Les Assises de la ville 2013
Affiche des assisse 2013

Le « Vivre Ensemble » : un accès à la ville pour tous

C’est sur le thème du “vivre ensemble” que les Assises de la Ville 2013 se sont déroulées le 13 avril dernier au Palais des sports.

 

Point d’orgue de cette 8e édition, la restitution du long et sérieux travail de concertation mené par les habitants pendant plusieurs mois autour de cette thématique. Résultat : des propositions et des pistes d’action, en tout, une dizaine de “chantiers”, selon l’expression retenue, à ouvrir, à approfondir et à prolonger.

 

Photo d'une habitante prenant la parole Ces réflexions ont nourri les débats tout au long de cette journée qui a été ponctuée par de nombreuses interventions du public lors des tables rondes et par celles des acteurs et invités venus présenter leurs témoignages, partager leurs expériences et leurs travaux. Afin de rendre compte au plus près des différentes contributions à ces Assises, les différentes parties qui suivent sur cette page reprennent :

 

 

Vous pouvez retrouver l'intégralité de cette page  dans votre magazine Vivre Ensemble n°332.

 Vous pouvez également consulter la préparation des Assises.

 

 

Le travail de concertation

 

Par Chantal Chevalier

 

Photo représentant une vue générale des Assises de la ville “C’est une grande responsabilité de restituer une synthèse du travail préparatoire qui a été conduit durant six ateliers, par environ 70 personnes. C’est aussi un peu compliqué. Lorsqu’on nous a proposé des images en soutien de nos propos, nous avons trouvé que c’était une bonne idée et que cela représentait bien la méthode de travail : précise, construite, ouverte et ludique. Lorsque nous avons abordé le dernier atelier, nous avons éprouvé quelques craintes : n’avions-nous pas déjà tout dit dans les séances précédentes ?

 

Quand nous avons découvert que nous devions proposer des pistes d’action, sur des thèmes que nous avions nous-mêmes construits, nous avons eu quelques appréhensions. Mais il faut savoir que, durant tout le travail de concertation, nous avons disposé d’une “baguette magique”, idée à invoquer chaque fois que nous étions tentés de nous censurer ou de brider nos idées. On l’a peu utilisée, au final, mais elle nous a bien aidés. Elle nous a permis de ne pas oublier qu’en tant qu’habitants, nous devions être créatifs, être une force de proposition, que nous étions aussi des acteurs et des partenaires. Nous avons donc réfléchi à des chantiers possibles et nous espérons que nos propositions seront reprises.

 

Si elles le sont, nous aimerions être associés et avoir des informations régulières pour suivre la réalisation de nos chantiers.”

 

Les dix chantiers proposés

1 - Des espaces pour tous

Par Claude Demerson-Acard

 

“Nous disposons, à Créteil de nombreux espaces communs, entretenus et diversifiés. Base de loisirs, espaces verts dans les quartiers, placettes, etc. Ils sont des lieux essentiels du vivre ensemble. Pourtant, un constat s’impose : ces lieux ne sont pas toujours respectés. L’espace public peut devenir l’espace de tout le monde ; donc de personne. Parfois, certains espaces peuvent engendrer un sentiment d’insécurité, d’où une désaffection de certains et une appropriation par d’autres, pour des usages qui peuvent causer des nuisances ou exclure d’autres usagers possibles.

 

Le premier chantier proposé consiste à se remobiliser pour ces espaces : les rénover, mais surtout inviter les différents utilisateurs à échanger leurs avis sur les utilisations de ces lieux, différentes selon les saisons. Les comités de quartier pourraient être de meilleurs médiateurs de l’usage. Mieux investis dans les choix d’aménagement, ils pourraient assurer une veille sur ces lieux et mieux signaler les difficultés et besoins. Prendre aussi l’initiative d’opérations d’entretien collectives, en partenariat avec les services municipaux.

 

Les MJC, centres sociaux, MPT et les services Éducation et Jeunesse sont également des acteurs essentiels, par exemple pour proposer aux plus jeunes de nouveaux usages (expositions de graffs et de tags, ou autres, réalisées sur toiles, déplaçables d’un quartier à l’autre) ou pour leur réapprendre à partager l’espace (jouer au ballon en respectant les autres utilisateurs, redécouvrir d’autres jeux…).”

