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photo de la mediatheque nelson mandela

Retrouvez ci-après l'ensemble des sélections du mois des médiathèques, archivées par genres.

 

Musiques

Rock

Titanic Rising/Weyes Blood

 

L’Américaine Natalie Mering, alias Weyes Blood, compose des mélodies romantiques et envoûtantes qui savent rester pop. Les arrangements, eux, évoquent Georges Harrison (Andromeda et sa guitare slide), Harry Nilsson ou même Elton John. Elle possède cette voix exceptionnelle, à la “ligne claire”, comme en son temps celle de Karen Carpenter. Une émotion capable de faire remonter à la surface n’importe quel paquebot.

 

 

Rock Titanic Rising/Weyes Blood  

 

Soul

All My Relations/Cochemea

 

Le saxophoniste des Dap-Kings de Sharon Jones, musicien pilier de la famille Daptone, explore ses racines amérindiennes à travers ce premier opus, entre soul instrumental, jazz, R&B, afrobeat et musiques du monde. Inspiré par ses ancêtres Yaquis et Apaches, il célèbre les origines et la nature dans une ambiance percussive teintée d’instruments du monde (guembri marocain, tabla, kanjira et dhol de l’Inde, percussions afro-cubaines). Un voyage spirituel psychédélique en mélodie et en rythme.

 

 All My Relations/Cochemea

 

Chanson française

Bancal Chéri/Dimoné, Imbert Imbert, Nicolas Jules, Roland Bourbon

 

Complètement libres, complètement timbrés, ces quatre musiciens sont à cheval entre la chanson française, le carré de l’hypoténuse, le rock et la folie douce. Bancal Chéri, c’est quatre trajectoires artistiques déjà bien tracées, fines et fortes, se rencontrant pour une musique qui monte à l’âme mieux que la moutarde au nez. C’est drôle, poétique, plein d’une énergie souple et surprenante.

 

Chanson française Bancal Chéri/Dimoné, Imbert Imbert, Nicolas Jules, Roland Bourbon 

 

Musiques du monde

Traversées/Constantinople & Ablaye Cissoko

 

De tout temps, barde, troubadour ou griot incarnent la mémoire des anciens. Oralité et mélodies constituent leur langage. De nos jours, ces libres-penseurs font du monde leur jardin. Le trio, créé par Kiya Tabassian, joueur de setâr persan, et Ablaye Cissoko, joueur de kora, nous entraîne vers des contrées intemporelles aux horizons lointains où Orient, Occident et Afrique se rencontrent en harmonie dans un langage musical apaisant et universel, entre cordes et voix.

 

 Traversées/Constantinople & Ablaye Cissoko

 

Rock

The American Dream in Crisis 1967-1973/State of the Union

 

Fin des années 60, le rêve américain a du plomb dans l’aile. En musique, les artistes des glorieuses années 40 (Frank Sinatra, Dean Martin) et 50 (Dion, Elvis Presley) expriment à présent des sentiments nouveaux, gris, complexes et réflexifs. Cette anthologie est révélatrice de la faculté de l’art à dire son époque et fait la part belle à des titres rares de la musique américaine. La crise se révèle aujourd’hui à travers chacune des chansons de cette compilation.

 

The American Dream in Crisis 1967-1973/State of the Union

Jazz

Living Being II - Night Walker/Vincent Peirani

 

En ce printemps, la médiathèque se met aux couleurs de l’accordéon et de la Route de la Soie à travers l’exposition sonore “Voyage en Accordéonistan”. L’occasion de mettre en lumière un nouveau talent du “piano à bretelles” et un jazzman à l’aise dans tous les styles, mariant des adaptations virtuoses de Purcell ou Led Zeppelin à ses propres créations. Stairway To Heaven à l’accordéon, vous n’en aviez sans doute jamais rêvé, Peirani l’a fait !

 

Living Being II - Night Walker/Vincent Peirani

Musique du monde

Tumba !/Markus & Shahzad


Cet album est une rencontre entre trois musiciens angevins et un chanteur pakistanais, mêlant l’oud, la musique électronique et le chant traditionnel soufi qawwali. Groovy, dansant et bourré d’énergie positive, il nous offre un mélange savoureux, inattendu et chimérique. Les musiciens hybrident l’Orient et l’Occident et rejoignent le jeune fleuve de la musique électronico-ethnique.

 

Tumba !/Markus & Shahzad

Soul/pop

Ventriloquism/Meshell Ndegeocello

 

Ndegeocello veut dire “libre comme l’oiseau” en swahili. Et telle est bien ainsi cette artiste fascinante et inclassable. Dans cet album aux sonorités suaves et feutrées, la chanteuse-bassiste reprend des chansons de George Clinton, Sade et Prince. Elle les transfigure, guidée par l’éclectisme et l’intégrité qui l’ont toujours caractérisée, pour nous en offrir une interprétation puissante et profondément intime.

 

Ventriloquism/Meshell Ndegeocello

 

Blues

Griot Blues/Mighty Mo Rodgers & Baba Sissoko

 

À l’image du film Du Mali au Mississippi de Martin Scorsese, Mighty Mo Rodgers revient aux sources du blues à travers cet album. Comme deux griots, le bluesman américain et le musicien malien Baba Sissoko ont réuni leurs talents pour nous conter cette véritable “histoire d’amour musicale” entre les deux artistes. Au programme, un blues métissé d’Afrique et de reggae à travers les sons d’instruments mandingues comme le tama (tambour parleur) ou le n’goni (luth).

 

Griot Blues/Mighty Mo Rodgers & Baba Sissoko

 

Rock

Sparkle Hard/Stephen Malkmus and the Jicks

 

Héros méconnu de la musique américaine, Stephen Malkmus revient avec l’un de ses meilleurs albums. Accompagné de ses fidèles Jicks, il signe des compositions de toute beauté sur ce disque qui fait la part belle aux arrangements acoustiques (violon, piano) ou psychédéliques (mellotron, moog et même auto-tune !). Et toujours ce sens du cool unique pour l’ancien leader du groupe californien Pavement.

 

Sparkle Hard/Stephen Malkmus and the Jicks

 

Musique du monde

Route & Roots / Abaji

 

Globe-trotteur, nomade, polyglotte, Abaji sillonne la planète à l’écoute des musiques et des sons du monde entier. Son album nous entraîne sur les routes d’Arménie et de Turquie à la recherche de ses racines. Il y déploie un instrumentarium éloquent et s’exprime au bouzouki, aux flûtes, aux cordes ou percussions, sans oublier sa voix chaude et éraillée pour un blues profond et lumineux. Abaji sera en concert à la médiathèque de l’Abbaye, le samedi 9 février 2019 à 16h.

 

Route & Roots/Abaji

 

Pop-Rock

Molécules / Sophie Hunger

 

“Freuen sich an der Musik”! Pour ce huitième album, l’artiste suisse-allemande opère un virage esthétique vers la musique électro, qualifiant elle-même son nouvel opus de “folk-électronique-minimal”. Tous les textes sont en anglais et elle a choisi de se limiter à ces quatre éléments : voix, rythmes programmés, synthé et guitare acoustique. Un bijou d’énergie, de finesse, de précision et de sensibilité.

 

Molécules/Sophie Hunger

 

 

R&B / Soul

Goin’ Platinum ! / Robert Finley

 

Ce natif de Louisiane a embrassé sa carrière musicale sur le tard : il sort son 2e album à la soixantaine passée. Coécrit et produit par Dan Auerbach (The Black Keys), cet opus surfe toujours entre rhythm & blues et soul, mais l’ex-Black Keys emmène cette voix chaude, puissante et expressive vers des horizons parfois plus blues. Une production aux petits oignons et un son vintage du plus bel effet.

 

Musique, Robert Finley

 

Musique du monde

Aswât / Djazia Satour

 

Pour ce deuxième album, Djazia Satour livre des compositions tournées vers ses racines algériennes. La chanteuse privilégie le chaabi des années 1950 sur des mélodies chantées uniquement en arabe. Sa musique mêle des consonances orientales à un univers pop et folk, le tout avec un son résolument actuel. Inspirée et revendicative, Djazia offre un album tout en émotion.

 

Musique, Djazia

 

Musique du monde

Visions of Selam / Arat Kilo, Mamani Keïta, Mike Ladd

 

Le groupe parisien Arat Kilo, qui, depuis plus de dix ans, réactualise les trésors musicaux de l’éthio-jazz des années 1970, propose un nouvel album aux multiples influences. Il intègre avec une stupéfiante aisance deux chanteurs venus d’horizons différents. Le rythme des mots scandés du slammeur Mike Ladd et les envolées de la chanteuse malienne Mamani Keita, soutenus par les cuivres du band, en font une machine à groove bien huilée.

 

Musique du monde Visions of Selam / Arat Kilo, Mamani Keïta, Mike Ladd

 

Rap

The Blackest Joy / Akua Naru

 

La poétesse hip-hop afro-américaine sort son 3e album et montre son attachement viscéral au continent africain. Entre rap, jazz, nu soul et spoken word, elle fait écho à des figures féminines qui lui sont chères : Lauryn Hill, Erykah Badu… Mais ce nouvel opus marque son rapprochement avec les musiques africaines en s’accompagnant de musiciens et chanteurs du continent, notamment la légende de l’éthio-jazz, Mulatu Astatke, ou la chanteuse ougandaise Sandra Suubi.

 

Rap The Blackest Joy / Akua Naru

 

Blues créole

Mo Jodi/Delgrès

 

Avec son groupe, Pascal Danaë sonde l’histoire familiale et celle des esclaves antillais déportés en Amérique, en développant un blues, version créole. Il se rapproche de la Louisiane tout en restant enraciné dans la culture des Caraïbes. La batterie et le soubassophone utilisé en guise de basse font le lien avec les carnavals et les fanfares de la Nouvelle-Orléans. La guitare dobro “slide” donne une couleur blues à l’ensemble. Une réussite pour ce projet rapprochant Guadeloupe et bayou louisianais.

 

musique : Delgres

 

Pop-rock

Souldier/Jain

 

Pour son deuxième album, la jeune artiste, déjà mondialement connue et reconnue, étend sa plantureuse palette sonore jusqu’aux portes de l’Asie. Elle ajoute à sa pop lumineuse et positive un soupçon de rap, une pincée de hip-hop et nous entraîne bien au-delà des frontières et des communautarismes. Amateurs de dessins animés des années 80, reconnaîtrez-vous le clin d’œil de la plage 5 ?

 

 

Jain

 

Soul

Run Deep/Deva Mahal

 

Alors qu’Aretha Franklin, la reine de la soul, vient de rejoindre le paradis des artistes, la relève est assurée avec cette nouvelle diva du chant, qui est aussi la fille du légendaire bluesman Taj Mahal. Son premier album s’articule autour de tous les courants de la soul, d’un R&B plutôt classique à une soul moderne et léchée, d’Amy Winehouse à Lauryn Hill. Une grande voix qui s’inscrit dans la lignée des légendes de la soul music et une artiste à suivre…

 

Run Deep/Deva Mahal

 

Classique

La Symphonie des oiseaux/Shani Diluka, Geneviève Laurenceau et Les Chanteurs d’Oiseaux

 

Diantre ! Il y a un oiseau dans la sonate… L’idée d’un tel alliage aurait pu paraître saugrenue, voire iconoclaste. Mais quand ces merveilleuses musiciennes (Shani Diluka au piano et Geneviève Laurenceau au violon) rencontrent ces incroyables siffleurs-imitateurs de chants d’oiseaux (Johnny Rasse et Jean Boucault), il ne reste plus qu’à se laisser submerger par la poésie.

 

La Symphonie des oiseaux/Shani Diluka, Geneviève Laurenceau et Les Chanteurs d’Oiseaux Diantre

 

Bande originale de films

A Touch of Music/Audrey Hepburn

 

Une compilation exemplaire autour de l’œuvre d’Audrey Hepburn, avec les musiques de ses films les plus emblématiques et aussi quelques inédits. On ne se lasse pas de réécouter les compositions de George Gershwin, Henry Mancini ou Nino Rota… Son interprétation légendaire de la chanson Moon River, où elle s’accompagne à la guitare, dans Diamants sur canapé, est entrée dans la légende.

 

Bande originale de films A Touch of Music/Audrey Hepburn

 

Musique du monde

Marimba del Pacifico/Rio Mira

 

Composé de musiciens colombiens et équatoriens, le collectif célèbre ses racines africaines avec un album de musique marimba, une tradition classée depuis deux ans au patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco. Rio Mira est l’expression vivante de ce folklore où les chants polyphoniques dansent sur les mélodies chaloupées du marimba, un vibraphone en bois de palmier, accompagnées de tambours traditionnels et de maracas.

 

 Musique du monde Marimba del Pacifico/Rio Mira

 

Classique

Telemandolin/Alon Sariel et l’Ensemble Concerto Foscari

 

La mandoline, instrument au son doux et suave, est née en Italie. Beaucoup utilisée à l’époque baroque autour de la Méditerranée, elle n’a pas bénéficié du génie du compositeur allemand Georg Philipp Telemann. En adaptant ce très beau répertoire et en y ajoutant des pièces de C.P.E. Bach, C.F. Abel et J.F. Fasch, Alon Sariel nous offre un florilège délicat et lumineux, que la belle énergie de l’Ensemble Concerto Foscari souligne à merveille. Une image sonore et baroque du printemps !

 

 Musiques Classique/Telemandolin/Alon Sariel et l’Ensemble Concerto Foscari

 

Musique du monde

Permanent War/Sir Jean et NMB Afrobeat/Experience

 

Une rencontre brûlante entre Sir Jean, magicien charismatique au timbre de voix unique, et NMB, un collectif de musiciens dans le style new orleans. Ces musiciens passionnés rendent un bouillant hommage à l’afrobeat avec des sonorités ultra-soignées et nous transportent de Lagos à La Nouvelle-Orléans. Un cocktail d’énergie, de transe et de messages militants avec des morceaux 100% funky.

 

 MUSIQUE DU MONDE Permanent War/Sir Jean et NMB Afrobeat/Experience

Musique du monde

Hoje é assim, amanhã não sei/Ricardo Ribeiro

 

Au Portugal, Ricardo Ribeiro a déjà dix ans de carrière et ce 5e disque est le premier à sortir en France. À 35 ans, il représente une nouvelle voix du fado, grave et puissante, avec de belles nuances sombres et veloutées. Le Lisboète, qui a grandi dans une communauté gitane, a la double culture du blues lusophone et hispanique. Ainsi, son phrasé naturel et détendu peut s’écorcher, lors d’une parenthèse flamenco, ou s’apaiser en français avec "La Chanson d’automne" de Verlaine.

 

 Musique-Ricardo Ribeiro

Jazz

Open Doors/Didier Lockwood. 

 

Hommage à Didier Lockwood, violoniste de jazz français, disparu cette année. Son dernier coup d’archet, il le partage avec ses trois amis musiciens : Antonio Farao au piano, Dédé Ceccarelli à la batterie et Darryl Hall à la contrebasse. Cet album raconte des histoires, ses notes sont généreuses, ses improvisations lumineuses, ses ballades somptueuses… Il ne manque rien.

 

Musique-Didier Lockwood

Musique du monde

Canzoni della Cupa / Vinicio Capossela

 

Un chanteur-musicien d’origine italienne qui nous fait voyager de l’Italie à l’Ouest américain, entre folklore authentique de son pays et ambiance western. Au menu, deux disques entre poussière (polvere) et ombre (ombra), avec une foule d’instruments exotiques (cuivres mariachis, luth vihuela…), une voix rocailleuse et des invités en provenance du Texas (Flaco Jimenez), d’Arizona (Calexico) et du Mexique (Los Lobos). On a retrouvé Tom Waits, il parle dorénavant italien…

 

canzoni della Cupa

 

Classique

The People United Will Never Be Defeated! / Frederic Rzewski

 

Autrement dit : El pueblo unido jamas sera vencido ! À l’origine, un chant révolutionnaire écrit par Sergio Ortega au Chili, juste avant le coup d’État qui a renversé le régime de Salvador Allende. En 1975, Frederic Rzewski a composé 36 variations à partir de ce thème simple et beau, tour à tour développé, épuré, déconstruit, reconstruit… Un kaléidoscope musical contemporain, magnifié par l’interprétation fine et puissante de Dann Vandewalle.

 

CLASSIQUE The People United Will Never Be Defeated!/

Jazz

Body and Blues / Éric Séva

 

Éric Séva poursuit sa route avec ce quatrième opus consacré au blues, à la note bleue. Entouré de musiciens confirmant la familiarité du blues avec les racines du jazz, il les revisite avec sa palette sonore : des saxophones qu’il maîtrise techniquement et émotionnellement. Sous le signe des rencontres et d’un important travail d’équipe, cet hommage au blues est étonnant…

 

Jazz Body and Blues / Éric Séva

 

Musique du monde

El Buen Gualicho / Natalia Doco

 

Pour ce deuxième opus, Natalia Doco fait appel à Alex Krygier, génie de la scène indépendante argentine, et distille 14 titres aux influences cumbia, chacarera et copla (danse). Les instruments sont riches et travaillés, et s’éloignent des standards pop auxquels on est habitué. Elle nous offre un album envoûtant, empreint de mysticisme. Une pop argentine, teintée de sonorités rêveuses et enjouées.

 

 Musique du monde El Buen Gualicho / Natalia Doco

Blues

Steady Rollin’Man/Arnaud Fradin & His Roots Combo

 

Le leader du groupe nantais Malted Milk, Arnaud Fradin, revient aux racines des musiques afro-américaines à travers le projet du Roots Combo. Le groupe revisite avec originalité des titres des maîtres de la note bleue (Robert Johnson, Skip James, Buddy Guy…) en version acoustique, accompagné de l’harmonica virtuose de Thomas Troussier. Refus de la fatalité, fracture sociale, tolérance, amour et liberté, thèmes récurrents dans le blues, sont au programme de cet album.

 

Blues Steady Rollin’Man/Arnaud Fradin & His Roots Combo

Électro

The Animal Spirits/James Holden & The Animal Spirits

 

Grâce à des arrangements audacieux de cuivres et percussions, le DJ et compositeur anglais James Holden élabore, sur son nouvel album, une musique électro-acoustique aux relents psychédéliques. À la croisée du rock cosmique des années 1970, de l’ambient progressive (de Tangerine Dream à Boards of Canada) et de sonorités concrètes évoquant une nature luxuriante fourmillant de détails, les “esprits animaux” ne tardent pas à nous envoûter !

 

 Électro The Animal Spirits

Musique de film

B.O. Le Sens de la fête/Avishai Cohen

 

Le contrebassiste de jazz israélien Avishai Cohen accompagne talentueusement le film d’Olivier Nakache et Éric Toledano, où Jean-Pierre Bacri excelle. Au milieu de titres existants très euphorisants, Cohen livre une partition originale fondée sur les percussions, idéale pour figurer l’agitation de la fête. Un vrai régal !

 

 Affiche film sens de la fete

 

Musique du monde

République Amazone/Les Amazones d’Afrique

 

Huit divas d’Afrique de l’Ouest unissent leurs voix pour sensibiliser le monde aux combats des femmes et aux barbaries dont elles sont victimes. À l’origine du projet, trois grandes chanteuses maliennes, Oumou Sangaré, Mamani Keita et Mariam Doumbia (Amadou & Mariam) qui décident d’élargir leur formation en invitant des artistes d’horizons musicaux différents. Le résultat est un melting-pot générationnel inventif et punchy au cœur de la tradition mandingue.

 

Pochette les amazones d'afrique

Rap

Watercolor/Porter Ray

 

Un premier album hanté par la mort et le désespoir dans une production atmosphérique d’une grande finesse pour le rappeur de Seattle : cet héritier de NAS, avec son hip-hop alternatif sur fond de séquences électroniques atmosphériques et planantes, dresse un portrait fidèle des rues de sa ville d’origine à travers des récits cathartiques qui relatent sa jeunesse difficile.

 

Album porter ray

 

Pop-Rock

Hippopotamus/Sparks

 

Depuis la création de leur groupe, Sparks, au début des années 1970, les frères Ron et Russell Mael ne se sont jamais départis d’un sens de l’humour raffiné et d’un goût pour la pop sophistiquée. En 2017, Sparks continue donc de cultiver son esthétisme décalé sur un nouvel album de haute volée. Entre mélodies subtiles, refrains efficaces, arrangements soigneux, avec des pincées de glam-rock, de pop baroque et d’électro cocasse, la fratrie signe un manifeste pop dans l’air du temps.

 

Pochette CD

 

Musique du mondeFertile Paradoxes - Amine & Hamza

 

D’origine tunisienne, les frères M’raihi maîtrisent à la perfection la musique classique arabe. Accompagnés de leurs instruments traditionnels, ils nous invitent à partager leurs rencontres, leur voyage à travers les territoires du jazz occidental, du flamenco, du rock et des rythmes de l’Inde. Accompagnés de leur “Band Beyond Borders” et de talentueux invités comme Vincent Ségal (violoncelle) et Vincent Peirani (accordéon), ils inventent, au fil des pistes, des paysages colorés aux multiples influences. Un album où se mêlent rêveries méditatives, structures parfois complexes et solos débordant d’énergie.

 

 

Musique du monde

Créole Jazz (Volume 1) - Compilation

 

Réalisée par Tony Chasseur, chanteur-musicien français jouant un rôle moteur dans le jazz dit caribéen, cette compilation présente une riche sélection du jazz créole actuel. À travers un savant mélange de talents confirmés ou moins connus, on retrouve les bases rythmiques issues des différentes traditions caribéennes.

 

 

Blues

Fink’s sunday Night Blues Club - Fink

 

L’Anglais laisse de côté le folk-electronica et part en terre inconnue, celle du blues originel. Il signe un vrai disque de musique du diable non édulcoré : un album de musique traditionnelle transposée dans une époque et une technologie contemporaine. Enregistré à Berlin dans l’ancien crématorium, il réussit à évoquer à la fois les grands maîtres du blues hypnotique, du krautrock ralenti et de l’“electronica ambient” plongée dans un chaudron de prêtresse vaudoue.

 

 

photo album de musique Goths


 

Pop-Rock

Goths - The mountain Goats

 

Menés de main de maître par le songwriter John Darnielle, les Mountain Goats publient depuis plus de 20 ans d’excellents albums de folk aux mélodies ciselées. Très singulier, ce dernier opus s’articule autour des souvenirs de jeunesse de Darnielle en Californie. Enregistré sans guitares, avec de sublimes arrangements de cuivres et un son jazzy un peu sirupeux, en décalage avec l’âpreté du rock gothique, Goths regorge de chansons à la fois caustiques, sensibles et poignantes.

 

Album pop Goths

 

Chanson française

Lamomali/-M-

 

Cet album est une belle rencontre musicale entre -M-, figure incontournable du paysage français, et Toumani et Sidiki Diabaté, maîtres de la kora, instrument à cordes d’Afrique de l’Ouest. Sans oublier la talentueuse chanteuse malienne Fatoumata Diawara et de nombreux invités qui participent à ce projet riche, à la frontière entre l’univers singulier de Matthieu Chedid et les musiques traditionnelles du Mali. Un moment de partages, à plusieurs voix, avec des solos de guitare endiablés appuyés par la kora qui nous transportent de Paris à Bamako.

 

photo de chanson française

 

Soul

Life & Livin’It/Sinkane

L’Américano-Soudanais sort ici son 4e opus. La musique d’Ahmed Gallab, alias Sinkane, remonte les méandres de ses racines africaines à travers afrobeat, funk et soul cosmiques, chœurs tribaux et cuivres syncopés, le tout sous le haut patronage de Curtis Mayfield, Fela Kuti et Marvin Gaye. Après des albums plutôt solitaires, le jeune multi-instrumentiste et chanteur s’est entouré, cette fois-ci, de musiciens, notamment ceux d’Antibalas et leurs cuivres, pour un résultat lumineux entre pop et soul apatride.

 

photo de musique soul

 

Musiques du monde

Pan ! the steeldrum Odyssey - Collectif

 

Ce superbe coffret raconte la saga du steeldrum, cet instrument de percussion inventé dans les années 1940 à Trinité-et-Tobago, et explique le contexte social de son évolution. Dans le CD, le “pan” est mis à l’honneur dans divers morceaux, tant traditionnels que modernes. Les qualités singulières de ce “tambour d’acier” en font un objet musical unique qui, ces dernières années, a envahi tous les styles musicaux urbains en enrichissant leurs productions de vibrations acoustiques caribéennes.

 

photo de musique du monde

 

Pop-RockCommon as Light and Love are Red Valleys of Blood - Sun Kil Moon

 

Hérauts du folk-rock américain, Mark Kozelek et son groupe Sun Kil Moon se sont orientés, il y a peu, vers une musique inclassable : arpèges de guitare éthérés y appuient des monologues à peine chantés qui auscultent l’état du monde et un quotidien trivial. Avec ses longs morceaux lancinants et des arrangements de clavier singuliers, Kozelek grommelle d’une voix impétueuse un “spoken word” proche de la scansion rap. Le charme hypnotique de ce néo-folk expérimental opère à nouveau.

 

photo de pop rock

 

R&B/Soul-Funk

Apache - Aaron Neville

 

À plus de 75 ans, la voix d’ange de La Nouvelle-Orléans sort certainement son album le plus personnel, en compagnie du guitariste et producteur Eric Krasno. Depuis quelque temps, il avait laissé de côté son groupe familial, les Neville Brothers, pour se consacrer à des projets en solo. Le patriarche nous livre 11 morceaux de récits de vie à la diversité et à la profondeur exceptionnelles dans un écrin soul et avec une voix inaltérable.

 

photo de rnb

 

Pop-Rock

The Texas-Jerusalem Crossroads

 

En 2001, Lift to Experience publiait son unique album, The Texas-Jerusalem Crossroads. Emmené par la voix suave de Josh Pearson, accompagné de deux cowboys patibulaires à la section rythmique, le groupe d’Austin évoque le lyrisme échevelé d’un Jeff Buckley, les explosions électriques de Mogwai, mais aussi une certaine tradition du spoken word country, entendue chez Mickey Newbury. La réédition de ce double album faramineux bénéficie d’une remasterisation parfaite, qui enlumine ses arrangements fantastiques.

Lift to Experience

 

photo de pop rock

 

Musique du Monde

Speed Caravan/Big Blue Desert

 

Cette formation, emmenée par le joueur d’oud, Mehdi Haddab, nous propose un album à l’énergie jubilatoire et aux rythmes fulgurants. En adoptant définitivement l’oud électrique, le Franco-Algérien reste fidèle à la ligne du groupe : du rock pur jus, tendance hard. C’est à Dakar qu’il a conçu ce nouvel album, en compagnie de musiciens sénégalais de haut vol. Ce Big Blue Desert nous convoque au cœur d’une cérémonie hallucinatoire où se rencontrent le mbalax et les grooves afro, l’Orient, le rock avec un zeste de kitsch.

 

photo de speed caravan

 

Chanson françaiseÀ ta merci/Fishback

 

Remarquée aux Transmusicales de Rennes, cette jeune chanteuse ardennaise surprend et séduit un public qui la découvre. Dans ce premier album, Fishback offre de nombreuses références musicales et affiche en même temps une singularité fascinante. Sur une pop dansante et légère, elle nous livre des textes poétiques et inquiétants, renforcés par sa voix éraillée et déroutante.

 

photo de chanson française

 

Gospel

The Revival/Cory Henry

 

Membre du collectif Snarky Puppy, Cory Henry rend ici hommage à l’orgue Hammond, modèle inventé en 1955. Dans cet album enregistré en public dans l’église de sa jeunesse, il déroule un programme plutôt instrumental, dans un style gospel jazz. Il propose ici un répertoire essentiellement religieux, qui célèbre cet instrument de légende au timbre malléable et sans limites.

 

photo de gospel

 

Pop-RockVenezuela 70 : Cosmic Visions of a Latin American Earth/Compilation

 

Voilà une immersion fascinante dans le Venezuela prospère des années 1970 : ce pays gorgé d’or noir, coincé entre le Brésil et la Colombie, était alors un des phares de la modernité culturelle. Une brillante scène musicale s’y est épanouie, entre la queue de comète du rock psychédélique, les accointances avec le krautrock, le folklore latino-américain et les expérimentations électroniques. Le label Soul-Jazz Records, voyagiste musical de qualité supérieure, nous offre un panorama saisissant de cette parenthèse enchantée sous les tropiques.

 

photo de pop rock

Musique du monde

Kaos/Kalash

Ayant enregistré plusieurs singles, Kalash, bien connu de la scène caribéenne, nous livre son premier album, Kaos. Mélange de trap, de rap, de dance hall et de reggae, il saisit l’occasion de montrer tout son talent en oscillant avec sa voix qui se veut, tantôt grave, tantôt aiguë, selon les titres. Kalash glisse d’une langue à l’autre, du chant au rap avec aisance. D’ores et déjà disque d’or, l’album est ponctué de quelques featurings, avec les artistes Booba, Admiral T ou encore Gato Da Bato.

 

Photo de Kalash Kaos

 

Jazz

Abuc/Roberto Fonseca

Bercé par la musique depuis son plus jeune âge, Roberto Fonseca est devenu le pianiste de jazz que l’on connaît. Avec ce huitième album solo, le musicien retrace l’histoire du jazz cubain comme un véritable conteur. Accompagné d’invités de toutes générations, il a voulu nous faire découvrir les vieux big bands de La Havane. Pari réussi, cet opus est un pur moment de bonheur.

