L’Hôpital Universitaire Henri-Mondor a 50 ans
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Le centre hospitalo-universitaire, construit à la fin des années 1960, va fêter ses 50 ans à l’automne. Participez à un cycle de conférences, une exposition photo et des témoignages vidéos à cette occasion.

 

Programme

 

Cycle de quatre conférences "Henri-Mondor remonte le temps" à partir de 18h 

  • mardi 8 octobre 2019

« La révolution des traitements contre le cancer ces 50 dernières années » par le P r Christophe Tournigand - chef de service d’oncologie, directeur médical du département médico-universitaire cancer et spécialités.

 

  • mardi 22 octobre 2019

« L’histoire des virus depuis 50 ans » par le P r Jean-Michel Pawlotsky - chef de service bactério-virologie hygiène, directeur médical du département médico-universitaire biologie.

 

  • mardi 5 novembre 2019

« Les grandes avancées chirurgicales depuis Henri Mondor » par le P r Stéphane Palfi - chef de service de neurochirurgie et chercheur en neurosciences à l’INSERM/UPEC.

 

  •   mardi 12 novembre 2019

« 50 ans d’innovation de l’imagerie médicale » par le P r Alain Luciani - directeur médical du département médico-universitaire Fonctions Images et Interventionnel Thérapeutique (FIxIT)

 

Auditorium du Conservatoire Marcel Dadi

2-4 Rue Maurice Déménitroux

 

 

mondor archives  

1969 - Hôpital Henri Mondor, hall principal © HU Henri Mondor / Archives AP-HP

50 ans en 50 photos

  • du 29 octobre au 7 décembre 2019 : Expositions « 50 ans - 50 photos » à l'espace culturel Nelly Rotman et couloir du RdC bas du bâtiment principal. Vernissage le 29 octobre à 13h Salle Nelly Rotman (RdC haut porte 1)

 

Témoignages en 50 secondes

Vidéos des professionnels sur leurs expériences à l’hôpital universitaire Henri Mondor.

 

Retour dans les coulisses de la construction de l'hôpital Henri Mondor.

 

Robots chirurgicaux dernier cri, services de soins dentaires de pointe, IRM super­puissant… Célèbre dans toute la France, l’hôpital Henri Mondor fait désormais partie des CHU les mieux équipés d’Europe. Inauguré le 2 décembre 1969, l’établissement public soufflera cette année sa 50 ème bougie. À cette occasion, l’hôpital organise une série de manifestations, dont un cycle de quatre conférences sur les grandes avancées médicales, ainsi qu’une exposition “50 ans en 50 photos”.

 

L’histoire de cet hôpital public démarre en 1960, sur le lieu-dit Les Ormes. C’est ici, sur cette vaste pièce de terre, dont une grande partie des terrains appartenait à l’Hôtel-Dieu de Paris, qu’est acté le projet d’édification. Quatre ans plus tard, en février 1966, les premiers coups de pioche sont donnés. À l’époque, la conception des bâtiments est confiée à deux architectes : Jean-Maurice Lafon et Jacques-Henri Riedberger. À l’été 1968, l’établissement reçoit le nom d’Henri Mondor, suite aux vœux du conseil municipal de Créteil. C’est, dit-on, le ministre des Affaires sociales de l’époque, Jean-Marcel Jeanneney, qui a proposé ce nom, en hommage à l’illus­tre chirurgien, professeur, homme de lettres et artiste à ses heures (1885-1962). Un an et demi plus tard, l’hôpital est inauguré.

 

Développement à grande vitesse

 

Les premiers bâtiments sont vite rejoints par une crèche, des logements pour le personnel et, en 1970, la faculté de médecine. La même année, Mondor fusionne avec l’hôpital Albert Chenevier. Anciennement située au 1, rue de l’Échat, l’entrée est déplacée au 51, avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny. En septembre 1973, la station de métro Créteil-L’Échat, qui ouvre ses portes, offre aux patients et médecins un accès bienvenu.

 

Trois missions clés sont assignées à l’hôpital : les soins, l’enseignement et la recherche, via ses instituts (Inserm et CNRS). L’hôpital poursuit dès lors son développement à vitesse grand V : en 1974, il se dote du Samu 94. Il s’agit là du tout premier service d’aides médicales urgentes créé en Île-de-France, le 2e en France, après Toulouse. Le président François Mitterrand se rendra sur place au printemps 1988. Neuf ans plus tard, c’est au tour du secrétaire d’État à la Santé, Bernard Kouchner, de venir saluer les personnels et visiter les installations de l’hôpital. Les constructions se succèdent avec la création de l’IRM en 1999, suivie de l’extension du Samu 94 en 2008, puis de l’Établissement français du sang, inauguré tout début 2010.

 

Innovations médicales, chirurgicales et technologiques

 

Vu son grand développement, l’hôpital a besoin de davantage de places de stationnement pour sa patientèle, qui vient désormais de toute la région. Après des premiers travaux en 2016, un nouveau parking voit le jour fin 2017. Avec ses 600 places sur six niveaux avec ascenseurs, il facilite grandement l’accès à l’hôpital pour les malades et leur famille. L’extension des infrastructures se double d’innovations médicales, chirurgicales et technologiques. Parmi elles, l’inauguration d’une machine ultra-innovante le 27 septembre 2017. Alliant IRM et médecine nucléaire, le TEP-IRM permet de mieux détecter les cancers. C’est le second établissement public de France à bénéficier d’une telle technologie.

 

L’année 2019 est également riche en réalisations : en janvier, un nouveau service de médecine bucco-dentaire voit le jour. Matériel dernier cri et équipe renforcée permettent ainsi de soigner 50 000 patients par an. Puis en mars, l’Assistance publique injecte 56 M€ dans un programme appelé “Réanimations, Blocs, Interventionnel” (RBI). Il s’agit de réorganiser les prises en charge opératoires et les soins critiques. Ce bâtiment de pointe, dont les travaux devraient être achevés à l’été, comprendra près de 80 lits de réanimation et de soins critiques, avec 21 blocs opératoires ultra-modernes. L’objectif visé est de réduire le temps consacré aux tâches logistiques, pour favoriser les moments passés auprès des patients.

 

Enfin, la conclusion est laissée au professeur Bertrand Godeau, qui exerce depuis près de 40 ans à l’hôpital Henri Mondor : “Henri Mondor apparaît comme un centre de recours et d’expertise à la pointe pour soigner les maladies les plus complexes. Pour cela, l’hôpital peut s’appuyer sur de nombreuses unités de recherche et des centres de référence labellisés en matière de maladies rares.”

 

Henri Mondor en quelques chiffres

 

  • L’hôpital est l’un des 43 hôpitaux de l’AP-HP.
  • Il totalise 819 lits. On recense 2853 lits si l’on ajoute ceux des quatre autres établissements du groupe hospitalier, à savoir les hôpitaux Émile Roux, Georges Clémenceau, Albert Chenevier et Joffre Dupuytren.
  • Les cinq sites hospitaliers disposent de huit départements médico-universitaires couvrant la majorité des disciplines médicales et chirurgicales de court séjour, ainsi que l’ensemble des soins de suite et de réadaptation. On comptabilise 77 143 passages aux urgences par an.

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Hopital Henri Mondor

51 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny

 

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