathèque de l’Abbaye sont les opérateurs de cette 3e édition. Tout jeune diplômé de l’école des Arts décoratifs de Paris, Romain Taszek a déjà animé des ateliers auprès d’adolescents et publié trois livres d’artistes.

 

Illustration et EthnoTango

 

Un travail graphique de Romain Taszek

 

Son envie : “Faire découvrir le dessin et des artistes en initiant un processus complet de création jusqu’à la forme d’un livre illustré ou d’une bande dessinée pour amener les participants à se poser des questions sur le fond comme sur la forme.” Autre ­suggestion de l’illustrateur, travailler sur l’interdisciplinarité : s’initier au croquis rapide, saisir le mouvement en ­observant des ­camarades danseurs. Le second artiste en résidence, Rémi Esterle, puise son expérience dans le domaine circassien et le hip-hop, dont il retient un rapport intime à la notion de virtuosité. Les sept dernières années, il s’est initié à l’art exigeant du tango ­argentin, en se formant à Buenos Aires.

 

À l’origine de la création de la compagnie Tres Esquinas, il a entrepris ­depuis 2014 un travail de recherche pour faire du tango la base d’un langage moderne et inédit. Associé au dispositif EthnoTango, dont l’objectif est de favoriser, par la pratique du tango argentin, le vivre ensemble entre filles et garçons au collège et dans les quartiers populaires, Rémi Esterle souhaite que cette résidence soit le point de rencontre entre deux langages issus des cultures, urbaines, le rap et le tango argentin…