Histoire de la ville
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photo archive de creteil

Créteil, de la préhistoire à nos jours

Créteil est issu du nom « cristoïlum » signifiant la clairière sur la crête. Ses habitants se nomment les Cristoliens et les Cristoliennes. C'est à l'époque préhistorique que commence l'histoire de la ville. Le site semble avoir en effet été habité au néolithique (5000 av J.C.) ainsi qu'en témoignent les rocs de grès, le polissoir et les outils retrouvés au cours de fouilles archéologiques.

 

Seul village de la région parisienne à posséder une légende hagiographique, Créteil a été christianisé anciennement. Entre le Ve et le VIIIe siècle, Saint Agoard et Saint Aglibert y furent tués. Leurs reliques furent conservées dans la crypte de l'église.

 

Au Moyen-Age, le terroir de Créteil devient le siège de seigneuries ecclésiastiques. Autour de l'église, construite du XIe siècle au XIIIe siècle (de styles roman et gothique), s'élève la grange dîmeresse. Le long de la grande-rue se groupent des maisons faites de bois et de pierre du pays, puis aux XIVe et XVe siècles des maisons édifiées sur des caves voûtées. Plus loin se trouve l'Hôtel de la Prévôté, siège de l'administration seigneuriale avec le four et le moulin banaux.

 

Le village est alors entouré de murs, flanqués de tourelles et percés de portes. Au loin se trouve le hameau de Mesly et Notre-Dame des Mèches qui est un lieu de pèlerinages.

 

Les Cristoliens sont en majorité laboureurs et vignerons, mais également maçons, barbiers ou maréchaux-ferrants. Leur vie est rythmée par des épreuves : guerres, disettes, pillages, crues de la Marne et épidémies dévastent la campagne parisienne.

 

Tour
 
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Créteil est un véritable bourg, siège de la Prévôté du Greffe et du Tabellionnage. Il y a une école de garçons et une école de filles. Quelques commerces apparaissent dans la grande-rue : bouchers, cabaretiers, aubergistes, boulangers, épiciers. Les carrières de pierres des Buttes et du Buisson sont exploitées ainsi que les pierres à plâtre du Mont-Mesly.
Paris est à une heure de cheval et, pour leurs propres affaires, les Cristoliens se rendent dans la capitale. À l'inverse, des Parisiens deviennent  propriétaires à Créteil de belles maisons de campagne.

 

Sous la révolution, de nombreux Cristoliens participent à la rédaction des cahiers de doléances et défilent dans la capitale. Ils élisent alors leur première municipalité, dont le siège se fixe dans la salle voisine du porche de l'église. Les domaines des anciennes seigneuries, devenus biens nationaux, sont mis en adjudication. Créteil vit ensuite de pénibles moments durant la période napoléonienne. Ses habitants sont engagés dans les armées. Les troupes russes occupent la région.

 

Avec le Second Empire, le charme des bords de Marne attire les artistes à Créteil 

 

Le village s'embellit. De belles maisons sont construites pour une communauté forte de 2 500 habitants.

 

Des artistes sont séduits par son charme : Victor Hugo chante les Lavandières du Bras du Chapitre, Charles Ransonnette les dessine, Cézanne peint les bords de Marne. Les membres de l'Abbaye, jeunes artistes et écrivains, s'y installeront plus tard, au début du XXe siècle (1906).

 

Bords de Marne

 

Des entreprises se créent : la ferblanterie Vapereau (1869), l'orfèvrerie Boulenger (1870); un barrage hydraulique est construit entre l'île des Peupliers et Saint-Maur.

 

La guerre éclate en 1870. Le village est évacué, les habitants se réfugient à Paris. Les Prussiens laissent le village en ruine, les maisons sont pillées, les champs dévastés. Le 30 novembre 1870, les combats du Mont-Mesly font 189 morts.

 

Une fois la paix revenue, les champs vont progressivement céder leur place aux lotissements et le vignoble disparaît.

 

En 1874, la municipalité s'installe dans le maison Rabourdin (actuelle Maison du Combattant) où elle va demeurer un siècle. Autour, elle construit  trois écoles, une crèche, la remise de la pompe à incendie et la cour d'exercice des pompiers.

