Comité de quartier - Compte-Rendu
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SECTEUR CENTRE
COMITE DE QUARTIER N°8
VAL DE BRIE

 

Compte-rendu de l'assemblée générale du 28 septembre 2006
présidée par Monsieur le Maire

 


Co-Présidents : Monsieur Jean-Paul DEFRADE et Monsieur Yves PICHARD

  

M. DEFRADE accueille et remercie les habitants, venus très nombreux ce soir, les élus ainsi que Monsieur le maire pour leur présence.


Il indique que cette réunion vient clôturer la journée de visite du quartier où l’on a pu découvrir l’ensemble des travaux réalisés au cours de l’année mais également prendre connaissance de nouveaux problèmes à examiner prochainement.
Monsieur le maire prend ensuite la parole pour remercier toutes les personnes qui l’ont accompagné durant cette journée.
Il rappelle que les comités de quartier constituent une démarche de dialogue entre l’institution municipale et les citoyens. L’action des comités de quartier est positive même si tous les problèmes soulevés lors des réunions ne peuvent pas être résolus dans les délais souhaités par les habitants.
Il souligne également qu’à l’avenir, il demandera aux services de la ville et de la Communauté d’Agglomération de la Plaine Centrale du Val de Marne sollicités d’apporter des réponses plus précises aux questions posées et de mieux expliquer les raisons pour lesquelles on accepte ou refuse d’accéder à une demande.
S’agissant du Val de Brie, Monsieur le Maire note qu’il s’agit d’un quartier agréable à vivre et qui doit être non seulement préservé mais aussi valorisé. Cela passe par un travail sur plusieurs points :

 

- Voirie - circulation :

Les voiries de ce quartier telles que la rue du Général Marbot sont des voies anciennes avec des structures en pavés. Elles présentent aujourd’hui certains désordres mais entreprendre des réfections lourdes visant à reprendre leur profil dénaturerait leur caractère. Aussi, il convient de privilégier des réfections de surface, qui dans le temps s’avèrent relativement pérennes.
Par ailleurs, une étude conjointe avec les services de la DDE et du Conseil Général du Val de Marne sera entreprise pour améliorer les débouchés sur la RN 19 des voiries adjacentes. Cette étude comprendra bien évidemment la rue de la Pomme.

 

- Stationnement :

L’étude pour l’amélioration du stationnement est terminée et le cabinet en charge de cette étude a remis ses conclusions. Des pistes ont été avancées pour améliorer l’offre de places de parking et réguler le stationnement illicite (réglementation, répression). Un dialogue doit être ouvert pour solutionner le problème de l’occupation du domaine communal pour des activités commerciales ou autres (ex : garage).

 

- Sécurité des piétons :

Quelques aménagements pour la sécurité restent à faire, comme la synchronisation des feux au niveau des traversées piétonnes à l’entrée de l’avenue du Docteur Casalis ou la limitation de la vitesse dans les voiries secondaires bordées d’immeubles telles que le boulevard de la Gaîté. Il convient de privilégier la mise en place de chicanes plutôt que de ralentisseurs, sources de nuisances pour les riverains.

 

- Base nautique :

Les espaces de la base nautique pour canoë situés sur la commune de Bonneuil sur Marne seront réaménagés en améliorant la partie destinée aux activités nautiques et en restructurant le reste (gazon, éclairage…).

 

- Nuisances au port de Bonneuil :

Suite à plusieurs demandes de l’association de défense des riverains du port autonome de Bonneuil (ADRIPA), e Préfet a indiqué qu’il avait fait parvenir un courrier demandant à la ville de Paris de mettre un terme aux nuisances sonores et poussières engendrées par les activités de son site dans le port.
De plus, l’esthétique aux abords du site pourra être améliorée grâce notamment à la démolition d’un mur de séparation.