 

Photo d'une prise de parole durant les Assises de la Ville 2013

2 - Améliorer le confort et le cadre de vie

Par Jean-Marc Alric

 

“Notre ville a grandi, s’est développée. Des efforts ont été faits pour faciliter les déplacements : un maillage de transports en commun particulièrement pratique (la ligne 8 du métro, le 393, la future gare de l’Échat du projet du Grand Paris), Autolib’, Cristolib, des pistes cyclables… Pourtant lors des ateliers, les échanges ont montré que, si chacun connaît plutôt bien son quartier, les liaisons entre quartiers sont plus difficiles, pour les piétons, pour les enfants, pour les personnes à mobilité réduite, par exemple. Parfois, le piéton ne se sent pas bienvenu, alors que notre ville devrait lui être ouverte. Pas seulement pour des questions d’environnement, mais aussi parce que ces déplacements participent du vivre ensemble. Le deuxième chantier propose donc deux axes pour rendre les déplacements plus faciles :

 

  • mieux équiper les parcours piétonniers : une signalétique qui donne les distances et les temps d’un point à l’autre ; des bancs ou mobiliers “de repos” plus fréquents pour permettre une halte, des éclairages revus, plus lumineux et plus proches du piéton, pour un sentiment de sécurité ;
  • favoriser la connaissance des déplacements “piétons” : par des promenades urbaines, organisées par les habitants, pour les habitants.

 

Pour ce chantier, on a aussi utilisé la fameuse baguette magique : pourquoi pas des lieux de convivialité éphémères ou temporaires : thés dansants, bar à musique itinérant… ? Soyons créatifs !”

 

3 - Favoriser la connaissance des autres

Par Claude Demerson-Acard

 

Photo du public pendant les Assises de la Ville 2013 “Les lieux de rencontres, les occasions d’échanges sont multiples. Mais sont-ils vraiment ouverts à tous ? Dans les quartiers, les populations sont largement mixées. Mais que vivent-elles ensemble ? Les associations sont nombreuses et actives. Mais se renouvellent-elles assez ? Quelle place pour les plus jeunes, les plus vieux, les nouveaux dans nos groupes organisés : comités de quartier, associations, immeubles… ?

 

Le troisième chantier propose de rechercher les moyens de renouveler les habitudes d’échanges et de mettre du “plus” partout : plus d’intergénérationnel, plus d’insertion, plus de mobilisation, plus d’innovation, plus d’ouverture. Il faut peut-être repartir de choses simples, marquant la convivialité et la solidarité pour faciliter et améliorer les relations de voisinage, et motiver de nouveaux acteurs. Pourquoi pas des petites manifestations autour de thèmes qui peuvent concerner tout le monde, quelle que soit la saison : le jeu, la soupe, le pain…”

 

4 - Des droits et des devoirs pour chaque occupant

Par Alain Tempel

 

“Associer logement et vivre ensemble a forcément conduit, dans un premier temps, à l’énumération de tout ce qui pose difficulté dans les relations entre voisins, entre bailleurs et locataires, entre affirmation des besoins individuels et respect des règles collectives. Le quatrième chantier est centré sur l’importance de réguler les rapports de voisinage et de renforcer la médiation. Le groupe, en effet, a constaté que, souvent, les mots manquent ou ont été perdus de vue, quand il s’agit d’affirmer les droits et devoirs de chacun. Les règles sont inscrites dans des documents qu’on ne lit qu’à l’entrée dans les lieux, quand on les lit – le bail, le règlement de copropriété… – et qu’on oublie.

 

Le manque de respect du cadre de vie commun, mais aussi d’entretien de son propre lieu de vie, est souvent cause de tensions entre voisins. Réécrire collectivement une charte qui réaffirme – et réactualise – la notion d’occupation “en bon père de famille”, comme c’est encore mentionné dans certains baux, est apparu comme nécessaire. Plusieurs acteurs peuvent être moteurs de cette action : bailleur, association de locataires, comité de quartier, etc. De même, le besoin de médiation a été exprimé : dans les immeubles collectifs, les gardiens assurent parfois ce lien, même s’ils sont souvent plus mobilisés par des tâches de gestion ou de logistique. C’est plus compliqué pour les habitats individuels. Le groupe a souhaité qu’une réflexion soit conduite par la Ville et les bailleurs partenaires pour développer cette fonction indispensable pour maintenir le bien vivre ensemble.”

 

5 - Valoriser les métiers du service public

Par Claude Demerson-Acard

 

“Notre vivre ensemble mobilise, chaque jour, des «super héros» que, trop souvent, nous ne voyons pas… ces représentants de services publics de proximité, indispensables : Police, Propreté, Petite Enfance, Parcs et Jardins, par exemple. Il est facile de reprocher ses temps de pause au cantonnier, plus difficile d’appréhender son travail quotidien. Respecter l’activité du jardinier est plus évident dès lors qu’on connaît la technicité qu’elle demande et l’ingratitude de la tâche face à la météo, sans oublier l’usage qui est fait des pelouses ou parterres…

 

Le cinquième chantier propose de mettre à l’honneur ces métiers : campagne d’affichage ? Forum d’information ? Feuilleton dans le journal municipal ? Portes ouvertes dans les ateliers ? Séances de travail en commun avec les habitants, pour fleurir un parterre, nettoyer un quartier à fond ? Les pistes sont nombreuses. Quelques initiatives ont déjà été conduites : opérations de propreté des comités de quartier et associations, soutien des jardiniers pour des activités en milieu scolaire ou dans les équipements. Il s’agit de les réactiver ou les développer et d’en trouver d’autres.”

