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Archives 1999 >>
BAALA SAMBA
>> Portes ouvertes aux
ateliers d'Arts Plastiques de la Ville
>> DJALALI "M. SAHAR"
>>FRANCOIS RETALI
>>BERNARD MORLON
>> RENEE
BOSSAERT & IMRE KUN
>>
JEAN-LEONARD STOSKOPF & PHILIPPE GUESDON
>> MICHEL CAVANNA
BAALA
SAMBA
Exposition du 5 juin au 4 juillet 1999
Quest-ce qui vous
a amené à proposer une exposition à la Galerie dArt
?
La configuration de ce lieu me permet de mettre en forme
une nouvelle recherche.
De quoi sagit-il ?
Mon parcours autour de limage ma conduit
à reconsidérer linstant, cest pourquoi je présente
une projection de diapositives redimensionnées, ce qui marque
une nouvelle séquence dans ma recherche plastique.
Vous présentez aussi des toiles, quels matériaux
utilisez-vous ?
De la toile de jute, du tissu, des pigments, mais aussi
des composants électroniques et même du sable...
Quel lien entre tous ces éléments ?
De la colle !
Mais plus sérieusement ?
Les accessoires, plutôt que les matériaux, me servent
à jouer de lambiguïté entre laléa de la palette
graphique et laléa cybernétique. La technologie transfigure
lhomme moderne, je mefforce dutiliser
les restes de cette technologie au profit dune nouvelle
palette.
Vous êtes originaire de la Guadeloupe, votre peinture
retrace-t-elle cette identité ?
En effet, linspiration caraïbe est essentielle
dans le travail que je présente mais, à travers cette exposition,
je me suis attaché à explorer les rapports entre la technologie
et la civilisation.
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Photo :
Christian Géber "Pixel Phot"

Photo :
Christian Géber "Pixel Phot"
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LES PORTES OUVERTES
AUX ATELIERS D'ARTS PLASTIQUES DE LA VILLE
Exposition du 7 au 30 mai 1999
| Les ateliers darts
plastiques des MJC En
avril, les ateliers d'art plastique des M.J.C nous offraient
un parcours dexpositions dessins, peintures et
sculptures au cours duquel le public a pu découvrir
de nouveaux travaux et apprécier la qualité dinvestissement
créatif développé dans chacun de ces lieux.
La dispersion géographique
imposée à cet événement par les différents lieux dimplantation
des structures a permis aux visiteurs dévoluer dans
des univers détudes variés, rigoureux et
sensibles.
Lil, confronté
à la diversité des expressions et des techniques, cherchait
insensiblement à définir un détail comme pour reconnaître
lesprit du travail exposé.Du 7 au 30 mai, la Galerie
dArt vous invitait à poser un regard sur quelques uvres
issues des ateliers autour d'un accrochage collectif, soucieux
de présenter l'esprit de recherche, qui présidait à lensemble
de la manifestation.
Galerie dArt :
10, avenue François-Mitterrand
Tél. : 01.49.56.13.10. |
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DJALALI
"M.SAHAR"
Exposition du 20 mars au 18 avril 1999
Du 20 mars au 18 avril, la Galerie dArt exposait
les peintures et dessins de cet artiste, dont les
talents sont multiples. Né dans un village au cur
de lIran, il fait des études de théâtre à la
faculté des Beaux-Arts de Téhéran avant de sinstaller
en France, en 1978. Il approfondit alors létude
de la calligraphie et sinscrit en sociologie
à luniversité de Paris-X.
Parallèlement, il étudiait le chant persan (le sitar)
pendant sept ans et participe à lécriture de
revues et périodiques persans publiés en France...
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Photo : Christian Géber "Pixel
Phot" |
La poésie, la musique, le
théâtre, lart traditionnel persan lenluminure
et lornement lamènent naturellement
à trouver son propre langage pictural. Sa passion pour
la nature et ses éléments lui offre une traversée poétique
vers lart visuel. Son style nest pas sans
rappeler les écritures archaïques.
