Bloc-notes du maire

Retraités : un climat de maltraitance

 

Nos concitoyens s’alarment à juste titre de la situation dans les hôpitaux et maisons de retraite où le manque de personnels et de moyens conduit de plus en plus souvent à des situations de maltraitance.

 

Mais pour les seniors, l’inquiétude ne s’arrête pas là. Avec l’augmentation en 2018 de la CSG, la limitation à 0,3% de la revalorisation des pensions et l’annonce de leur désindexation par rapport à l’inflation, le gouvernement a fait le choix d’appauvrir l’ensemble des retraités. D’ores et déjà, plus d’un million d’entre eux ont un revenu inférieur à 1000 € par mois, dont une majorité de femmes.

 

La pression va encore s’accentuer : les débats au Parlement sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019 vont commencer juste après la Semaine Bleue, avec de nouveaux coups de rabot en perspective. Enfin, il est question, avec la réforme des retraites (l’une des mesures phares d’Emmanuel Macron), de remettre en cause le principe même de la répartition pour aller vers un régime individualisé et par points, dit “universel”.

 

Avec un chômage élevé, les prélèvements pour alimenter les caisses ne sont plus suffisants et il faudra diversifier les sources de financement. Rappelons, cependant, que les retraites ne sont pas des prestations sociales comme les autres : elles sont un droit résultant de cotisations versées tout au long d’une vie professionnelle ! Soucieux pour leurs enfants et petits-enfants, nos retraités pratiquent naturellement la solidarité entre les générations, mais sont ulcérés d’être traités comme des nantis après une vie de labeur.

 

Coup dur pour l’éducation et pour le sport

 

Dans une logique libérale d’affaiblissement de services publics essentiels, le gouvernement a annoncé la suppression de 3600 postes en collèges, en lycées, dans les services administratifs et dans l’enseignement privé. Officiellement, cette réduction des moyens serait justifiée par “la démographie scolaire” : or, les effectifs du secondaire vont augmenter à chaque rentrée jusqu’en 2022 !

 

Comment, dans ces conditions, continuer à prétendre que l’éducation est la priorité de ce gouvernement ? Cette réduction de postes ne peut que conduire à une dégradation de la qualité de l’enseignement et à une surcharge toujours plus importante du nombre d’élèves par classe, alors même que le gouvernement précédent était parvenu à créer plus de 50 000 postes dans l’Éducation nationale.

 

Mais ce n’est pas le seul coup porté contre la jeunesse. Le sport est aussi visé par une baisse significative de ses moyens de fonctionnement : après avoir diminué les crédits pour 2018 et 2019 et mis fin aux contrats aidés indispensables au fonctionnement des clubs, le Premier ministre a demandé la suppression de 1600 postes, soit la moitié des entraîneurs, formateurs, coordinateurs de projets sportifs, qui suivent les jeunes sportifs au sein des fédérations et repèrent les futurs champions.

 

Alors que toute la France avait accueilli Paris 2024 avec bonheur, cette annonce brutale sonne un coup dur pour le mouvement sportif qui porte partout des valeurs qui entretiennent le vivre ensemble.

 

À Créteil : des activités culturelles et sportives pour tous

 

La rentrée scolaire de septembre s’est bien passée, sous un soleil encore estival. Les écoliers ont retrouvé la semaine de quatre jours de classe avec accueil de loisirs le mercredi. Ce changement a pu se faire en douceur grâce à une forte implication des services de la Ville et de tous les partenaires concernés, que je remercie.

 

Une des forces du projet éducatif de Créteil, c’est d’offrir, dans le cadre scolaire et en dehors, un très large choix d’activités culturelles, artistiques et sportives de qualité. Afin que chaque enfant puisse aller vers ce qu’il ou elle aime sans qu’il y ait un frein pour les foyers les plus modestes, le Centre communal d’action sociale a mis en place de longue date une aide facultative qui peut couvrir, de 20% à 70%, le coût annuel d’adhésion pour les pratiques extra-scolaires.

 

Ainsi, pour l’année scolaire 2017/2018, pas moins de 2734 aides pour un total de 312 167 € ont été versées sous forme de bons de réduction que les familles remettent directement aux associations conventionnées avec le CCAS, ce qui leur permet de ne régler que le solde. Ce sont des sommes bien investies, car l’épanouissement de la jeunesse est, véritablement, un enjeu d’avenir.

Laurent Cathala - octobre 2018