 

6 - Faire connaissance avec le monde du travail

Par Alain Tempel

 

Photo du public pendant les Assises de la Ville 2013 “L’emploi est fondamental pour la structuration et l’émancipation de la personne, et pour son insertion. Ce thème a été cité parmi les premiers points à soumettre au débat dans les retours au questionnaire. Nous connaissons tous, au moins, un proche en situation de détresse face à l’emploi.

 

C’est la situation des plus jeunes qui a interpellé le groupe et l’a motivé à proposer un sixième chantier, pour eux. L’idée d’un forum des métiers et de l’emploi a germé.

 

Pour aider les jeunes dans leurs réflexions et leurs choix de métier, filière, orientation ; pour les guider dans leurs recherches ; pour les faire rencontrer des professionnels en activité, de tous âges et de tous niveaux ; pour faire découvrir des secteurs d’activités locaux et les valoriser ; pour mobiliser les partenaires à l’occasion d’une action nouvelle. Autres idées : mieux travailler avec les écoles, collèges et lycées pour faciliter les orientations, organiser des parrainages, des échanges de savoir-faire, favoriser l’accueil en stage.”

 

7 - Favoriser la santé

Par Jean-Marc Alric

 

“Trois hôpitaux, des PMI, des associations, un Sami, un réseau Ville-Hôpital et d’autres structures de prévention et de soins : Créteil est une ville particulièrement bien dotée pour la santé de ses habitants. Pourtant, des personnes restent exclues de ces dispositifs. Manque de pédagogie des documents, solitude, isolement rendent l’accès à l’information parfois difficile. Pour aider, un septième chantier est suggéré : il ne s’agit pas de créer une énième structure, mais de réactiver celles qui existent en les faisant mieux connaître et partager :

 

  • créer un guide reprenant les informations utiles sur les structures, mais aussi sur les bonnes conduites pour préserver l’existant (par exemple, ne pas encombrer les urgences) et rappeler les bons réflexes à avoir (des formations aux premiers secours) ; un guide diffusé largement, par exemple, en annexe du journal Créteil Vivre Ensemble, mais aussi disponible dans les équipements, chez les commerçants et remis systématiquement aux nouveaux arrivants ;
  • utiliser les structures et partenaires en place pour mobiliser les citoyens et en faire des informateurs de santé, à toutes les étapes et lieux de vie : élèves, parents d’élèves, professeurs, jeunes conseillers municipaux, membres des comités de quartier, gardiens d’immeubles, professionnels de santé sont autant d’acteurs du vivre ensemble mobilisables pour devenir des médiateurs entre nos concitoyens et leur santé en proposant, par leur intermédiaire, une information adaptée.”

 

8 - Apprendre à gérer la masse d’infos

Par Claude Demerson-Acard

 

Photo d'une prise de parole durant les Assises de la Ville 2013 “Les participants, lors des groupes de travail, ont souvent découvert ou redécouvert les richesses de Créteil grâce aux échanges qu’ils ont eus : manifestations méconnues, lieux-ressources ignorés, activités perdues de vue.

 

Tous ont fait le constat de la difficulté à maîtriser l’information livrée en continu. Le web, les nouvelles technologies de l’information et de la communication rendent tout – ou presque – visible, en un clic… pour qui a accès et maîtrise l’outil informatique, et sait sérier et prioriser les informations. Il est donc venu à l’évidence que donner les clés pour gérer la masse d’informations est un chantier en soi : le huitième.

 

Nous avons exploré plusieurs pistes. Certaines plus habituelles dans ce domaine : créer un blog participatif, une newsletter qui reprendrait périodiquement les principales manifestions et informations à connaître, créer un compte Twitter pour certaines occasions, par exemple, pour les activités culturelles ou un retour sur ce qui est proposé… ; d’autres, plus centrées sur l’initiation aux outils et à leur usage, sur le décodage des informations et leur tri :

 

  • côté outils : proposer des séances de formation adaptées aux niveaux et besoins. Intergénérationnelles, pourquoi pas ? Faciliter l’accès à des espaces numériques et à des bornes d’accès ;
  • côté «décodage de l’information» : des conférences en ligne ? Des ateliers de réflexion pour réhumaniser l’utilisation des nouvelles technologies par des échanges de pratiques.

 

Car le challenge est bien là. La difficulté à savoir ce qui se passe, à disposer d’informations fiables en temps et lieux utiles a été soulevée dans chaque groupe ou presque.”