 

La parole est ensuite donnée à l’assistance :



Q01 : Quand le cantonnier passe-t-il aux abords de la RN 19 car son travail est peu visible ?
Laurent CATHALA : Dans un souci d’amélioration, le service de la propreté urbaine a été transféré à la CAPCVM qui n’a pas réduit les effectifs mais s’est efforcée de mécaniser ce service afin de rendre le travail moins pénible. Effectivement, quelques problèmes sont apparus et vont trouver leur solution : à partir de janvier 2007, une nouvelle organisation sera instaurée, à savoir un cantonnier par canton. Celui-ci sera chargé du nettoiement de son secteur. Cela permettra de rendre son travail plus visible en réduisant les pertes de temps liées aux différents passages (un agent vide les poubelles, le suivant balaie…).
Par ailleurs, une équipe spéciale a été constituée pour nettoyer à la fin des marchés.
Enfin, il serait souhaitable de mieux informer les habitants des jours de passage des balayeuses mécaniques.



Q02 : Qu’en est-il de l’élagage des arbres sur la RN 19 qui n’a pas été réalisé depuis très longtemps?
Laurent CATHALA : Ce point relevait des compétences de l’Etat (route nationale) mais lors des dernières mesures de décentralisation cela a été transféré au département qui a été sollicité.



Q03 : Que peut-on faire pour lutter contre les voitures dites ventouses stationnées le long de la RN 19 ?
Laurent CATHALA : Il existe deux catégories de voitures ventouses :
- celles qui ne sont plus utilisées par leur propriétaire mais sont encore immatriculées et changent parfois de place. D’un point de vue juridique, elles ne sont pas considérées comme épaves et ne peuvent donc pas être retirées par la mairie.
- les épaves, véritables dangers car elles sont souvent très dégradées. Après plusieurs interventions écrites sans réponses, elles peuvent être enlevées.
Notons qu’auparavant ces enlèvements étaient payés par l’Etat, or, ce n’est plus le cas. Cependant, la ville préfère payer un enlèvement que financer des travaux de réalisation de places de parking (environ 8 000 € pour une place).
Pour information, la ville a procédé à environ 500 enlèvements en 2005 avec un pic en novembre.



Q04 : Certaines voitures en stationnement dépassent sur les pistes cyclables, d’autres stationnent sur les trottoirs et gênent les piétons.

Laurent CATHALA : Ceci constitue une infraction mais relève des services de police nationale. Il faudrait le signaler aux services de sécurité de la ville qui transmettront les informations à la police.
Le sens civique des automobilistes doit être développé afin qu’ils respectent le code de la route et ceux qui circulent autrement qu’en voiture.



Q05 : Le stationnement alternatif n’est pas respecté au début de la rue de Brie puisque les voitures stationnent systématiquement à gauche. La vitesse de certains automobilistes est excessive et dangereuse pour les riverains.
Laurent CATHALA : Il s’agit ici aussi d’un problème de police. Afin de réduire la vitesse, de nouveaux aménagements pourraient être réalisés comme la mise en place d’îlots et la restructuration des places de parkings, ce qui permettrait en plus d’en gagner un certain nombre.



Q06 : Il faudrait sécuriser l’arrivée des rues sur la RN 19 en mettant place des stops.
Laurent CATHALA : Les stops peuvent s’avérer gênant aux heures de pointe en interdisant complètement aux véhicules de sortir des rues adjacentes sur la RN 19.
On pourrait mettre en place des sorties organisées mais la mise en place de feux tricolores est très coûteuse et nécessite une lourde procédure avec au final l’accord ou non de la DDE et du Conseil Général du Val de Marne. Par ailleurs, la mise en place de feux tricolores a pour effet de ralentir la circulation, ce qui peut engendrer de nouveaux problèmes de circulation.
Il semble nécessaire de revoir intégralement le plan de circulation dans ce secteur-là. Les services techniques sont mandatés pour le faire.



Q07 : On a pu voir des policiers circuler à vélo, ceux-ci ne pourraient-ils pas s’occuper de la régulation sur les pistes cyclables ?
Laurent CATHALA : Cette brigade appartient à la police nationale et circule à vélo grâce à des équipements payés par la ville. Sa mission relève donc de la Police Nationale.