Djalali Sahar, au travers de son travail, crée un univers
de lintérieur, résurgences oniriques peuplées de
personnages venus de civilisations oubliées et défiant
le temps et la forme. Son écriture est vive, lyrique et
semble nappartenir quau mouvement lui-même.
FRANCOIS RETALI
Exposition du 13 février au 14 mars 1999
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François
Retali. Lumière Mémoire, cest le
titre de cette exposition, qui s'est déroulée du
13 février au 14 mars 1999, à la Galerie dArt.
Quels types de
matériaux choisissez-vous pour vos travaux ?
Jutilise principalement les matériaux
morts, enterrés, usés par le temps. Ce sont des
matières inertes et sans fonction
Les objets
que je récupère ne sont pas nobles, mais ils comportent,
en chacun deux, une histoire et une couleur
qui les font presque revenir à leur état originel.
Où trouvez-vous
ces "objets" ?
Les lieux de démolition restent des terrains
de recherche privilégiés, mais la campagne et, notamment,
la Corse doù je suis originaire, me procurent
des matières qui ont lentement mûri. Mais je dois
dire que je déplore que notre environnement hygiéniste
et policé noffre plus de lieux de récupération.
Quel est lapport
de la lumière dans vos compositions ?
La lumière me sert à associer mes matériaux.
Je crée des liens lumineux, cest une forme
de réanimation artificielle ! Je combine des éléments
solides, rugueux, palpables avec la lumière du gaz
néon qui, par définition, est impalpable.
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Photo :
Christian Géber "Pixel Phot" |
Cherchez-vous des formes particulières
?
Non. Cest vraiment lassociation et la
vie des matériaux qui mintéressent. En revanche, je
tiens à reconstituer léquilibre de la forme. La lumière
que jévoquais maide à organiser la composition
des uvres.
Quelle est votre couleur
préférée?
Le bleu bleu cristal comme la matière du
tube néon reste ma couleur dominante. Il offre
la meilleure association avec la couleur sourde des matériaux
usés.
BERNARD
MORLON
Exposition du 9 janvier 1999 au 7 février 1999
Bernard
Morlon.
Cet artiste-peintre
était à lhonneur à la Galerie dArt de
Créteil. Une exposition proposée en partenariat
avec Dynacom, association des élèves inscrits en
BTS Action commerciale du lycée Saint-Exupéry.
Doù vient
ce souci du détail et cet intérêt pour les
papillons ?
Mon premier métier était peintre en lettres,
cela exige précision et rigueur. Aujourdhui,
je suis dans une phase de maturité qui me pousse
à reproduire ces insectes le plus strictement pour
les maîtriser. Quy-a-t-il de plus beau quun
papillon ?
Pourquoi ces mises en abyme ?
Grâce à la sculpture, je me suis rendu compte
que je pouvais donner du volume à une matière plane.
Ces profondeurs mont permis de rendre mes
toiles plus vivantes.
Vous êtes également
décorateur de théâtre ?
En effet, jai réalisé pour Jacques Noèl, le
décor du Christ pour LIdiot de Dostoïevski,
actuellement à laffiche au Théâtre 14 Jean-Marie-Serreau
à Paris. Néanmoins, je préférerais me consacrer
entièrement à ma peinture. |

Photo :
Christian Géber "Pixel Phot"

Photo :
Christian Géber "Pixel Phot"
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SCULPTURE
Renée BOSSAERT &
Imre KUN
Exposition du 11 septembre au 10 octobre 1999
PPhoto
:
Christian Géber
"Pixel Phot" |
Renée
BOSSAERT
En trente ans de pratique
de la sulpture, j'ai exploité cinq thèmes, leur trait
d'union, étant le mouvement
:- Le manège : personnages baroques en mouvement
- La perspective et le double : architectures construites
en perspectives, en deux exemplaires, dont une se
modifiant avec le temps grâce à une fermentation.
- Waterlilly ou défense : fleurs de terre cuite posées
dans un bassin d'où coulait un filet d'eau.
- Les ailes introduisant l'idée d'élévation, de mouvement
vers le haut, de légèreté et d'envoi.