 

Photo de Abuc

Musique instrumentale

Lune de Jade / Guo Gan et Emre Gültekin

 

Ce projet est le fruit d’une rencontre unique. Celle du musicien chinois Guo Gan, maître incontesté du erhu (violon traditionnel à deux cordes) et du musicien turc Emre Gütekin, spécialiste du luth. La distance a beau être grande de la Turquie à la Chine, ces deux maîtres de cordes ont su s’entendre à merveille et nous distillent une musique d’une grande subtilité. Chacun propose des compositions et des pièces traditionnelles de sa culture d’origine. Un album plein de poésie et de finesse réveillant nos émotions enfouies.

 

photo de musique instrumentale

 

Blues

The Last Days of Oakland / Fantastic Negrito

 

Musicien miraculé (un accident de voiture l’avait plongé dans le coma), Xavier Dphrepaulezz, alias Fantastic Negrito, sort The Last Days of Oakland, une transmission exaltante du meilleur de la “black music”. Le multi-instrumentiste et chanteur californien nous offre une “blues renaissance”, du Delta blues à la soul en passant par le hip-hop, le rock ou le gospel. Son ambition de partager les racines de la musique afro-américaine et de mettre le blues au cœur de son projet est pleinement réussie.

 

photo de blues


 

Pop-Rock

Jumping the Shark / Alex Cameron

Armé d’un clavier aux sons poisseux, le chanteur australien Alex Cameron signe une poignée de ritournelles aux mélodies étrangement radieuses, qui dépeignent avec humour les turpitudes de sa vie de musicien dans la dèche. Grand échalas aux faux airs de Bryan Ferry, Cameron possède une voix veloutée de crooner new wave, accordée à merveille à sa musique minimaliste et hypnotique, qui rappelle à la fois Suicide et Jacno.

 

photo de pop rock

 

Musique du mondeEnko On Ti Tou (1966-2016) / Les Vikings de la Guadeloupe

Les Vikings sont les premières “rock stars” de Guadeloupe dans les années 1960. Pour notre plus grand plaisir, le célèbre groupe antillais se reforme pour rendre hommage à la musique à danser d’île en île. Cette compilation de leurs meilleurs titres retrace l’aventure musicale de ce groupe hors normes, qui marie musique traditionnelle et nouvelles sonorités créoles. À découvrir ou réécouter…

 

photo de musique du monde

 

Electro World

Habib Galbi/A-wa 

A-wa est le nouveau phénomène de la scène électro world. Ces trois sœurs, d’origine juive yéménite, puisent dans les plus anciennes traditions folkloriques et réinventent un groove résolument moderne. Elles nous livrent un mélange explosif de chants du Yémen aux saveurs électroniques, hip-hop et reggae avec quelques soupçons de psychédélisme. Leur musique est joyeuse, élégante et dansante, porteuse d’un vrai message universel de tolérance et de partage.

 

photo de musique electro word

 

Soul

Love & Hate/Michael Kiwanuka

 

Cet auteur-compositeur anglais d’origine ougandaise nous livre un deuxième opus qu’il a pris le temps de mûrir. Cet héritier de Bill Withers, Marvin Gaye et Otis Redding évolue toujours dans une veine soul-folk, mais y ajoute quelques pointes de psychédélisme, développe une soul progressive, plus expérimentale et plus personnelle. Chansons intemporelles, mélodies infaillibles, sens de l’espace, ce prodige de la soul est à suivre...

 

photo de musique soul

 

Musique du monde

Tomorrow Is My Turn/Rhiannon Giddens

 

Chanteuse incontournable du groupe folk traditionnel Carolina Chocolate Drops, Rhiannon Giddens, jeune métisse de Caroline du Nord, sort son premier album solo. Elle rend hommage aux femmes qui ont marqué l’histoire de la musique américaine. Ses interprétations, par la puissance et la maîtrise de sa voix, révèlent l’une des voix les plus prometteuses de la scène folk américaine. Une artiste à suivre...

 

photo de rhiannon giddens

 

Pop-Rock

Värähtelijä/Oranssi Pazuzu

 

Avis aux oreilles sensibles, ce groupe finlandais ne fait pas dans la dentelle : son ambitieux mélange de black metal et de rock psychédélique ne lésine pas sur les larsens, tourbillons de guitares abrasives et autres crépitements d’orgues furieux. Oranssi Pazuzu, nommé ainsi d’après l’antique divinité babylonienne du vent, élabore un tumulte ébouriffant, mais subtil, et trace une voie singulière, prouvant à elle seule l’originalité du metal contemporain.

 

photo de chanson pop rock

 

Musique classique

Lignes claires / Ravel-Lipatti par Julien Libeer

 

Lignes claires, premier album du jeune pianiste belge Julien Libeer, est consacré à Maurice Ravel et Dinu Lipatti. Un titre particulièrement pertinent au regard des œuvres choisies qui allient clarté, luminosité, un sens magistral de la ligne mélodique et dont le jeu sensible et dynamique de Julien Libeer se fait très intelligemment l’écho. Une interprétation rare parmi les multiples versions existantes.

 

photo de musique classique

 

Chanson françaiseL’Insouciance / Baptiste W. Hamon

 

Dans son premier album, ce jeune auteur-compositeur-interprète renoue avec ses racines françaises sans pour autant renier son héritage américain, à l’image du morceau Van Zandt, hommage au talentueux chanteur de musique folk et country. Cette dualité fait sa singularité et donne naissance à 11 chansons réalistes telles que nous les aimons.

 

photo de chanson française

 

Jazz

Music is my Home : Act 1 / Raphaël Imbert & Co


Le saxophoniste français nous emmène sur les routes du “Deep South” pour un voyage au cœur des musiques afro-américaines (blues, jazz…). Cet album est le fruit de plusieurs séjours aux États-Unis, en particulier à la Nouvelle-Orléans, ville-chaudron des musiques populaires. Un projet franco-américain né d’échanges musicaux (Alabama Slim, Big Ron Hunter, Leyla McCalla…) où la musique symbolise une terre d’accueil et de partage.

 

photo de music is my home

 

Pop-Rock

Ouroboros / Ray LaMontagne


La voix délicatement fêlée du chanteur Ray LaMontagne joue sur du velours : depuis une dizaine d’années, ce ténébreux songwriter américain illumine de sa grâce un folk aux reflets arcadiens, teinté de soul. Avec Ouroboros, son 6e album, LaMontagne ceint sa voix d’un écho gracile et sa guitare d’une électricité farouche : sa musique se pare ainsi de diaprures floydiennes, qui tutoient le soleil et dispensent une sérénité merveilleuse.

 

photo de pop rock

 

Musique classique

Saint-Saëns - Concertos pour piano / Louis Schwizgebel

 

Louis Schwizgebel interprète avec beaucoup de brio et de sensibilité deux concertos pour piano de Saint-Saëns. Le Concerto n° 2, de conception novatrice, propose une progression constante du tempo, de l’andante au presto, qui s’élance sur un rythme de tarentelle. Fasciné par l’Orient, Saint-Saëns, après un voyage en Égypte, composa le Concerto n° 5, dit Égyptien, où planent les couleurs et les rythmes de la musique arabe. Un disque étincelant.

 

photo de musique classique

 

Chanson françaiseWilson chante Montand / Lambert Wilson

 

Un album hommage de Lambert Wilson à Yves Montand, vingt-cinq ans après sa disparition. Ils ont en commun le timbre de voix et l’amour des mots. Grands classiques ou chansons moins connues, morceaux accompagnés d’orchestres symphoniques, de petites formations ou d’un seul instrument, un beau moment d’écoute et d’émotion.

 

photo de chanson française

Musique du monde

Tantz ! / Sirba Octet

Emmené avec beaucoup d’enthousiasme par son fondateur Richard Schmoucler (violoniste) et ses confrères de l’Orchestre de Paris, le Sirba Octet fait revivre la tradition musicale populaire des musiques klezmers et tsiganes d’Europe de l’Est. Dans ce nouvel opus, l’ensemble mêle joyeusement arrangements classiques et airs de danses populaires de Roumanie, Moldavie, Russie, Pologne. Un voyage virevoltant et poétique dans une énergie jubilatoire et communicative.

 

photo de musique du monde

 

Musique de filmLes Saisons / Bruno Coulais

Bruno Coulais, compositeur du très beau documentaire, Les Saisons, de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, confirme encore une fois son talent. Les notes font vibrer les images : cloches, marimbas, vibraphones, boîtes à musique… La densité musicale est à la hauteur de la beauté de l’image.

 

photo de musique de film

Rock

The Agent Intellect / Protomartyr

 

Avec ce très bon troisième album, le groupe de Detroit affine son post-punk cabossé, sans renier une rage sourde : les chansons ménagent accalmies anxieuses et explosions de guitare bruitiste, tout en développant des mélodies étranges, poignantes. Le chanteur Joe Casey, de sa voix rauque de grizzly neurasthénique, évoque les décombres de la “Motor City” ravagée par la crise, avec une sincérité qui fait mouche. Avec ses symphonies de casse automobile, Protomartyr se distingue, sans rouler les mécaniques, du revival post-punk et de son lot d’imitateurs falots de Joy Division, Gang of Four ou Talking Heads.

 

photo de rock

 

R&B / Soul

Nathaniel Rateliff & The Night Sweats/Nathaniel Rateliff & The Night Sweats

 

Nathaniel Rateliff avait réalisé en 2010 un premier album folk. Il revient ici en compagnie des Night Sweats avec une esthétique R&B/soul racée et vintage du plus bel acabit. Sa voix d’enragé, des cuivres atomiques, une guitare à la réverbe millésimée, des chansons qui accrochent l’oreille, une production aux p’tits oignons, tous les ingrédients de la meilleure soul sont là et le font aisément sortir du lot des parutions soul rétro.

 

photo de l'album rnb soul

 

Musique classique

Schubert : Des fragments aux étoiles / Shani Diluka

La pianiste sri-lankaise, Shani Diluka, nous offre un récital Schubert hors du commun. Des valses et des ländler à la sublime Sonate D 960, elle nous enchante par sa délicatesse et son jeu profond et chantant. Son interprétation, entre ombre et lumière, magnifie la musique du compositeur viennois qui nous touche au plus profond de notre âme. Un album incontournable.

 

Jazz

Come On / Kellylee Evans

C’est en 2013, avec l’album I Remember When, que Kellylee Evans se fait remarquer. Aujourd’hui, elle confirme son talent de songwriter avec dix chansons aux rythmes swing et groove. Sa collaboration avec l’excellent pianiste de jazz, Éric Legnini, se poursuit et leur réussit. L’émotion est présente tout au long de l’écoute de cette voix jazz gorgée de soul.

 

Musique américaine

Something in the Water / Pokey LaFarge

Le chanteur et multi-instrumentiste de Saint-Louis nous propose un nouvel album de douze chansons pétillantes. Les deux pieds ancrés solidement dans le Midwest, Pokey puise dans les traditions musicales américaines pour créer une musique singulière teintée d’early jazz, de ragtime, de country blues et de swing. À ces compositions originales s’ajoutent des interprétations renversantes de standards de blues. Un voyage intemporel et jubilatoire.

 

photo de musique américaine

 

Pop-Rock

Paper Mâché Dream Balloon / King Gizzard & The Lizard Wizard

Après plusieurs années de garage-rock nourri aux guitares fuzz, le groupe de Melbourne s’oriente vers une pop psychédélique tout en douceur champêtre. On y perçoit un spectre d’échos tintinnabulants venus d’un glorieux passé lysergique, de la flûte sautillante de Jethro Tull aux mélodies enfantines des Beach Boys période Smile, ou parfois même le boogie rêche de Canned Heat. Voix comme murmurées, arrangements fluides, production efficace : ces chansons voyagent dans une bulle de savon intrépide, c’est une rêverie qui refuse de s’évanouir.

 

photo de musique pop rock

 

Chanson française

Wizzz ! Psychorama français 66-71, volume 1 / Artistes divers

 

Une compilation de pop à la française de la fin des années 1960, qui réunit de petites perles rares ou inédites avec des artistes plus ou moins connus, des arrangements étranges, des compositions décalées et des chansons extravagantes. Pour tous les petits curieux, deux autres volumes existent et vous attendent…

 

photo de chanson française wizzz

 

Musique classiqueConcerto pour piano “Different spaces” / Baptiste Trotignon et Nicholas Angelich

 

Pianiste de jazz, Baptiste Trotignon se lance dans l’écriture d’un concerto pour piano. Si la forme est classique, le contenu relève d’une rencontre entre sa culture d’Européen et sa connivence avec les cultures afro- ou sud-américaine et leurs rythmes. Il partage cette création avec le pianiste classique Nicholas Angelich, interprète complice et dédicataire de l’œuvre. Une partition flamboyante aux inspirations diverses.

 

 photo du concerto pour piano

 

Hip-Hop/Nu Soul/Slam

The miner’s Canary/Akua Naru

 

Pour son second album, l’Américaine produit un hip-hop lancinant aux accents soul rêveurs, une véritable douceur musicale et un moment unique. Elle délivre des lyrics affûtés et conscients à travers un flow persuasif aux intonations poétiques (spoken word). Une voix posée, diablement sensuelle, des collaborations artistiques (Cody ChesnuTT, Ben l’oncle Soul…), un paysage sonore naviguant entre jazz, néo-soul et rap, au final, un travail comparable à celui d’Erykah Badu ou de Lauryn Hill.

 

photo du disc de hip hop

 

Pop-Rock

Jaakko Eino Kalevi/Jaakko Eino Kalevi

 

Ex-chauffeur de tramway à Helsinki, le diaphane et dégingandé musicien finlandais s’est installé à Berlin pour y enregistrer ce premier album de pop synthétique, sensuel et vaporeux. Dans une ambiance désinvolte, une insouciance qui évoque le “soft rock” mâtiné de disco des années 1970, Jaakko Eino Kalevi compose des vignettes élégantes : sur des arrangements de cocktail rétro-futuriste, avec saxophone rutilant, basse veloutée, volutes de synthé ésotérique et chœurs de sylphides, il chante des mélodies laconiques d’une voix de chérubin triste. Séduction garantie.
photo du disc de pop rock

 

Jazz

The Origin of Adjustable Things/Joanna Wallfisch et Dan Tepfer


La musique a toujours fait partie de la vie de Joanna Wallfisch et sa vocation musicale arrive à maturité. Elle nous livre ici un album abouti, en duo avec l’excellent pianiste Dan Tepfer. Quelques reprises, quelques standards, mais c’est elle qui signe l’essentiel du répertoire. On découvre alors une technique vocale irréprochable et un timbre de voix clair et pur. Des compositions chargées d’émotion et de sensibilité. Un projet personnel très réussi.

 

photo de disque de jazz

 

Musique classique Trios pour piano/Mendelssohn et Bach par le Trio Dali


Formé en 2006, le Trio Dali a obtenu de nombreuses récompenses pour ses enregistrements de Schubert ou de Ravel. Ce nouvel album fait la part belle aux trios de Mendelssohn ainsi qu’à des transcriptions pour trios de chorals de Bach. Les Dali font chanter leurs instruments et mêlent tour à tour fougue et plénitude. Ils nous entraînent ainsi vers un feu d’artifice musical et inspiré.

 

photo du disque de musique classique

 

Musique du mondeParis-Damas-Istanbul / Zeki Ayad Çölas


Le chanteur saziste (luth à long manche) Zeki Ayad Çölas, originaire de Turquie, nous livre un album cher à son cœur. Il rend hommage à trois villes qu’il a habitées tour à tour, Paris, Damas et Istanbul, chacune ayant été pour lui source d’inspiration et de création. De sa voix chaude et envoûtante, l’artiste propose des chansons colorées et poétiques. Une irrésistible invitation au voyage et à la danse. À ses côtés, le violoniste Pascal-Edouard Morrow, fin connaisseur des musiques orientales, assure avec brio la direction artistique.

 

photo du disque paris damas istambul

 

Musique classiqueL’Art de la fugue / Bach par Angela Hewitt

 

Considéré depuis longtemps comme le “testament du compositeur”, L’Art de la fugue représente l’apogée du contrepoint, base de la polyphonie, qui demeure l’une des plus grandes prouesses de la musique occidentale. La pianiste canadienne, Angela Hewitt, après avoir longuement étudié et enregistré l’œuvre de Bach pour clavier, s’attaque à ce chef-d’œuvre et nous en propose une interprétation éclairée. Sa lecture limpide met en valeur cet entrelacs complexe de lignes musicales.

 

 photo du disque l'art de la fugue

 

Chanson française

Chienne de vie / Zoufris Maracas

 

Zoufris Maracas est un groupe de musique français qui confirme sa popularité croissante avec ce second album. Ils nous livrent des textes percutants et riches, soutenus par des rythmes exotiques (reggae, rumba, swing manouche…) d’une énergie débordante. Dans leur premier album, on notait déjà deux notions essentielles, l’humour et l’humanité, que l’on retrouve ici. Leur place dans la “chanson française métissée” ne fait plus aucun doute. La fusion musicale de ce groupe est une évidence. Ils se régalent, et nous aussi.

 

photo du disc zoufris maracas

 

Soul-rock

Soul Power/Curtis Harding

 

Le chanteur d’Atlanta sort un premier album aux confins du blues, du rock et de la soul. Héritier d’une longue tradition, Curtis Harding a acquis son chant en sillonnant le pays avec sa mère, chanteuse de gospels. Ses expériences musicales, notamment avec les futurs membres des Black Lips et en tant que choriste de Cee Lo Green, vont façonner progressivement son style de compositeur, chanteur et guitariste. Une voix limpide et puissante plane sur ce Soul Power captivant, à travers 12 pépites qui naviguent entre Chicago blues, deep soul, groove, garage rock et folk.

 

photo de curtis harding

 

Musique classique

Vingt-quatre Préludes, Berceuse, Suites de York Bowen/Cristina Ortiz

La pianiste brésilienne Cristina Ortiz propose un florilège des œuvres du compositeur et pianiste britannique méconnu York Bowen. Les Vingt-quatre Préludes, œuvre phare de cet album, se rapprochent de ceux laissés par Bach, Chopin ou Chostakovitch. Avec une sensibilité vibrante, Cristina Ortiz s’empare de ces œuvres avec virtuosité, délicatesse et expressivité. Elle y déploie une riche palette de nuances, nous plongeant ainsi dans un univers d’une beauté sonore incomparable. L’exquise Berceuse et les deux Suites sont également un ravissement pour l’oreille.

 

photo du cd de musique classique york bowen

 

Pop-rock

Let the good times roll/JD McPherson

Let the good times roll : depuis l’hymne hédoniste du pionnier du rhythm’n’blues, Louis Jordan en 1946, ces mots résonnent comme le slogan d’une culture américaine juvénile et sexy, une ode à la nonchalance et la fougue primesautière du rock’n’roll. En 1978, les Cars en donnent une savoureuse lecture new wave. Aujourd’hui JD McPherson opte pour une variation plus orthodoxe : voix de crooner frêle, entre Buddy Holly et Roy Orbison, guitares twang dignes des Shadows, mélodies accrocheuses et sautillantes évoquant le rockabilly cru de Gene Vincent… À l’instar d’un Nick Waterhouse pour la soul, JD McPherson offre une rafraîchissante cure de jouvence au rock’n’roll “à la papa”.

photo du cd de jd mc pherson

 

Pop-rock

Viet Cong/Viet Cong

 

Avec un nom pareil, cette “bande des quatre” de Calgary aurait pu se contenter d’un précipité de post-punk martial un brin paresseux, ressassé depuis des lustres par Interpol et ses suiveurs. Mais Viet Cong déborde ce cadre rigide : on y entend, certes, une rythmique de tonnerre nucléaire, mais aussi des harmonies vocales dignes des Byrds, des arrangements de synthés facétieux, et surtout des chansons aux mélodies séduisantes. Le groupe orchestre avec subtilité la rencontre entre la pop luxuriante des sixties et la frange expérimentale de la new wave. Une gageure réussie : qu’on se le dise, le buzz de ce début d’année n’est pas une baudruche faisandée.

 

photo de viet cong

 

Jazz

Issues of Life : features and remixes/Gregory Porter

 

Né à Los Angeles, Gregory Porter est un auteur-compositeur et chanteur américain qui nous a offert trois albums de talent depuis 2010. Ce dernier opus recense les collaborations du chanteur avec d’autres artistes et confirme les qualités de cette grande voix. Entre jazz et soul, ce baryton au timbre exceptionnel est un enchantement. Les aficionados du jazz ne resteront pas insensibles au spectre artistique de ce chanteur d’exception : clarté et chaleur sont au rendez-vous. Véritable bête de scène, il sera le 11 avril à la Maison des Arts.

 

photo de jazz

 

Jazz

My Chet, My Song / Riccardo del Fra

Pendant une dizaine d’années, le contrebassiste Riccardo del Fra a tourné avec le trompettiste Chet Baker avec lequel il a enregistré 12 disques. Avec ce superbe album, il lui rend un hommage émouvant, entouré de musiciens d’exception : Pierrick Pedron au saxophone alto, Bruno Ruder au piano, Airelle Besson à la trompette et Billy Hart à la batterie. Au détour des standards ou des musiques originales qui composent ce disque, ce quintette convoque un monde musical poétique, à l’image de Chet Baker. Un album éblouissant.

photo du disc de jazz

 

RAP

RTJ2 / Run The Jewels

Ce deuxième album du duo Killer Mike/El-P continue de dessiner les frontières nébuleuses d’un hip-hop expérimental, percutant, dense et furibard. Au menu : flows castagneurs, beats electro, sons robotiques, prod sombre de bande-son SF, parodie de gangsta-rap morbide… Avec quelques invités de marque tels que Zack De La Rocha (Rage Against The Machine), le projet Run The Jewels, devenu un authentique groupe, propulse la tradition “East Coast”, autrefois perpétuée par le Wu-Tang Clan, dans une sorte d’âge numérique. Une épopée futuriste qui chahute les codes rigides du hip-hop contemporain, pour son bien.

 

photo du cs rtj2

 

Soul-blues

Milk & Green / Malted Milk & Toni Green

Le groupe français et la diva de Memphis, Toni Green, délivrent ici un opus aux couleurs bluesy-funky imparables. L’album contient des reprises empruntées au patrimoine de la soul (Ann Peebles, Syl Johnson), au r’n’b (Mary J. Blige), des compositions inédites de Malted Milk, des chansons associées au nom de Toni Green, et enfin, plusieurs créations écrites, composées et réalisées par Miss Green et Malted Milk lors des répétitions. À découvrir au festival Sons d’hiver, le 14 février à la Maison des Arts (cf. p. 38-39).

 

photo  de soul

 

 

R&b/Soul/Pop-Rock

Twenty Feet from Stardom / film de Morgan Neville

Ce documentaire nous plonge dans le monde des choristes, artistes de l’ombre, pourtant essentiels dans la musique populaire. En effet, des titres tels que Gimme Shelter des Rolling Stones ou Walk on the Wild Side de Lou Reed n’auraient certainement pas connu le succès escompté sans la participation notoire de ces interprètes d’exception. Ce film (oscar du meilleur documentaire en 2014) rend grâce à ces chanteuses afro-américaines issues du gospel, du R&B et de la soul (Merry Clayton, Darlene Love, Claudia Lennear…) en les mettant dans la lumière à tout jamais…

 

photo de randb

 

Jazz

When You Make Me Smile / Rigmor Gustafsson

Rigmor Gustafsson est une chanteuse de jazz suédoise de grand talent. Entourée d’un somptueux orchestre à cordes d’une trentaine de musiciens, le Dalasinfoniettan, elle nous livre un album à multiples facettes. Des compositions inspirées et des reprises de choix qui balaient de nombreux genres musicaux : soul, bossa, pop, jazz… Depuis l’album Calling you en 2010, elle a conquis le public français. Aujourd’hui, c’est elle-même qui produit son dernier opus et confirme son aisance vocale. Un remarquable projet.  

 

photo de jazz

 

 

Musiques du monde

Clychau Dibon/Catrin Finch et Seckou Keita

Une rencontre heureuse et inspirée entre la harpe de la Galloise Catrin Finch et la kora du Sénégalais Seckou Keita. Deux artistes, deux cultures et un héritage commun : celui des instruments à cordes au son de cristal, inspirés par le souffle des bardes et des griots. Le résultat est saisissant de beauté. Chaque titre, qu’il soit un traditionnel gallois ou une composition de Seckou, est restitué comme s’ils les avaient toujours joués ensemble. Un dialogue éclatant de simplicité où les cordes vibrent presque à l’unisson.

 

photo de musique du monde

 

Électro

You’re Dead !/ Flying Lotus

Petit-neveu d’Alice et John Coltrane, le producteur Steven Ellison esquisse, sur cet album, les contours d’une electronica impétueuse, où résonnent les échos du free jazz et du hip-hop. Entre ascèse et frénésie, les strates de claviers nébuleux, de percussions anarchiques, de basses rotondes, de chœurs angéliques et de cuivres endiablés se superposent allègrement, créant des ambiances d’un éclat multicolore. Flying Lotus offre même de sublimes écrins futuristes aux rappeurs Kendrick Lamar et Snoop Dogg. Il orchestre ainsi une révolution gloutonne autour de l’électro, du jazz et du hip-hop.

 

photo d el'album you're dead

Soul

Wheedle’s Groove/Kearney Barton

À l’image du Buena Vista Social Club à Cuba, le Wheedle’s Groove est un conglomérat de musiciens funk et soul de la scène de Seattle, actifs dès le milieu des années 1960. Après un concert exceptionnel en 2004, l’idée de produire un album avec de nouvelles chansons, toutes composées et interprétées par ces anciennes gloires locales, surgit immédiatement : la résurrection du groove à l’ancienne ! Grâce à ce disque, les furieux sexagénaires de Seattle, à travers un son hallucinant et incroyablement onctueux, prouvent que la scène de Seattle n’a jamais manqué de talents.

 

photo du disc de wheedle's

 

Pop-Rock

Brill Bruisers/The New Pornographers

Depuis Vancouver, ce groupe enchante une époque maussade, en alignant une série d’hymnes power-pop ébouriffants, à l’énergie contagieuse. Les arrangements d’une new wave rutilante évoquent les Cars, tandis que le ton, à la fois enjoué et altier, des mélodies fait écho au Fleetwood Mac californien, celui de Rumours et Tusk. A.C. Newman, principal songwriter des New Pornographers, refuse toute soumission à la morosité, creusant un sillon pop intemporel, jovial et conquérant.

 

photo de brill bruisers

 

Musique classique

Gabriel Dupont - Marie-Catherine Girod et le quatuor Prazak

La pianiste Marie-Catherine Girod et le quatuor Prazak nous font redécouvrir la musique de chambre du compositeur français, Gabriel Dupont, mort de la tuberculose à 36 ans. À côté de Debussy, Fauré ou Ravel, il a tracé une route originale et sensible. Œuvre romantique, le Poème pour piano et quatuor à cordes est d’un lyrisme fougueux et cette musique tumultueuse évoque la mélancolie et l’angoisse de la mort. Les Pièces pour piano seul et la Sonate pour violon et piano sont tout autant des révélations. Un album lumineux.

 

photo de gabriel dupont

 

Chanson française

J’aime tes ex - Gaëlle Vignaux

Gaëlle Vignaux, récente lauréate du Grand Prix du Centre de la Chanson, chante des histoires. Son talent de conteuse est souvent comparé à celui d’Anne Sylvestre. Des textes ciselés, drôles et tendres qui donnent 13 titres enjoués à l’émotion sans fard. Sa collaboration et sa complicité avec Clément Petit, co-compositeur, arrangeur et réalisateur, renforcent l’intensité musicale de cet album où cuivres et cordes sont au rendez-vous. Un troisième opus abouti qui confirme sa place dans la chanson française.

 

photo de gaelle vignaux

 

 

 

Jazz

New Song/Omer Avital

L’excellent contrebassiste israélien Omer Avital vit à New York. Cependant, sa musique est en partie le reflet de son pays d’origine et révèle de fortes influences du Maghreb et du Proche-Orient. Le quintet qu’il dirige dans New Song dévoile 12 compositions qui accrochent rapidement l’oreille grâce, entre autres, au rythme donné par le batteur Daniel Freedman ou encore le trompettiste Avishai Cohen qui applique son jeu d’accents. Avec, en bonus, une voix, la sienne. Le jazz est aujourd’hui à l’heure du métissage. Et cet album le confirme.

 

photo de jazz new song

New Song/Omer Avital

 

Musique de filmThe Awakening/Goblin

Indissociable des films d’épouvante des années 1970 (en particulier ceux de Dario Argento, Suspiria, ou de George Romero, Zombie), le groupe italien de rock progressif Goblin déborde d’une énergie vertigineuse et démoniaque. Maelström de voix tourmentées, percussions concrètes angoissantes, nappes de synthés putassières, basses funky et éclats de guitare heavy metal : ce mélange d’ingrédients, savamment dosés, fascine et plonge l’auditeur dans l’ambiance criarde des chefs-d’œuvre du cinéma d’horreur post-moderne. Ce coffret retrace l’évolution de la musique brillante et terrifiante de Goblin, à travers quatre BO et deux albums méconnus publiés entre 1975 et 1982.

 

photo de musique goblin

The Awakening/Goblin

 

Blues

From His Head To His Heart To His Hands / Michael Bloomfield

Ce coffret rend hommage au génial bluesman blanc à travers trois CD et un documentaire vidéo. Guitariste de sessions, notamment avec Bob Dylan sur l’album Highway 61 Revisited, membre du Paul Butterfield Blues Band et de The Electric Flag, il est également le complice d’Al Kooper avec, entre autres, le Super Session d’anthologie en 1968. Il croise aussi le chemin de Muddy Waters ou de Janis Joplin. Un parcours erratique et brillant durant les années 1960 et 1970, brisé par une overdose mortelle à 37 ans.