Q08 : Une initiative avait été lancée par le conseil des enfants et consistait à poser de faux PV indiquant aux automobilistes leur infraction.
Laurent CATHALA : Une telle démarche a un impact limité dans le temps et s’avère inefficace puisque cela ne touche que l’aspect citoyen et n’a pas de conséquence pécuniaire pour la personne en infraction. Mais rien ne s’oppose à une initiative de ce type de la part du comité de quartier.



Q09 : La rue Juliette Savar est très dangereuse sur la partie qui s’étend du lycée à la rue de Mesly. La signalisation y est très mauvaise, les panneaux d’interdiction de stationnement sont cachés par des arbres. La rue était autrefois interdite aux poids lourds.
Laurent CATHALA : Il est pris note de ces remarques et les services de la ville vont s’attacher à vérifier l’adaptation et la visibilité de la signalisation en place.



Q10 : Rue Jean Jaguin, des coupures d’électricité ont eu lieu pendant les tempêtes, de plus, cela augmente les dépenses énergétiques. Il y a également des problèmes d’inondation dus à l’engorgement d’un collecteur situé sur la RN 19.
Laurent CATHALA : Une convention a été signée avec EDF pour l’enfouissement des câbles mais elle est difficilement appliquée car de nombreux concessionnaires sont impliqués et il est difficile que tous parviennent à réunir les crédits au même moment.
Concernant les problèmes d’inondation dus au collecteur départemental de la RN 19, les habitants doivent écrire à la mairie qui relaiera la demande auprès des services du Conseil Général car de petites adaptations sont parfois réalisables.



Q11 : Le boulevard de la Gaîté est en sens unique mais beaucoup d’automobilistes contournent cette interdiction et circulent à sens inverse et à grande vitesse. Ne pourrait-on pas fermer la rue et ouvrir la circulation sur le parking situé en haut de cette rue ?
Laurent CATHALA : Le parking en question est privé, il n’est donc pas possible de l’ouvrir à la circulation publique et générale. Les services de la ville vont étudier les solutions envisageables pour réduire la vitesse : pincement de la voie par la mise en place d’îlots par exemple.


Q12 : L’éclairage rue du général de Marbot est allumé de jour comme de nuit.
Daniel ROFFÉ : Les interventions sur l’éclairage public sont effectuées de jour et l’allumage est nécessaire pour vérifier le bon fonctionnement des installations.
Par ailleurs, des travaux pour l’éclairage public sont prévus rue de Bellevue à court terme, rue de Bel Air et rue de Reims et les arbres seront préservés.



Q13 : Une représentante de l’association « Place aux vélos » adresse ses compliments à la ville pour l’amélioration du réseau de pistes cyclables et demande s’il est prévu de développer le réseau vers Alfortville et Bonneuil sur Marne.
Laurent CATHALA : Il existe un programme de la CAPCVM pour relier les trois villes membres.
De plus, la ville s’efforce de travailler également en relation avec le département afin que les différents réseaux s’articulent logiquement entre eux.



Q14 : La tournée de collecte des recyclables (containers jaunes) est insuffisante, les containers débordent et l’on finit par arrêter de trier. De plus, le jour de collecte des déchets verts est inapproprié, le lundi, lendemain du week-end, serait préférable.
Laurent CATHALA : Les personnes concernées peuvent demander un container plus grand.
L’établissement des circuits répond à une logique de maîtrise des coûts (nombre de passages limité, circuits établis dans un souci de continuité…). Cependant, puisque cela ne répond pas correctement aux attentes, une demande sera adressée à la CAPCVM afin de revoir les circuits de collecte et leur fréquence.



Q15 : Existe-t-il une politique visant à faciliter ou encourager les économies d’eau ?
Laurent CATHALA : La Lyonnaise des Eaux, délégataire du service public de distribution d’eau potable sur la ville, s’efforce de maîtriser ses coûts et des travaux vont être réalisés afin de limiter les pertes dues à des fuites par exemple.
Il n’existe par contre à ce jour aucune politique de sensibilisation à l’attention des citoyens.