 

En 1914, le pays est à nouveau en guerre. Les mobilisés sont nombreux, les morts le seront également.

 

 Creche municipale

Crèche municipale


Dans les années 20 et 30, de nouveaux quartiers naissent, des équipements sont construits : le groupe scolaire Victor Hugo, l'Hôpital Intercommunal, un cinéma grande-rue, deux salles des fêtes, le marché. L'église est restaurée. Le caractère agricole, les champs des maraîchers avec châssis et cloches de verre, prévaut toujours, même si des industries nouvelles apparaissent (usine de crayons Marquise, les sablières dans la plaine). Le nombre des cristoliens est de 11 600. Les autobus, qui remplacent les tramways sur rails, assurent des communications rapides vers Paris.

 

Victor-Hugo

Groupe Scolaire Victor-Hugo


C'est au lendemain de la seconde guerre mondiale, au cours de laquelle tous les cristoliens connurent l'occupation allemande et les bombardements aériens, que Créteil (25 000 habitants en 1960) devient véritablement une ville, au cœur de laquelle sont bâtis de nouveaux quartiers : les Bleuets, les Emouleuses, la cité du Mont-Mesly et le Fief entre 1950 et 1960.

 

La ville devient le Chef-lieu du département en 1965


Sous le mandat du Général Billotte (1965-1977), Créteil est choisie comme chef lieu du Val-de-Marne et se lance dans la réalisation de la ZUP du Nouveau Créteil (1968-1974). On construit six mille logements et leurs équipements de proximité, des bâtiments administratifs (l'Hôpital Henri Mondor 1964, la Préfecture 1968, l'Hôtel de Ville 1972, le Palais de Justice 1976); une base de loisirs est aménagée.

 

Des architectures diverses s'y côtoient liées par des circulations automobiles et piétonnes abondantes pour une population de 66 000 habitants en 1976.

 

 Depuis 1977, Monsieur le Député Maire Laurent Cathala poursuit le développement de notre cité : sur le flanc sud du Mont-Mesly, en bordure du lac et des Bordières, ont émergé des quartiers au style très aéré, jouissant de leurs propres équipements : la Côte d'Or, les Côteaux du Sud, l'Ormeteau, la Source.

Les noms des lieux-dits continuent d'être attribués à ces nouvelles réalisations. D'autres quartiers plus anciens sont rénovés et dynamisés. Des zones d'activités nombreuses parachèvent ces réalisations.

 

Creteil

 

Au fil des années et grâce à la volonté de ses 90 000 habitants et à sa forte identité, Créteil est devenue une ville solidaire, conviviale, entreprenante, bien équipée et respectueuse de l'environnement.

 

Histoire des armoiries et logos de la ville

 

C'est en 1901 que la ville de Créteil se dote d’armoiries réalisées par Ferdinand Corinthe Dandois, peintre verrier.

Le blason, fantaisiste et fortement symbolique, est de couleur azur à la fasce ondée d’argent (rappelant le cours de la Marne).

 

La croix pattée d’or chargée d’un œil rayonnant d’or, située au chef du blason et la couronne crénelée symbolisent que le bourg de Créteil constituait, sous l’Ancien Régime, une seigneurie ecclésiastique entourée de murs. En pointe du blason se trouve une grappe de raisin, allusive à d’anciens vignobles présents sur le territoire de la ville.

 

La devise labore fideque , signifiant « par le travail et par la foi », qui figure sur les grilles du château des Mèches (actuelle demeure du préfet), est empruntée à Monseigneur Darbois, ancien propriétaire du château.

 

Ces armoiries ont été délaissées en 1986, lorsque la Ville décide de lancer un concours, intitulé « Un logo pour la Ville », en vue de la réalisation d’un logo symbolisant la commune.

 Logo

 

Le logo représente un carré jaune traversé par un « C » bleu, qui rappelle à la fois la première lettre de la ville ainsi que la courbe de la Marne. Ce logo est l’œuvre du Cristolien Jean-Michel Mehl.