Bloc-notes du maire

Devenir du service de chirurgie hépatique à Mondor

Il y a quelques semaines, la Direction générale de l’AP-HP a lancé le projet d’une fédération des services de chirurgie hépatique entre le CHU Henri Mondor et l’hôpital Paul Brousse de Villejuif. Telle qu’elle est envisagée, cette coopération entre les deux établissements n’est pas acceptable car ce projet porte en lui un déséquilibre au détriment de Mondor. Il est, en effet, prévu de transférer l’acte chirurgical de transplantation hépatique de l’hôpital cristolien à Paul Brousse alors que les soins pré- et post-opératoires continueraient à être pris en charge à Mondor. S’il venait à être mis en œuvre, ce projet – fixé de manière unilatérale, sans tenir compte des avis de l’Agence de Biomédecine et de l’Agence Régionale de Santé, ni de celui des représentants du corps médical – impacterait fortement l’attractivité et la renommée d’excellence de l’hôpital Henri Mondor, fragilisant de nombreux services, parmi lesquels la chirurgie digestive, l’oncologie, l’anesthésie, la réanimation, mais aussi l’ensemble des activités de transplantation. Par ailleurs, ce projet impliquerait nécessairement une rupture dans le parcours de soins des patients et compliquerait la circulation de l’information médicale.

 

C’est pourquoi, l’ensemble des élus de Créteil et de Grand Paris Sud Est Avenir, ainsi que les membres de la Commission de surveillance d’Henri Mondor, ont unanimement exprimé leur opposition à ce transfert. On peut toutefois se réjouir qu’il n’impacte pas, à ce jour, l’activité de chirurgie cardiaque ni le programme RBI d’agrandissement et de modernisation de l’hôpital.

 

L’école, une priorité

L’ouverture d’une école en janvier est un bon présage, le signe d’une année placée sous l’emblème de l’éveil, de la jeunesse, de l’espoir. Entièrement rénovée, agrandie, magistralement décorée de fresques colorées qui la signalent de loin, l’école Jacques Prévert accueille les enfants des premiers résidents du quartier Néo-C, aux côtés des maternelles du groupe Pascal dont les classes ont été transférées pendant les vacances de Noël.

 

À la rentrée de septembre 2018, l’organisation de la semaine scolaire va changer. De nouvelles dispositions nationales permettent, en effet, aux communes de proposer aux autorités académiques l’organisation de la classe sur quatre jours, sur demande des conseils d’école. Plusieurs conseils ayant soulevé cette question, une large consultation a été lancée auprès des familles et des équipes enseignantes : une large majorité s’est prononcée en faveur de la suppression du mercredi matin. Il reste donc à poursuivre la concertation avec tous les partenaires pour articuler au mieux les temps scolaires et périscolaires en maintenant la qualité du service, au plus près des besoins des élèves. L’aide à la scolarité, très appréciée des familles, va, bien sûr, se poursuivre, de même que l’effort d’offrir aux enfants des activités culturelles et sportives nécessaires à leur épanouissement.

 

Les réformes de l’organisation scolaire se succèdent, obligeant les familles, les enseignants, les mairies et leurs personnels à s’adapter sans cesse. Mais ce qui ne change pas, c’est la volonté municipale de mettre l’éducation en tête des priorités pour donner à la jeunesse de Créteil toutes les chances de réussite.

 

La vitalité économique au service de l’emploi

Les bonnes nouvelles se succèdent sur le plan économique pour notre ville qui affiche l’un des meilleurs taux de création d’entreprises de la région parisienne. Ainsi, c’est à la Pointe du Lac, à proximité de la future Maison du Handball, que l’équipementier automobile Valeo va construire la voiture du futur, autonome et connectée. C’est une aventure scientifique et technologique majeure pour cette société dont le PDG s’est vu décerner, en 2017, le Prix du patron le plus performant du CAC 40. Les retombées seront importantes en termes d’emploi, mais aussi de partenariats et synergies avec notre université, nos écoles d’ingénieurs et les start-up du territoire. C’est dans la même dynamique que le groupe Essilor étend chaque année un peu plus largement son implantation au cœur de notre ville. Quatre cents nouveaux  salariés de haut niveau ont intégré, en novembre dernier, le site du boulevard Oudry, où l’entreprise a bâti le plus grand centre de recherche privé du monde sur l’optique ophtalmique.

 

Si ces sociétés, et beaucoup d’autres, se sentent bien à Créteil, c’est qu’elles y trouvent un environnement privilégié : un réseau dense de services et de transports, des équipements de rayonnement national comme le CHU Henri Mondor ou l’Upec, dont les diplômés sont recherchés, et une politique d’attractivité volontariste construite autour de filières prioritaires comme la santé et les sciences du vivant, les technologies de pointe et la recherche écologique.

Laurent Cathala - Janvier 2018