 Michael Bloomfiedl
From His Head To His Heart To His Hands / Michael Bloomfield

 

 

Musiques du monde

Saulem Ai/Violons Barbares

Violons Barbares est un trio de musiciens venus de Mongolie, Bulgarie et France : Dandarvaanchig Enkhjargal, dit Epi, au morin khuur, violon traditionnel mongol à deux cordes, Dimitar Gougov, le Bulgare, virtuose de la gadulka, instrument à 14 cordes, et Fabien Guyot, percussionniste, qui joue de tout ce qui est susceptible de produire du son… Le trio nous emporte avec une énergie communicative, au rythme d’un cheval au galop, vers de vastes contrées. Nous sommes envoûtés par la pureté des sons, les prouesses vocales d’Epi et les délires des percussions. Entre folk mondial, blues kazakh, rock électrique. Sauvage !

 

 Violons barbares
Saulem Ai/Violons Barbares

 

Just The Wind

Bence Fliegauf

À l’écart du village, vivent Mari et ses deux enfants, dans l’isolement et la précarité. Roms d’origine, ils luttent pour survivre et s’insérer dans la société. Sans tabou ni folklore, le réalisateur Bence Fliegauf dénonce, par un réalisme glacial, la haine ordinaire dont ce peuple est toujours victime dans la Hongrie d’aujourd’hui.

Blaq Out

 

 photo du film just the wind

Pop-Rock

Benji / Sun Kil Moon

Le songwriter Mark Kozelek délivre un folk mélancolique, épineux, hanté par des sujets graves. Sa voix, autrefois spectrale et feutrée au sein des Red House Painters, a pris une patine rauque de bluesman. Sa musique, emmenée par une guitare rêche, recèle une beauté limpide, presque onirique. Avec son groupe Sun Kil Moon, il donne ici l’impression de réciter un journal intime poignant, où il évoque des thèmes, tels l’amour filial ou le deuil, sans jamais basculer dans un pathos larmoyant. Kozelek réussit cette gageure en signant au passage quelques-unes de ses plus belles chansons, évoquant Nick Drake autant que Townes Van Zandt.

 

Pop-Rock

Something came with the sun/Isabel Sörling

La chanteuse suédoise nous propose un album solo inattendu et très réussi. L’artiste délaisse pour un temps le jazz expérimental qu’elle joue habituellement avec son groupe pour nous offrir de sublimes ballades folk atmosphériques, teintées de pop et de jazz. Produit et arrangé par Ibrahim Maalouf, tombé sous le charme de l’univers de la chanteuse, l’album est empreint de sérénité, proche de la nature. Une musique propice à la rêverie.

 

Pop-Rock

The Evil One - Gremlins Have Pictures - Don’t Slander Me/ Roky Erickson & The Aliens

Singe hurleur possédé au sein des mythiques 13th Floor Elevators, le croquignolet Roky Erickson enregistrait, au cours des années 1980, une série d’albums sombres, farfelus, inspirés des plus improbables nanars de série Z. Accompagné d’un groupe de hard-rock psyché caverneux, Roky psalmodie de son timbre écorché d’inénarrables couplets au sujet de démons pittoresques, avec une ferveur démente. Blues-rock épais, soul nimbée de vapeurs lysergiques, folk transi : ces chansons fourmillent d’idées et sortent de l’ornière de l’anecdote grâce à la poésie brute et l’interprétation habitée de Roky Erickson.

 

Musiques du mondeKurdistan : Iran - Irak - Turquie/Nishtiman

Les musiques kurdes sont mises à l’honneur dans un voyage musical unique et audacieux. Réparti entre Iran, Irak, Turquie et Syrie, le peuple kurde peine à faire connaître sa culture. C’est dans cet état d’esprit que Sohrab Pournazeri, chanteur, virtuose du tambûr et du kamanche, compose les musiques tout en s’appuyant sur des mélodies traditionnelles millénaires. Autour de lui, six musiciens d’univers différents se rassemblent pour célébrer l’unité et la diversité des musiques du Kurdistan, tour à tour festives, populaires et raffinées.

 

Jazz

No deal/Mélanie de Biasio

Chanteuse et flûtiste de jazz d’origine belge, Mélanie de Biasio nous plonge dans un univers sidéral et dépouillé. Sa voix feutrée, grave et envoûtante déroule des mélodies ciselées, subtilement ponctuées par la flûte, le piano ou la batterie. Si le tempo est lent, il n’en est pas moins exempt d’une pulsation tangible qui innerve tout le CD. Un album court, mais intense.

 

Pop-Rock

Big Wheel and Others/Cass McCombs

Songwriter énigmatique, Cass McCombs s’inspire d’une vie nomade à travers les États-Unis pour composer ce double album poignant, qui ressemble à un road movie, tour à tour ténébreux et irradié d’une sérénité divine. Entre folk aride, jazz-rock élégant et country débonnaire, ses chansons, portées par sa voix de velours sombre, clament l’ambiguïté cauteleuse du monde qui l’entoure, avec un humour caustique jamais dénué de tendresse. Qu’on se le dise : on a à faire ici à l’un des plus grands songwriters américains contemporains, un digne héritier de Townes Van Zandt ou Leonard Cohen.

 

Electro

Psychic/Darkside

Quelques mois après la déferlante néo-disco de Daft Punk, Darkside, projet initié par le DJ américain Nicolas Jaar et son acolyte multi-instrumentiste Dave Harrington, investit un dancefloor lessivé, en composant une house feutrée et serpentine, où résonnent les échos d’un rock psychédélique doux-amer (des Doors à Pink Floyd). Jaar chante d’une voix ouatée, ceinte d’un delay onirique, et laisse Harrington greffer des riffs de guitare bluesy, des claviers hagards ou une basse en pointillés sur une rythmique funk sombre et langoureuse.

 

Musique du monde

Asado/Minino Garay

Pour son 5e album, le percussionniste et chanteur argentin Minino Garay honore ses racines latines. Il replonge aux sources de la musique de Córdoba, sa ville natale, avec la tradition du cuarteto (musique populaire héritée du paso doble espagnol et de la tarentelle italienne). Accompagné de son groupe, Les Tambours du Sud, Minino propose un album festif et chaleureux, aux rythmes tropicaux contagieux, à l’image de son insatiable créativité et de son désir de métissage.

 

Blues Malgache

Vazo/Tao Ravao & Vincent Bucher

Tao, franco-malgache, au chant, à la guitare et aux instruments typiques de Madagascar (guitare kabosy, harpe valiha), et Vincent, harmoniciste virtuose, sont de vieux complices. Ils ont ancré leur musique dans le blues, puis l’ont fait évoluer vers un métissage avec les traditions malgaches et, plus généralement, africaines. Cette fusion des rythmes du Mississippi et de l’océan Indien envoûte, l’harmonica s’envole, la transe s’installe. Ce nouvel opus en quartette crée un blues malgache unique, original et inventif.

 

Pop-Rock

Loud City Song/Julia Holter

Ode à la fois sophistiquée et douce-amère à Los Angeles et ses faux-semblants, Loud City Song impose Julia Holter comme une musicienne capable d’acrobaties esthétiques de haute volée. Entre la new wave sombre et onirique d’une Kate Bush, la pop concrète et expérimentale de Laurie Anderson, et le folk jazzy délicieusement suranné de Linda Perhacs, la jeune Californienne trouve un ton singulier, chatoyant, où le silence se mêle aux éclats de voix cristallins et à une densité d’arrangements rare, énigmatique et poignante.

 

Musique du monde Faya/Joe Driscoll & Sekou Kouyaté

L’un est américain et rappeur, l’autre, guinéen, virtuose de la kora. Joe et Sekou se rencontrent lors du festival “Nuit Métis” à Marseille en 2010. Malgré leurs influences musicales si différentes et la barrière de la langue, ils communiquent à travers leur passion commune, la musique. Il en résulte un remarquable album. Les riffs de kora et de guitare, le groove sourd des calebasses et les voix chantées ou rappées, en anglais et sossou, opèrent une fusion unique entre rythmes africains, blues, afrobeat, hip-hop, rock et reggae.

 

Rock

The Argument - Grant Hart

Jadis pensionnaire des légendaires Hüsker Dü, où il tenait les fûts, mais composait également la moitié mélancolique du répertoire, le vétéran Grant Hart, revenu de maints naufrages toxiques, n’a rien perdu de sa verve mélodique. Sa voix fiévreuse, convoquant le timbre suavement fêlé d’un Bowie juvénile, plane au-dessus d’une americana idéale, vacillant entre le folk homérique de Springsteen et la pop flamboyante de Lee Hazlewood. Avec, en prime, cette ferveur, à la fois épique et douce-amère, qui a toujours teinté ses magnifiques chansons.

 

Électro

Slow Focus/Fuck Buttons

Pris de convulsions lysergiques derrière leurs consoles, les DJ Andrew Hung et Benjamin John Power composent une musique épique, mystérieuse, parcourue de spasmes tribaux, nappée de synthés vaporeux façon John Carpenter. Originaire de Bristol, le binôme au nom sulfureux s’inspire de la rage hypnotique du krautrock (Can, Neu!), des arabesques décousues d’Aphex Twin, d’une “ambient” chiffonnée digne de Boards of Canada ou des marées de sons abrasifs de My Bloody Valentine pour échafauder leur bande-son rêvée d’une invasion extra-terrestre.

 

Slam Afro-Jazz Groove

Social Groove/Nëggus & Kungobram

Le bien nommé Social Groove est le premier album d’une rencontre inspirée : celle d’un slameur déraciné du Togo, aux textes doux-amers, et d’un quintette de musiciens aux instruments à la fois occidentaux (batterie, saxo, contrebasse…) et traditionnels mandingues (balafon, harpe-luth kamalengoni, percussions...). Les textes de Nëggus fusionnent à merveille avec les couleurs afro-jazz et groove de la musique pour une relecture griotte des maux d’aujourd’hui.

 

Musique classiqueSatie & compagnie/Anne Queffélec

La pianiste Anne Quéffelec nous fait voyager dans l’univers de la musique française du début du XXe siècle. Si Debussy, Poulenc ou Ravel sont à l’honneur, elle nous fait découvrir d’autres compositeurs tels que Pierre-Octave Ferroud, Charles Koechlin ou Reynaldo Hahn. Elle émaille son récital des célèbres Gymnopédies et Gnossiennes du compo­siteur Erik Satie, qu’elle affectionne particulièrement. Elle démontre, avec l’intelligence, la subtilité et la finesse qui caractérisent son jeu, que la musique française est aussi, contrairement aux idées reçues, empreinte d’une gravité et d’une profondeur inégalables.

 

Rock

Floating Coffin/Thee Oh Sees

Avec ce “cercueil flottant” conçu comme un cadavre exquis psyché­délique, le groupe de San Francisco étoffe encore son garage-rock de crypte bariolée. Entre glamour gothique, énergie punk et robustesse métal, John Dwyer et ses acolytes trouvent le ton juste, grâce à une riche instrumentation (guitares crachotantes, nappes de claviers morbides, violoncelle noueux, falsetto miroitant de Dwyer), à une simplicité mélodique et aux invocations de certains esprits frappeurs comme les Seeds, Cramps, Chrome, The Fall ou autres Pixies.

 

Pop-Rock

I See Seaweed/The Drones

La voix chiffonnée, comme si sa gorge recélait du verre pilé, le chanteur lettré Gareth Liddiard emporte le punk-blues farouche des Drones vers des sommets de lyrisme noir. Inspiré par la mélancolie rêche de ses compatriotes Nick Cave ou Rowland S. Howard, ce groupe australien compose une musique lancinante, une partition de cabaret funeste, tout en césures rythmiques, éclats noisy, entrelacs de piano ivre et de guitares affolées, aux sons inhumains.

 

Musique du monde

Ela/Dom La Nena

Originaire du Brésil, cette jeune violoncelliste de formation classique nous offre un premier album de chansons miniatures, légères et profondes. C’est en puisant dans ses souvenirs d’enfance, partagés entre Porto Alegre, Paris et Buenos Aires, qu’elle nous transporte dans son univers enchanté. Des petites ritournelles en portugais ou en espagnol, tendres et nostalgiques, qui touchent par leur simplicité.

 

Pop-Rock

2/Mac DeMarco

À mi-chemin entre Beck et Jonathan Richman, le jeune songwriter canadien Mac DeMarco séduit par sa nonchalance loufoque : avec un son de guitare éthéré inspiré de Felt ou de Durutti Column, des mélodies en bouts de ficelle et une rythmique à la fois funky et indolente, il conçoit un joyau de pop iconoclaste. L’effet “chorus barbouillé” de la guitare, le bricolage assumé de la production, la répétition de mêmes motifs harmoniques ajoutent au côté frais et ingénu de cette musique en vacances.

 

Musique classique

Partitas 2 et 6, Toccata BWV 911/Bach par David Fray

Les partitas, ces suites de danses à la construction très achevée, virtuoses et musicalement intenses, bénéficient de l’éclairage intelligent et subtil du jeune pianiste David Fray. Dans un tempo immuable, il joue littéralement avec toutes ces lignes musicales qui s’entrecroisent ou se répondent dans un feu d’artifice permanent. Il multiplie les nuances avec une délicatesse infinie ne perdant jamais le fil de la phrase musicale. C’est une exécution éblouissante dont quelques pièces incitent au recueillement.

 

Musique classique

Le Bœuf sur le toit-Swinging Paris / Alexandre Tharaud

Pianiste classique renommé, Alexandre Tharaud se confronte au monde du jazz et “fait le bœuf” avec ses amis : Madeleine Peyroux, Juliette, Bénabar ou Nathalie Dessay. Son programme se construit autour des œuvres les plus classiques de Jean Wiener ou des délirants fox-trot de Clément Doucet d’après Chopin, Liszt ou Wagner, en passant par le jazz américain. Il réinvente ainsi ce qui fit le succès du mythique cabaret parisien “Le Bœuf sur le toit”. Dans cet éden culturel des années 1920, se rencontrait l’intelligentsia parisienne de l’entre-deux-guerres, Jean Cocteau, Darius Milhaud, Maurice Chevalier… Un album séduisant qui a obtenu le prix du meilleur enregistrement aux Victoires de la musique classique 2013.

 

Rock'N Roll

Elvis Presley & The American Music Heritage (vol. 1) / Elvis Presley

Cette compilation réunit des enregistrements d’Elvis Presley desannées 1954-1958 et des originaux issus du patrimoine de la musique américaine dans les registres blues, country-folk et R&B. Un travail remarquable de l’éditeur Frémeaux & Associés, avec la contribution du journaliste musical Bruno Blum, qui livre une analyse comparative des sources et influences d’Elvis Presley et une compréhension de l’évolution de la musique américaine et afro-américaine.

 

Rap/Slam

Jasmin rouge/Këlem

À la tête de ce groupe, on trouve Nebil Daghsen, Français d’origine tunisienne, pionnier du slam en France. Un phrasé rap sous forme poétique, hérité du « spoken word », marqué par les événements tunisiens, l’actualité et son parcours personnel. Au niveau musical, l’album navigue entre couleurs orientales et ambiances down-tempo/jazz, beatmaking hip-hop et instruments acoustiques (contrebasse, guitare, oud...). Un projet abouti qui remet le slam sur le devant de la scène.

 

Musiques du monde

Avel an Douar/Serendou

Cet album nous transporte dans un fabuleux voyage musical entre Bretagne et Niger. Avec Serendou, les flûtes sont reines. La flûte traversière de Jean-Luc Thomas dialogue avec la flûte peule de Yacouba Moumouni, soutenues par les rythmes envoûtants de la calebasse de Boubacar Souleyman. Les pièces enregistrées puisent dans les deux cultures : chansons haoussa, airs de danse du pays gallo, chanson peule, gavotte, danse zarma… auxquelles s’ajoutent des compositions de Jean-Luc et Yacouba. L’osmose est parfaite.

 

Musiques du monde

Marinai, profeti e balene /Vinicio Capossela

Célébrant sur ce double album les mythologies maritimes (de L’Odyssée à Moby Dick), le chanteur italien Vinicio Capossela compose un folk cabossé et lettré, évoquant Tom Waits, Paolo Conte et Nino Rota. Sa musique louvoie entre une ferveur épique un brin espiègle, grâce à des chœurs d’opéra bouffe poignants, et le parfum pittoresque qui émane d’une tarentelle gaillarde ou d’un calypso doux-amer de bouge mal famé. Capossela parvient à restituer avec brio l’imaginaire tumultueux de la mer.

 

Soul/Jazz/Rock

The Cherry Thing /Neneh Cherry & The Thing

Pour son retour, Neneh Cherry a choisi de collaborer avec le trio suédois The Thing, qui développe un jazz libre, inspiré par la pop et la musique de Don Cherry, beau-père de Neneh. Une fusion des genres soul, jazz et rock, à travers huit titres, principalement des reprises d’Ornette Coleman, Don Cherry, Suicide, Martina Topley- Bird, MF Doom & The Stooges. Un album hypnotique et jubilatoire, marqué par la sensualité vocale de Neneh Cherry et le jazz débridé de The Thing, qui sonne comme un hommage à son beau-père.

 

Musiques du monde

Mehraab - Loga Ramin Torkian

L’album Mehraab nous transporte dans un voyage hypnotique à travers l’Orient. Loga Ramin Torkian, compositeur et multi-instrumentiste d’origine iranienne, a un sens aigu de la composition. Créatif, il mélange habilement les sons modernes (synthés, effets électroniques) aux instruments traditionnels (tar, djura, saz…). Pour ce projet, il s’est associé au grand chanteur classique perse, Khosro Ansari, qui distille de sa voix émouvante des mélodies traditionnelles en totale communion avec l’atmosphère musicale de Torkian.

 

Rock

Advaitic Songs - OM

Transfuge d’un doom métal apaisé, le duo de San Francisco poursuit son exploration de contrées mystiques aux contours nébuleux. Advaitic Songs fait la part belle à des arrangements exotiques raffinés : violoncelle, tambûr (luth oriental), flûte ou tablas nimbent le bourdonnement puissant de la basse d’Al Cisneros, le temps de cinq compositions lancinantes. Entre menace insidieuse et extase d’ascète védique, OM, piochant dans l’imaginaire foisonnant de l’Orient, compose une étrange musique sacrée et ouverte à la rêverie psychédélique.

 

Jazz

Lights - Nicolas Folmer & Daniel Humair Project

Nicolas Folmer a fait ses classes au Conservatoire de Paris où sa rencontre déterminante avec le batteur Daniel Humair le conduit vers les chemins du jazz. Trompettiste de haut niveau, il impressionne par ses qualités techniques et sa connaissance du jazz. Sa sonorité si particulière, où l’émotion est quasiment palpable, sert une musique inspirée du swing que ses complices, Daniel Humair à la batterie, Laurent Vernerey à la contrebasse et

Alfio Origlio au piano, défendent avec énergie.

 

Blues/Électro

Black Box - Nicolas Repac

Ce guitariste français conçoit, arrange et produit pour d’autres : Arthur H, Mamani Keïta…

Pour son propre compte, il poursuit une archéologie des strates musicales de l’Afrique et de ses diasporas. Traquant le blues aux quatre coins du monde à l’aide de son bottle­neck glissant sur sa guitare omniprésente, il collecte de précieux échantillons dans sa Black Box : samples de “work songs” d’AlanLomax et de bluesmen, participation de Bonga, Cheikh Lo… Dans une veine trip-hop/blues, on peut rapprocher son travail de celui de Skip McDonald (Little Axe).

 

Rock

The seer - Swans

Intense, spectral, turbulent : The Seer résume, en deux heures d’un post-rock sombre, perturbant, mais irréductiblement beau et poignant, la carrière des Swans, immense groupe new-yorkais. Entre percussions écrasantes, riffs de guitare martelés ad nauseam, lamentos de cordes stridentes, cette musique évoque un puits d’angoisse sans fond où, çà et là, quelques flammèches de folk onirique, attisées par la voix sépulcrale de Michael Gira, recèlent une lumière d’extase mystique. Un vrai grand disque de fin du monde.

 

Musique classique

Russian Piano Trios - Rimski-Korsakov et Arensky par le Kinsky Trio Prague

Le Trio pour piano et cordes de Rimski-Korsakov, écrit en opposition à l’unique Trio pour piano de Tchaïkovski, prend sa source dans les œuvres de Mendelssohn, Schumann et Brahms avec, toutefois, un clin d’œil au répertoire national. Élève de Rimski-Korsakov, Arensky compose une des plus belles pages de la musique de chambre russe.

 

Hip-hop

R.A.P. Music - Killer Mike

Après une période d’allégeance à un hip-hop sudiste assez plan-plan, le rappeur d’Atlanta s’est adjoint les services de l’immense producteur El-P. Le flow de Killer Mike oscille toujours entre espièglerie et nonchalance “dixieland”. Les beats électro concassés, sombres et les samples “ovni” d’El-P créent une diversion dramatique abrasive : la musique, écrin parfait aux brûlots politiques de Killer Mike, gagne en ampleur et en puissance, comme sur le morceau-titre, redoutable hymne séditieux.

 

Musiques du Monde

Sauve tes ailes - Trio Zéphyr

Delphine Chomel (violon et voix), Marion Diaques (alto et voix), Claire Menguy (violoncelle et voix) nous proposent un nouvel univers musical d’une extrême sensibilité, résolument hors format. Elles puisent dans les richesses surprenantes des musiques du monde pour les fusionner avec leur culture classique d’origine. Aux instruments s’ajoutent les voix en langue imaginaire pour que la musique ne soit pas occultée par le sens des mots. Un beau voyage rempli d’émotion.

 

Pop-rock

The Idler Wheel… - Fiona Apple

Sur ce nouvel album d’une splendeur ascétique, Fiona Apple décline une poignée de chansons d’amour et de désamour aux accents caustiques, à la fois sobres et retorses. Les arrangements minimalistes témoignent d’un dénuement fabuleux, à la Mark Hollis : piano dégingandé et percussions concrètes (bruits de pas, clochettes distraites, fracas impromptus…) accompagnent la voix sublime de la chanteuse new-yorkaise, oscillant entre lasciveté et éclats rageurs. Une œuvre fantastique.

 

R&B/Funk

Locked down - Dr John

Le sorcier vaudou du groove de la Nouvelle-Orléans se fait enregistrer à Nashville sous les auspices de Dan Auerbach (Black Keys). En écho au R&B et au funk typiquement “New Orleans”, on trouve, en toile de fond, des influences blues et gospel, des ambiances psychédéliques et des couleurs africaines (afrobeat, éthio-groove), à travers une production dense et brûlante, à la saveur autant contemporaine que rétro.

 

Musique classique

Pièces pour piano - Johannes Brahms par Adam Laloum

Les pièces pour piano de Brahms sont des miniatures cumulant des difficultés redoutables quant à la mise en évidence des différentes lignes mélodiques qui s’entrecroisent et s’enchevêtrent inextricablement. Véritables paysages sonores où dominent la rêverie et la mélancolie, les opus 21, 76, 79 et 117 sont ici interprétés par le jeune pianiste Adam Laloum qui en propose une lecture intelligente et sensible, et en souligne leur aspect méditatif. Une interprétation de tout premier ordre.

 

Pop-rock

Sweet Heart Sweet Light  - Spiritualized

Entre le “bruitisme” désinvolte du Velvet, la morgue rugueuse des Stones, la soul débonnaire de Dr. John ou les mélos flamboyants de Scott Walker, le songwriter Jason Pierce, abonné aux états de grâce lysergiques comme à leurs terribles revers, compose un sublime traité de rédemption, où la pureté des chœurs gospel le dispute aux distorsions lancinantes des guitares. Un souffle épique et une candeur poignante nimbent cet album, œuvre majeure de Spiritualized.

 

Blues

And Still I Rise - Heritage Blues Orchestra

Heritage Blues Orchestra est le nouveau projet du producteur Larry Skoller. Une formation à double visage avec chant, guitare, basse, harmonica, batterie d’un côté, et de l’autre, une section cuivres. Une alliance francoaméricaine qui agit en parfaite osmose sur la base d’un répertoire traditionnel comprenant toutes les facettes du blues, avec l’originalité de couleurs cuivrées. Un blues du temps présent à la trame “roots” !

 

Musique du monde

Encuentro - Quatuor Caliente

Depuis dix ans, le quatuor Caliente joue le tango “nuevo” de son style clair et sensible. Leur nouvel album, Encuentro , rapproche les compositions tardives de Piazzolla, initiateur et maître incontournable du genre, de celles de Gustavo Beytelmann, musicien argentin à la croisée du jazz et du tango. Un cheminement artistique audacieux pour des musiciens venant de la musique classique.

 

Musique classique Concerto pour piano n°1 de Frédéric Chopin

Jeune prodige russe d’une exceptionnelle maturité, remarqué par Martha Argerich au concours Chopin à Varsovie, le pianiste Daniil Trifonov possède, non seulement une technique éblouissante, mais également un profond sens musical. Des Études aux Mazurkas, en passant par la grande Sonate en si mineur pour terminer par le Concerto pour piano n° 1, il témoigne d’une grande inspiration alliant flamboyance, délicatesse et douceur. Un enregistrement incontournable.

 

Rock

Conjurations : Séance for Deranged Lovers de Tav Falco

Franc-tireur bohème et facétieux, Tav Falco, avec son groupe Panther Burns, effeuille artistement le rockabilly, le rhythm’n’blues et la country débonnaire de sa Memphis chérie depuis plus de trente ans. À rebours de l’équarrissage punk des Cramps, Falco joue un rock’n’roll brinquebalant, chaviré, qu’il habille d’un costume rapiécé de coton exotique : calypso, tango, polka, cabaret… Le résultat est toujours aussi frais et décalé

 

Hip-hop - Rap Black Up - Shabazz Palaces

L’ancien meneur des Digable Planets (Ishmael “Butter fly” Butler) peaufine un hip-hop baroque, inclassable et revient, sous un nouvel alias (Palaceer Lazaor), en tant que tête pensante du groupe Shabazz Palaces. Un univers crépusculaire où rap avantgardiste et expérimental, soul cosmique et enrobage électronique finissent par aboutir à un genre inédit faisant écho à Tricky, Burial, Gonjasufi (son cousin) ou à des formations novatrices telles qu’Antipop Consortium, A Tribe Called Quest…

 

Électro

Symeta Byetone

Sur cet album, le DJ allemand Olaf Bender propulse le glitch sur les dancefloors enténébrés des clubs berlinois. Le glitch, késaco ? Tout simplement, un avatar électro né au mitan des années 1990, qui emploie les anomalies bruitistes d’ordinateurs malades comme matériau sonore. Byetone organise ainsi une savante hiérarchie de bugs digitaux crapoteux, de crissements nerveux, de sonneries désaxées, mis au service d’une techno à la fois raide et ludique.

 

Rock Open Your Heart - The Men

Sous couvert d’un blason anonyme, ces quidams de Brooklyn vampirisent outrageusement le punk hardcore américain, suçant la moelle tortueuse de Sonic Youth, mordant la chair frémissante de Hüsker Dü ou des Replacements… Une entreprise périlleuse sans doute, mais jamais scandaleuse. En effet, grâce à une fougue juvénile extraordinaire, ces hommes de bien injectent une vie insolente, trépidante, dans leur catéchisme noisy-poprécité avec une ferveur mystique.

 

Musique classique

Arias for Anna de Amicis - Teodora Gheorghiu

Les airs composés par Gluck, Jommelli, Mozart et J. C. Bach… pour la cantatrice napolitaine du XVIIIe siècle, Anna de Amicis, dont Mozart disait “elle chante et joue comme un ange”, ont été enregistrés par la soprano d’origine roumaine Teodora Gheorghiu qui lui rend hommage. Accompagnée par l’ensemble Les Talens Lyriques sous la direction de Christophe Rousset, la chanteuse éblouit par son aplomb et son assurance au service d’une musicalité sans faille.

 

Pop-Rock Blues Funeral - Mark Lanegan Band
Crooner ombrageux et cabossé, Mark Lanegan étoffe ici son country-rock revêche d’une surprenante tonalité électro. Les guitares abrasives de ses comparses Greg Dulli (Afghan Whigs) ou Josh Homme (Queens of the Stone Age) résonnent toujours en arrière-plan, mais Blues Funeral compose des paysages sonores de western hiératique, évoquant Kraftwerk ou un New Order lancinant. Grâce à sa sublime voix d’ogre las, Lanegan négocie avec superbe cet audacieux virage esthétique.

 

Musique du monde Grande Liquidação - Tom Zé
Aux côtés de Caetano Veloso ou Gilberto Gil, plus élégants, Tom Zé campe l’histrion de la clique tropicaliste. Mais, comme en témoigne ce fantastique premier album, paru en 1968 et enfin réédité aujourd’hui, il a sans doute été le plus audacieux de la bande. En effet, dans ses chansons dégingandées, aux rythmes concassés et aux arrangements pétaradants, mêlant bossa nova, rock psychédélique et musique concrète, résonne toujours l’ivresse joyeuse de la subversion.

 

Black Robert - Mama Rosìn
Ce combo suisse nous plonge dans une ambiance 100% cajun, mais avec un esprit et une énergie furieusement blues et rock’n’roll. L’occasion de renouveler le genre et de découvrir des instruments typiquement zydeco : mélodéon, frottoir et autre triangle qui rencontrent la guitare électrique du blues et du rock, ou le banjo du folk pour les morceaux plus acoustiques. En compagnie de ces Suisses du bayou, laissons donc le Bon temps rouler et Move your Popo…

 

Musique classique Mozart : Alla Turca - Aldo Ciccolini
À 85 ans, le pianiste Aldo Ciccolini revient a son amour de jeunesse, Mozart, qui “lui fait du bien et l’aide à vivre”.
Il éblouit par une interprétation au plus proche des exigences mozar tiennes, caractérisée par la fluidité, la légèreté et l’élégance du discours musical. Dans un style irréprochable, sa subtile lecture irradie ces trois sonates, dont la K. 331 célèbre pour son troisième mouvement, La Marche turque.