 

9 - La laïcité comme facilitateur du vivre ensemble

Par Alain Tempel

 

“«La laïcité est un socle commun qui permet de vivre ensemble.» Lorsque nous avons abordé ce thème, c’est la première phrase que nous avons rédigée… et il nous a semblé qu’elle contenait tout ! Nous avons, sans difficulté, pu citer les atouts de notre ville : des lieux d’expression des religions, une tradition républicaine marquée, des temps et espaces d’échanges intercommunautaires…

 

C’est en creusant les «freins» que la question est venue : qu’est-ce qui motive que la laïcité soit inscrite au débat par ceux qui ont répondu au questionnaire ? Les premières idées ont tourné autour de la nécessité de mieux se connaître pour se comprendre et vivre ensemble. Assez vite, nous nous sommes aperçus que nous étions dans l’autocensure : si on parle de laïcité, est-ce pour ne pas parler d’intolérance, de comportements quotidiens qui peuvent déranger, de prosélytisme ?

 

Photo du public durant les Assises de la Ville 2013 Le groupe a donc évolué dans son approche en se repenchant sur le socle de la laïcité : le pacte républicain. Quel chantier particulier se donner pour revaloriser ce pacte ? Malgré la baguette magique, pas d’idée lumineuse d’action, hélas. Mais la volonté de rappeler les principes : connaissance et vigilance comme meilleurs soutiens de la laïcité. Connaissance et respect de l’autre, de ses convictions et de son mode de vie, pour ne pas en avoir peur. Vigilance pour que chacun s’inscrive dans le respect des valeurs communes et les nourrisse de ses compétences et différences.

 

Le groupe souhaite donc que l’effort de formation auprès des plus jeunes soit maintenu : les jeunes conseillers municipaux doivent être des ambassadeurs des valeurs du pacte républicain. Pour les plus âgés, le rôle des structures associatives (notamment le secteur sportif) est aussi central dans la transmission de la valeur «laïcité» : ne l’oublions pas lors des événements, mais aussi dans les messages quotidiens !”

 

10 - Valoriser l’engagement des citoyens

Par Jeannine Daniel

 

“Durant nos travaux, il nous a été demandé de préciser la notion de citoyenneté en l’associant avec d’autres valeurs du vivre ensemble. Le premier groupe a choisi de lier la citoyenneté avec «respect-fraternité/pacte républicain et participation/concertation». Le deuxième groupe avec «dialogue/échange-laïcité-vie associative et intergénérationnelle». De ces croisements est sortie l’idée forte de la nécessité de «valoriser l’engagement citoyen et de favoriser l’écoute des habitants par la Ville». Il ne s’agit pas d’un constat de manque de structures ou d’occasions de concertation. Notre ville s’est construite avec elles. Mais plutôt celui de l’importance de les faire évoluer et les amplifier pour ne pas risquer de perdre la longueur d’avance que nous avons par rapport à d’autres villes.

 

Mobiliser, motiver, susciter des engagements nouveaux, réinventer les formats de la participation, mieux mutualiser les moyens, voilà le dernier chantier qui est proposé. Manque de temps, manque d’envie, peur de ne pas être entendu, de ne pas avoir sa place dans les différents lieux de concertation, besoin de résultats immédiats, autant de freins aux engagements. Résultat : un essoufflement de ceux qui participent depuis longtemps, l’impression parfois de ne pas avancer, de rester dans un «entre soi» qui appauvrit les débats.”

 

Comment ont fonctionné les ateliers de concertation

La Ville de Créteil a souhaité associer les habitants à l’élaboration des Assises de la Ville. Ainsi, une série de trois ateliers préparatoires a été assurée sous la responsabilité de la direction de la Démocratie locale. Ce sont plus de 70 personnes volontaires (membres des comités de quartier, responsables d’associations et habitants désireux de participer à la réflexion) qui se sont retrouvés sur ce cycle de réunions. Ces ateliers ont été animés par deux jeunes “designers de services”, qui ont proposé des méthodes dynamiques pour faire émerger les idées et l’expression de celles-ci.

Le premier atelier s’est tenu les samedi 2 et jeudi 7 février. La réflexion a porté sur les premiers résultats du questionnaire publié dans le numéro d’avril et sur le site Internet de la Ville sous la forme d’un “nuage” de mots représentant les valeurs du vivre ensemble à Créteil. Chaque mot a été classé soit sous l’axe “égalité”, soit sous l’axe “solidarité”.

Le deuxième atelier s’est déroulé les samedi 23 et mercredi 27 février. Il a permis de s’exprimer sur les 8 thèmes classés, lors de l’enquête, comme prioritaires au débat : sécurité, citoyenneté, emploi, respect, laïcité, santé, cadre de vie, logement. Chacun des thèmes a été associé à deux valeurs du vivre ensemble.

Le dernier atelier s’est déroulé les mercredi 20 et samedi 23 mars. Il s’agissait de travailler sur dix “chantiers” tirés des propositions des ateliers précédents. En illustration de chacun d’eux, une action phare a été envisagée.

