Bloc-notes du maire
Laurent Cathala en compagnie d’élèves du collège Plaisance, le 11 novembre 2018

Laurent Cathala en compagnie d’élèves du collège Plaisance, le 11 novembre, lors de la commémoration du centenaire de l’armistice de 1918.

Réussir au lycée Édouard Branly

 

Pour les professeur-e-s et les élèves du lycée Édouard Branly, la rentrée n’a pas été facile. L’agression d’une enseignante est choquante et ne doit pas être minimisée, non plus que les incidents qui ont eu lieu par la suite, selon la loi, hélas bien connue, des séries. Mais le plus dur a sans doute été l’emballement médiatique autour de l’affaire, avec sa déferlante de clichés, de commentaires stigmatisants, de récupérations politiciennes. Il est injuste qu’un acte individuel, aussi insensé soit-il, fasse oublier la qualité du travail mené tout au long de l’année par des équipes pédagogiques qui ont à cœur de mobiliser les élèves, de les ouvrir au monde, de leur transmettre la passion du savoir et de la citoyenneté.

 

Édouard Branly, c’est un lycée qui foisonne d’initiatives et de projets enthousiasmants, un lycée où les parcours de réussite sont encouragés et fêtés, un lycée qui prépare bien aux études supérieures, dont les anciens affichent des parcours brillants et un taux d’insertion professionnelle remarquable. On y vole haut avec le club d’aéronautique, on y crée des astrolabes, des machines futuristes et des émissions radiophoniques, on y gagne des concours d’éloquence, on s’y illustre dans les salons mathématiques ou les expositions artistiques. On y est heureux, on y progresse, même si l’État, ici comme ailleurs, réduit les moyens avec des heures de cours supprimées et des postes non pourvus. N’est-ce pas de tout cela, plutôt, dont il faudrait parler ?

 

Rénovations au Mont-Mesly et à La Habette

 

C’est ce mois-ci que vont prendre fin les travaux de réhabilitation thermique menés par Créteil Habitat au Mont-Mesly et à Chéret. Il s’agit de la plus vaste opération de ce type jamais engagée en Île-de-France, puisqu’elle concerne 61 immeubles, représentant plus de 2500 logements. Les façades de ces bâtiments ont été rénovées pour en largement améliorer l’isolation et donc réduire la consommation d’énergie pour le chauffage : celle-ci a diminué de 45% par rapport à la période précédant les travaux.

 

Cette baisse est une bonne chose à la fois pour la planète et pour le pouvoir d’achat. D’abord parce qu’elle réduit les émissions de gaz à effet de serre nocifs pour le climat et pour la santé ; ensuite parce qu’elle se traduit très concrètement par un allégement de la facture pour les habitants.

 

Dans la continuité de ce projet, et par souci d’harmonisation, ce sont à présent les façades du quartier de La Habette qui vont faire peau neuve. Bénéficiant déjà d’une bonne isolation, elles vont être embellies pour améliorer encore le cadre de vie dans ce quartier. À partir du mois de janvier et pendant toute l’année 2019, une opération de ravalement et de rénovation va donc être menée.

 

À travers ces différents projets, mais aussi ceux qui seront réalisés dans le cadre de l’Anru, c’est bien un nouvel horizon pour le Mont-Mesly et La Habette qui se dessine, plus beau, plus agréable à vivre et plus respectueux de l’environnement.

 

Recyclage des plastiques : une expérimentation réussie

 

Créteil a été pionnière dans la mise en place du tri sélectif. Notre centre de traitement des déchets est le premier en Île-de-France et l’un des plus modernes d’Europe. C’est cette constante recherche d’amélioration des performances qui a conduit le territoire Grand Paris Sud Est Avenir à proposer, dès octobre 2016 et à titre expérimental, l’extension des consignes de tri à tous les emballages et tous les papiers sur les communes de Créteil, Alfortville et Limeil-Brévannes. Le bilan après deux ans est particulièrement encourageant : notre partenaire Citeo fixait l’objectif à + 350 tonnes de plastiques triés, or nous avons atteint + 737 tonnes, avec un effet d’entraînement constaté sur la collecte du verre et une baisse significative des refus de tri.

 

C’est un réel progrès pour l’environnement puisque les emballages ménagers, au lieu d’être enfouis dans la nature ou incinérés, deviennent ainsi des ressources pour la fabrication de nouveaux produits, dans une démarche économique vertueuse. À condition de ne pas oublier qu’il n’existe pas de solution magique et que notre société ne restera viable que si nous changeons de façon drastique nos modes de production et de consommation. Un grand bravo à nos concitoyen-ne-s éco-responsables qui ont, par leur implication, assuré la réussite de cette opération pilote.

 

Cette nouvelle procédure va être prochainement élargie à tout le territoire national, avec la perspective d’arriver, d’ici à 2025, à recycler 100% des emballages plastique.

Laurent Cathala - décembre 2018