 

Pop- Rock The Old Magic - Nick Lowe
Outsider tranquille, Nick Lowe enregistre, sur le bien nommé The Old Magic, une dizaine de chansons au charme intemporel, entre odes au Tin Pan Alley (la pop music frémissante des théâtres de Broadway) de sa prime enfance, ballades de crooner suave et patriarcal, bluettes soul délicieusement enrobées d’un orgue distrait et mélodies country’n’western aux échos surf, saupoudrées d’un humour tout britannique.
Un album au charme rétro, caractérisé par une douceur et une indolence irrésistibles.

 

Musique du monde Yat - Bruno Girard et Denis Cuniot
Dans une atmosphère de cabaret intime, Bruno Girard, violoniste du groupe tsigane Bratsch, et Denis Cuniot, pianiste klezmer, revisitent avec finesse et tact un répertoire de douze poèmes mis en musique et écrits au cours des XIXe et XXe siècles. Denis Cuniot joue les musiques juives à sa façon, un peu décalées, magnifiquement, et sait mettre en valeur la voix grave et vivante de Bruno Girard. Cet album est un hommage vibrant à la chanson yiddish.

 

Pop-Rock

Days- Real Estate
Dans l’humble artisanat pop de Real Estate, on reconnaît, à chaque carillon de guitare et à chaque tournure mélodique, l’idéal d’un rock sibyllin, altier, porté jadis par le Velvet Underground. La placidité presque pastorale des arrangements évoque parfois aussi le Fleetwood Mac triomphal de la fin des seventies. Dans ce hiatus élégant, Real Estate égrène avec une simplicité lumineuse une suite de chansons délicates, diaphanes, au doux parfum d’embruns.

 

Musique du monde

Sonnet - Aldona
Aldona, c’est avant tout une voix envoûtante, particulière, aux sonorités slaves. Tour à tour chantées, scandées, criées ou murmurées, ses chansons nous entraînent dans un univers imaginaire, atypique, plein de poésie. Les souvenirs sonores de son enfance polonaise imprègnent son œuvre et se mélangent à ceux de son Belleville d’adoption. Mandoline, banjo, accordéon, clarinettes, tuba, percussions orientales viennent enrober sa voix et distillent des sons aux multiples couleurs. Magnifique !

R&B/Soul-funk

The Road From Memphis - Booker T. Jones
L’organiste historique de Booker T. & the MG’s, et du label Stax (Otis Redding, Albert King…) revient en solo. À 66 ans, il se révèle dans une forme éblouissante et nous livre un album majeur. La trame de cet album est son histoire liée à la ville de Memphis où il a grandi. Entre instrumentaux et morceaux chantés, Booker T. tisse un écrin de groove en compagnie d’un “backing band” de rêve (The Roots) et des chanteurs qu’il a conviés (Sharon Jones, Lou Reed…).

Pop-Rock

Birthday Blues - Bert Jansch
Décédé d’un cancer du poumon en octobre 2011, le génial guitariste d’origine écossaise, Bert Jansch, s’est illustré, au sein du groupe Pentangle, mais aussi en solo, en nimbant le blues du Delta des échos subtils du folk britannique. Enregistré en 1969, Birthday Blues constitue l’un des points d’orgue de sa discographie et rend grâce au talent de songwriter, sobre et chatoyant, de ce virtuose proche de Richard Thompson ou John Martyn.

Soul-Funk-Slam

Rubber Orchestras - Anthony Joseph & the Spasm Band
Artiste anglais originaire de Trinidad, Anthony Joseph signe, avec le Spasm Band, un troisième album au groove élastique, produit par le batteur des Heliocentrics, Malcolm Catto.
Il pose toujours son “spoken word” sur un mélange de funk, jazz, afrobeat et musique caribéenne, même si, cette fois, la tendance afrobeat est nettement accentuée, se rapprochant des New-Yorkais d’Antibalas. Il s’impose ainsi en digne héritier aussi bien de Gil Scott-Heron que de Fela.

 

Musique Classique

Années de pèlerinage - Franz Liszt / Wilhelm Kempff
Cet enregistrement qui reparaît pour fêter le bicentenaire de la naissance de Franz Liszt est une belle surprise. Plus connu pour ses interprétations de Beethoven, le pianiste Wilhelm Kempff démontre ici, avec finesse et une grande intelligence du texte musical, une profondeur et une émotion à fleur de peau, que Liszt ne se réduit pas à un compositeur virtuose, mais est également une grande figure de la musique romantique.

Jazz-rock

Boxof - Marc Moulin
Animateur de radio, journa­liste, génial touche-à-tout, Marc Moulin se lance, à la fin des années 1960, dans l’aventure jazz-rock aux côtés de son compatriote belge, le guitariste Philip Catherine. Il remporte ses premiers succès internationaux avec son groupe Telex : mélange de punk, disco et musique électronique. Pionnier du genre, son album Top secret fusionne jazz, électro et soul, porté par la voix sensuelle de Christa Jérôme. Cette compilation Blue Note rend un brillant hommage à ce musicien décédé en 2008.

Black gaze

Altar of Plagues - White Tomb

Ces quatre camarades de Cork (Irlande) insufflent leurs idées noires dans une musique aussi lancinante que violente, nommée “blackgaze” : un mélange de black métal et de post-rock nébuleux. Mais, au-delà de cet étiquetage abscons, Altar of Plagues fascine par son aptitude à fourbir un métal écartelé entre mélancolie et brutalité, alternant des chevauchées rythmiques démentes, des productions spectoriennes et des moments d’accalmie d’une beauté vénéneuse.

Musique du monde

Gecekondu - Baba Zula
Les quatre rockers psychédéliques de Baba Zula font un retour en force avec un album enivrant et joyeusement déjanté. Groupe phare de la scène underground turque, ces Stambouliotes développent un son unique qui déborde d’invention et de créativité. Ils naviguent entre taksims orientaux, rock des sixties, dub psychédélique. Saz, def, derbouka, bendir, cura sont passés à la moulinette électronique. Ce nouvel album les consacre comme l’un des groupes les plus excitants du moment.

Alexandre Tharaud

Après Bach, Couperin et Rameau, le pianiste Alexandre Tharaud a eu envie d’enregistrer le contemporain de ces compositeurs, Domenico Scarlatti. Il a choisi 18 sonates témoignant de l’influence de la musique populaire espagnole et du flamenco sur l’œuvre du musicien lorsque ce dernier vécut en Espagne. Originellement écrites pour le clavecin, ces œuvres bril­lantes, aux rythmes fougueux et d’une virtuosité redoutable, sonnent très bien sur un piano moderne.
Alexandre Tharaud plays Scarlatti

 

Hazmat Modine

Ce combo new-yorkais, mené par le guitariste-harmoniciste Wade Schuman, cultive une idée large du blues, fusionnant les genres et les époques : du R&B très cuivré façon New Orleans, des couleurs world africaines, par la présence des Béninois du Gangbé Brass Band, ou tziganes à travers un instrument (cymbalum), de la soul, du folk, et des invités de marque avec Natalie Merchant ou les cordes duKronos Quartet. Un blues universel !
Cicada

 

The War on Drugs Avec l’élégance virginale de chérubins sous acide, The War on Drugs sillonne la galaxie rugueuse de l’Americana, balisée par Dylan, Neil Young, Springsteen ou Tom Petty en y épinglant des constellations psychédéliques insoupçonnées. Oscillant entre ambient subtil et lourde menace rythmique à la Jesus and Mary Chain, le groupe du bien nommé Adam Granduciel égrène ainsi des chansons au charme intemporel, emportées par une cavalcade new wave fougueuse.
Slave Ambient

 

Cyril Mokaiesh En 2010, Cyril Mokaiesh enregistre le single Communiste. Ironique et mordant, d’une forte puissance mélodique, ce titre va le propulser sur le devant de la scène française. Fervent admirateur de Brel, Ferré ou Barbara, il écrit des textes virulents et poétiques. Son chant fluide et séducteur est mis en valeur par un orchestre d’une vingtaine de musiciens. Nouvelle étoile de la chanson française, il est impératif de découvrir ce chanteur.
Du rouge et des passions

 

Stephen Malkmus & The Jicks Ex-wonderboy de l’indie rock des années 1990 (avec Pavement), Stephen Malkmus enregistre avec Mirror Traffic un album dense, apaisé, mais non résigné. Entre country-pop étoffée d’arrangements moirés et garage-rock décousu, les mélodies tortueuses et les refrains débonnaires se donnent des airs de Steely Dan, loufoque et mal fagoté, de Wilco dégingandé. La voix altière et nonchalante de Malkmus ajoute à ce folk-rock espiègle une impeccable pincée d’élégance feutrée.
Mirror Traffic

 

Florent Richard Jeune auteur-compositeur-interprète, Florent Richard possède de belles qualités : une voix claire et grave, des mélodies aux multiples influences, du jazz à la chanson, en particulier celle de Serge Gainsbourg, créant ainsi un univers poétique et sensible. Il façonne ce monde avec son complice, Pierre Chazal, auteur de la plupart des compositions, évoquant tour à tour la politique, l’amour, la vie et ses non-sens… d’une plume souvent grinçante. Une découverte.
Un jour comme ça

 

Sophia Charaï Entre glamour et “provoc”, Sophia Charaï chante d’une voix grave et intense en darija (dialecte arabe marocain) et en français. Sa musique évoque à la fois l’Inde, les Balkans ou encore l’Espagne. À ses côtés, son compagnon et mentor Mathias Duplessy, roi de l’arrangement décalé, utilise une grande variété d’instruments : la vièle mongole, le cymbalum, ainsi que moult percussions africaines et orientales. Un album haut en couleur, incroyable de diversité et de cohérence.
Pichu

 

Stan Noubard-Pacha L’un des meilleurs guitaristes de blues français sort un premier album sous son nom. Du blues, mais en version instrumentale. Longtemps “sideman” militant, accompagnateur, entre autres, de Benoit Blue Boy, il présente ici un vrai disque de guitariste sans notes superflues. Des compositions originales, dans une veine très sixties, influencées par les musiques de film, avec un son, du feeling et du goût démontrant une vraie personnalité musicale.
Ready to go

 

Galactic Le septième album de ce groupe néo-orléanais, formé en 1994, convoque légendes de la soul et du rhythm’n’blues, rappeurs bounce et fanfares funk dans un feu d’artifice de couleurs et de grooves. En effet, les Galactic et leurs invités (The Rebirth Brass Band, Allen Toussaint, Irma Thomas…) dressent une bande-son de la Nouvelle-Orléans moderne, synthétisant les anciennes et nouvelles formes musicales de la ville et creusent ainsi un sillon groovy intarissable, transgénérationnel et original.
Ya-ka-may

 

Watcha Clan Le groupe marseillais nous livre un album intense autour du “global beat”, mélange de musiques du monde et de programmations électroniques. Pour Watcha Clan, la Tour de Babel est un émetteur radio qui diffuse des messages où il est question d’abattre les murs… Sista K chante sur des musiques aux sonorités diverses et jongle avec facilité et talent entre hébreu, arabe, anglais, français. Au final, cela donne une dimension particulière et originale à ce très bel album.
Radio Babel

 

Magdalena Kožená Habituée des œuvres de Mozart ou de Richard Strauss, la mezzo-soprano Magdalena Kožená s’oriente aujourd’hui avec bonheur vers le répertoire baroque. Elle propose un ensemble des chants d’amour italiens du XVIIIe siècle de différents compositeurs, dont les fameux Lettere Amorose de Claudio Monteverdi. Subtilement accompagnée par l’Ensemble Private Musicke, Magdalena Kožená joue de toute sa tessiture et livre une interprétation dépouillée, tout en nuances.
Lettere Amorose

 

Aldo Romano Le batteur Aldo Romano et le contrebassiste Henri Texier ont tous deux joué en compagnie de Don Cherry. Associés dans cet album à deux musiciens beaucoup plus jeunes, Géraldine Laurent au saxophone alto et Fabrizio Bosso à la trompette, ils célèbrent ensemble, sans nostalgie, la musique des années 1960 marquée par la naissance du free jazz. Aldo Romano nous convie à une rencontre musicale passionnante. Toute la force du jazz est ici présente : l’énergie, la liberté, l’intensité rythmique.
Complete Communion to Don Cherry

 

Trio pour piano de Smetana Pour les romantiques, la musique devait exprimer les sensations les plus intimes de l’âme, de l’émerveillement devant la beauté à la douleur du deuil. C’est ce dernier sentiment que chante Le Trio pour piano de Smetana, composé après la mort de sa fille, tout comme Les Élégies de Liszt, variantes de marches funèbres, dédiées à la mémoire d’amis disparus. Dans une interprétation magistrale, le Trio Wanderer instaure d’emblée un climat empreint de tristesse et de nostalgie qui sied à ces œuvres.
Trios pour piano, violon et violoncelle

 

Eddie Hinton Guitariste de session au sein du Muscle Shoals Rhythm Band à partir de 1967, Eddie Hinton accompagne Aretha Franklin, Wilson Pickett, Mavis Staples ou Solomon Burke. Il faudra attendre 1978 pour qu’il enregistre son premier album réalisé aux mythiques studios Muscle Shoals. Ce chef-d’œuvre de la soul sudiste est enfin réédité aujourd’hui grâce au label Shout et atteint des sommets d’émotion, le chanteur-guitariste s’exposant à vif comme rarement dans l’histoire de la soul.
Very Extremely Dangerous

 

Axel Krygier Touche-à-tout, multi-instrumentiste hors pair, l’Argentin Axel Krygier nous entraîne dans un monde imaginaire, ludique, singulier où il expérimente, déploie des mélanges audacieux qui interpellent l’oreille : twist andin, cumbia vaudou, klezmer latino, hip-hop tropical… Il fait valser la clarinette, la trompette, la basse, le piano, les samples, transforme sa voix et en joue comme d’un instrument. Un album réjouissant et chaleureux.
Pesebre

 

DJ Spinna Cet album de remixes, orchestré par Dj Spinna des Jigmastas, propose une sélection de perles du hip-hop underground new-yorkais du milieu des années 1990 avec une volonté de retour aux racines. Il mixe dans l’esprit du label Rawkus et on retrouve, notamment, Mos Def, J-Live, Common, Pharoahe Monch… La liste impressionne et reflète bien la qualité des 25 morceaux mixés, aussi bien au niveau musical que dans le flow rappé des MC présents. Un bon aperçu du hip-hop américain de cette époque.
Underground Forever

 

Electric Wizard Une imagerie luciférienne de série B, un goût pour la science-fiction paranoïaque de H.P. Lovecraft, un doom metal (avatar du hard-rock marqué par une rythmique puissante, lourde et lancinante sur des thèmes maussades) aux relents psychédéliques : le groupe anglais Electric Wizard, fidèle à son grimoire de magie noire, affine avec ce nouvel album une potion brûlante, sulfureuse et racée, qui lui a valu un statut de groupe culte, digne héritier de Black Sabbath.
Black Masses

 

Jan Dismas Zelenka À la suite d’une grave maladie, Zelenka a écrit une messe pour exprimer sa joie d’être guéri. Il s’en dégage une ferveur et une énergie incomparables, traduites par une écriture d’une richesse harmonique exceptionnelle. Alors que Zelenka est contemporain de Bach, on ne peut qu’être particulièrement surpris de la parenté de cette composition de 1739, avec des œuvres écrites par Mozart dans les années 1770. Véritable chef-d’œuvre, cette Missa votiva est incontournable.
Missa votiva

 

Captain Beefheart and the Magic Band Disparu en décembre dernier, Captain Beefheart aura marqué d’une empreinte dantesque l’histoire de la musique populaire. Sur le dense et tapageur Shiny Beast de 1978, sa voix de grizzli ulcéré, inspirée de Howlin’Wolf, domine une musique libre, où l’audace et l’insolence du surréalisme bousculent, ici un blues déguenillé, là un disco de carnaval, ailleurs un punk-rock mâtiné de fanfare. Certes, le capitaine est mort, mais le “cœur de bœuf” palpite encore. 
Shiny Beast

 

Trombone Shorty Passé par le jazz, collaborant avec la crème des musiciens, naturellement influencé par le groove de la Nouvelle-Orléans, Trombone Shorty aspire à développer son propre style. Qualifiée de “supafunkrock”, sa musique ne saurait laisser indifférent. Croisant jazz et rock, avec une lourde touche de soul-funk, il s’avère un digne héritier de la “Crescent City” aux ambiances originales et variées, qui font constamment référence aux racines musicales de la ville.
Backatown

 

Tim Presley Sur cet album d’aspect modeste et saugrenu, Tim Presley, guitariste des Strange Boys notamment, s’offre une belle échappée solitaire dans les limbes du rock psychédélique. En 16 miniatures pop hirsutes, entre folk acidulé et garage-rock revêche, White Fence convie les esprits facétieux de Syd Barrett, Hüsker Dü, John Lennon et même Can (sur l’hypnotique The Love Between) à une sarabande douce-amère, exécutée sur un mode mineur, voire dérisoire, mais vraiment réjouissant.
White Fence

 

François gaillard Dans ce troisième album, le Lyonnais François Gaillard se moque gentiment de la société actuelle et de ses dérives. Il porte un regard acéré, que ce soit sur les bobos dans Les Voisins du quartier d’en face, sur les célébrités dans Bottin mondain ou sur l’écologie dans Elle pue ta bagnole. Accompagné de son accordéon, il égrène ses chansons de sa voix claire, soutenue par les mélodies entraînantes et harmonieuses délicatement dessinées par Frédéric Bobin à la guitare.
On s’en fout

 

Duplessy & The 3 Violins of the World Pour ce nouveau projet, Mathias Duplessy, multi-instrumentiste s’associe à trois violonistes. Ils représentent, chacun, une tradition musicale asiatique très marquée. Soit le sarangui pour l’Inde, l’erhu pour la Chine et le morin khuur pour la Mongolie. Pièces jouées en solo, duo ou trio avec la guitare de Duplessy, le quartet reprend également des thèmes occidentaux (Satie, Albéniz, Morricone) revisités aux couleurs de l’Orient.
Marco Polo

 

Bach, Buxtehude, Froberger, Kerll, Reincken Céline Frisch propose un florilège d’œuvres pour clavecin des compositeurs qui ont nourri le plus grand génie de l’histoire de la musique occidentale, Jean-Sébastien Bach. Elle illustre ce panorama de l’école allemande de clavecin de la seconde moitié du XVIIe siècle, en claveciniste avertie, et jongle avec les résonances de son instrument. Elle dessine avec une clarté remarquable les lignes polyphoniques inhérentes à ces œuvres.
Aux Sources du jeune Bach

 

Rain Parade Aux côtés d’autres groupes (Dream Syndicate, Green on Red, Bangles), Rain Parade s’est illustré au début des années 1980 comme un des piliers de la scène californienne, le Paisley Underground, connu pour son amour résolu de la pop psychédélique des sixties. Sur ce magnifique album de 1983, résonnent, en écho brumeux, les guitares carillonnantes et les mélodies chatoyantes des Byrds ou de Love, ointes d’une patine désenchantée, dans l’air du temps.
Emergency Third Rail Power Trip

 

Seu Jorge Almaz Seu Jorge, considéré comme l’incarnation du renouveau de la samba-pop, signe avec la complicité du trio Almaz un nouvel album de reprises. Voyage musical inédit où l’on revisite avec bonheur des morceaux choisis du Brésil, d’Amérique et d’Europe, de Michael Jackson à Kraftwerk en passant par Roy Ayers. Crooner tombé dans un bain de saudade psyché, Seu Jorge nous livre un album qui magnifie l’art de la reprise.
Seu Jorge and Almaz

 

The Walkmen Sur Lisbon comme sur leurs précédents albums, arrangements altiers et production feutrée ourlent les mélodies élégantes des Walkmen. La voix lyrique et éraillée de Hamilton Leithauser, proche de celle de Mike Scott (Waterboys), de même que l’orientation ascétique de l’instrumentation (guitares étiques, cuivres assourdis, percussions pointilleuses), confèrent à cette nouvelle collection de chansons, balançant entre folk délabré et rock héroïque, une chaleur unique et merveilleuse.
Lisbon

 

The last poets En 1968, des poètes de Harlem créent The Last Poets. Avec des mots comme des rafales de mitraillette, ils dénoncent l’oppression des Afro-Américains sur fond de percussions, jazz ou funk. Après 40 ans de séparation, les membres du groupe fondateur du hip-hop, du rap et du slam moderne se retrouvent à Paris pour un concert unique lors du festival Banlieues Bleues 2008. Réalisé par Claude Santiago, ce DVD dynamite les frontières entre captation de concert, documentaire musical et film d’art.
Made in Amerikkka

 

Céline Bonacina Trio Au saxophone baryton, Céline Bonacina déploie un jeu puissant et subtil : des aigus les plus fins aux graves les plus charnus, elle joue de toutes les facettes rythmiques et mélodiques de l’instrument. En trio avec une basse électrique, une batterie et parfois même la guitare de Nguyên Lê, ces morceaux, presque tous de sa plume, métissés de musique réunionnaise, de jazz, de rock et de funk, débordent de vitalité et d’exubérance.
Way of Life

 

Tribeqa Le collectif nantais Tribeqa devient,  avec ce nouvel album, une référence incontestable de la planète afro/soul/jazz/hiphop française. En accord avec son titre, Qolors, ce disque multiplie les influences et les couleurs musicales, mariant le balafon et les scratchs. Il nous embarque dans un groove tranquille à la croisée de l’Afrique, des musiques latines et afro-américaines, alternant instrumentaux, morceaux chantés en anglais et langages ensoleillés,  pour obtenir un cocktail métissé réussi.
Qolors

 

Jacky Molard et Foune Diarra Le violoniste breton Jacky Molard lance son premier projet. Un quartet animé par la fusion de musiques du monde et l’improvisation. N’Diale est le résultat parfait d’une osmose entre traditions musicales bretonnes et maliennes.  Avec Foune Diarra, chanteuse rayonnante, et ses deux musiciens talentueux, les thèmes bretons s’entremêlent subtilement au chant bambara et les timbres acoustiques se complètent : deux cultures de transmission orale se parlent.
N’Diale

 

Deerhunter Sur ce magnifique quatrième album, le groupe d’Atlanta prend la tangente, entre psychédélisme rosse, pop lumineuse,  post-rock diaphane… Ici la mélancolie hagarde de Nico côtoie des riffs de guitare délavés dignes d’un T. Rex exsangue, là le frisson mélodique pur des Beach Boys croise le fer avec l’énergie amère de PIL. Après la sublime parenthèse électro-pop Atlas Sound,  Bradford Cox, chanteur et songwriter habité, préside à l’envol majestueux de Deerhunter vers des sphères éthérées.
Halcyon Digest

 

Donny Hathaway A l’orée des années 1970, Donny Hathaway était l’égal de Marvin Gaye, Stevie Wonder et Curtis Mayfield. Un coffret (avec sept titres inédits) lui rend enfin justice ; quatre disques impeccables qui font le tour d’une œuvre majeure, avec ce qu’il faut de goût, d’élégance et d’inspiration. Ce chanteur déchiré et déchirant, mais aussi pianiste surdoué, fut également un militant fiévreux de l’époque des droits civiques, un arrangeur éclairé et un compositeur hors pair.
Someday We’ll All Be Free

 

Catherine Major Pianiste accomplie, cette jeune Québécoise montre,à travers ce premier album, la variété de ses qualités musicales. D’une voix impeccable, empreinte de profondeur, de densité et de légèreté, alternant humour et gravité, elle chante la liberté, la fraternité et surtout l’amour. Elle conjugue des rythmes venus d’ailleurs à des arrangements mélodieux, donnant ainsi à chacun de ses titres une couleur et un climat original. Rose sang est un album intense, à fleur de peau.
Rose sang

 

Paul Whiteman et Ferde Grofé Issus d’une formation classique, Paul Whiteman et Ferde Grofé, ont créé le concept de “jazz symphonique”. De leur collaboration avec George Gershwin est née la fameuse Rhapsody in Blue. Composée au préalable pour deux pianos par Gershwin, la seconde partie de piano fut transformée par Grofé en feu d’artifice orchestral, exploitant avec habileté les possibilités de l’ensemble Whiteman. L’introduction est jouée par le clarinettiste Al Gallodoro (93 ans), ancien musicien de l’ensemble.
Rhapsody in Blue

 

Phonography Paru en 1976 dans un anonymat complet, discrètement réédité aujourd’hui, ce premier album du songwriter lunatique de Nashville impose d’emblée un style d’écriture mélodique fascinant, mélancolique et iconoclaste. R. Stevie Moore, sorte de “Zappa du pauvre”, enregistre avec les maigres moyens du bord une poignée de chansons lumineuses, drôles, à mi-chemin de Big Star, Todd Rundgren et Steely Dan, et parvient à tirer de ses contraintes économiques une vraie pertinence esthétique.
Phonography - R. Stevie Moore

 

Thierry Pécou Explorant des cultures éloignées dans l’espace et dans le temps, la musique de Thierry Pécou est jubilatoire, la matière vibre, les couleurs éclatent, les rythmes rebondissent. Renouvelant le genre symphonique, la Symphonie du jaguar pour clarinette, trombone, violon et violoncelle solistes, cinq voix de femmes et orchestre, est imprégnée de l’imaginaire chatoyant de l’Amérique précolombienne tandis que Vague de pierre est le prolongement musical de la poésie et de la calligraphie chinoise.
Symphonie du jaguar/Vague de pierre

 

Sweet back L’excellent trio angevin (saxo, contrebasse, batterie) publie la suite de son premier essai, toujours dans un registre de musique instrumentale. Avec, notamment, deux musiciens issus de Lo’Jo et de Zenzile, ce groupe s'affirme comme le pendant français des Anglais Red Snapper, évoluant dans une veine électro-jazz, entrechoquant avec fracas les brûlots de Mingus et d'Ayler, le groove de l'écurie Warp, l’urgence hardcore de Fugazi et la profondeur du Cinematic Orchestra.
The Lost and Found Republic

 

Artemis Quartet et Jacques Ammon Virtuose du bandonéon et l’un des musiciens de tango les plus réputés d’Argentine, Astor Piazzolla découvre, dès 1940, la musique classique et le jazz. Il développera ensuite son propre langage musical en associant le tango à des éléments de composition issus de ces musiques. Le quatuor Artemis et le pianiste Jacques Ammon revisitent subtilement cet univers musical et compensent l’absence du bandonéon avec talent. Un album captivant.
The Piazzolla Project

 

Dee Alexander Issue de la scène de Chicago, Dee Alexander signe un premier disque très enthousiasmant. Sur des compositions be-bop, rythm and blues et soul, son talent de vocaliste s’exprime en toute liberté. Elle improvise, scatte avec aisance, imite le son des oiseaux et des instruments de musique (trompette, violon, didjeridoo). Une belle énergie émane de cette chanteuse à la voix puissante et sensuelle qui rend un hommage poignant à Dinah Washington et Nina Simone.
Wild is the Wind

 

Little Walter Une référence artistique absolue en matière d’harmonica est enfin honorée par la parution d’une anthologie en cinq disques accompagnés d’un livret. 126 titres provenant des labels Chess et Checker se retouvent dans cette compilation en hommage à celui qui a révolutionné et électrifié le son de l’harmonica, si bien qu’on le surnommait le Hendrix de l’harmonica. Un bel objet pour découvrir le son inventif et énorme de celui qui fut longtemps accompagnateur de Muddy Waters.
The Complete Chess Masters (1950-1967)

 

Artemis Quartet et Jacques Ammon Virtuose du bandonéon et l’un des musiciens de tango les plus réputés d’Argentine, Astor Piazzolla découvre, dès 1940, la musique classique et le jazz. Il développera ensuite son propre langage musical en associant le tango à des éléments de composition issus de ces musiques. Le quatuor Artemis et le pianiste Jacques Ammon revisitent subtilement cet univers musical et compensent l’absence du bandonéon avec talent. Un album captivant.
The Piazzolla Project

 

Dee Alexander Issue de la scène de Chicago, Dee Alexander signe un premier disque très enthousiasmant. Sur des compositions be-bop, rythm and blues et soul, son talent de vocaliste s’exprime en toute liberté. Elle improvise, scatte avec aisance, imite le son des oiseaux et des instruments de musique (trompette, violon, didjeridoo). Une belle énergie émane de cette chanteuse à la voix puissante et sensuelle qui rend un hommage poignant à Dinah Washington et Nina Simone.
Wild is the Wind

 

Little Walter Une référence artistique absolue en matière d’harmonica est enfin honorée par la parution d’une anthologieen cinq disques accompagnés d’un livret. 126 titres provenant des labels Chess et Checker se retouvent dans cette compilation en hommage à celui qui a révolutionné et électrifié le son de l’harmonica, si bien qu’on le surnommait le Hendrix de l’harmonica. Un bel objet pour découvrir le son inventif et énorme de celui qui fut longtemps accompagnateur de Muddy Waters.
The Complete Chess Masters (1950-1967)

 

Amazigh Kateb Amazigh Kateb affirme la maturité de son inspiration à travers un album riche de sens, d’émotions, de rythmes stimulants. A la croisée des chemins entre les gnawas, le reggae, le ragga, le ska et le raï, Amazigh chante ses textes en français, arabe ou anglais ainsi que deux poèmes de son père, Yacine Kateb.
Entouré de sept musiciens, il y parle d’exil, d’espoir, de désespoir, de souffrance et de résistance. Ce superbe disque est une tornade.
Marchez Noir

 

Okou Ce premier album est le fruit de la collaboration entre une chanteuse franco-ivoirienne (Tatiana Heintz) et un musicien égypto-suisse (Gilbert Trefzger) jouant d'instruments à cordes “roots” (banjo, dobro, lap steel, guitare). Une couleur d'ensemble folk et acoustique, parsemée d'influences blues, soul et pop. Les textes, majoritairement en anglais, sont parfois dans la langue de Molière. Quant au timbre de la voix de Tatiana, il se révèle intimiste et feutré, mais gorgé de soul. A découvrir !
Serpentine

 

Les Nuits d’été Les Nuits d’été est un cycle de six mélodies sur des poèmes de Théophile Gautier. D’abord accompagnées au piano, ces mélodies furent orchestrées par Berlioz en 1856. Par la finesse et la classe de son interprétation, la soprano Véronique Gens, soutenue par l’Orchestre de l’Opéra national de Lyon, sous la direction sans faille de Louis Langrée, sert de façon admirable et émouvante ce chef-d’œuvre de la mélodie française. Un grand moment musical.
Les Nuits d’été,
La Mort de Cléopâtre

 

Poets of Rhythm Quand le noyau dur des Allemands de Poets of Rhythm s’acoquine avec la crème des musiciens de Brooklyn (Antibalas,Dap Kings…), on a droit à du groove millésimé et millimétré. Funk au son ultravintage tout en étant résolument moderne, avec influences hip-hop et dub, on pense par fois aux délires instrumentaux des Beastie Boys ou à certains albums de Medeski, Mar tin & Wood. Un premier album édité initialement en 2002 qui ressort aujourd’hui.
In the Raw

 

Les Triaboliques Ces trois musiciens très actifs ont multiplié les expériences à travers le monde depuis la fin des années 1970.
Leur rencontre donne naissance à une musique riche de nombreuses influences, notamment américaines (blues, folk) : les cordes y sont à l’honneur. Grâce à l’apport d’instruments traditionnels (luth, bouzouki, mandoline), le trio fait des incursions dans les musiques arabisantes, latines, sans jamais tomber dans la copie des musiques traditionnelles.