- Les porteurs d'eau : eau de source de vie, substance
sacrée, amenant l'idée de circulation et d'effort.
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Photo :
Christian Géber
"Pixel Phot" |
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| Imre
KUN
L'idée directrice
de mes sculptures est la tension, la pureté, la lumière et
la transparence.
L'utilisation
de l'altuglas et du cristal me permet de saisir la force invisible
de la lumière, de la capter et de la renvoyer sous forme de
spectre. Selon l'intensité de la lumière, le spectre lumineux
apparaît dans la matière puis se projette dans l'espace, créant
ainsi un faisceau lumineux semblable à un arc en ciel.
Ma fonderie me permet d'allier transparence et fonte en bronze,
associant le lourd et le léger, le liquide et le solide, le
tellurique et l'aérien.
Mon expérience me permet de
réaliser de petites sculptures, logos, trophées, de jouer
sur des échelles très différentes, du miniature au monumental.
Telle la réalisation d'une sculpture de 18 mètres de longueur
suspendue dans l'espace et enfin la réalisation de plusieurs
grands bas-reliefs en bronze (jusqu'à 14 mètres de hauteur
et pesant environ 4 tonnes), telle la porte du ministère des
Finances avec Jeaoclos (7 mètres sur 7)
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" LECRITURE
COMME DIFFERENCE "
Jean-Léonard STOSKOPF & Philippe GUESDON
Exposition
du 16 Octobre au 14 Novembre
Ce titre qui paraît dépasser le
domaine des arts plastiques nous a pourtant permis de réunir
J.L Stoskopf et P.Guesdon dans un même lieu.
Le sculpteur et le peintre apparemment si différents nous
font chacun à leur manière visiter un parcours de sèves
et de bois ,de veines et dempreintes, qui donnent
corps à une uvre dont le sujet promettait dêtre
abstrait voire absent .
Iroko, Okoumé et les autres côtoient papiers plissés ou
lins tressés ,ils sérigent en totem, se font " effigies "
comme pour accéder aux paroles qui manquent à leur nature.
A partir de bois équarris parvenus au seuil de lutilitaire,
JL Stoskopf reconstitue léquilibre, la rondeur des
peaux scarifiées, témoignant de lappartenance à une
lignée.
Avec du tissu trempé, enduit, froissé, additionné de couleurs
et de poudres de métaux , le peintre compose une nouvelle
alchimie.
P.Guedon nous guide sur les traces gravées dans les bois
de Dürer , et il enveloppe lallégorie de nouveaux
" tissages ". J.L Stoskopf organise
les signes ,inscrit sa ponctuation, sinspire des nervures
du matériaux, ensemble ils nous invitent à lire les caractères
dune écriture différente.
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Photo :
Christian Géber "Pixel Phot" |
Photo :
Christian Géber "Pixel Phot" |
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Michèle
CAVANNA
Exposition du 20 novembre au 18 décembre
Michèle Cavanna veille
à entretenir lambiguïté entre photographie et peinture,
soucieuse de nêtre jamais reconnue dans lune ou
lautre des disciplines, elle installe un art de laboratoire
fait de cibachromes et de pinceaux pour mieux organiser la
désarticulation de lespace et du temps.
Les figures qui surgissent de ses travaux nous paraissent
se maintenir par des moyens provisoires et extérieurs, lespace
mis en scène est fait déléments à la fois liquides et
aériens.
Ce nest quà un état second, plus définitif, quapparaît
larchitecture et laménagement intérieur, permettant
au tableau de trouver le rapport de position que comporte
luvre achevée.
Lintervalle est disposé dans la composition de telle
manière que la forme tient son équilibre même si elle doit
recourir pour cela au triptyque qui fonctionne comme un ordre
ou lartiste est bien le sujet du tableau, sa substance
et son maître, son serviteur et son thème.
Pour Michèle Cavanna le tableau est lui aussi le sujet de
lartiste, elle nous en propose lexposition à travers
une uvre qui se déploie et souvre en se représentant.
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