Q16 : Qu’en est-il de l’avancement du projet de construction d’une mosquée à Créteil ? A quelle hauteur la ville a-t-elle subventionné ce projet ?
Laurent CATHALA : Ce projet répond au désir de la commune d’offrir à toutes et tous la possibilité de pratiquer leur religion librement. Cet équipement limitera la pratique « souterraine » de la religion musulmane.
L’ouverture d’un tel lieu de culte sera également l’occasion d’amener les fidèles à une vie sociale grâce à la construction à côté de la mosquée d’équipements culturels d’accompagnement : bibliothèque, café, hammam…
C’est cette partie culturelle et uniquement cette partie-là que la ville a subventionné à hauteur d’1 million d’euros.
Le coût total du projet s’élève à environ 4 millions d’euros.
Pour le financement de la partie cultuelle, les fidèles ont à ce jour réuni 1,7 million d’euros grâce aux dons.
Un intervenant de confession israélite exprime sa satisfaction de voir ce projet aboutir. En effet, il trouvait injuste que les musulmans n’aient pas de lieu de culte digne. Il ajoute que la mosquée deviendra un monument dont la ville pourra s’enorgueillir.



Q17 : Un médecin qui vient d’ouvrir son cabinet 96 rue du général Leclerc indique que lors de la restructuration de certaines zones, la suppression de places de parking libère de l’espace et des chiens y laissent leur déjection. Leurs maîtres n’utilisant pas les sacs fournis par la ville, les trottoirs sont sales. Ne pourrait-on pas mettre des bacs de sable ou renforcer le nettoyage des rues afin de palier ce désagrément ?
Jean-Paul DEFRADE : Tout d’abord, on souhaite la bienvenue à ce nouveau riverain et on l’invite à rejoindre son comité de quartier afin de résoudre les problèmes particuliers.
On indique ensuite que si les crotinettes ont été mise en place par le comité de quartier pour éviter ce genre de problème, malheureusement, il faut encore faire appel au civisme des maîtres de chiens.



Q18 : Rue du général Lacharrière, des îlots sont prévus devant la résidence du Vert-Clos et gêneraient la sortie des automobilistes.
Laurent CATHALA : Effectivement, des marquages ainsi que l’aménagement d’une aire de présentation des conteneurs restent à réaliser.



Q19 : Serait-il possible de faire un effort pour le fleurissement le long de la RN 19 qui manque de couleurs ?
Laurent CATHALA : La RN 19 est bornée de nombreuses jardinières agrémentées de plantes arbustives dont certaines fleurissent. Ce type d’essences est privilégié lors des remplacements et il n’est pas envisagé de modifier le type de fleurissement, en s’orientant vers des fleurs à massifs renouvelées plusieurs fois dans l’année.



Q20 : La ville pourrait-elle faire un effort au moment de Noël en matière d’illuminations ?
Laurent CATHALA : Les illuminations de Noël ont un coût élevé, c’est pourquoi on a décidé de se concentrer sur des zones déterminées : les grands axes, les différentes entrées de la ville, aux abords du centre commercial et de l’hôtel de ville, la partie commerçante et piétonne du centre ancien (rue du général Leclerc). Sans ce choix-là, les décorations seraient éparpillées et le résultat serait trop dilué.
On a tout de même laissé en partie le choix de la décoration de Noël aux comités de quartier qui peuvent déterminer des zones à mettre en valeur et choisir les motifs.

 

 

Monsieur PICHARD, coprésident du Comité de quartier, remercie l’ensemble des participants à cette journée de visite clôturée par un débat constructif sur les problèmes résolus totalement, partiellement soulevés ce jour.
Il remercie Monsieur le maire pour sa présence lors de la visite du quartier et pour avoir répondu directement aux habitants.
Enfin, il remercie les services techniques de la ville, présents tout au long de cette journée, pour leur écoute et leur travail.

 


En l’absence de questions supplémentaires, Monsieur DEFRADE lève la séance à 22h40.