Rivermudtwilight

 

Los Angeles Nuggets (1965-1968) Au cœur des sixties, Los Angeles s’illustre par un esthétisme solaire plus proche de l’insouciance du swinging London que de l’effervescence séditieuse de San Francisco.
Ce beau coffret retrace l’histoire dense de l’ère psychédélique dans la Cité des Anges, où résonnent, parmi d’authentiques trésors cachés, les carillons folk des Byrds, la pop flamboyante de Love ou les riffs félins et hargneux des groupes de rock garage : bref, un panorama fascinant du son “angeleno” de l’âge d’or.
Where the Action Is

 

Denis Colin & La Société des Arpenteurs Ce dernier opus de Denis Colin, clarinette basse, figure dans les bons crus jazz de l’année 2009. Sa Société des Arpenteurs, joyeuse troupe de dix jeunes musiciens français, mêle des couleurs musicales originales : flûte, piano Fender Rhodes, acoustique et électrique, funk et musique d’avant-garde, avec un esprit militant des années 1970. Un disque multiforme où l’on ne s’ennuie jamais, avec de très belles envolées solistes.
Subject to Change

 

Georg Philipp Telemann Compositeur remarquable du XVIIIe siècle, Telemann a composé, sur le texte de Berthold Heinrich Brockes, Jésus martyrisé et mourant pour le péché du monde, un oratorio de la Passion, sorte d’opéra sacré, réservé à la salle de concert. Cette oeuvre lumineuse est magnifiée par l’Akademie für Alte Musik Berlin sous la direction de René Jacobs. Cet ensemble a reçu, en 2007, le prix Telemann, pour sa contribution active à la redécouverte des oeuvres du compositeur.
Brockes-Passion (Passion selon Brockes)

 

Vic Chesnutt 25 décembre 2009 : dans le brouhaha de Noël, le songwriter folk Vic Chesnutt succombe à son ultime tentative de suicide. Dépressif chronique depuis son enfance dans un foyer violent et raciste de rednecks géorgiens, privé de l’usage de ses jambes après un accident de voiture à 18 ans, Chesnutt parvenait à terrasser ses démons dès qu’il empoignait une guitare. Son dernier album ne déroge pas à l’intensité, la ferveur et la dignité des précédents : c’est le testament poignant d’un homme debout.
At The Cut

 

Les Elles Pascaline Hervéet a reconstitué le groupe “Les Elles” pour créer cet album, inspiré de la bande dessinée Paulette de Wolinski. Le personnage, Joseph, un homme qui se transforme en femme, lui a permis d’aborder les thèmes de l’ambigüité sexuelle, de la solitude… D’une voix impressionnante, puissante et sensuelle, baignée dans un univers de musique électronique, elle incarne Joseph. Album original qui nous emmène loin de la nouvelle chanson française.
Joseph

 

Soname Jeune chanteuse d’origine tibétaine, Soname est devenue une voix marquante de la “World music” actuelle.
Elle signe un deuxième album qui, sans perdre la force des chants de son pays natal, s’inscrit dans une démarche d’ouverture. Elle est entourée de plusieurs musiciens anglais et indiens, dont le grand maître du tabla, Tanmoy Bose. La voix de Soname, douce et sereine, chante la paix, le respect, son pays… L’écoute de ce disque nous entraîne dans une plénitude rare.
Plateau

 

Songs Around the World Songs Around the World est un projet de la fondation Playing For Change, à l’initiative du producteur et ingénieur du son, Mark Johnson, qui connecte des musiciens des cinq continents et les enregistre en extérieur à travers le monde. Musiciens de rue et parfaits inconnus, mêlés à quelques têtes d’affiche (Keb’Mo, Bono), relisent à leur manière des classiques du patrimoine musical mondial dans des registres blues, folk, reggae, soul, pop, world, le tout dans une ambiance acoustique.
Playing For Change : Songs Around the World

 

Subway En singeant l’esthétique fruste de Neu sur sa pochette, ce duo anglais livre une déclaration d’intention limpide. Cependant il s’agit plus d’un savant métissage que d’un disque hommage au groupe krautrock : les vrilles du synthé nébuleux libèrent des motifs mélodiques étiques. Evoquant l’ambient de Boards of Canada, la rythmique oscille entre disco hédoniste (Moroder) et techno robotique de Detroit (Carl Craig, Juan Atkins), pour un résultat à la fois hypnotique et langoureux.
Subway II

 

Raphaël Imbert Le jazzman Raphaël Imbert s’est plongé à New York dans les archives du jazz. Accompagné de Joe Martin à la contrebasse et de Gerald Cleaver à la batterie, il nous fait partager l’esprit de liberté, de spiritualité, de musicalité des plus grands : Duke Ellington, John Coltrane. Il explore toutes les sonorités des saxophones soprano, alto, ténor, sans nostalgie aucune. Cette œuvre forte nous permet de rencontrer trois musiciens qui ne craignent pas de nous surprendre.
N_Y Project

 

Janacek, Novak, Nebdal Voici un aperçu de la musique tchèque du XIXe siècle à travers trois sonates pour violon et piano. Très lyrique et d’inspiration russe, la sonate composée par Leos Janacek vers la fin de sa vie est la plus connue et la plus moderne des trois. Œuvres de jeunesse et d’une grande richesse mélodique, les sonates de Vitezslav Novak et d’Oskar Nedbal ont trouvé ici leurs interprètes de choix avec Ivan Zenaty au violon et Martin Kasik au piano.
Violin Sonatas (Sonates pour violon et piano)

 

Compilation En marge de son film Après l’océan, la réalisatrice Éliane de Latour a décidé d’esquisser un portrait musical d’Abidjan. On y trouve ainsi des musiciens de toutes origines et de tous les styles : des musiciens traditionnels musulmans et chrétiens, des chantres du reggae (dont Tiken Jah Fakoly), du folk… L’idée forte de cet album (coréalisé avec Éric Thomas) est la prééminence de la voix : tous les chanteurs se produisent a capella. Indispensable à tous les amoureux des musiques de l’Ouest africain !
Abidja’Taam [Le goût d’Abidjan]

 

TM Juke et Jack Baker Derrière ce projet intéressant et original se cachent le producteur-musicien TM Juke (Alex Cowan) et le percussionniste Jack Baker, qui croisent, dans un groove tellurique, la musique des brass bands de la Nouvelle-Orléans avec les rythmes les plus variés, de l’Afrique au Brésil en passant par le hip-hop, le funk et le jazz. Une production du label anglais Tru Thoughts qui n’est jamais avare de nouvelles expérimentations et de nouveaux sons…
Boto And The Second Liners

 

Album : Generic Flipper En 1982, le groupe de San Francisco répondant au nom jovial de Flipper, enregistrait une pierre angulaire du punk hardcore américain. Au diapason du design sommaire de la pochette, leurs chansons poisseuses, mais bizarrement séduisantes, s’octroient une place stratégique sur l’échiquier new wave, où l’intensité volontairement épique de l’interprétation le dispute au trivial des riffs lourds à la Black Sabbath et à la rythmique lancinante, venimeuse et brouillée. Une réédition bienvenue.
Generic

 

Sincerely Cette compilation regroupe les deux premiers albums d’un groupe qui, aux côtés de Big Star, Badfinger, The Nerves, constitue un sommet de power pop : un courant alliant l’écriture mélodique “beatlesienne”, fine et efficace, et l’énergie du rock’n roll et du rhythm’n blues primitifs. Le groupe de Dwight Twilley,  tourné vers la new wave, se singularise grâce à la délicatesse soul de ses arrangements et à une production audacieuse.
Sincerely - Twilley don’t Mind

 

Babx Babx, primé à plusieurs reprises en 2006 et 2007, nous propose un deuxième album sombre, sensuel et poétique. Multi-instrumentiste (sanza, saxophone, guitare, balalaïka), il nous entraîne, avec sa voix grave et joliment écorchée, dans un tourbillon d’ambiances et d’histoires. De voyages souvent (Little Odessa, Mourir au Japon, Bons baisers d’Islamabad), d’amour (Lady L., L rêve d’IL) ou de société (08h04). Sa plume est belle et Ferré n’est jamais très loin.
Cristal Ballroom

 

Éric Séva Le saxophoniste Éric Séva poursuit ses aventures musicales en compagnie de l’accordéoniste Lionel Suarez dans une formule en quartet sans contrebasse. Le tango argentin plane en filigrane sur les compositions aux influences jazz, musique improvisée et même funk. Éric Séva développe des phrases sensuelles et mélodiques au saxophone sopranino ; aussi à l’aise au saxophone baryton, il consolide la section rythmique laissant libre cours aux improvisations des autres musiciens.
Espaces croisés

 

The Horrors La petite boutique des horreurs du garage-rock résonne d’un écho formidable, à l’aune de la mue de la chrysalide Horrors en sphinx tête de mort majestueux : le jeune groupe anglais ne se contente pas de gommer le jeu compulsif et braillard de ses débuts, il convie une new wave épique aux accents goths (Psychedelic Furs, Bauhaus, voire Joy Division) à une orgie de guitares abrasives, renouant ainsi avec les vertiges soniques de Jesus & Mary Chain et My Bloody Valentine.
Primary Colours

 

Dikès Après l’expérience au sein du collectif Mon Côté Punk, Dikès revient en solo pour un 3e album personnel et métissé, qu’on pourrait qualifier, à l’image de ce nomade des temps modernes, de chanson française du monde. A travers des textes bien choisis, des musiques éclectiques et armé de sa voix rocailleuse, il voyage à travers les cultures donnant à la chanson des couleurs africaines, blues, orientales, flamenco-gitanes, reggae, abolissant les frontières tel un DJ altermondialiste.
D’Jolo

 

Friedrich Kiel Friedrich Kiel était considéré par ses contemporains comme l’un des plus grands maîtres de la musique de chambre de son époque, après Johannes Brahms. Si Bach et Beethoven sont ses références, les quatuors enregistrés ici témoignent de son génie polyphonique et de son style tout à fait personnel, caractérisé par l’entrelacement de la partie des cordes à celle du piano, tout en conservant l’indépendance de chaque instrument. Une redécouverte essentielle.
Complete Piano Quartets (Quatuors avec piano)

 

Lansiné Kouyaté et David Neerman Le label No format ! défend des projets artistiques originaux comme la rencontre de Lansiné Kouyaté, maître malien du balafon, avec David Neerman, vibraphoniste de la scène française.
Les sonorités claires et métalliques du vibraphone acoustique et électrique s’entrecroisent avec celles, boisées et profondes, du balafon.
Si la musique s’enracine dans la tradition du Mali, les deux percussionnistes bousculent les frontières : jazz, musique improvisée, rock, musique planante électro…
Kangaba

 

Beat Assailant Cet artiste américain, originaire d’Atlanta, mais installé à Paris, revient avec un deuxième album après un premier succès éloquent (Hard Twelve sorti en 2005). Le M.C. s’est retrouvé huit jours en studio en formation “live” afin de retrouver l’énergie de la scène. Le résultat : un hip-hop hybride avec instruments (section rythmique, cuivres, claviers…) pour un mélange très savoureux se baladant entre jazz, rap, soul, funk, quelques touches “électro” et même du rock.
Imperial Pressure

 

Alain Péters Le “vavang”, mot créole signifiant rêverie ou errance, le baladin réunionnais Alain Péters le portait dans ses chansons à une altitude merveilleuse. Ce Nick Drake de l’océan Indien, disparu en 1995, transcendait la beauté brute du maloya, folk exotique reposant sur un entrelacs de percussions et de guitare r ythmique, en y intégrant des influences pop inouïes, notamment une inspiration mélodique à la fois radieuse et mélancolique.
Vavanguèr

 

Vincent Baguian Baguian confirme son statut d’original, apôtre d’une chanson foisonnante, ironique et lettrée. Célébrant le renouveau de la chanson dite “à texte”, ce publicitaire-chanteur redonne à la chanson française ses lettres de noblesse à travers une remarquable finesse de trait : précision du verbe, concision de la rime, élégance du mot savamment choisi.
A découvrir le samedi 16 mai à 16h dans la petite salle de la Maison des Arts [concert organisé par la bibliothèque-discothèque de Créteil].
Ce soir c’est moi qui fais la fille

 

Eagles of Death Metal Derrière son sobriquet facétieux – non, il ne s’agit pas de borborygmes sur fond de guitares lugubres – ce groupe, emmené par l’imposant Josh Homme (Queens of the Stone Age) et son acolyte Jesse Hughes, sans renier son goût pour la farce, livre un troisième album à l’écriture plus subtile, où percussions incisives, chœurs sexy, guitares fuzz et production racée pimentent un savoureux mélange de hard rock à la Thin Lizzy et de pop énergique, teintée de glamour cheap.
Heart On

 

Mel Bonis Parmi les compositrices de la fin du XIXe siècle redécouvertes aujourd’hui, Mélanie Bonis, peu éditée de son vivant et peu jouée, laisse pourtant un volumineux catalogue de plus de 300 œuvres, dont les pièces pour flûte et piano enregistrées ici. Ecrites entre 1870 et 1936, ces œuvres sont imprégnées de la fraîcheur toute française pré- et post-impressionniste qui caractérise la musique de cette époque (Franck, Fauré…). Un moment musical à ne pas manquer.
La Joueuse de flûte

 

Titta Nesti Cette chanteuse de jazz italienne signe ici son premier disque en leader. Elle y fait preuve d’une technique vocale qui la hisse auprès des plus grandes. L’accompagnement instrumental, assez minimaliste, assuré par le pianiste Franco Santarnecchi et enrichi parfois de quelques percussions, met en valeur ses qualités d’improvisatrice et de scatteuse. Elle joue avec humour sur le rythme des compositions, mais sa voix peut aussi se faire plus délicate et sensuelle.
Floatin’

Kasse Mady Diadaté Ce griot mandingue (manden djeli) est une véritable institution au Mali si bien qu’on pourrait le classer comme patrimoine national. Il sait faire dialoguer la tradition classique mandingue avec la musique populaire sans perdre un lien affectif et indéfectible avec le public. Cet album, qu’il rêvait d’enregistrer depuis longtemps, permet de rendre compte de l’art du griot (traduire l’émotion par le chant) et de le faire connaître en dehors de son contexte local.
Manden Djeli Kan

 

Ulrich Schnauss Passé inaperçu en 2001, cet album du DJ berlinois Ulrich Schnauss n’a pas à rougir face aux sommets d’ambient kaléidoscopique du duo culte écossais Boards of Canada : dans la même lignée onirique, planante, Schnauss déroule des compositions minimalistes où se fait jour, à travers des boucles mélodiques solaires et un pointillisme feutré, une sorte d’ascèse, comme un écho “easy-listening” à la noirceur étique d’un Plastikman. Une musique apaisante, dense, idyllique.
Far Away Trains Passing by

 

Bob Dylan Lorsqu’un cinéaste incontournable, et fan absolu de Bob Dylan, rencontre cette figure mythique de la musique, cela donne un film hagiographique, mais indispensable. Le film ne couvre pas l’ensemble de la carrière de Bob Dylan, mais se concentre sur la période comprise entre l’arrivée de Dylan à New York, en janvier 1961, et son accident de moto en juillet 1966. Mélange d’interviews, de concerts et d’archives, ce documentaire de plus de quatre heures est destiné aux inconditionnels du chanteur.
No Direction Home/Bob Dylan, Les Films Spitfire Pictures

 

The Jim Jones Revue A l’image du piano bastringue, crasseux et délabré sur la pochette du disque, le rock’n roll vintage de ces ténébreux Anglais, lacéré de violents coups de griffe punk, sent la sueur et le soufre. Dignes héritiers du dément Little Richard, le “révérend” Jim Jones et ses ouailles fourbissent un garage-rock gonflé d’une énergie venimeuse, à la croisée des chemins tumultueux empruntés jadis par les Saints, Birthday Party ou, plus récemment, Jon Spencer.
The Jim Jones Revue

 

Stephanie Mckay Cinq ans après un premier album éponyme, la native du Bronx revient avec un nouvel album qu’elle a longuement mûri. Très bien construit, alternant morceaux légers et textes plus politiques, elle se nourrit d’influences allant de la soul des années 1960 au hip-hop old school tout en passant par le funk-rock des années 1970. Une réussite totale pour une des plus belles voix de sa génération et la preuve de la créativité d’une certaine soul contemporaine.
Tell It Like It Is

 

Pierre Henry Pionnier de la musique électroacoustique, Pierre Henry propose, pour ses 80 ans, ce coffret de six inédits dont trois créations récentes. Il nous plonge dans un univers sonore très riche au fort pouvoir évocateur. Son langage, tout à la fois personnel et composite, fait référence à des sons élémentaires comme l’orage, le vent, le train, les animaux… avec le souci constant d’une grande maîtrise de la spatialisation. Il a incontestablement
ouvert la voie à de nombreux univers des musiques nouvelles.
8.0

 

Hélène Grimaud Répertoire inattendu pour Hélène Grimaud qui interprète, avec une belle maîtrise, des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Son jeu, dépouillé et très intérieur, magnifie les Préludes et Fugues du Clavier bien tempéré qu’elle a choisis. Elle fait également autorité dans l’œuvre magistrale qu’est le Concerto pour clavier, y impulsant aussi bien rigueur rythmique que dynamisme ou sérénité. Les transcriptions d’extraits de partitas pour violon (chaconne, prélude) complètent ce superbe récital.
Bach

 

Anthony Joseph & The Spam Band Né à Trinidad et installé en Grande-Bretagne depuis les années 1990, ce poète et romancier afro-caribéen est la révélation “spoken word“ (slam) en version anglo-saxonne. Dans la lignée des Last Poets ou de Gil Scott-Heron, soutenu par des percussions, un saxo hurleur, des volutes de flûte, une basse funky, il se sert du groove de la “black music” (afro-caraïbes, jazz, soul…) pour appuyer son verbe. En concert à la Maison des Arts, le 13 février, dans le cadre du festival Sons.
Leggo de Lion

 

Think of One En un savoureux mélange, Think of One intègre à la fois des cultures traditionnelles et des sonorités contemporaines comme le hip-hop et l’électro. Cependant, le cœur de ce nouvel album, chanté en flamand, français, anglais et arabe, se trouve en Afrique du Nord. C’est là qu’est né le shaâbi, cette musique populaire berbère du Maroc et d’Algérie que le groupe maîtrise comme s’il était lui-même issu de la casbah.
Camping Shaâbi

 

Vincent Lucas, Emmanuel Strosser A la fin du XIXe siècle, la flûte a acquis ses lettres de noblesse avec des compositeurs français tels que Fauré, Debussy, Poulenc ou Gaubert. Vincent Lucas, flûte solo de l’Orchestre de Paris et témoin de la vitalité de l’École française de flûte, a choisi de les honorer. La sonorité limpide et expressive du flûtiste, conjuguée à l’accompagnement subtil d’Emmanuel Strosser au piano, fait de cette rencontre un moment hautement poétique.
Promenade

 

Jay Reatard Avec cette collection de singles, le dénommé Jay Reatard prend une sacrée longueur d’avance sur la maigre concurrence noisy-pop : une guitare hirsute, une voix étranglée, quelques gimmicks de synthé potaches, une batterie frénétique, une production lo-fi au diapason, et ce natif de Memphis fait tourner les tables en invitant les esprits dévoyés des Buzzcocks, des Television Personalities et de Frank Black à danser une gigue vertigineuse, bourrue et joviale.
Matador Singles ‘08

 

Massimo Biolcalti Dans ce premier opus signé en leader, le bassiste italo-suédois Massimo Biolcati séduit dès la première écoute. Faisant référence au film d’Ingmar Bergman, Persona, cet enregistrement se compose de deux parties : l’une plus énergique, jazz-rock aux accents africains, magnifiée par la présence du guitariste béninois Lionel Loueke, l’autre plus mélodique, plus sensuelle où s’étirent sur deux plages les voix délicates de Gretchen Parlato et de Lizz Wright. Un voyage musical, original et énigmatique !
Persona

Jean-Philippe Perrot Ces deux films évoquent deux versants de la personnalité d’Arthur Rimbaud. Liberté libre décrit les premières années à Charleville, la rencontre avec Verlaine, la fulgurance de son génie précoce et l’éternelle fuite en avant du poète. Athar est un portrait de l’aventurier, “l’homme aux semelles de vent”, qui parcourut toute la Corne de l’Afrique pendant plus de dix ans. Ces rencontres avec le poète fascinent, car le réalisateur a choisi de raconter Rimbaud en mêlant textes, archives, comédiens et paysages, et trace ainsi un portrait touchant de cet effrayant prodige.
Rimbaud/Liberté libre, Athar, Aptly Médias

 

Brownout Ce premier album d’un groupe de “Chicanos” d’Austin rend hommage aux musiques afro-latines des années 1970.
Cette sensation latin-funk, adoubée par Prince en personne et que Santana ne renierait pas, traverse des compositions originales et instrumentales aux sonorités psychédéliques et aux ambiances variées.
A l’instar d’Antibalas (groupe afrobeat de Brooklyn), Brownout entretient un esprit collectif à la recherche du break parfait et distille un funk pimenté diablement efficace.
Homenaje

 

Jonathan RichmanMénestrel à la désinvolture joviale, Jonathan Richman donne ici encore un aperçu saisissant de son goût pour la ritournelle intemporelle. Simplement accompagné du discret batteur Tommy Larkins et d’une guitare aux accents folk ou flamenco, capté en clair-obscur par un micro d’ambiance feutré, le songwriter de Boston développe avec humour, fragilité et grâce juvénile ses thèmes de prédilection, la grande peinture, la mélancolie et l’amour.
Because Her Beauty Is Raw and Wild

 

Ruth Tafébé et ses Afrorockerz Frais, créatif, enregistré avec les plus grands musiciens de l’afrobeat (Tony Allen à la batterie), Ruth Tafébé et ses Afrorockerz ont su synthétiser l’énergie de ce style. Cet opus se singularise par la présence de cette voix féminine (rare dans ce genre musical), teintée de soul. Ruth Tafébé s’entoure de Julien Raulet, guitariste de Fanga qui écrit avec elle la plupart des titres. Cet album concentre, sans complexe, le meilleur de l’afrobeat contemporain.
Holy Warriors

 

Laïka Fatien Après un premier disque ovationné par la presse, Laïka Fatien relève un sacré défi : rendre hommage à la chanteuse Billie Holiday dont l’année 2009 marquera le cinquantenaire de sa mort.
Les arrangements épurés mettent en valeur la voix sensuelle de cette chanteuse accompagnée par des musiciens qui, de manière traditionnelle ou plus moderne, redonnent vie à ces standards. Les dialogues de Robert Glasper au piano et David El-Malek au saxo, avec la chanteuse, offrent des moments d’émotion pure.
Misery

 

C.R Avery Venu du slam, le Canadien pare ses mots de blues, de beatbox, d’harmonica et se révèle en poète blues tout droit sorti de la “Beat Generation”, doublé d’un harmoniciste génial. Selon Tom Waits, l’un de ses plus grands fans, C. R. Avery est à la croisée du hip-hop et de l’americana (blues, folk, etc.). On le présente aussi comme un Neil Young inspiré par le hip-hop avec des mots couverts d’ecchymoses et d’onomatopées rythmiques trempées dans le “beat”.
Magic Hour Sailor Songs

 

Gustavo Dudamel Lauréat du concours “Gustav Mahler”, Gustavo Dudamel a reçu des conseils de chefs tels que Simon Rattle ou Claudio Abbado. Il dirige l’orchestre Simon Bolivar formé de jeunes du Venezuela. Cet ensemble participe à l’intégration sociale en initiant les enfants les plus jeunes et les plus démunis à la pratique de la musique classique. Gustavo Dudamel nous emmène à la découverte de la musique latino- américaine en réunissant des œuvres de compositeurs vénézuéliens, mexicains et argentins.
Fiesta

 

John Zorn Cet artiste nous a habitués à repousser les frontières musicales, puisant son inspiration dans le rock, le jazz, la musique minimaliste, la musique klezmer… Ici, il ne joue qu’une seule fois du saxophone alto, privilégiant son rôle de compositeur et d’orchestrateur, mettant tout son talent dans l’équilibre des textures musicales (vibraphone, orgue, guitare, batterie, percussions et basse), dans la finesse des nuances, dans la variété des climats. Un disque qui devrait séduire de nombreux auditeurs.
The Dreamers

Benga Ce jeune producteur anglais sort ici son premier album en forme de pierre angulaire pour le dubstep, un genre musical originaire de Londres aux atmosphères urbaines et futuristes : basses énormes, influences directes du 2-Step et éléments issus de la jungle, du dub, de la techno, de l‘électronica, du hip-hop… Sorte de messe afro-futuriste digitale pour le temps présent, cette production ressemble comme une sœur au New Forms de Roni Size, mais en version dubstep. Vital.
Diary of an Afro Warrior

Janine Jansin joue Bach Ecrites à l’origine pour clavier seul, les Inventions à deux et trois voix sont ici proposées dans un arrangement pour violon et alto, plus le violoncelle pour les trois voix. Cette interprétation met en valeur la polyphonie subtile des croisements mélodiques et rythmiques de chaque pièce, tout en respectant l’unité de l’ensemble. Il en résulte une grande transparence du texte musical incitant à redécouvrir la version originale.
Inventions & Partita

 

Bernard Cavanna Le documentaire de Jean-Michel Carré Galères de femmes, et plus particulièrement le portrait de “Laurence”, est à l’origine de l’œuvre Messe un jour ordinaire. A mi-chemin de la messe dont Cavanna respecte l’ordinaire (kyrie, gloria, sanctus) et de l’opéra dramatique, cette œuvre intense est traversée par un souffle inséparable d’un travail sur le timbre et le coloris orchestral. Une œuvre saisissante à découvrir.
Trio avec accordéon/Messe un jour ordinaire/Fauve

 

Compilation Brazil 70 Cette compilation retrace l’évolution de la musique brésilienne après la révolution du tropicalisme initiée par Caetano Veloso, Gilberto Gil et d’autres, à la fin des années 60. La décennie suivante poursuit donc la voie du métissage : des artistes, issus de diverses régions du Brésil, s’intéressent de plus en plus aux musiquesoccidentales en vogue (rock, pop, soul) auxquelles ils intègrent le patrimoine musical très riche de leur pays, du choro à la bossa nova.
Brazil 70 (After Tropicalia)

 

Compilation D-I-Y / Do It Yourself Voici un accord. En voici un deuxième. Et un troisième. Maintenant, forme un groupe !” Cette injonction laconique publiée en 1977 dans un fanzine, résume le mouvement “Do it Yourself” qui érigeait en credo l’autonomie absolue. Labels “indés”, groupes audacieux, métissages musicaux inouïs (punk, funk, dub, electro), ton radical : un vent de fraîcheur souffle sur le rock. En 22 titres parfaits, ce disque dresse un panorama fascinant de ce champ des possibles, coincé entre le punk et les années 80.