 

Continuer à travailler ensemble

Par Jeannine Daniel

 

Photo d'une prise de parole lors des Assises de la Ville 2013 “Lors des ateliers, chacun a pu apprécier l’intérêt de travailler et réfléchir au sein d’un groupe constitué de publics différents : membres de comités de quartier, associations, habitants «candidats libres» sans oublier quelques personnes travaillant dans les services municipaux…

 

Cette diversité dans les groupes a apporté confrontation et échanges. Une richesse redécouverte. C’est cette même diversité que les participants souhaitent retrouver dans les instances de concertation.

 

Gardons le format classique de la réunion et de la rencontre, mais n’oublions pas d’utiliser de nouveaux médias : les réseaux sociaux, les blogs, Facebook, Twitter. Pensons à nos jeunes et guidons-les vers l’engagement en construisant des projets avec eux.

 

 

C’est aussi plus de coopération et de décloisonnement entre les divers acteurs qui sont souhaités : mutualisons les moyens, travaillons davantage ensemble sur des thématiques et sujets communs. Des associations présentes dans les comités de quartier, des comités de quartier conjuguant leurs forces avec celles des équipements pour des manifestations, des habitants, acteurs avertis du débat public… Renforçons et développons les citoyennetés.”

 

Les deux tables rondes

1 - L’égalité : construire le droit à la citoyenneté

Comment développer et renouveler les politiques publiques qui assurent une égalité de traitement et favorisent les solidarités de proximité ? Quelles nouvelles régulations pour maintenir un accès égal à la culture, à l’éducation, au cadre de vie, à la citoyenneté… ?

 

Cette table ronde a présenté beaucoup d’actions conduites sur le territoire, afin de permettre un accès à la citoyenneté. Comme l’a fait remarquer un des participants depuis la salle, la citoyenneté est “la capacité individuelle de s’approprier un territoire”. En revanche, le vivre ensemble est une construction collective, dans laquelle l’éducation joue un rôle essentiel, soutenue par les politiques publiques qui peuvent être mises en place. Cette réflexion a été confortée par l’idée que la citoyenneté est un combat au quotidien, y compris dans l’espace urbain, de sorte que l’on pourrait penser qu’elle est quelque chose que l’on transmet ou qui se transmet, voire qui se construit. Cette construction a été particulièrement illustrée par l’exemple de l’École de la 2e Chance. Il s’agit bien, dans ce cas-là, de reconstruire la citoyenneté à travers la resocialisation, de redonner confiance dans les institutions, de rendre une dignité aux jeunes par la construction d’un parcours individuel, de leur faire prendre conscience de leurs droits et devoirs.

 

Pour certains, l’obtention d’une carte d’identité est une étape importante. Elle n’est toutefois pas indispensable, car on peut exercer une citoyenneté pleine par ses seuls parcours et engagements. Pour la population plus âgée, c’est davantage une question de maintien que d’accès à la citoyenneté : permettre à nos aînés de continuer à être acteurs dans leur ville, de garder leur autonomie, mais aussi de bénéficier des solidarités. En matière de citoyenneté, Créteil fait d’ailleurs figure d’exception dans la région parisienne, compte tenu de son histoire, mais aussi de la constance de ses politiques en matière de diversité de logements. Avoir un toit permet plus aisément d’accéder à une véritable citoyenneté.

 

Dans le même esprit, l’accès aux droits permet à chacun de reprendre la main sur sa vie, d’être acteur de son quotidien. Le renforcement des actions existantes passe, certes, par des moyens financiers, mais encore et surtout par un engagement humain, sans lequel rien n’est possible. La concertation et la mutualisation permettent aussi l’émergence de nouveaux projets.

 

La citoyenneté est apparue comme une valeur qui se transmet, même si elle nécessite beaucoup de pédagogie et impose d’agir ensemble. Elle se cultive aussi à travers des actions concrètes menées auprès de publics de tout âge et de tout horizon. La citoyenneté implique respect et confiance. Cette notion de confiance a d’ailleurs sous-tendu le débat de la seconde table ronde sur la solidarité.

 

2 - Solidarité : exercer sa citoyenneté

Comment renforcer les démarches individuelles et collectives au service de la solidarité (associations, entreprises, comités de quartier…) ? Comment mieux inciter et valoriser les initiatives favorisant le plein exercice de la citoyenneté : emploi, logement, santé, sécurité, action sociale… ?

 

Les intervenants de cette table ronde ont tous témoigné de leur pratique de la solidarité au service de la citoyenneté. Cette solidarité recouvre différentes notions. L’échange a permis de dégager une trajectoire de l’engagement, depuis l’envie d’aider ses proches, son voisin, jusqu’à la construction d’un projet qui peut déboucher sur un parcours associatif au service de l’autre ; en d’autres termes, de l’étape première de bénéficiaire à celle d’acteur puis de transmetteur.

