Grand Paris Express : favoriser l'insertion

Le chantier de la gare de l’Échat va permettre l’emploi et l’insertion de nombreux jeunes au niveau local.

 

Une convention entre la Société du Grand Paris (SGP), le Conseil départemental et le territoire Grand Paris Sud Est Avenir vient d’être signée. Elle a pour but de favoriser l’emploi local et l’insertion sur les chantiers du Grand Paris Express.

 

Signée le 7 novembre 2017, cette convention acte l’engagement de la SGP à verser 60 000€ par an pendant cinq ans pour soutenir le projet de développement de l’emploi conduit par le Territoire et le Département. Ainsi, les initiatives pourront se multiplier pour mettre en relation les entreprises titulaires des marchés de construction du futur métro avec les personnes en recherche d’emploi ou les PME locales. Concrètement, la SGP demande à tous les attributaires de ses marchés de réserver un minimum de 5% des heures de travail aux personnes en insertion. 

 

Une formidable opportunité

 

"Il m’apparaît essentiel que les territoires traversés par le futur métro puissent bénéficier de retombées en matière d’emploi", a indiqué Laurent Cathala, maire de Créteil et président du Territoire, lors de la signature. Et de préciser : "Le lancement des travaux du Grand Paris Express, par le biais des heures de travail dédiées aux personnes en insertion, offre à de nombreux habitants de l’ensemble des villes de notre territoire d’indéniables opportunités d’accès à une formation qualifiante et à un emploi."

 

De fait, par cette convention, la Société du Grand Paris confie au Territoire la mise en œuvre de la clause d’insertion dans le marché attribué au groupement d’entreprises Eiffage/Razel-Bec pour la réalisation du tronçon allant de la gare de Créteil-l’Échat à celle de Bry-Villiers-Champigny. Cette clause d’insertion prévoit l’obligation, pour l’entreprise titulaire du marché, de réserver au moins 10% des heures travaillées à des personnes éloignées de l’emploi. Dans le marché qui concerne le Territoire, cela représente pas moins de 240 000 heures d’insertion à effectuer.

 

Pôle Emploi, les missions locales, les services municipaux et les associations d’insertion sur l’ensemble des 16 communes de Grand Paris Sud Est Avenir ont d’ores et déjà été sensibilisés aux enjeux et opportunités qu’offre cette convention pour l’accès à l’emploi des personnes qu’ils accompagnent. D’ailleurs, alors que la démarche n’en est qu’à ses débuts, plus d’une vingtaine de demandeurs d’emploi ont déjà pu être positionnés sur les chantiers, parfois de façon ponctuelle pour commencer, mais aussi à travers des recrutements en CDD ou en contrat de professionnalisation.

 

Promouvoir les PME/TPE locales

 

"Je souhaite qu’avec le concours de chacun des partenaires, les objectifs d’insertion fixés par la convention puissent être atteints et même dépassés", a ajouté le maire de Créteil. Il a également souhaité que les chantiers soient largement ouverts aux entreprises locales. C’est d’ailleurs l’objet d’une autre clause dans les marchés passés par la SGP, "ce qui constitue une belle opportunité de promouvoir les PME et TPE locales". Il est vrai que la diversité des métiers et activités liés aux chantiers du Grand Paris Express peut, en effet, permettre à des PME/TPE de se positionner comme sous-traitants, prestataires ou fournisseurs du groupement d’entreprises. 

 

Signature de la convention par Laurent Cathala, président de GPSEA et maire de Créteil, Philippe Yvin, président du directoire de la Société du Grand Paris, Laurent Prévost, préfet du Val-de-Marne, et Pierre Bell-Lloch, vice-président du Conseil départemental.