 

Thomas Pitiot Griot blanc et chroniqueur socialde Seine-Saint-Denis, Thomas Pitiot marie chanson française et musiques du monde, amoureux qu’il est de l’Afrique et de sa musique qui rend "complèt’mandingue".
Sur ce troisième album, il continue à produire une chanson française au verbe toujours pesé et aux mélodies souvent voyageuses, nourries de reggae, des sons du balafon ou du djembé. Il chante le métissage et le par tage avec les autres plutôt que l’exclusion.
Griot

African Virtuoses Magnifique réédition de dix titres enregistrés entre 1970 et 1983 par les pionniers de la guitare en Afrique de l’Ouest sous la houlette de Papa Diabate, guitariste légendaire (premier à avoir vulgarisé le solo de guitare en Guinée) et son frère Sekou “Docteur” Diabate. La pureté du jeu, les sonorités envoûtantes du folklore guinéen s’allient aux influences espagnoles et latines avec même un soupçon de Django Reinhardt.
African Virtuoses, The Classic Guinean Guitar Group

 

Charles Mingus Sextet with Eric Dolphy Le concert du Sextet de Mingus à l’université de Cornell, qui n’avait jamais été édité, nous offre un florilège de deux heures de ce génial compositeur et contrebassiste. Jaki Byard commence par deux morceaux de piano Stride suivi de Mingus qui rend un hommageémouvant à Duke Ellington ;ensuite le collectif prend la relève,interprétant une musique volcanique aux sources traditionnelles et modernes, ponctuée de solos de toute beauté.
Cornell 1964

 

Vahan Mardirossian Monument de la littérature pianistique du XIXe siècle, l’unique sonate pour piano de Franz Liszt est ici interprétée par Vahan Mardirossian. Faisant preuve d’une technique éblouissante et d’un sens musical subtil, offrant une sonorité à la fois ample et veloutée, d’une précision et d’une clarté absolues, ce jeune pianiste arménien nous en propose une lecture empreinte de sérénité et d’intériorité. Une version à placer au sommet de la discographie.
Franz Liszt

Ledisi L’un des albums soul et R&B de l’année dernière est l’occasion pour cette chanteuse expérimentée de la Nouvelle-Orléans de réaliser un quasi-sans-faute. Lost & Found coule de source comme un vieil album de Stevie Wonder ou de Chaka Khan et marque l’ascension irrésistible d’une véritable artiste nourrie dans le cocon de l’underground soul américain. Elle devrait pouvoir bientôt taquiner les plates-bandes des Jill Scott et autre Angie Stone.
Lost & Found

 

Djivan Gasparyan Depuis des décennies, le son chaleureux empreint de nostalgie, du petit doudouk (hautbois) en bois d’abricotier, voyage autour du monde.
Djivan Gasparyan est le maître incontesté de cette musique pleine d’émotion, symbole de l’Arménie. Il s’est ouvert à d’autres musiques et a travaillé avec de nombreux artistes tels Andréas Vollenweider, Peter Gabriel… Le label Network lui rend hommage en réunissant les grands moments de sa carrière : des trésors retrouvés et des enregistrements captivants en compagnie d’instruments à cordes.
The Soul of Armenia

Cyril Scott Considéré comme le plus important musicien d’avant-garde de sa génération, le compositeur britannique Cyril Scott a rejeté les différents langages de son époque. C’est ainsi que les œuvres proposées ici, le Concerto pour violon et les trois pièces symphoniques, dont Aubade proche de l’univers de Pélléas et Mélisande de Schoenberg ou de celui du Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy, témoignent de sa modernité.
Concerto pour violon. Aubade…

 

Carolina Chocolate Drops Ce trio de jeunes musiciens noirs américains revisite la musique populaire des premiers joueurs de banjo. Ils puisent leur héritage musical dans la culture des montagnes de Caroline du Nord et du Sud. Entre blues et “old time music”, ils reprennent avec une énergie surprenante la tradition oubliée des String Bands noirs. Les Drops font un tabac aux États-Unis et souhaitent avant tout réunir leurs fans autour de cette musique tonique et joyeuse.
Heritage

 

The Attack En 1966, obnubilée par les moulinets virtuoses de Pete Townshend, une génération de “Mods” s’engouffre dans la brèche du Freakbeat, où guitares virevoltantes, rythmique massive, mélodies imparables et psychédélisme cintré donnent le “la”. Aux côtés des Création, d’obédience plus “arty”, les méconnus The Attack s’affirment comme d’autres piliers de ce genre scénique.
En atteste cette collection de chansons d’une efficacité redoutable, dont l’écriture ciselée ne déparerait pas dans le répertoire des Small Faces.
About time !

 

Joseph Jongen Joseph Jongen est l’un des compositeurs belges les plus célèbres de sa génération. Si sa filiation avec César Franck est incontestable et si les influences de Richard Strauss, Debussy ou Fauré sont notables, son écriture n’en demeure pas moins originale : mélodies aux contours étranges et rythmes complexes. Le Trio César Franck se fait l’ambassadeur de cette musique raffinée teintée d’impressionnisme.
Musique de chambre pour piano, violon et violoncelle

 

Jef NeveA l’écoute de ce disque, on ne peut s’empêcher de penser à Brad Mehldau, mais les sources d’inspiration de ce jeune pianiste de jazz sont multiples : Johann Sebastian Bach, Oscar Peterson… Son jeu fougueux, trépidant et débordant d’énergie bouscule parfois l’auditeur qui peine à respirer. D’un morceau à l’autre, en trio, basse, batterie et parfois accompagnés de cuivres, ses arrangements créent des univers originaux, voire étranges, quand il marie piano préparé et saxophone.
Nobody Is Illegal

 

Hubert Félix Thiéfaine et Paul Personne Cette collaboration entre Hubert Félix Thiéfaine et Paul Personne résonne comme une bonne surprise. Paroles de Thiéfaine, musiques de Personne pour un Mississippi de bonheur consacré à la musique du diable. Rien n’est à jeter dans cet album où les textes d’Hubert Félix s’enroulent au plus près des mélodies et de la guitare bluesy à souhait de Mr Paulo. Un bel album à deux voix !
Amicalement Blues

 

Cowboy Junkies En 1988 paraissait un album lumineux, The Trinity Session, œuvre d’une fratrie canadienne, qui avait été enregistrée dans une église choisie pour son acoustique. Un disque sombre, beau, lent, intensément émouvant.
Presque vingt ans après, les Cowboy Junkies revisitent leur œuvre en compagnie d’invités (Natalie Merchant, Ryan Adams, Vic Chesnutt et Jeff Bird), et à nouveau dans le décor magique de l’église. Le résultat, à l’image comme à l’oreille, est superbe, entre blues, country, folk et rock.
Trinity Revisited

 

Joe Lovano et Hank Jones Le pianiste Hank Jones a fêté ses 88 ans au Dizzy’s Club Coca Cola en compagnie du saxophoniste Joe Lovano. Une rencontre de deux générations, mais un même plaisir de jouer et de relever des défis musicaux. Ils nous invitent à partager un dialogue musical serein où priment la délicatesse et la sensualité, même si un vent de liberté retenue souffle sur ces standards de jazz revivifiés, de Jelly Roll Morton à Thelonious Monk. Un moment de grâce.
Kids

 

Dusapin / Messiaen Si Dusapin préférait des instruments capables de produire des glissandi et des intervalles inférieurs au demi-ton, le Trio Rombach est une exception par l’utilisation du piano. Procédant d’une écriture essentiellement modale, le dialogue entre les instrumentistes s’établit ici autour de cinq notes, tissant une musique crépusculaire. Il est couplé avec l’une des œuvres les plus fascinantes de Messiaen : le Quatuor pour la fin du temps.
Trio élégiaque

 

Bert Joris Dès le premier morceau du disque, le ton est donné : swing pétillant et dynamique sans excès, dans le pur style hard bop. Le son de Bert Joris à la trompette, au bugle, clair et chatoyant, s’élève sur une r ythmique équilibrée et ef ficace, assurée par Dré Pallemaerts, batterie, et Philippe Aerts, contrebasse. Les thèmes, les arrangements, les improvisations de ce quartet coulent avec une évidence et une fluidité très séduisantes, témoignant d’une profonde complicité entre les musiciens.
Magone

 

Marie Coutant Sensibilisée à la chanson dès son enfance, Marie Coutant est naturellement devenue auteur-compositeur-interprète. D’une écriture rigoureuse, ses textes engagés, poétiques et très imagés chantent les sentiments et le chaos du monde. Elle vocalise entre blues, folk et parfois rock, d’une voix chaleureuse et claire, exprimant une énergie et une détermination sans limites. Une artiste enthousiasmante.
A l’air libre

 

Jimi Tenor Une nouvelle direction pour le nouvel album de Jimi Tenor. Sur Joystone, le musicien finlandais s’est entouré du trio d’Afrique de l’Ouest, Kabu Kabu, et de plusieurs sidemen de Fela Kuti, dirigés par le percussionniste Nicholas Addo Nettey, pour un résultat unique et inspiré. Sa musique, très influencée par la soul, est ici nettement marquée par le groove typique et tellurique de l’afro-beat, tout en étant relevée de touches électro, funky, jazzy, psyché et pop.
Joystone

 

Michael J. Sheehy Avec ce cinquième album, l’Irlandais extrait de son univers fantomatique de brillantes pépites folk. Tel un cow-boy au banjo rouillé, sa voix balance entre le murmuré vaporeux et l’obscur grinçant.
Les chansons défilent avec la lenteur de nuages qui prennent, ici ou là, des formes connues, comme sur Company Man, où flotte l’ombre de Leonard Cohen. Un solitaire pas très gai, avec des ballades sobres et dépouillées, qu’on croirait tout droit sorti de l’Amérique profonde.
Ghost on The Motorway

 

Bazbaz Après avoir été influencé par le punk et le rock des années 1970, Camille Bazbaz va être marqué par le reggae, la soul music et le blues, comme en témoigne ce dernier album enregistré en partie en Jamaïque. Mêlant humour et séduction dans les textes, il navigue entre chanson française et reggae, avec quelques teintes jazzy. La chanson D’amour et d’eau fraîche, sublime et touchante, met en valeur sa belle voix sensuelle de crooner.
Le Bonheur Fantôme

 

Michael Brecker L’album posthume de Michael Brecker, réalisé avec Herbie Hancock, Brad Mehldau, Pat Metheny, John Patitucci et Jack DeJohnette, s’impose comme une vraie réussite. La qualité intrinsèque des musiciens y est sans doute pour beaucoup, mais les compositions de ce saxophoniste de jazz, pourtant très affaibli au moment de l’enregistrement, nous transportent dans un univers musical d’une grande richesse, débordant d’énergie et de vivacité, aux frontières du jazz et du rock, teinté d’accents funky.
Pilgrimage

 

Mavy Staples Autrefois, elle faisait partie des Staple Singers, groupe familial et mythique, qui fut à l’origine de la synthèse entre soul et gospel. Cette grande voix de l’Amérique noire, figure de l’âge d’or de la soul et du mouvement des Droits civiques, revient aujourd’hui avec un petit bijou qui raconte les déboires de la vie des esclaves noirs américains.
Ce disque, arrangé par Ry Cooder, permet de déployer une parure magnifique à cette reine des musiques soul et gospel.
We’ll Never Turn Back

 

Mekuria Saxophoniste éthiopien hors norme, Mekuria est le dépositaire d’un style bien à lui le “Shellele”, chant guerrier dont il a transposé l’exubérance déclamatoire au saxophone. Riffs sauvages, rythmes lancinants, vibrato électrisant, proches du free jazz bien avant l’heure : on comprend pourquoi le phrasé de Mekuria a fasciné le collectif hollandais free jazz punk, The Ex, qui mêle leur style pour un concentré d’énergie. A découvrir d’urgence.
Getatchew Mekuria, The Ex & Guests

 

Éric Tanguy Elu compositeur de l’année en 2004 et très estimé de Rostropovitch qui a créé son 2e concerto pour violoncelle, Éric Tanguy est incontestablement l’un des compositeurs français les plus intéressants de sa génération en Europe.
Cet album en 3 CD regroupe musique de chambre, musique symphonique et musique pour piano. Autant tumultueuse et tourmentée, que dépouillée et retenue, sa musique, principalement modale, est subtilement nuancée et remarquablement homogène.
Portraits XXI

 

Spencer Dickinson Cet enregistrement réunit Jon Spencer et les fils du mythique producteur et pianiste Jim Dickinson, Luther et Cody, par ailleurs membres des North Mississippi Allstars. Même sans son Blues Explosion, Jon Spencer fait toujours aussi bien l’Elvis élastique, cette fois-ci en compagnie des frères Dickinson, qui alternent, avec inspiration, boogie du diable, blues déglingué, country vaguement swamp et rockabilly électro-minimaliste, dans une énergie très rock and roll.
The Man Who Lives For Love

 

Franck Tortiller Après un hommage à Led Zeppelin dans ce dernier opus, Franck Tortiller et les musiciens de l’Orchestre national de jazz se tournent vers le jazz rock, “jazz fusion” où plane l’ombre de Herbie Hancock, de Weather Report et de Miles Davis. Cet enregistrement redonne vie à ce souffle libertaire des années 1960-70 à travers des arrangements et des compositions où la frénésie collective éclate parfois, mais où s’envole le chant des solistes sur des rythmiques originales.
Electrique

 

Alexandre Tharaud Après Rameau et Ravel, Alexandre Tharaud continue son exploration des compositeurs français avec Couperin. Dans la lignée de Marcelle Meyer ou Yvonne Lefébure, la démarche d’Alexandre Tharaud apporte un nouvel élan à l’interprétation de cette musique. Des mélodies merveilleusement expressives et nuancées, ponctuées de basses profondes et une remarquable compréhension du texte musical confirment le talent de ce subtil interprète.
Tic Toc Choc

 

Yoshihisa TAIRI Née de la confrontation de deux cultures très différentes, la musique de Yoshihisa Taïra, ouvre un nouvel et immense champ de recherche. Comme Bério (Sequenza pour flûte)
ou Varèse (Densité 21,5), il exploite au maximum les possibilités de l’instrument et développe toute une gamme d’effets et de timbres inédits qui ne sont pourtant pas sans rappeler certaines flûtes japonaises, tels le nô-kan ou le shakuhachi. Une musique authentique magnifiée par le flûtiste Pierre-Yves Artaud.
Œuvres pour flûte

 

Faya Dub Voici donc réunie, pour un troisième album, la crème des musiciens reggae français. Ils nous proposent un excellent reggae roots instrumental avec des riffs imparables qui rappellent souvent les meilleurs génériques des vieilles séries policières américaines. Et, pour ne pas rester prisonnier d’un genre, Faya Dub ne se prive pas de taquiner soul, jazz, sons d’orient, ska et doo-wap. Un arc-en-ciel sonore qui nous procure un sacré plaisir.
World Wide Reggae

 

The wild magnolias Une réédition luxueuse qui rassemble deux albums sortis respectivement en 1974 et 1975, remasterisés comme il se doit, avec des bonus et un riche livret rempli, entre autres, de photos du groupe et de leur environnement culturel (carnaval de mardi gras à la Nouvelle-Orléans) : du funk néo-orléanais pur jus avec un groupe qui pousse le rythme jusque dans ses derniers retranchements, notamment sur des classiques de la Nouvelle-Orléans comme When the Saints ou Iko Iko…
They Call us Wild

 

Harry Sokal, Heiri Känzig, Jojo Mayer C’est un retour en fanfare du groupe Depart reformé après douze ans d’interruption par Harry Sokal, saxophoniste autrichien, Heiri Känzig à la contrebasse et Jojo Mayer à la batterie. La musique puissante, et néanmoins subtile, de ces trois musiciens, qui ont officié dans le Vienna Art Orchestra, bouillonne d’énergie, be-bop aux lisières du free avec des accents funky. Même dans les ballades, la tension ne retombe jamais, l’ambiance est festive, un trio de jazz remarquable et captivant.
Reloaded

 

Prisca Originaire de Toulouse, le groupe Prisca Prisca, dont le premier album date de 2001, se rapproche des Têtes Raides ou de Debout sur le zinc. Leurs chansons à textes sont de précieuses fresques sociales et véhiculent poésie, engagement, malice et cynisme. Si les propos sont assez sombres, leur musique, qui va du rock au blues en passant par la java et les musiques d’Europe centrale, n’en est pas moins dynamique et enjouée.
Bastringue

 

Amy Winehouse A peine 23 ans, déjà considérée comme une star outre-Manche, elle a été élue meilleure chanteuse de l’année lors des récents Brit Awards. Offrant un hommage au rhythm & blues et à la soul des années 60, dans la droite lignée de groupes comme les Suprêmes, elle s’avère néanmoins une chanteuse moderne sachant jouer des échos du passé, en partie grâce aux arrangements de deux producteurs de la génération électro-rap, qui offrent un écrin très classe à la voix démente de la chanteuse.
Back to Black

 

Kal Kal est un groupe tsigane de Serbie pas comme les autres. Les musiciens, en effet, enrichissent leurs interprétations d’une touche rock’n’roll et de beats urbains. Dragan Ristic, fondateur du groupe, admire la démarche d’un Manu Chao et veut montrer qu’il est possible d’utiliser des sons modernes tout en restant fidèle à la culture rom. Le résultat de la fusion musicale de Kal est chaleureux, festif à souhait et témoigne de l’intégration des traditions des Balkans dans le XXIe siècle !
Kal

 

Dave Chapelle’s Block Party Des block parties comme ça, on aimerait en avoir dans les plus grandes villes rapologiques du monde ! Ce concert propose une fabuleuse réunion, avec les plus authentiques représentants du hip-hop et de la soul, au cœur de Brooklyn. A l’affiche, Blackstar (Mos Def & Talib Kweli), Jill Scott, Common, Erykah Badu, Big Daddy Kane, Kool G. Rap, à la sauce “live”, accompagnés par les Roots. Une célébration comme on aimerait en voir plus souvent.
Dave Chapelle’s Block Party

 

Trévidy Après un premier album récompensé par deux prix du disque en Bretagne, Olivier Trévidy nous livre son deuxième album. Avec des intonations à la Renaud, il porte un regard caustique et révolté sur notre société, aborde aussi bien le chômage que l’écologie ou l’amour. Chansonnier des temps modernes, il s’accompagne d’une guitare et ses arrangements sont d’une grande finesse. Plusieurs invités ont participé à cet album et on retiendra le superbe duo avec Gilles Servat.
Les Confessions d’un con

 

James Spaulding A près de 70 ans, James Spaulding, jazzman américain, a enthousiasmé le public venu l’écouter lors de cet
enregistrement au Sunset, en juillet dernier. Le trio de jazz, mené par Pierre Christophe au piano, est aussi inspiré que James Spaulding au saxophone alto ou à la flûte. Les solos s’enchaînent, vifs et rebondissants, même dans les ballades, la musique aux accents be-bop, bouillonne et rayonne d’une intensité rythmique constante.
Down With It

 

Laurent Berger Le troisième album de cet auteur-compositeur-interprète se situe dans la veine de la chanson française des plus grands (Brel, Brassens, Ferré…). D’une voix grave et profonde, au timbre si particulier, il chante des textes poétiques où il joue avec les mots et évoque, tour à tour, des portraits de femmes ou des scènes de la vie quotidienne. Les arrangements soignés de Nathalie Fortin, au piano, contribuent au succès de ce disque envoûtant.
Au pas pressé

 

Pandelirium Doté d’une réputation scénique spectaculaire forgée dans les honky tonks de Nashville, ce trio psychobilly s’approprie le patrimoine musical américain pour laisser vivre son mélange de blue grass, rock’n’roll slave et vaudeville freak dans leur troisième album. Au chant et à l’harmonica, Colonel JD Wilkes yoddelise, croone ou tonne, le contrebassiste Mark Robertson et la gretsch de David Lee lui donnent une réplique aussi soutenue que smart. Mélodies essentielles et chansons tatouées, yeeha !
Pandelirium

 

Babx Nourri au piano classique comme au rap d’Assassin ou de NTM, marqué par la poésie de Léo Ferré et l’univers de Tom Waits, Babx baigne dans les sons et les rythmes depuis sa plus tendre enfance. Il en résulte, pour ce premier album éponyme, une musique complexe aux nombreuses influences, aux mélodies hors normes, qui habille des textes intenses et captivants, à l’orchestration véritablement décalée où piano, saxophone, trompette et congas se côtoient dans l’indiscipline la plus totale.
BABX

 

Carl Hancock Rux Poète et slameur de Harlem, Carl Hancock Rux est considéré comme l’une des valeurs les plus sûres de la nouvelle culture afro-américaine. Sur ce 3e album sophistiqué et somptueusement arrangé, il parle, chante, susurre, rappe d’une voix de baryton résolument soul, et ancre le tout dans la grande histoire de la musique noire américaine (blues, gospel, funk, hip-hop contemporain, pop urbaine). Un univers hybride brassant les styles, un artiste rare et un disque passionnant.
Good Bread Alley

 

Sara Lazarus De sa jolie voix légèrement éraillée de mezzo-soprano, Sara Lazarus interprète des standards de jazz avec une simplicité confondante. Accompagnée par le talentueux guitariste de jazz tsigane Biréli Lagrène et son Gipsy Project, cette Américaine, installée depuis plusieurs années en France, signe ici son 2e opus. En plus d’une diction parfaite, d’un sens du swing naturel sur des tempos lents ou rapides, il émane d’elle un plaisir de chanter communicatif.
It’s All Right With Me

 

Colin Vallon Trio Ce jeune pianiste suisse, fraîchement sorti de l’école de jazz de Bern, force notre admiration dès son premier opus. En trio – piano, basse, batterie – sur des compositions originales au climat plutôt sombre, alternant des pièces calmes ou plus rythmées, il crée des moments musicaux riches d’émotions où le temps est parfois comme suspendu. L’influence de la musique classique plane sur les pièces intimistes, le jazz devenant plus présent quand le tempo s’accélère.
Les Ombres

 

Eric Mie Auteur, compositeur, interprète, Éric Mie, amateur des vieux chansonniers de Montmartre, se démarque complètement de la nouvelle chanson française en abordant des sujets brûlants. Tendres et grinçantes, ses chansons sont percutantes et s’accompagnent d’atmosphères musicales variées, passant d’une valse inquiétante renvoyant aux tristes heures de l’Algérie ( La Gégène ) à une berceuse attendrie, ou bien du rock ( Si tu veux te changer en gomme ) à un refrain légèrement manouche ( J’suis papa ).
Dépareillé

 

Richard Cheese Ce crooner rock est une véritable star aux États-Unis où il fait un malheur avec ses reprises surprenantes de tubes rock, métal ou rap. En effet, Cheese et sa bande parodient des titres de Van Halen, Pink Floyd, Snoop Dogg et autres, en version jazz ou latino, parfois accompagnés d’un big band swing. Ainsi, on se retrouve avec Sunday Bloody Sunday de U2 en bossa ou avec un Rock The Casbah des Clash jazzy. A noter que même la pochette est détournée…
The Sunny Side of The Moon : The Best of Richard Cheese

 

Roce Entre rap et slam, Rocé interroge la France, le devoir d'intégration, la mémoire collective, la portée du rap, l'identité nationale… Sans concession, sur des mots mi-chantés, mi-scandés qui claquent, et qui s'enchaînent dans un flot swinguant habillé de jazz, Rocé revient aux fondamentaux du hip-hop, façon old school, avec la rage du NTM des débuts et le son ancré dans les musiques noires.
Au final, on avait rarement entendu résonner la langue française de cette manière.
Identité en crescendo

 

Aldebert Aldebert confirme, avec cet album, sa place de choix parmi les trentenaires talentueux de la nouvelle chanson française. Entre chansons empreintes de nostalgie ou chansons aux refrains entraînants, il célèbre les bonheurs de la vie et raconte de jolies histoires en traçant des portraits savoureux, avec des paroles simples et des jeux de mots. De belles mélodies soutenues par une orchestration légère, aux teintes jazz ou world, nimbent ces textes pleins de fraîcheur.
Les Paradis disponibles

 

Ari Hoenig Cet album de jazz aux accents be-bop déclenche aussitôt l'admiration. Ari Hoenig, jeune batteur américain, entouré de fidèles complices, Jean-Michel Pilc, piano, et Johannes Weidenmueller, basse, offre une belle démonstration de son jeu très personnel à la batterie : expressif, coloré et mélodique. Ce trio, auquel viennent s'ajouter sur deux plages deux jeunes saxophonistes, nous séduit par la fluidité et la richesse de sa palette sonore.
Inversations

 

Pura Fe Remarquée sur la compilation Music Maker-The Lost and Last Blues Survivors, cette New-Yorkaise, originaire de la tribu indienne Tuscarora, trempe le blues dans les eaux profondes de la musique traditionnelle de son peuple. A la manière d’un Taj Mahal, dans une ambiance intimiste et acoustique, elle célèbre un mariage heureux entre blues, musique indienne et folk. A travers sa voix habitée, elle fait renaître l’Amérique des peaux rouges et noires dans leur métissage.
Tuscarora Nation Blues

 

Eric Toulis Après Soyons bref, voici Soyons classe, deuxième album d’Eric Toulis, ex-chanteur du groupe Les Escrocs. Il y explore le quotidien avec une verve gouailleuse et mordante qui n’exclut pas la tendresse, jonglant avec les mots et le rythme. Cédant à son amour du jazz, il s’est entouré de trois musiciens (contrebasse, piano et batterie) aux sonorités jazzy ou bal musette. Un album tonique qui engendre la bonne humeur.
Soyons classe

 

Pierrick Pedron Pour ce nouvel album, le saxophoniste Pierrick Pedron est parti aux États-Unis enregistrer des standards et quelques compositions originales en compagnie de musiciens américains d’envergure, Mulgrew Miller au piano et Lewis Nash à la batterie. Pierrick Pedron, doué de fougue et de lyrisme, a trouvé un cadre idéal pour faire chanter son saxophone alto dans la lignée des plus grands. Cet enregistrement nous offre un moment musical d’intensité et de complicité rare.
Deep in a Dream

 

Zen Zila Zen Zila, “tremblement de terre” en arabe, est composé d’artistes lyonnais d’origine algérienne. Hakim et Wahid Chaïb chantent, accompagnés de Laurent Benitah à la guitare, mêlant l’arabe au français. Ils évoquent l’exil, la nostalgie de l’enfance et prônent la fraternité. Musicalement, cet album se situe au confluent du rock, de la chanson française et de l’incantation orientale, l’oud et les percussions ancestrales côtoyant les guitares électriques.
Mais où on va comme ça

 

Pyeng Threadgill Après un premier album où elle explorait, avec fraîcheur et inventivité, le répertoire du bluesman Robert Johnson, elle revient ici au jazz et se révèle un auteur subtil. Dotée d'une voix limpide et vive, elle insuffle dans ses nouvelles chansons de l’espace, de l’harmonie entre le chant et les instruments. A noter des reprises de Cure avec Close to Me et de Fats Waller avec Jitterbug Waltz détournées à la sauce Pyeng qui restitue au jazz sa puissance de musique populaire.
Of The Air

 

Urs Karpatz Dans la lignée des grands maîtres tsiganes disparus, ce groupe, tout droit sorti d’un film de Kusturica, est constitué de véritables virtuoses. Il nous propose un répertoire d’une grande richesse et particulièrement étendu (chants traditionnels, sacrés ou mélodies à danser). Riche de sept albums et d’un millier de concerts, Urs Karpatz prend toute sa dimension sur scène. La complicité avec le public s'installe sans peine. Les musiciens laissent éclater leur vitalité débordante et leur joie communicative.
Best Of

 

Laurent Malot Bien loin de susurrer comme certains chanteurs de la nouvelle génération, Laurent Malot chante à pleine voix : une belle voix ronde et bien timbrée, avec des inflexions à la Nougaro. Accompagné de musiciens d’exception dont l’Orchestre de Picardie, il alterne mélodies douces et intimistes ou envolées lyriques, le swing étant toujours présent. Il joue avec les sonorités des mots à travers des textes intelligents, polémiques ou tendres. Un album d’exception.
Rêves partis

 

Hell’s kitchen Si la musique de ce trio puise ses sources dans le delta du Mississippi, leur blues personnel mêle sonorités modernes, urbaines et traditionnelles avec audace et originalité. Ces p’tits suisses, à travers dérapages et dissonances, construisent un désordre blues créatif et concoctent dans leur cuisine un savoureux ragoût mélangeant Tom Waits, Soul Coughing et 16 Horsepower. Aucune indigestion dans cette cuisine infernale pour leur deuxième livraison !
Doctor’s Oven

 

Nelson Freire et Riccardo Chailly Nelson Freire au piano et Riccardo Chailly à la direction d'orchestre signent une superbe intégrale des deux concertos pour piano de Johannes Brahms. Tout en faisant preuve d’une qualité d’écoute mutuelle remarquable, l’orchestre et le soliste gardent une retenue et une subtilité de nuances et de tempos. Les couleurs de l’orchestre de Leipzig ainsi que le jeu souple et hypersensible du pianiste magnifient ces oeuvres profondément expressives.
The Piano Concertos (Concertos pour piano)

 

Anaïs Révélation aux Victoires de la musique 2006, cette jeune chanteuse marseillaise déborde d’inventivité et d’énergie. Elle s’accompagne d’une guitare et une pédale, posée à ses pieds, lui permet de simuler un orchestre imaginaire et multiplier les effets sonores. Elle se moque avec tendresse et humour des personnages qu’elle décrit et émaille ses chansons de clins d’œil vers le Québec ou l’Écosse en faisant des détours par le rap, le blues ou le rock. Un album attachant.
The Cheap Show

 

Cheikha Rimitti Eternelle rebelle, femme au verbe souvent indigné et aux attitudes provocantes, Cheikha Rimitti est un monument du raï. Elle chante l’amour, l’amitié, l'alcool, l’émigration… Progressiste, elle sera la première à enrichir le raï traditionnel d’un orchestre moderne. Ce disque ambitieux réunit tous les ingrédients essentiels au blues algérois : rythmes africains, ornementations andalouses, douceur et rugosité. Tout cela porté par la voix androgyne de la chanteuse.
N'ta Goudami

 

Boulou & Elios Ferré Les deux frères guitaristes nous invitent à un voyage musical éclectique, jazz, musique baroque (J.-S. Bach) où ne sont pas oubliées les racines tsiganes. Le jeu fougueux et véloce de ces deux musiciens, soutenu par Alain Jean-Marie, piano, Pierre Boussaguet, contrebasse, et, sur quelques plages, par Stéphane Belmondo, trompette, est mis au service d’une musique exigeante et créative qui n’en oublie pas moins de séduire l’auditeur par son charme et sa sérénité.
Parisian Passion