 

Pour N’Fanteh Minteh, l’implication a commencé à la ludothèque du Palais ; pour Aicha, le point de départ a été une rencontre avec quelques femmes du quartier. Elles ont pris le temps d’aller vers l’autre, de vaincre les préjugés, de se connaître et de développer une envie d’agir ensemble. Ces rencontres et cette confiance mutuelle ont permis d’appréhender les problématiques et les besoins du terrain, elles ont été un tremplin vers l’engagement. Pourrait-on alors parler de “citoyenneté inconsciente” ?

 

Dans les parcours de vie qui ont été présentés, la rencontre d’une personne engagée, bénévole ou professionnelle, est un des éléments indispensables au passage de bénéficiaire à acteur ou bénévole. Cet engagement peut se révéler nécessaire dans le renforcement des politiques publiques. Ainsi, le fonctionnement de l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) ne pourrait se faire sans l’aide précieuse des bénévoles qui sont trois fois plus nombreux que les salariés. Cette association prend en compte la valeur des gens, elle leur redonne confiance pour mener à bien un projet, les accompagnant dans sa réalisation, tout comme le bailleur est amené à revaloriser les savoir-faire des locataires. L’émergence de ces compétences permet de restaurer chez le citoyen une dignité et un sentiment d’appartenance à une collectivité. Il s’est agi, pour les intervenants, de mettre en valeur la parole des usagers.

 

L’engagement bénévole implique souvent des contraintes, notamment de disponibilité, au profit d’un épanouissement humain des uns et des autres.

 

Mme Barbaroux a parlé de “gagnant-gagnant”, notion qui a suscité l’adhésion de tous les participants de la table ronde. Il a été aussi évoqué “la capacité à se sentir exister” à travers l’engagement bénévole, synonyme de plaisir, d’envie et de partage.

 

Face à une déshumanisation des services publics, qui a été pointée lors des deux tables rondes, l’engagement solidaire remet du lien et de l’humain dans les quartiers et dans notre ville. Ainsi, la notion d’écoute semble indispensable pour que cette solidarité puisse se concrétiser au bénéfice des citoyens.

 

Tous ces témoignages convergent vers l’idée d’un “parcours” de la citoyenneté. Celle-ci ne semble pas être innée, mais se construire au fil du temps et, comme dirait N’Fanteh, “j’ai cultivé ma citoyenneté”.

 

La prochaine étape sera-t-elle de devenir, à son tour, un transmetteur, un passeur qui donnera l’envie à d’autres jeunes de s’engager ?

 

La conclusion de Laurent Cathala, député-maire

 

Photo de Laurent Cathala, Député Maire de Créteil
Laurent Cathala, député-maire de Créteil, a clos cette nouvelle session des Assises de la Ville.

 

À travers les Assises précédentes, nous avions abordé la question du développement durable, enjeu très important, mais aussi les questions de la solidarité, de l’urbanisme, de la culture, du sport… Autrement dit, ces dernières années, nous nous sommes finalement interrogés sur tous les thèmes qui sont constitutifs de notre vivre ensemble. Vous pourriez penser qu’à chaque veille d’élections municipales, parce que le calendrier coïncide…, nous avons besoin d’une nouvelle inspiration pour nourrir notre programme municipal. Mais ce n’est pas le cas tout simplement parce que le vivre ensemble ne se résume pas à une plate-forme électorale ou revendicative.

 

C’est une vision  globale, une vision de la ville, de l’homme et de la femme, de la foi que l’on porte en la capacité de cet homme ou de cette femme à modifier ses comportements. Ensuite, c’est la relation que les habitants entretiennent avec leur ville, les citoyens avec leur cadre de vie, qui va permettre à ce vivre ensemble de se développer, de s’épanouir. Ce vivre ensemble se construit  au quotidien à travers nos actes, nos déclarations, nos comportements. Cela façonne les relations entre les femmes et les hommes sur un espace donné. C’est vrai pour la planète, c’est vrai pour notre Nation, c’est aussi vrai sur le territoire local. Aujourd’hui, c’est ce territoire local qui est l’objet de nos réflexions.

 

L’égalité des droits avant tout

 

Ce qui me paraît être un fondement du vivre ensemble c’est l’égalité des droits ou, tout au moins, la recherche de l’égalité. Parce que l’égalité n’est jamais accomplie. Il suffit aujourd’hui de constater la teneur du débat sur le mariage pour tous, par exemple. Il s’agit à mes yeux de l’égalité des droits. Mais, dans un autre domaine, il s’agit aussi de voir à quel point le comportement inadmissible d’une personnalité, fût-elle ministre, porte atteinte à la confiance collective. Cette confiance constitue, en effet, le ciment indispensable pour que les citoyens s’inscrivent dans des projets en dépit d’un contexte économique et social difficile.

