Rénovation : Une réhabilitation thermique bien menée !
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Vingt-deux mois de travaux, plus de trois millions d’euros investis par le bailleur : la Régie immobilière de la Ville de Paris n’a pas lésiné sur les moyens pour isoler les 332 logements de la résidence de La Lévrière.

 

Les locataires de la résidence de La Lévrière vont passer l’hiver au chaud. Le 22 septembre 2017 le bailleur, la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP), a organisé, en présence du maire de Créteil, Laurent Cathala, une visite de fin de chantier de la réhabilitation thermique des ­façades de ces immeubles situés rue Lavoisier et avenue du Maréchal-Lyautey. Construit en 1972, l’ensemble de sept tours péchait, en effet, par son manque d’isolation : les jours de grand froid, les résidents se plaignaient de l’air glacial qui passait par les volets roulants.

 

Les parois des 332 appartements étaient également très froides. Mais, depuis la fin des travaux, tout cela est de l’histoire ancienne. Les façades ont été efficacement isolées par l’extérieur grâce à de la laine de roche, matériau ultraperformant. De même, les planchers bas (donnant sur les caves et le vide sanitaire) ont été traités. Ces 22 mois de travaux ont aussi été l’occasion pour le bailleur d’améliorer la ventilation des logements. “Il était temps de donner une deuxième vie à ces immeubles, se félicite le directeur général de la RIVP, Serge Contat. Ces travaux, qui vont dans le sens de la sauvegarde de la planète, apportent aussi plus de confort à nos locataires.”

Une baisse de 15% sur la facture de chauffage

 

Du confort, mais aussi une baisse de 15% à prévoir sur la facture de chauffage des résidents. Un effort du bailleur “complémentaire à celui de la Ville”, a souligné Laurent Cathala, lors de la visite. En effet, grâce à l’installation de pompes à chaleur, couplées à la centrale géothermique, le réseau de chauffage urbain de Créteil totalise 60% d'énergies renouvelables. Avec un score aussi élevé, la Ville marque clairement sa volonté de s’inscrire “dans la transition énergétique, au béné­fice des locataires”. Cette opération de réhabilitation thermique, phonique et esthétique des façades a été entièrement financée par la RIVP.

 

Coût du chantier : 3 300 000 €. Soit l’équivalent d’un peu moins de 10 000 € par logement.

 

Les fresques de Vasarely

 

Il faut dire que l’opération s’est révélée délicate à deux titres : d’abord, en raison du choix de la laine de roche pour isoler les logements, un choix technique contraignant. Autre difficulté, la reproduction des fresques murales du plasticien Jean-Pierre Vasarely. Pour les dupliquer sans ­trahir le dessin d’origine, une architecte a dû retrouver la bonne colorimétrie. Satisfait du résultat final, le maire de ­Créteil a annoncé vouloir valoriser l’opération en travaillant sur les ”espaces verts et les cheminements” de la résidence. Un sujet qui devrait être prochai­nement abordé par le conseil de quartier.