 

Elisabeth Kontomanou Elisabeth Kontomanou se positionne, avec ce dernier enregistrement, au sommet de l’art vocal du jazz. Elle offre un éventail de climats et d’émotions, du registre aigu au grave le plus sensuel. Elle adopte des tempos lents, n’hésitant pas à prendre des risques. John Scofield à la guitare et Sam Newsome au saxophone soprano se mettent au service de cette grande chanteuse qui a su trouver des accompagnateurs à la mesure de son talent.
Waitin’ for spring

 

Tim O'Brien Howdy folks ! Des nouvelles de Plouc Land avec Tim O'Brien, digne représentant du bluegrass ou plus exactement du “new grass”, la nouvelle vague consacrée à la musique folk. Cornbread Nation est dédié aux racines de la musique américaine. Au programme, honky tonk, old time, bluegrass, country, folk, gospel, influences celtiques et des instruments typiques, mandoline, banjo, violon, lap steel, mais aussi bouzouki, guitare électrique et batterie.
Aller à cheval et au galop. Yi ha !
Cornbread Nation

 

Isabelle Mayereau Absente du circuit de la chanson depuis plusieurs années, Isabelle Mayereau revient avec ce très bel album-livre constitué de vingt chansons écrites entre 1977 et 1982. Egale à elle-même elle investit des thèmes essentiels : l’enfance, l’amour, le temps qui passe… avec des mots simples et un art consommé de la suggestion. Sa voix claire, subtile et nuancée est mise en valeur par des mélodies amples et généreuses, soutenues par une rythmique accrocheuse.
Isabelle Mayereau

 

Don Peretz
Batteur et compositeur, Don Peretz explore avec ce quartet new-yorkais un univers musical aux frontières mouvantes : free jazz, blues, soul, folk.
Cette musique résolument moderne s'est approprié tant de racines diverses qu'elle peut toucher un public venu d'horizons différents. La rythmique met particulièrement en valeur les deux solistes. A la trompette, Russ Johnson nous séduit et nous captive par l'éventail des sonorités jungle qu'il insuffle à son instrument.
Foremen

 

Gaëlle Primée en 2005 au festival “Scènes d'Automne” des auteurs-compositeurs-interprètes à Cambrai, Gaëlle se produit régulièrement à Paris et en banlieue. Elle brosse avec malice et parfois ironie des petites tranches de vie : la maternité (Saska), la vieillesse (La Vioque), les galères d'emplois successifs (ANPE). Pas de performance vocale, mais sa voix joue sur la rythmique et les mélodies minimalistes dessinées par le violoncelle et la guitare, avec bonheur, légèreté et douceur.
Gaëlle avec deux l

 

Ry Cooder Après l'Afrique avec Ali Farka Touré et Cuba avec le Buena Vista Social Club ou Manuel Galban, Ry Cooder revisite sa ville natale, Los Angeles, et rend hommage à la communauté hispanique de la Cité des Anges. Le guitariste fait revivre ici Chávez Ravine, une communauté chicano expulsée en 1950 par des promoteurs. De ce projet naît un disque mi-roots, mi-fictif, un cocktail laidback mêlant pop, conjunto, influences cubaines et tex mex, jazz, musiques urbaines et rurales.
Chávez Ravine

 

Swing manouche Guitariste accompagnateur des grands du swing manouche : de Romane à Bireli Lagrène en passant par Florin Niculescu ou Fernando Jazz Gang, Philippe Cuillerier se lance avec bonheur dans la chanson. Sa voix juste et limpide, sa diction parfaite servent d’écrin à des textes frais et humoristiques, voire loufoques. Un album au swing léger et un jeu de guitare vif où reprises (Dui dui, Le Chemin des forains…) et originaux se succèdent.
Doudou à feu doux

 

Claudia Solal et Benjamin Moussay Voici un disque de jazz vocal qui sort des sentiers battus. C. Solal dispose d’une technique irréprochable, capable de jouer dans de nombreux registres, du parlé au chanté, du cri au gémissement. B. Moussay, son complice, sait doser parfaitement ses interventions au piano, en l’entourant parfois d’un halo de douceur ou d’une présence plus affirmée. C. Solal s’engage aussi dans des improvisations dignes d’Aperghis. Ce disque exigeant saura séduire les auditeurs curieux.
Porridge Days

 

Weapon of Choice Cette compilation résume la carrière d’un groupe P-Funk qui aligne subversion et groove. Inspiré du style de George Clinton et de sa bande, comptant des membres de Fishbone dans ses rangs, Weapon of Choice affiche un parti pris subversif et ravageur sur des rythmiques hautement électriques et funky. Les thèmes retenus ici ont la couleur, la saveur et le feeling requis pour combler les amateurs de Funkadelic/Parliament, Red Hot Chili Peppers, Fishbone ou Frank Zappa…
Nutmeg Party

 

Om poisson Avec ce deuxième album, Tom Poisson pénètre dans la cour des grands. Ses textes poétiques et tendres, parfois grinçants, racontent les grands bonheurs et les petits malheurs du quotidien. Il a concocté des mélodies accrocheuses, faciles à retenir, et utilisé une instrumentation volontairement sommaire (piano jouet, banjo, petites percussions) enrichie parfois d'un accordéon qui donne une couleur rétro. Une réussite…
Fait des chansons… (tom 2)

 

Heavy Trash Jon Spencer, de Blues Explosion, et son complice temporaire, le Speedball Baby Matt Verta-Ray, ont formé Heavy Trash, leur projet néo-rockabilly. Un album jouissif, représentant ce qui est arrivé de mieux au rockabilly depuis 1957, soit un feu d'artifice de guitares vibrantes de twang, de vocaux hoquetés, d'acrobaties sonores et de gimmicks sexy. Au final, un résultat incandescent et jubilatoire qui décline à la fois rockabilly, rock'n'roll effréné, mais aussi rhythm'n'blues et country.
Heavy Trash

 

Baptiste Trotignon Le second album solo de ce pianiste de jazz s'écoute avec délices. Dès le premier morceau, une composition de Nino Rota, il nous fait la démonstration qu'il sait tirer de son instrument une palette de sonorités variées, de la plus percussive à la plus délicate. Ce jeune musicien s'est nourri de multiples influences – classique, jazz – tout en se construisant une personnalité bien affirmée. Doué d'une technique sûre, il accorde une importance toute particulière à l'émotion.
Solo II

 

Philippe Besson “C’est vrai, on a envie, besoin que le monde soit blanc ou noir, que les hommes soient des innocents ou coupables… C’est un découpage qui rassure. Chacun a son emploi, tient son rôle. L’entre-deux, on ne sait pas bien où ça se trouve. On a besoin de choses limpides et lisibles, et dures. Pourtant, à moi, il m’arrive de croire que la réalité est plus contrastée.”
Ainsi parle Thomas Sheppard de retour dans sa petite ville sur la côte anglaise battue par les vents et l’humidité. Des années plus tôt, il a été condamné pour un crime terrible. Personne ne l’a oublié, et personne ne souhaite son retour ni sa compagnie. Il revient pourtant. Et le récit de son histoire est à la fois terrible et plein d’espoir.
Un instant d’abandon, Édition Julliard

 

Soul Gospel Comme avec ses récents recueils consacrés au reggae, le label Soul Jazz frappe fort en proposant 18 chansons établissant le lien entre deux des musiques noires américaines les plus importantes, le gospel et la soul. Entre l’église et la rue, ces chansons sont, en ef fet, des joyaux à découvrir ou à redécouvrir. Cette compilation rassemble à la fois des classiques du genre (Aretha Franklin, Staples Singers…), mais aussi des artistes moins connus (Clarence Smith, Gospel Artistics…). Alléluia !
Soul Gospel / Soul Jazz Records

 

Toumani Diabaté Cet album est le fruit d’une rencontre entre deux monuments de la musique malienne : Ali Farka Touré, guitariste, roi du “blues du désert” et Toumani Diabaté, maître de la kora. Après cinq ans d’absence, ils ont enregistré en studio 12 morceaux de toute beauté. Pas besoin de répétitions, les musiciens créent en puisant dans leur riche répertoire musical. Finesse, douceur, sérénité et spontanéité sont au rendez vous. Dépaysement assuré.
In the Heart of the Moon

 

Véronique Pestel Chanteuse méconnue du grand public, auteur compositeur et pianiste, Véronique Pestel a enregistré ce quatrième opus en duo avec le pianiste Michel Précastelli. Sa voix est expressive et grave, sa diction par faite, son timbre rappelle par fois quelques grandes dames de la chanson (Barbara, Juliette Gréco…). Les arrangements, exigeants et discrets, enveloppent des textes très littéraires parsemés de mots finement ciselés, faisant de chaque chanson un petit bijou.
Canis Bulle

Abdullah Ibrahim Ce disque propose un tour d’horizon captivant des enregistrements du pianiste sud-africain en solo, duo, quartette, de 1973 à 2004. La musique d’Abdullah Ibrahim embrasse des styles variés du jazz post-bop à la musique classique, de la transe africaine aux expérimentations free jazz. Ce musicien a su créer un univers musical poétique et original marqué par sa soif de spiritualité, son ouverture sur le monde et l’histoire de l’Afrique du Sud.
A Celebration

Los Super Z Ce collectif hétéroclite, composé, entre autres, de membres de Calexico et de Los Lobos, rend un hommage aux radios de la frontière mexicaine. Créées dans les années 1930 du côté mexicain, pour contourner la législation américaine sur la limitation de puissance, ces radios pirates ont fortement contribué à la diffusion de la musique à grande échelle, mais également au métissage musical entre “chicanos” et “gringos”. Au programme, musique tex mex, rythm’n blues, folk, blues et rock.
Heard It On The X

 

Alexandre Tharaud Alexandre Tharaud s’inscrit dans une discographie pianistique ravélienne de très haut niveau, de Meyer à Muraro en passant par Casadesus, Haas, Perlemuter, Merlet, François, Quéffelec, Thibaudet. Imagination exceptionnelle, élégance remarquable de la mélodie, inventivité folle dans l’accentuation et le rythme, intelligence des sonorités et des nuances, il préserve toujours l’unité générale, même s’il est, tour à tour, romantique et emporté (Scarbo) ou parfaitement serein (Le Tombeau de Couperin). Voici une intégrale hautement recommandable.
Ravel, L’Œuvre pour piano

 

Corey Harris Au fil de ses albums, Corey Harris, à l’image d’un Taj Mahal, continue à prospecter au sein de la “black music”. Blues toujours, mais surtout de plus en plus de reggae, de ska et d’influences afro-caribéennes, à la suite, en particulier, de séjours au Mali et en Guinée. Dans une ambiance plutôt acoustique et “roots”, Corey, avec son chant profond, effectue des retours dans le temps pour mieux avancer et délivrer de somptueux morceaux.
Daily Bread

 

Sandrine Kiberlain Une fois encore une comédienne bascule vers la chanson. Auteur des textes, Sandrine Kiberlain a pensé à Alain Souchon pour la musique. Il a donc, avec son fils Pierre, écrit les mélodies. Accompagnée de guitares acoustiques et de percussions légères, d’une voix claire et quelque peu nonchalante, elle raconte des histoires parfois tristes, parfois mélancoliques, de femmes amoureuses d’un homme ou de la vie. Un bien joli album.
Manquait plus qu’ça

 

Joshua Redman Entouré de son Elastic Band, Sam Yahel aux claviers, Brian Blade ou Jeff Ballard à la batterie, le saxophoniste ténor Joshua Redman signe un disque passionnant aux frontières du jazz, du rock, de la soul et du funk. Dans un contexte électroacoustique, son jeu puissant et élégant s’affirme une nouvelle fois. Des musiciens issus d’horizons différents enrichissent aussi la palette sonore de cet album remarquable où prédominent accents groovy, intensité et tension rythmique.
Momentum

 

Vardan Ovsepian Ce pianiste d’origine arménienne nous offre un disque en quintette où se côtoient des influences classiques et jazz. Sur des compositions personnelles, il élabore des climats plutôt intimistes aux couleurs variées, dues parfois à l’intervention de la chanteuse Monica Yngvesson ou au chant du violoncelle sur lequel improvise délicatement Vardan Ovsepian. Une musique minimaliste, répétitive, mais très séduisante.
Akunc

 

Sharon Jones and the Dap-Kings Daptone, le label funk “old school” qui monte, continue sa production de funk d’aujourd’hui, écrit et interprété à l’ancienne. Après The Sugarman 3 & co, The Mighty Imperials, il a déniché Sharon Jones qui voit enfin la reconnaissance pointer son nez suite à une vingtaine d’années passées au service de la funk. Avec le soutien des Dap-Kings, experts en “beats” funky, le timbre grave de Miss Jones propage le bon groove à travers le monde, du funk pur jus, puissant et rauque, sans additif ni artifice moderniste. Une nouvelle “soul sister” est née !
Naturally

Nicolas Jules Chanteur hors normes, il s’apparente pour l’écriture aux surréalistes. Provocateur, il manie la dérision et l’humour. Poète, il joue avec les mots, les rimes et nous fait pénétrer ainsi dans un univers décalé et extravagant. Chanteur de rock dans ses jeunes années, il souligne ses textes d’une guitare avec quelques interventions, çà et là, de mandoline, dobro ou bouzouki. Un artiste attachant à la voix de séducteur.
Le Cœur sur la table

 

G. Love Depuis onze ans, G. Love (Garrett Dutton), en compagnie d’une rythmique élastique et funky, le Special Sauce, publie une musique qui ramasse plusieurs traditions populaires américaines en une singulière expression. Sur fond de blues, son phrasé et ses rythmes s’entrelacent à un hip-hop détendu, souple, désinvolte avec des incursions folk (Loving me) ou reggae (Give it to you). Au final, une collection de chansons en bonne forme, un style groovy et relax pour un son original.
The Hustle

 

Doudou N’Diaye Rose Cet enregistrement très original emmène des musiciens de formation classique, l’Ensemble Orchestre de Basse-Normandie et les Percussions Claviers de Lyon, à la rencontre des Batteurs de Dakar conduits par la légende du Sénégal : Doudou N’Diaye Rose. Jean-Luc Rimey-Meille a composé ce spectacle. Les sons rythmés de la percussion africaine se mêlent à la douceur fluide des instruments de musique classique, nous invitant à un voyage poétique où chacune des cultures réussit à se fondre dans l’autre, par-delà les frontières.
Mix

 

Gérald Genty Nouveau venu dans la chanson française, voici le premier album de ce chanteur hors normes. Loufoque, déjanté, cet album engendre la bonne humeur, il fait rire et sourire. Les textes sont chantés ou parlés, émaillés de rimes et de jeux de mots, de commentaires. Sa musique est un véritable patchwork mêlant guitares légères et bruitages divers et variés. Une voix qui, dans les aigus, fait penser à Bourvil.
Humble Heros

 

Stéphane Kerecki De ce premier disque de Stéphane Kerecki, compositeur et contrebassiste, se dégagent une force et une intensité peu communes. Stéphane Kerecki assure à la contrebasse une présence et une stabilité qui permettent de belles envolées au saxophoniste Matthieu Donarier. Chacun des musiciens de ce trio se fond dans le jeu des autres faisant preuve d’une grande complicité. Si le ton d’ensemble privilégie le rythme et l’invention, la mélodie et le chant ne sont pas en reste non plus.
Story Tellers

 

Niobé Niobé est un artiste attachant. Il met sa voix épanouie et sa trompette au service d’histoires qui évoquent les gros malheurs, les petits soucis, les plaisirs de la vie quotidienne de façon très émouvante, mais non sans un certain humour. Électrique ou acoustique, son univers musical est nimbé de swing ou de samba.
…de l’humain dans nos affaires

 

L’île la plus montagneuse de l’archipel du Cap-Vert, Sant’Anton, est réputée pour ses rythmes de mazurka. Le groupe Cordas do Sol puise son inspiration dans les traditions. Il glorifie le parler de l’île ainsi que sa population et rend hommage au courage de la femme capverdienne. De belles chansons simples et légères s’égrènent sur fond de guitares et de percussions.
Terra de Sodade

 

Brian Setzer Orchestra Le big band de Mr Setzer en live et deux fois plutôt qu’une, s’il vous plaît. En effet, ce double CD correspond à deux shows captés à deux moments différents de la vie de l’orchestre. Le premier se situe au début de la formation du BSO en 1995 à Montréal, époque où le groupe donne toute son énergie pour accéder à la reconnaissance. Quant au deuxième, il se déroule à l’apogée du groupe en 2000 à Tokyo. Le tout révèle une machine à swing bien huilée.
 The Ultimate Collection

 

Seu Jorge Chanteur et comédien originaire des quartiers pauvres de Rio, Seu Jorge nous offre un album inspiré par son histoire personnelle et les traditions musicales de son pays teintées de modernité, samba mêlée de rock et de blues. Sa voix grave et puissante susurre parfois les mots avec tendresse. Avec un simple accompagnement de guitares et de percussions, il nous transporte dans son pays aux facettes contrastées, ensoleillées, mais aussi sombres et noires.
Cru

 

Shivu Taralagatti Né en Inde du Sud, Shivu Taralagatti est passionné, dès son enfance, par la musique hindoustanie, musique classique de l’Inde du Nord. Spécialiste de l’art du raga, structure spécifique de la musique indienne, il développe au sitar un style de jeu fluide et mélodieux, imité du chant. Entouré d’Allamprabhu Kadkol au tabla et de Louise Gunnell au tanpura, il délivre une musique particulièrement subtile et fascinante que vous pourrez découvrir le 16 avril à la discothèque de la Maison des Arts.

Inde : Musique hindoustanie 

 

Pure Cane Sugar Le collectif de Brooklyn de Neal Sugarman s’oriente clairement ici vers un son plus funky. Bénéficiant de la participation de chanteurs comme Lee Fields, Charles Bradley ou Naomi Davis, et du batteur légendaire Bernard Puri, la musique des Sugarman 3 fait fiévreusement revivre la black music des “Seventies” et se révèle une redoutable machine à danser et à transpirer. Les dignes héritiers du grand James…
Pure Cane Sugar

 

Elzef Si à l’origine, le groupe Elzef (banjo, batterie, saxophone, soubassophone, trompette, accordéon) était purement instrumental, il évolue maintenant vers la chanson et propose des textes humoristiques, subversifs ou surréalistes. Cette minifanfare, haute en couleur, déborde d’énergie et sa musique éclectique se nourrit d’influences multiples : java, afro-beat, hip-hop, rap, musiques méditerranéennes.
Mais d’où vient le vent ?

 

Nicholas Angelich Ces pièces pour piano sont une formidable occasion de découvrir le grand compositeur romantique. Commencées au début de sa carrière et terminées à la fin de sa vie, quand Liszt décide de se retirer du monde, elles témoignent de l’évolution du musicien. Tour à tour mélancoliques, enflammées, sereines ou méditatives, elles évoquent les voyages que Liszt fit en Suisse et en Italie ainsi que sa quête de spiritualité. L’interprétation de Nicholas Angelich est un vrai régal, d’une profondeur rarement atteinte.
Franz Liszt, Années de pèlerinage

 

Henry Threadgill Fille du musicien de jazz Henry Threadgill, la jeune vocaliste a rassemblé autour d’elle un talentueux groupe de musiciens pour concocter un premier album basé sur les nouveaux arrangements de blues de Robert Johnson. A travers une lecture personnelle, acoustique et moderne, elle aboutit à une recréation originale du répertoire de R. Johnson où se chevauchent jazz, rythmes latins, reggae, soul-funk, pop, hip-hop et, bien sûr, blues, à l’origine de toute musique…
Sweet Home

 

Amélie-les-Crayons Auteur-compositeur, Amélie-les-Crayons possède un timbre de voix extrêmement pur, velouté et cristallin. Elle s’accompagne au piano et enrichit son univers musical de cuivres, de cordes ou d’accordéon. Ses textes, tour à tour émouvants ou gouailleurs, sont un véritable régal. Un album tonique, vivifiant, dans la lignée des jeunes chanteuses françaises telle Jeanne Cherhal.
Et pourquoi les crayons ?

 

Patrick Artero Le trompettiste Patrick Artero rend un hommage émouvant à Bix Beiderbecke, cornettiste-pianiste-compositeur des années 20, dont le jeu raffiné et la musicalité inspireront beaucoup plus tard les musiciens de jazz cool de la Côte Ouest. Au sein de cette formation en quartet, Patrick Artero exprime toute sa sensibilité et son amour du beau son. Cet enregistrement est remarquable pour sa délicatesse et le soin des arrangements où swing, ragtime, New Orleans et touches impressionnistes se mêlent pour notre plus grand plaisir.
2 Bix But Not Too Bix

 

Marie et ses Beaux Courtois Marie Renaud possède une voix vive, agile, une articulation parfaite : on pense à Belle du Berry, chanteuse de Paris Combo . Ce premier album est un véritable hymne à la vie. La musique, très rythmée, où l’accordéon prédomine, est éclectique : quelques emprunts à la musique classique (le vol du bourdon pour La Rêverie des maris), au tango ou au reggae. Impertinence et espièglerie des textes, de quoi réjouir l’âme en ces temps gris de janvier.
Vas-y comme j’te pousse !

 

Romane & Stochelo Rosenberg Après leur dernier disque Elégance, qui nous avait déjà séduits, la magie opère à nouveau. Fidèles à la tradition du jazz manouche ils insufflent à cette musique une touche de modernité qui lui donne un caractère intemporel. Ces deux guitaristes rivalisent de fougue et de plaisir communicatif. Ils marient leurs talents respectifs et bien soutenus par Stéphane Huchard à la batterie et Marc-Michel Le Bevillon à la contrebasse. Ils nous offrent un disque au swing détonnant.
Double jeu

 

Las Ondas Marteles Quand il n’accompagne pas sur scène M, le guitariste Sébastien Martel rejoint ses deux complices, son frère Nicolas et la chanteuse-contrebassiste d’origine espagnole Sarah Murcia au sein du projet “Las Ondas Marteles”.
Une production 100% française qui rend un vibrant hommage au poète Miguel Angel Ruiz à travers ses chansons. Ici Cuba et les musiques latines (boléro, danzon, son…) sont pastichées avec un humour léger par un savoureux trio.
Y después de todo

 

Christophe Cerino Le Lyonnais Christophe Cerino, qui chante depuis l’âge de 14 ans, a été, dans les années 1990, leader du groupe Funky Street. Sa voix de crooner fait penser à celle d’Arthur H. Ses mélodies, aux accents de jazz (utilisant parfois le scat) et de bossa, accompagnent des textes poétiques qui parlent d’amour et des choses de la vie. Il apporte à ses chansons ce “petit quelque chose” qui les rend magiques. Un artiste à découvrir d’urgence.
Live juin 2003

 

Isabelle Olivier Peu de harpistes se sont aventurés sur les terres du jazz. Isabelle Olivier démontre avec habileté qu’il est possible de tirer de la harpe une large palette sonore, une énergie et une forte présence rythmique. Entourée de talentueux musiciens sur des compositions personnelles, elle nous offre un enregistrement riche en surprises. Ses solos font penser à ceux d’une guitare hypersaturée qui, soudain, laisserait échapper un chant délicat et aérien.
petite&grande

 

Soungalo Coulibaly Il fait partie des grands maîtres africains du djembé et nous a quittés brutalement en mars dernier. La parution de ce Live nous permet de le découvrir dans l’émotion et l’énergie de la scène, mettant en valeur les interactions entre les musiciens et les variations spontanées du tambour djembé. Ce disque est tiré des derniers concerts donnés par sa troupe qui, en dehors du djembé, utilise la plupart des instruments traditionnels de l’Afrique de l’Ouest (balafon, kora, kamele’n’goni, doundouns…).

 

Bad Plus Malgré la formule classique trio-basse-batterie, ce groupe américain rompt totalement avec le style “jazz de chambre” ; leur musique déstructurée déborde d’énergie et d’originalité : un kaléidoscope d’influences rock, pop, boogie-woogie. Ces musiciens travaillent depuis longtemps ensemble et il émane de cet enregistrement une sensation de fraîcheur et de spontanéité où l’humour n’est pas absent. Un disque fort et tonique qui en enchantera plus d’un.
Give

 

Florent Marchet Nouveau venu sur la scène de la chanson française, auteur compositeur interprète, Florent Marchet a une voix claire, chaude et bien timbrée. Si certains accents font penser à Alain Souchon, la causticité de ses textes, en revanche, le rapproche de Miossec. Contrairement au minimalisme de ses pairs, ses arrangements sont chargés en cuivres (cors, cornets à piston…) et accompagnent, sur une rythmique rock, des textes mélancoliques. Un artiste à découvrir.
Gargilesse

 

Debashish Bhattacharya and Bob Brozman Dans la tradition indienne, Debashish Bhattacharya fait figure d’hérétique. En effet, il a préféré au sitar la guitare hawaïenne, qui, on s’en doute, ne fait pas partie des instruments typiques. Pourtant, l’absence de frettes et l’usage du bottleneck rendent cet instrument idéal pour servir le raga indien. Avec la complicité d’un expert en musique hawaïenne en la personne de Bob Brozman, cet album permet à deux guitaristes globe-trotters de construire un dialogue en suspension, entre Inde sacrée et Hawaï canaille.
Mahima

 

Kool Ade Acid Test Les Kool Ade Acid Test font partie de ces groupes à découvrir. Epaulés par le meilleur brass band allemand, les Mardi Gras. BB, ces Blues Brothers sous acide proposent un rock un rien psychédélique, avec des variantes disco et groovy dans une ambiance très kitsch.
Dans un registre éclectique allant d’Al Green à Tom Waits, mixant avec virtuosité, blues, funk, jazz et blue grass, ils nous livrent un cocktail de funk détonant !
Geraldine Penny

 

Dimitri Une chanson nerveuse et rythmée, déclinée jazz, blues ou rap, soutenue par l’accordéon, le piano ou la guitare : Dimitri est parfaitement à l’aise dans un genre ou dans l’autre. Dans ce premier disque, il raconte subtilement, avec un humour parfois grinçant, la tragédie de la vie et “l’insoutenable légèreté de l’être”, au travers de textes forts et poétiques : des chants douloureux aux blessures magnifiques. Un artiste important.
Dimitri

 

Elena Frolova Cette jeune chanteuse russe, plusieurs fois récompensée dans son pays, interprète avec audace et force des poètes du XXe siècle, Marina Tsvetaeva, Iossip Brodsky, Arseni Tarkovsky, ainsi que quelques textes personnels. Pour chaque poème, elle a composé une musique originale, en offrant une relecture vivante et colorée. Son chant peut se faire doux, mélancolique ou parfois plus violent ; elle s’accompagne à la guitare ou à la cithare soutenue de temps en temps par un piano ou une flûte. Un disque magnifique.
Zerkalo

 

Jeanne Cherhal Au fil des albums, Jeanne Cherhal a gagné en maturité. Chuchotante, profonde ou vibrante, sa voix séduit toujours autant par son registre étendu et son articulation exemplaire. Ses textes décrivent l’amour et ses blessures, la mort ou le quotidien avec beaucoup de justesse, de pudeur, de tendresse et un soupçon d’ironie. Accompagnée d’un piano ou de cordes et de percussions, le dernier morceau, en duo avec Jacques Higelin clôt cet album charmeur.
Douze fois par an

 

Les Marvellous Pig Noise Ce groupe de Montpellier nourrit une véritable passion pour la culture musicale noire-américaine : blues, cajun, gospel, rock’n’roots.
Les qualités de cette formation languedocienne reposent sur des compositions originales en français, des voix chaudes et gorgées de gospel, une rythmique atypique (batterinette et contrebassine) et des guitares “roots”.
L’esprit du sud de la France et des Etats-Unis, voilà le programme des M.P.N., entre Languedoc et Louisiane.
Louise & Anne

 

Vijay Iyer & Mike ladd Le rappeur Mike Ladd et le pianiste de jazz d’origine indienne Vijay Iyer, accompagnés d’un sextet, ont construit une œuvre inspirée par les zones de non-droit que sont les aéroports où les libertés individuelles sont parfois bafouées. Différentes voix du monde, hommes ou femmes entonnent des mélopées militantes. De cette atmosphère métissée de jazz, rap, musique acoustique et éléctro, émane une grande force émotionnelle non dénuée de sensualité.
In What Language ?