 

Le vivre ensemble est bien cette capacité que nous avons collectivement d’éviter que, de même qu’elle se construit au quotidien, la confiance ne se découse au quotidien sous le poids de la crise et des difficultés sociales. C’est alors que surviennent la montée des égoïsmes, des comportements scandaleux et des déclarations qui ne sont que stigmatisations de telle ou telle partie de la population. C’est pourquoi, ce qui me paraît fondamental dans le vivre ensemble, c’est bien l’égalité des droits. Car, si on ne réalise pas l’égalité des droits et si on stigmatise les différences, on risque d’aller à l’encontre de ce que l’on souhaite construire. Une personne discriminée ne peut pas s’inscrire dans un ensemble ni se projeter dans l’avenir.

 

Préserver les relations sociales

 

Les politiques publiques, tout particulièrement les politiques locales, doivent créer les conditions pour que ce vivre ensemble soit une réalité. Je pense, à ce titre, que la question du logement est essentielle. Comment peut-on être disponible et être partie prenante de la vie sociale si l’on ne dispose pas d’un toit ? La satisfaction de ce droit fondamental est l’une des premières conditions du vivre ensemble comme cela a été souligné ce matin. Les revenus de nos concitoyens sont déterminés par l’emploi. Mais lorsqu’il n’y a pas d’emploi, ce sont les dispositifs sociaux qui interviennent comme des amortisseurs et qui permettent de préserver les relations sociales. Cette solidarité est, bien sûr, une des conditions également indispensables au vivre ensemble. La culture aussi, parce qu’elle permet à tous de se rencontrer, d’échanger, de créer, de partager des émotions, mais aussi d’élever son esprit dans une période où la tentation est forte de s’enfermer dans l’égoïsme et le repli sur soi. Tout ceci s’inscrit dans une offre d’activités culturelles, physiques et sportives, sociales et associatives qui génère la rencontre, qui crée du lien.

 

Dynamiser les solidarités

 

Photo des Assises de la Ville 2013 En période de contraintes budgétaires, il est clair que les restrictions, les économies, peuvent porter atteinte à cette qualité du vivre ensemble ou qu’elle soit affectée par des situations de souffrances ou de difficultés. Nous sommes, en région parisienne spécialement, confrontés au quotidien à des problèmes d’exclusion, de par la crise du logement, mais aussi par des phénomènes de migration dans le cadre de l’Europe avec, par exemple, la question des Roms.

 

Les capacités d’intégration sont effectivement limitées, d’une part, par l’appréciation que peuvent porter nombre de nos concitoyens sur ces situations et, d’autre part, en période de crise, par une répartition plus serrée par l’État-Providence des moyens nécessaires. Nous avons développé dans notre ville tout un dispositif, notamment en direction des populations les plus fragilisées et les plus démunies, qui nous permet de travailler sur le logement pérenne, avec près de 500 logements d’insertion. Si nous voulons répondre à ces situations qui participent aussi du vivre ensemble, nous ne pouvons le faire que dans le cas d’un dispositif permanent et non pas à travers des solutions provisoires, qui auraient finalement, à court ou moyen terme, plus d’inconvénients que d’avantages.

 

Espace public, espace partagé

 

Parmi les propositions qui ont été faites pendant ces Assises, j’ai noté le rôle que peut jouer l’espace public puisque c’est effectivement un élément important du cadre de vie et du bien-être des habitants. Espace partagé, c’est aussi un lieu de rencontres et de convivialité. Toutes les propositions qui ont été faites pour améliorer le partage de cet espace public correspondent à notre volonté. J’ai entendu que, dans cet espace public, pour prendre en compte les besoins des personnes à mobilité réduite et notamment des plus âgées, il était proposé d’installer des bancs. C’est un débat qui dure depuis vingt ans.

 

Pour ma part, je suis, bien sûr, favorable à l’installation de bancs dans les espaces publics, y compris dans la rue piétonne à côté des commerces. Les membres des comités de quartier savent bien qu’il suffit que le maire propose d’installer un banc pour que cette attitude soit immédiatement condamnée et rejetée par des riverains qui ne voient dans ce mobilier urbain que la possibilité pour des jeunes ou des SDF de les occuper. Cela pose la question de la tolérance et du contenu du vivre ensemble. J’ai pris cet exemple, l’installation d’un banc dans l’espace urbain, car cela ne coûte pas cher. Pour autant, les réactions des riverains, je ne dis pas qu’elles coûtent plus cher électoralement, mais souvent elles sont relativement violentes. Je réaffirme donc ici la volonté que l’espace urbain soit aménagé, qu’il soit propre, qu’il soit beau, qu’il y ait des bancs et des poubelles.

 

Valoriser les services publics

 

J’ai aussi relevé, dans les travaux des différents ateliers, le souhait de valoriser les services publics. Je salue votre vision des services publics car il s’agit des hommes ; il s’agit du balayeur, du policier, du jardinier… Il nous faut, en effet, valoriser les services publics car si nous ne le faisons pas, ce sera moins de services rendus à la population, c’est-à-dire moins d’égalité de traitement, moins de lien social. On constate de plus en plus, lorsque l’on analyse les sondages ou les résultats d’élections partielles, que les partis d’extrême droite ou d’extrême gauche surfent sur le mécontentement.

