Santé : un IRM superpuissant pour Mondor
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Le TEP/IRM de Mondor, un des plus puissants de France.

 

L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a investi 3,5 millions d’euros pour équiper l’hôpital Henri Mondor d’un appareil quasi unique en France. Une haute technologie au service d’un meilleur confort et d’une prise en charge accélérée pour les patients.

 

Améliorer la prise en charge des patients atteints de ­cancer : voilà tout l’enjeu du nouvel équipement radiographique, venu rejoindre les services de l’hôpital Henri Mondor (AP-HP). Mise en service très ­récemment, cette machine superpuissante a déjà bénéficié à plus de 200 patients. Pour l’acquisition de cet équipement de pointe, l’AP-HP a déboursé pas moins de 3,5 millions d’euros.

 

L’Assistance publique a été soutenue par l’Ars (Agence régionale de santé), le Cancéropôle Île-de-France et le Fonds de dotation d’Henri ­Mondor. Selon l’AP-HP, cet équipement, avec TEP (tomographie par émission de positons) et IRM (imagerie par résonance magnétique) intégrées, constitue “la 4e machine d’imagerie hybride en ­France et la 2e à être installée dans un des hôpitaux de l’AP-HP”, après la Pitié-­Salpêtrière à Paris en 2015. Mais ce modèle est “le premier en France spécifiquement dédié à la recherche en soins courants et à l’optimisation du parcours de soins en oncologie”.

 

Une meilleure réponse thérapeutique

 

Concrètement, le principe de l’imagerie “one-shot” TEP/IRM a pour objectif d’améliorer et de personnaliser la prise en charge des patients. Comment ? Grâce à un meilleur diagnostic des cancers, une meilleure orientation des traitements et une meilleure évaluation de la réponse thérapeutique.

 

En effet, certains patients ­atteints de cancer ont à la fois ­besoin d’une imagerie par résonance magnétique (pour l’étude du micro­environnement tissu­laire dans lequel les tumeurs se développent) et d’une tomographie par émission de positons (pour l’étude du métabolisme des tumeurs et de leur agressivité). Cette technologie de pointe permet également de relever des ­défis techniques, comme celui de s’affranchir des interférences entre les matériels. Résultat : la machine assure aux patients un confort accru et une plus grande rapidité de prise en charge.

 

Parmi les principaux cancers concernés par l’installation de ce nouvel appareil : les cancers ­digestifs, les cancers de la prostate et du sein, ainsi que les lymphomes. Soit la grande majorité des cancers pris en charge par les Hôpitaux universitaires Henri Mondor.