Archives 2008
Exposition
Peinture
GABE KIRCHHEIMER
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La galerie d’art de Créteil est heureuse de
présenter en partenariat avec heartgalerie, l’exposition
BURNINGMAN du nom du festival éponyme
dans le désert du Nevada (USA) ; à travers
l’œil de son photographe attitré Gabe
KIRCHHEIMER US. Cette exposition sera l’occasion
de découvrir les dernières photographies d’un
des rassemblements les plus puissants du postmodernisme.
Conçue non pas comme un ensemble de pièces
documentaires, cette exposition donne à voir, l’avant-gardisme
de cet évènement artistique et culturel. |
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L’événement
annuel du Burning Man dans le Black Rock désert du Nevada
est peut être l’un des événements artistiques
actuels des plus surréalistes.
Crée en 1986 par un petit rassemblement d’éberlués
sur la Baker Beach à San Francisco, il rassemble
aujourd’hui plus de 40 000 artistes et participants
appelés « burners » qui convergent chaque dernier
week end d’août vers le Black Rock Desert, dans le
but de créer un large camp temporaire appelé Black
Rock City ; une formation circulaire précise,
qui vue du ciel, apparaît comme la configuration d’une
civilisation « futuristique »
L’événement qui dure une semaine et dont le
principe guidé part le «Leave no trace»
assure remarquablement que le vaste site, un ancien lac desséché,
le lac Lahontan, retourne à sa condition première
et originelle lorsque les derniers participants quittent le site.
Jean-Marc Chevallier présente
une nouvelle exposition « MOT-BULLE INFLUX
et FLUXION » conçue pour l’espace
de la galerie d’art. Entre néons et peintures
l’auteur réunit « influx
et fluxion » dans une relation de contiguïté
qui produit des effets de réseaux lumineux.
Les « mots-bulles » circulent continuellement
pour former la chaîne d’un langage. Le « mot-bulle »
s’exprime ici en valeurs qui interviennent dans
une écriture, non pas pour être lue ni pour
son sens propre mais simplement pour apporter la composition
sans laquelle l’œuvre resterait statique.
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La bulle ne se soucie
pas de la question de la nature du langage, elle évolue
comme un sujet mouvant irrémédiablement divisé,
exclue de la chaîne du sens alors qu’elle y fait appel.
La contradiction provoque un léger frottement entretenu
par le passage de la forme linguistique à la forme
picturale.
« Je
prends la toile à bras le corps, le format choisi
l’autorise. Dans un geste impérieux et sans
aucune retenue, l’écriture puissante s’impose.
Evocatrice de paysage, elle me happe. Elle fonctionne comme
les fragments nostalgiques d’une nature luxuriante
et absente à la fois.
C’est pour la retrouver que je peins ses harmonies
et ses dissonances, cette dualité permanente et fondatrice
que je tente de réconcilier sur la toile. » |
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Coffret
double(s)-je(ux)
Le caractère du coffret est d’être fermé,
c’est un secret de la vie ou de l’esprit, c’est
un espace à soi seul réservé. Par là,
le coffret représente le moi intime et mon espace
théâtral fictif où je joue un double
personnage : réel et fictif, le «Je»
est à la fois je et jeu. «Elle» est la
troisième personne ; c’est la partie de
ma vie qui crée un personnage de fiction, lequel
ensuite me quitte pour vivre sa propre histoire.
Ainsi, le «Je» renvoie à un
personnage qui n’est ni «Elle», ni «Mi-Hei HER».
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Les deux personnages
paraissent se séparer, à la fois fictifs et réels
dans l’image et le texte.
L’utilisation de la transparence est comme le miroir qui
représente le reflet de mon environnement et le reflet
des spectateurs, et semble un espace-théâtre. Le
reflet de l’environnement est à la fois acteur et
créateur, et simultanément devient acteur d'une scène
qu'il produit lui-même, participant à un
mouvement de théâtralisation du réel.
Entre le vrai et le faux, le dit et le non-dit, le montré
et le caché, le lecteur qui peut être aussi spectateur
est happé dans un gouffre attirant mais dont les limites
restent indiscernables. Séduit par cette mise en scène
du «moi», il est pris entre les feux du réel
et les feux de l’illusion.
Exposition Sculpture
TIA
CALLI BORLASE
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« Un bon nombre des sculptures a été
réalisé dans des chambres d’hôtel,
à Siem Reap au Cambodge. … C’est
la visite d’un lieu qui suscitait les idées
et les formes.
Les explorations successives des temples du site d’Angkor
sont aussi à l’origine des différentes
variations plastiques… Mes sculptures, que j’appellerai
« sculptures membranes », sont réalisées
comme des dessins esquissés, avec des lignes de construction,
des points d’ancrage dans l’espace. |
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Les recherches anatomiques
de Léonard de Vinci ont notamment guidé la réalisation
de la sculpture équestre que je présente pour
cette nouvelle exposition».
Quant aux photographies faites en Bretagne, elles s’inspirent
des œuvres de Gaspar David Friedrich.. Les séries
faites en Asie, dont le noir de l’ombre domine, évoquent
plutôt les œuvres du Caravage et les peintures de
clair-obscur.Si pour le support ou pour les matériaux,
il s’agit bien de photographies et de sculptures, néanmoins,
celles-ci sont à la limite de ces catégories :
les photographies sont conçues comme des peintures et les
sculptures comme des dessins ».
En 1998,
4 MJC, la Galerie d’art et l’Union Locale s’associaient
pour organiser ensemble un évènement regroupant
les ateliers de pratique des arts plastiques de Créteil.
Cela semblait un « pari audacieux ». 10 ans
plus tard …. Cette manifestation rassemble toujours
les mêmes passionnés, agrandie de ceux qui
ont souhaité la rejoindre : l’Hôpital
Chennevier, l’Université Paris 12, l’Université
Inter Ages et le dernier d’entre eux le Centre Culturel
Madeleine Rebérioux. |
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Nous sommes particulièrement
heureux d’avoir su, tous ensemble, poursuivre cette manifestation
artistique et défendre pour le temps d’une exposition,
le travail des pratiques amateurs …. ceux qui ont choisi
d’apprendre à regarder et de donner à voir.
Cette année pour fêter ensemble ce 10ème
anniversaire, nous vous invitons dans les 10 lieux où
se tiendront les expositions pour découvrir les travaux
réalisés sur le thème de «l’ombre
et la lumière».
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