 

À quoi cela correspond-il, indépendamment de la situation du chômage ou des difficultés rencontrées par nos concitoyens ? Cela correspond justement à ce que les personnes, dans ce que l’on appelle les zones sub-rurales, c’est-à-dire aux limites d’agglomérations, mais pas complètement encore à la campagne, ont le sentiment d’être abandonnées, d’être délaissées par la puissance publique. Valoriser les services publics, les rendre encore plus efficaces, mais aussi les développer chaque fois que nécessaire, sont un moyen de répondre aux difficultés que rencontre la population. Cela est vrai pour les personnes, cela est vrai aussi pour les territoires. 

 

La sécurité, première des libertés

Photo de Laurent Cathala, Député-Maire de Créteil, aux Assises de la Ville 2013

 

Une autre question, celle de la sécurité, a été traitée dans les ateliers avec beaucoup de pudeur. Je crois qu’il ne faut pas avoir de réserve sur cette question. Dès lors que l’on affirme la volonté de créer du lien, de créer de la solidarité, d’élever les esprits à travers la culture et d’œuvrer à l’émancipation en mettant en place des politiques de prévention, tous les comportements délictueux doivent être punis. Il ne peut pas y avoir de discussion à ce sujet.

 

Nous savons tous que l’insécurité met en cause, non seulement le vivre ensemble, mais génère des inégalités sociales supplémentaires, en particulier parmi la population la plus pauvre, celle qui réside le plus souvent dans les quartiers qui connaissent le plus de difficultés.

 

La parole des habitants

 

Nous avons parlé du cadre de vie, du logement, de l’emploi. Je crois qu’il faut pour l’avenir, et vous l’avez souhaité, créer les conditions d’une meilleure écoute, d’un suivi par les habitants des politiques publiques mises en place. Nous devons ainsi nous efforcer de nourrir les politiques publiques du ressenti de la population, à partir des évaluations qui peuvent en être faites. Certains ont pu penser que ces Assises ne posaient pas suffisamment le problème de la crise, de l’emploi, du chômage ou de la sécurité… Mais nous avons fait le choix de donner davantage la parole aux habitants, notamment à travers les ateliers, pour qu’il y ait une restitution qui soit la leur.

 

Ensuite, à travers mon intervention, mais aussi celles des rapporteurs, nous pouvons mieux cadrer et essayer d’expliquer les choses plus fondamentalement, notamment à partir de la conception qui est la nôtre et qui est politique. Cette pratique a l’avantage de permettre au «ressenti» de s’exprimer. Car, et c’est souvent ce qui met en cause le vivre ensemble, c’est bien le ressenti que l’on a lorsqu’on est seul dans son logement, dans sa ville. Au contraire, si on se parle, si on confronte les points de vue, si on fait des comparaisons, on perçoit mieux ce qu’il faut faire sur le plan de l’action politique. Et, par-dessus tout, il nous faut relativiser les choses, car une vision trop pessimiste est aussi un frein au développement du vivre ensemble.

 

Réaffirmer notre vivre ensemble

 

Je souhaite remercier les 70 personnes qui ont débattu pendant plusieurs mois dans les ateliers, et tous les participants à ces Assises. Nous avons pu, en effet, mesurer aujourd’hui les attentes de nos concitoyens. Personnellement, je n’ai pas ressenti de rejet ou de volonté de ne pas s’inscrire dans ce projet, bien au contraire. Nous allons, au cours du dernier trimestre de cette année, inaugurer la grande médiathèque de Créteil, située place de l’Abbaye, au Mont-Mesly. Le fait d’édifier cette médiathèque au cœur de ce quartier est certainement la plus grande affirmation de notre volonté du vivre ensemble. Grâce à cet équipement, ce sont tous les habitants de notre ville qui iront à la médiathèque, ceux du Centre ancien comme ceux du reste de la ville, comme ceux du Mont-Mesly, du Port ou de La Source. Ils s’y retrouveront, créeront du lien et du vivre ensemble.

 

De la même façon, si nous ne faisions pas vivre les différents quartiers de la ville, à travers une animation culturelle commune, à travers des actions qui amènent tous les citoyens à se retrouver, à partager des émotions, nous aurions des quartiers qui vivraient les uns à côté des autres sur leur territoire, mais pas à l’échelle de notre commune. Voilà l’objectif qui est le nôtre, un grand merci à toutes celles et tous ceux, associations, centres sociaux, MJC qui contribuent à travers leurs actions quotidiennes, à travers leur programme, à construire, à développer et améliorer ce vivre ensemble. En vous remerciant de votre attention, je vous invite à continuer à vous engager pour que ce vivre ensemble, qui est, je crois quand même, un élément fort de l’identité de Créteil, soit toujours plus solide, quelles que soient les difficultés que nous pouvons rencontrer.