 

Helen Merrill Cette chanteuse, d’origine yougoslave, nous revient accompagnée d’un orchestre symphonique. La voix légèrement voilée, chaude, sensuelle et délicate se déploie en volutes caressantes. Grâce aux arrangements du pianiste Torrie Zito, l’orchestre met en valeur cette voix de grande dame du jazz sans jamais l’écraser. Un disque empreint de mélancolie, “une sorte de velours qui révélerait, sous la caresse, l’accident d’une blessure ancienne”, pour reprendre les mots de Philippe Carles qui préface le livret.
Lilac Wine

 

Mona Heftre chante Rezvani La comédienne Mona Heftre a eu envie de consacrer un spectacle entier à Rezvani, auteur-compositeur dans les années soixante. Soutenue par un accompagnement au piano auquel se mêlent parfois les sons d’un accordéon, de percussions ou d’une guitare, sa voix chaleureuse, infiniment juste et sensible, fait revivre cette œuvre forte, authentique et habitée. Cet album d’exception propose également un livret reprenant l’intégrale des chansons de Rezvani.
Tantôt rouge tantôt bleu

 

John Mellencamp Après presque 25 ans de carrière, John Mellencamp s’offre un petit voyage dans le temps, frappé par le syndrome du retour aux sources dans l’univers du folk, du blues et de la country. Enregistré en direct sur du matériel quasiment d’époque, il passe en revue des chansons traditionnelles réarrangées et des reprises, entre autres, de Robert Johnson, Woody Guthrie ou Willie Dixon. Une sorte d’instantané de la culture américaine par quelqu’un qui a le goût du travail bien fait.
Trouble No More

Simone Des effluves rock, orientaux ou mambo pour accompagner des textes déjantés, non dénués d’humour, traitant de l’amour de manière cynique, cruelle voire inquiétante, égrenés d’une voix neutre. Ainsi se caractérise le premier album de cet auteur-compositeur-interprète, Albin de la Simone, déjà connu en tant que pianiste et arrangeur. Par son originalité et ses mélodies, il retient l’attention et prend sa place aux côtés des chanteurs de la nouvelle chanson française.
Albin de la Simone

 

Moutin Reunion Quartet Après un duo étonnant, contrebasse et batterie, des frères Moutin sur La Mer de Charles Trenet, le pianiste Baptiste Trotignon et le saxophoniste Rick Margitza entrent en scène. Envolées lyriques, swing, groie, tout au long de ce disque, les musiciens maintiennent en alerte l’attention de l’auditeur, l’invitant à un voyage musical intense et festif. Une cohésion sans faille émane aussi de ce groupe qui mêle, avec un égal bonheur, jeu collectif et interventions solistes.
Red Moon

 

Kindred The Family Soul Ce couple, sorti de nulle part et soutenu par la chanteuse Jill Scott, est certainement la révélation soul de l’année. On retrouve, au cœur de cette rondelle, les plus prestigieux producteurs du genre et deux voix à part qui se distinguent des autres.
“Sweet soul” à l’ancienne, qualité des mélodies et délicatesse des interprétations, tous les ingrédients sont au rendez-vous de cet album original et incontournable de la “Nu Soul”: une réussite absolue.
Surrender to Love

 

Jeanne Cherhal & Matthieu Bouchet Ce compact, accompagné d’un livret sépia avec textes et photos rétros, est le point d’orgue d’une tournée de spectacles. Avec sa gouaille habituelle, la Nantaise Jeanne Cherhal déploie son talent, à travers des chansons humoristiques et impertinentes traitant du quotidien. Elles sont conçues comme des mini-sketches où son partenaire, Matthieu Bouchet à la guitare, lui donne la réplique de manière tout aussi drôle. Un petit music-hall.
[en même temps…]

 

X’tet Bruno Regnier Ce big band, à géométrie variable, dirigé par Bruno Regnier, nous réserve bien des surprises. L’humour, l’inventivité, l’alliage des timbres, les jeux rythmiques s’enchaînent et offrent des climats musicaux originaux et variés. Les références aux grands musiciens du XXe siècle sont multiples : Duke Ellington, Gil Evans, Léonard Bernstein, Nino Rota… De talentueux solistes s’expriment ici, mais domine, avant tout, une formidable cohésion du groupe des musiciens.
Variations altérées

 

Mardi Gras.BB Les Mardi Gras ressemblent à l’une de ces fanfares typiques de la Nouvelle-Orléans sauf qu’au lieu de venir du bayou louisianais, ses membres sont de joyeux Teutons qui traversent les époques et les styles pour créer un son hors norme, méchamment groovy, et de plus en plus funky avec ce 4e album.
Les cuivres jouent en force, chauffés par l’éternel duo caisse claire/grosse caisse, pimentés des bidouillages sonores de Dj Mahmut, de la voix et de la guitare de Dr. Wenz.
Heat

 

Terence Blanchard Trompettiste de la génération “Marsais”, Terence Blanchard continue d’explorer et de vivifier le jazz “néo-bop ”. Epicée parfois de funk et de rythmes latinos, sa musique séduit par sa pétulance et son énergie. Les arrangements soignés n’excluent pas une pincée de folie non plus qu’un engagement personnel de chacun des musiciens. La sonorité chaude et ronde du trompettiste se déploie sur une rythmique parfaite.
Bounce

 

Le Soldat inconnu Créé en Suisse en 1989, ce groupe arrive en France, en 1997, et accueille de nouveaux musiciens. Porté par la voix rauque et grave de Monique Froidevaux, Le Soldat inconnu privilégie la chanson à textes : il dénonce l’impuissance et l’égoïsme ambiants, face à la misère du monde, il évoque également la difficulté d’aimer. La diversité musicale accompagne les textes : électrique ou acoustique, le plus souvent rock, parfois teintée d’accents manouches.
C’est la faute à personne

 

McKay La jeune New-Yorkaise, Stéphanie McKay, après un passé “acid jazz” auprès des Brooklyn Funk Essentials et de Ronny Jordan, découvre aujourd’hui sa vocation de chanteuse de “r’n’b alternatif” ! Cet album éponyme, produit par Geoff Barrow, le DJ de Portishead, a été enregistré à Bristol, berceau du trip-hop. Il en porte d’ailleurs toutes les marques : un climat urbain, nocturne, ramenant l’accompagnement à son strict minimum, sur lequel se pose une voix soul, aboutissant ainsi à un enregistrement assez envoûtant.
McKay

 

David Venitucci Ce jeune accordéoniste accomplit ici un pari audacieux : il signe un premier disque en solo de toute beauté. Une virtuosité technique remarquable, mais aussi le don de créer son propre univers sonore, aussi riche que vivant. La mélancolie et l’inquiétude surviennent parfois, mais la gaieté est aussi présente dans ces morceaux où David Venitucci déroule ses mélodies de manière subtile. Avec, en prime, deux superbes improvisations.
Cascade

 

Jérémie Kisling Le Suisse Jérémie Kisling fait une entrée remarquée et remarquable dans la chanson française aux côtés des nouveaux grands : Delerm, Bénabar. Sa voix claire et nonchalante se met au service de textes simples, élégants et raffinés, emprunts de nostalgie. Sans jamais noyer le texte, la partie instrumentale qu’illumine, ici et là, une trompette s’enrichit également d’un orgue, d’une guitare ou d’un piano selon les morceaux. A découvrir.
Monsieur Obsolète

 

Tany Manga Tany Manga est un nouveau projet musical initié par Tao Ravao et l’harmoniciste voltigeur Vincent Bucher, accompagné du percussionniste Karim Touré.
Tao, d’origine malgache, chante et joue aussi bien de la guitare (dobro, lapsteel) que des instruments traditionnels (kabosy, litungu, valiha).
Tao Ravao et Vincent Bucher jouent ensemble depuis une vingtaine d’années baladant leur blues métissé, fortement teinté de son malgache et de musiques du monde.
Soa

 

Ute Lemper Dans son nouvel album But One Day, Ute Lemper signe ses premières chansons et reprend des succès d’auteurs tels Astor Piazzolla, Jacques Brel, Eisler ou Kurt Weill… évoquant le monde musical allemand de l’entre-deux-guerres. Elle rappelle, dans La Ballade de Marie Sanders de Kurt Weill, l’époque des pogroms et, dans la chanson Lena, dont elle est l’auteur, les horreurs nazies. Elle interprète parfaitement Ne me quitte pas et Amsterdam de Brel.
Un florilège de cultures et d’ambiances, par une interprète d’exception.
But One Day…

Hiromi La jeune pianiste Hiromi Uehara a de quoi nous surprendre : une technique époustouflante, un sens du rythme et une énergie incroyable. Elle fait preuve de subtilité dans les morceaux plus détendus et sait aussi s’effacer pour laisser aux musiciens qui l’accompagnent toute latitude pour s’exprimer en trio, en quartette ou quintet. Tout en s’inscrivant dans la tradition du jazz, sa musique, pimentée d’originalité, dévoile une personnalité très affirmée.
Another Mind

 

Paule-Andrée Cassidy Tout d’abord attirée par le théâtre, la Québécoise Paule-Andrée Cassidy s’est tournée vers la chanson. Ni auteur, ni compositeur, mais fabuleuse interprète, elle prête sa belle voix grave, tour à tour sensuelle et caressante, à des chansons évoquant un personnage ou une situation particulière. Son extrême sensibilité, son éclectisme lui permettent de passer facilement d’un auteur à l’autre et de traduire des émotions variées et des climats différents.
Lever du jour

 

Fabienne Pralon Souffle sensuel, timbres vibrant de mystère et graves prenants, telle est la voix de Fabienne Pralon qui, entre parlé et chanté, nous offre ce voyage poétique. La musique, empreinte habituellement d’un certain classicisme, a été confiée aux soins d’Ignatus pour sa mise en forme. Celui-ci mêle les timbres des cuivres à ceux du piano, du mélodica ou de l’accordéon au service d’une musique planante servant d’écrin à la voix envoûtante de la chanteuse.
c.o.d.
 

Dino Saluzzi Ce bandonéoniste argentin, accompagné d’un guitariste, José Maria Saluzzi, et d’un contrebassiste, Palle Danielsson, nous offre, dans ce deuxième opus, une musique éperdument mélancolique, d’une expressivité à fleur de peau. Les cordes s’enchevêtrent autour des grappes de notes du bandonéon qui laisse parfois échapper un chant plus ouvert, puis l’espace se referme et nous retombons brusquement dans un bain sonore empreint de tristesse. Bien éloigné des figures stéréotypées du tango, ce musicien explore le champ du jazz et de l’improvisation.
Responsorium

 

Kelly Joe Phelps Au fil des albums, Kelly Joe s’entoure de plus en plus de musiciens et, par conséquent, enrichit sa palette de couleurs et de sons : guitare acoustique et slide, bien sûr, mais aussi contrebasse, batterie, percussions, violon, mandoline, accordéon, orgue, piano, dans un registre blues-folk et dans une fluidité hallucinante. Des mélodies et des textes aussi délicats qu’émouvants.
Au final, un disque passionnant et élaboré, portant la trace du Delta du Mississippi.
Slingshot Professionals

 

Valérie Barrier Possédant une voix oscillant entre celles de Lynda Lemay et Véronique Pestel, Valérie Barrier, fille de Ricet Barrier, est accompagnée par une instrumentation riche et soignée (piano, synthé, bandonéon, saxophone, clarinette, harmonica de J.-J. Milteau) qui souligne à la perfection les textes qu’elle travaille à l’extrême. Pas un mot en trop ni en moins pour évoquer l’amour, thème récurrent de ses chansons.
Valérie Barrier

 

Jerobeam Quoi de neuf chez les “Teutons” ? Que du bon, notamment sur le fantastique label Hazelwood. En dehors de la néo-fanfare Mardi Gras B.B. pour les plus connus et d’autres, l’écurie allemande Hazelwood agrandit sa famille avec Jerobeam. Ce groupe compte d’ailleurs dans ses rangs des membres du Mardi Gras et, à la manière des Américains de G Love & Special Sauce, jongle allègrement dans la langue anglaise entre hip-hop, blues, R&B, funk, jazz et pop.
What’s the deal ?!

 

Jens Thomas, Christof Lauer Ce duo de jazz allemand, piano-saxophone, nous propose un album très convaincant. Les compositions du pianiste Jens Thomas combinent à merveille un lyrisme séduisant et une énergie communicative. Les mélopées tendres succèdent à des morceaux plus haletants. Sur les “ostinato” du pianiste, le saxophone de Christof Lauer s’enflamme ou chuchote, créant des climats toujours captivants.
Pure Joy

 

Romain Didier Auteur, compositeur, interprète, Romain Didier nous propose une palette de chansons ayant, chacune, son identité propre tant sur un plan musical qu’au niveau de textes subtils autour de la solitude, l’amour, le quotidien. Sa collaboration avec le guitariste Thierry Garcia lui permet d’alterner des formations plus intimes ou plus importantes : violon manouche, guitare bluesy, bousculés par une rythmique sèche, une relecture jazzy de Dvorak “petit matin”. Un album indispensable.
Délassé

 

Beihdja Rahal Installée en France depuis 1992, Beihdja Rahal, originaire d’Alger, s’attache depuis de nombreuses années à revitaliser le répertoire arabo-andalou. Dans le respect des traditions, mais accompagnée d’une petite formation – luth, violon et percussions, elle-même à la kuitra (sorte de luth arabe) – elle donne une interprétation sensuelle et raffinée de ces chants. Cette nouba, destinée à être jouée en pleine nuit, est magnifiée par sa voix cristalline qui invite au rêve et au vertige.
La Nouba Zîdân

 

Gaâda, Diwane

Béchar
Gaâda perpétue la tradition du Diwane, ancré dans le Sud algérien, tout en l’enrichissant et le modernisant.
Ziara (rendre visite), leur 2e album, invite au voyage en mêlant rythmes arabo-berbères, chants mystiques traditionnels, sonorités africaines et blues.
A découvrir à la salle Jean-Cocteau (7, rue des Ecoles), le 18 octobre à 20h30 (réservations à retirer à la Bibliothèque principale, 5, avenue de Verdun) dans le cadre du “Lire en fête” consacré à l’Algérie, organisé par la Bibliothèque-Discothèque de Créteil.
Ziara

 

Hans Ulrik, Steve Swallow, Jonas Johansen Le jeune saxophoniste danois Hans Ulrik dévoile dans ce premier disque sous son nom, des qualités instrumentales et musicales de tout premier plan. Un son proche de Sonny Rollins, un style décontracté avec des recherches harmoniques et rythmiques qui sont soutenues à merveille par le bassiste électrique Steve Swallow et le batteur non moins talentueux Jonas Johansen. Ce trio de jazz est un modèle d’écoute et de créativité partagées.
Trio

 

Môrice Bénin Auteur, compositeur, interprète, Môrice Bénin propose un album dédié à José Bové pour son combat fraternel et aux “Verts ” pour leur pugnacité. Des musiques diverses (électro, rock, jazzy, reggae) accompagnent des textes très riches au service de thèmes graves et pessimistes (publicité, incommunicabilité, “Dieu du portable”, vache folle, chômage, effet de serre ou mondialisation) non sans être teintés d’un certain sens de l’humour.
Après le déluge

 

Jesse Sykes & The Sweet Hereafter Les chroniqueurs américains se fendent d’une expression inédite pour décrire les compositions évanescentes de J. Sykes : de la “country noire”
En effet, les chansons de son premier album doivent autant à l’atmosphère désolée des romans de Jim Thompson qu’aux balades mélancoliques des héritiers d’Hank Williams.
Disque d’ambiance brumeux et magnifique, avec une voix spectrale et assurée, accompagnée d’un guitariste sobre et habité (Phil Wandscher).
La nouvelle révélation d’une scène country-folk en plein essor.
Reckless Burning

 

Benjamin Moussay Trio Voici l’occasion de découvrir un jeune pianiste à la personnalité déjà bien affirmée. Quelques clins d’œil aux musiciens de jazz apparaissent bien, ici et là, ainsi que des influences plus classiques, mais les compositions interprétées ici sont toutes originales. D’apparences simples, ces morceaux, alternant énergie et délicatesse, s’écoutent avec un vrai bonheur. Cette musique subtile et limpide résulte aussi de la contribution savamment dosée de chacun des musiciens.
Mobile

 

La Fabrique

André Ricros
L’esprit occitan allié à la tradition auvergnate : cet album montre un véritable souci de présenter des mélodies anciennes revisitées d’une manière vivante et dynamique et nourries d’apports contemporains. La voix grave et chaude d’André Ricros est particulièrement émouvante et de belles recherches harmoniques jalonnent cette musique. Les trois musiciens de La Fabrique, à coups de percussions, cuivres, cordes et accordéons chromatiques ou diatoniques, soutiennent admirablement les chansons.
Nuit

 

Otis Taylor Ce bluesman de Denver fait partie des valeurs montantes de la scène “blues roots” actuelle. Il concilie classicisme et modernité, pour créer un blues atypique qui sonne “folk” et sort des sentiers battus. En bon fan de John Lee Hooker, Otis Taylor joue de sa voix et transcende, dans des versets flottants incantatoires, un blues militant, profond et rugueux. En effet, cet album s’inscrit dans un manifeste protestataire témoignant de l’histoire des afro-américains.
Respect the dead

 

Jason Moran Découvert auprès de Greg Osby, Von Freeman, Sam Rivers, ce jeune pianiste signe ici son premier album solo. Ses choix musicaux éclectiques nous invitent à un voyage musical original, entre James P Johnson, Afrika Bambata et Schumann. Jason Moran passe d’un registre à l’autre avec un égal bonheur. Le respect pour la tradition ne l’empêche nullement de s’inscrire dans la modernité et d’interpréter ces morceaux avec beaucoup d’esprit, d’originalité et de vitalité.
Modernistic

 

Une fenêtre sur le monde. Asie. Voici un voyage sonore en Asie, de la Sibérie au Vietnam, en passant par le Kazakhstan, l’Inde, le Bangladesh etc. Ces enregistrements, édités par la Maison des Cultures du Monde, donnent l’opportunité d’écouter de grands artistes aujourd’hui disparus. On y découvre des joyaux musicaux éclectiques, instrumentaux et vocaux, choisis dans un souci de préserver l’intégrité des cultures et des répertoires vivants, issus de la tradition. Une ouverture sur le monde, absolument essentielle, dans notre société actuelle.
Une fenêtre sur le monde. Asie

 

Riccardo Del Fra C’est avec une précision d’orfèvre que Riccardo Del Fra, contrebassiste de jazz et compositeur privilégié des films de Lucas Belvaux, a travaillé, pour cette trilogie, sur trois notes, do dièse, ré et mi, agencées différemment dans chacun des trois films. Un couple épatant : un quatuor à cordes et un orchestre jouent les thèmes des personnages. Cavale : une contrebasse crée la tension. Après la vie : craquements et souffles de souffrance accompagnent une musique extrêmement épurée. A écouter absolument.
Un couple épatant, Cavale, Après la vie, bande originale de la trilogie de Lucas Belvaux

 

Hervé Suhubiette Auteur, compositeur, pianiste, accordéoniste, Hervé Suhubiette porte un regard lucide ou révolté sur le mal-être des gens. Une voix claire, bien posée, très nuancée, passant subtilement de l'aigu au grave, accompagnée d'un tuba, d'un accordéon et de cordes. Les musiques éclectiques sont en parfaite symbiose avec les textes. Un album nostalgique mais portant une force, une vérité, une vitalité qu'il serait dommage de laisser passer. A signaler également trois reprises (Barbara, Trénet, Leprest) remarquablement interprétées.
Hervé Suhubiette

 

Houston Person, Ron Carter Superbe échange que ce nouveau dialogue entre le contrebassiste Ron Carter et le saxophoniste ténor Houston Person . Dans ce disque de ballades, le son ample et robuste du saxophone s'accorde, avec sensualité et délicatesse, au jeu de la contrebasse plus introverti et mesuré. Ces deux musiciens créent un climat poétique et éthéré, sans jamais perdre l'esprit du swing et du blues.
Houston Person, Dialogues with Ron Carter

 

Les Fils

Teuhpu
Cette bande de joyeux lurons réalise un drôle de fourre-tout musical essentiellement ska, avec des cuivres qui balancent du côté du reggae, du jazz ou des musiques d'Europe de l'Est, voire du funk. Au creux de ce melting-pot musical, les Fils de Teuhpu savent broder des chansons drôles et décalées.
Menée tambour battant par des cuivres tonitruants, cette fanfare, à l'esprit résolument anti-conventionnel et farfelu, vous fera repartir avec la "banane" !
Comptant

 

Soungalo Ce djembéfola de renom revient aux sources pour son quatrième album. En effet, ce nouveau disque est entièrement consacré au répertoire traditionnel du djembé. L’enregistrement du maître-tambour s’est déroulé dans le contexte le plus traditionnel qui soit, à savoir dans sa cour familiale à Bouaké, en Côte d’Ivoire. Le tambour solo de Soungalo est ici mixé bien en avant, démontrant sa virtuosité et son énergie, accompagné des “dunums” (tambours de basse), des cloches et, parfois, des chants des griottes.
L’art du djembé

 

straSax Ce quintette composé d’un quatuor de saxophones et d’un batteur, issu de la scène strasbourgeoise, nous offre une musique de jazz pleine d’esprit et de vigueur. Plus que la technique aboutie de chacun des instrumentistes, ce qui étonne, c’est la richesse des compositions, la qualité des arrangements, la solidité du jeu collectif et l’espace laissé à chacun pour l’improvisation. Avec, parfois, des accents free, très bien intégrés à un discours musical cohérent et original.
Frag’s

 

Jean Duino Auteur, compositeur, interprète, Jean Duino renoue avec les chansons à textes en s’accompagnant d’une guitare. Bossa-nova ou douces chansons swinguantes très poétiques où il évoque, dans Les Potences, les incendies ravageant les forêts de sa Provence. Douceur d’intentions, de sentiments, la Moyenne, dernier titre de l’album, est un hymne qu’il fait chanter au public de ses concerts sur un délicat rythme brésilien.
La Moyenne

 

Carla Bruni Ce premier album de Carla Bruni, meilleure surprise de cet automne, démarre sur une chanson magnifique : Quelqu’un m’a dit. Auteur-compositeur-interprète à la voix douce, sensible, grave, légèrement voilée, parfois à bout de souffle, elle chante l’amour, la solitude, la tendresse universelle. Elle est accompagnée d’un ensemble de guitares et cordes, dont les tempos, souvent assez lents et balancés, se font plus soutenus sur la dernière chanson intitulée la Dernière Minute.
Quelqu’un m’a dit

 

Gábor Winand Gábor Winand, chanteur hongrois dont la palette artistique se rapproche de David Linx, est une magnifique découverte. Sa voix s’étire comme une caresse sur la musique de son compatriote, le guitariste Gábor Gadó. Imprégnées de réminiscences de musique d’Europe centrale, les compositions se partagent entre morceaux mélancoliques, étirés ou parfois plus vifs. Saxophone et flûte apportent un contraste à la voix tendre, grave et plaintive de ce chanteur original.
Corners of my mind

 

Majid Bekkas Qu’il joue de la basse traditionnelle guembri, du oud ou de la guitare, les complaintes de ce maître gnaoui du Maroc semblent enracinées sur les bords du Mississippi ou sur les rives du fleuve Niger, tendance Ali Farka Touré. Majid Bekkas, Gnaoui d’origine berbère, fut l'une des révélations du dernier festival d’Essaouira. Le voici avec son African Gnaoua Blues ancré dans les musiques de transe, avec un net penchant pour la ballade douce et mélancolique, mais aussi exaltée.
African Gnaoua Blues

 

The Blind Boys of Alabama Les vétérans sudistes du gospel, 60 ans d'existence, remettent le couvert une nouvelle fois peu après Spirit of the Century, succès critique récompensé par un Grammy Award en 2001.
Largement rajeuni dans ses orchestrations, dans son abord, leur gospel fait l'effet d'un vrai bain de jouvence.
Les Blind Boys, soutenus par le remarquable guitariste de pedal steel, Robert Randolph, mais aussi par Ben Harper, impriment une puissance et une ferveur communicatives.
Higher Ground

 

Christophe Bonzom Un parcours atypique mène Christophe Bonzom du théâtre à la chanson. Yvette Guilbert et les chansons début XXème lui fournissent un premier répertoire, puis il écrit lui-même des chansons décalées et déroutantes, des textes denses et concis pleins d'émotion. Sa voix veloutée et caressante est entourée d'un piano, d'un violon, de saxophones et de percussions. Un premier album pour découvrir ce chanteur qui évolue hors des sentiers battus.
L'Homme qui pleut…


Doudou Gouirand Le dernier disque de Doudou Gouirand se distingue par son originalité et l'authenticité de sa démarche. Il nous convie à un joyeux métissage : jazz, funk, voix africaines, arabes, et même rap. Ses mélodies au saxophone alto s'entrelacent sur un fond de cora, de flûte peul, de cuivres et de percussions. Un vrai dialogue s'opère entre les jazzmen et les musiciens traditionnels qui interprètent ici des compositions originales et des traditionnels bambaras.
Les Racines du ciel

Paris Combo Depuis ses débuts, PARIS COMBO, rencontre à juste titre, un grand succès. Leur troisième album est dans la même veine que les précédents. Puisant ses sources musicales dans le jazz manouche, l'accordéon et l'Europe Centrale, on écoute toujours avec un grand plaisir la chanteuse Belle du Berry égrener, de sa voix séduisante et gouailleuse, des textes aux mots légers, non dénués d'humour et empreints d'une certaine lucidité.
Attraction

 

Louis Winsber Flamenco, jazz, musique indienne, un souffle de fusion parcourt le dernier disque du guitariste Louis Winsberg. Sur un tapis de percussions parfois indiennes ou simplement faites de claquements de mains, le chant se transforme en cris, soupirs ou plaintes. La joie épouse la tristesse comme le chant andalou sait si bien le faire. Des nappes de synthétiseurs se mêlent aux guitares acoustiques ni tout à fait du jazz ni tout à fait de la musique du monde mais en tout cas une belle aventure musicale.
Jaleo

 

Joe Strummer & The Mescaleros L'ancien Clash explore désormais de nouveaux territoires et s'assume en chanteur folk dans la lignée de son fils spirituel : Manu Chao. Les continents et les styles défilent dans la musique et dans les textes. Ce patchwork bigarré est servi par des textes subtils attestant que l'ancienne icône punk, convertie à la " sono mondiale ", n'a rien perdu de son inspiration.
Strummer offre un cocktail régénérant qui n'est pas sans rappeler " Sandinista ! ", le triple album des Clash.
Global a go-go

 

Benjamin Biolay Déjà remarqué par ces arrangements sur les albums de Keren Ann ou Henri Salvador, Benjamin Biolay nous offre ce premier disque conçu autour de sa fascination pour le destin de la famille Kennedy. D'une voix nonchalante, sensuelle, parfois chuchotante, entourée d'un piano, d'une guitare ou de nombreuses cordes, il nous entraîne vers des univers mélancoliques ou nostalgiques, racontant le temps qui passe, l'amour... : un album marginal.
Rose Kennedy

 

Sylvain Beuf Exercice périlleux qu'un trio sans piano, le saxophoniste S. Beuf s'y prête avec une maîtrise incontestable, entouré par de solides sidemans : Diego Imbert à la contrebasse et Franck Agulhon à la batterie. On le savait déjà superbe technicien de son instrument au son charnu et plein, mais les compositions originales du saxophoniste dévoilent aussi un musicien accompli dont l'univers sonore imaginatif, lyrique, puissant et fragile à la fois s'inscrit dans la lignée des plus grands.
Trio

Bauchklang Attention, ce groupe a pour singularité d'être entièrement vocal et de venir d'Autriche.
Les 6 membres élevés au hip hop, au reggae et à l'électro proposent une implacable bande-son urbaine découlant de ces influences.
Ce disque uniquement à base de voix humaines (human beat box), ou plutôt de signaux vocaux humains, alterne ambiances d'une incroyable pureté, climats oniriques et groove soyeux.
Une révélation aux Transmusicales de Rennes 2001 !
Bauchklang

Barsony Barsony, nouvelle venue sur la scène française, conjugue d'une voix sensuelle, nasillarde et un peu stridente, des textes à l'ironie grinçante et une rythmique techno avec, selon les morceaux, quelques incursions vers des rythmes latinos ou ragga. Album attachant d'une jeune chanteuse qui, pour la petite histoire, est la sœur cadette d' Arthur H.

 

Hasna El Becharia Originaire de Béchar où la culture noire est fortement présente, cette chanteuse à la voix un peu cassée s'accompagne au guembri et à la guitare acoustique ou électrique. Avec ce 1er album, elle nous livre la passion indomptable des êtres libres, le chant d'espérance des femmes du Béchar. Elle s'est fait connaître en France grâce à une soirée de ramadan à Paris en 1999, au Cabaret Sauvage.
Djazaïr Johara

 

Chuck E. Weiss Pour son 3ème album en plus de 20 ans, cet ami de Tom Waits revient, après le magnifique " Extremely cool ", pour perpétuer un style et un mélange unique, inscrit dans l'univers du blues et de ses connexions avec le bassin Caraïbes ou l'Afrique noire des origines.
Armé de sa voix de bluesman graillonneux et d'un groove goudronné, ce personnage atypique chatouille le R&B sous les bras, tendance rythmes chaloupés de La Nouvelle Orléans, régénère le vieux boogie-woogie, fait rugir les notes bleues et verse également dans le swing ou le rock'n'roll déjanté.
Old souls & wolf tickets

 

David El-Malek Le premier disque du saxophoniste David El-Malek se révèle en tout point étonnant. Son jeu au saxophone évoque celui de John Coltrane, mais dans une version apaisée où la mélodie et le chant irradient. Si les qualités instrumentales de ce musicien sont indéniables, il nous ravit aussi par le répertoire qu'il a choisi : ballades, musique traditionnelle juive revisitée, be-bop... Pierre de Bethmann, qui l'accompagne au piano ou au Fender Rhodes, se montre aussi particulièrement inspiré.
Organza

 

Les Excrocs Des chansons tendres, compréhensives, aux rythmes contemporains, dans cet album dont les paroles et les musiques révèlent les influences de Boris Vian, Serge Gainsbourg ou Thomas Fersen. Je suis speed est ainsi le pendant de la célèbre complainte Je suis snob de Boris Vian. En accord avec son titre, un disque aux accents réalistes, qui témoigne du souci d'exprimer les difficultés des gens. Mais la tristesse n'est jamais à craindre.
Six pieds sur terre

 

Corey Harris Corey renouvelle son expérience de 1999 avec l'album Greens from the garden o sortant de son credo blues traditionnel, l'artiste mixait toutes sortes de musiques, tout en restant fidèle à ses références premières. Chaque morceau baigne dans une ambiance musicale spécifique : blues, bien sûr, mais aussi folk, soul, gospel, racines africaines ou caribéennes, voire rap.
Un disque attachant, avec un chanteur à la voix saisissante qui rejoint la démarche d'un Taj Mahal.
Downhome Sophisticate