Bloc-notes du maire
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Une nouvelle étape pour la rénovation urbaine

 

Le projet de rénovation urbaine du Haut du Mont-Mesly est le fruit d’un long travail mené conjointement par la Ville de Créteil et son aménageur historique, Créteil-Habitat-Semic. Il porte l’ambition d’un quartier à l’urbanisme repensé où une nouvelle offre diversifiée de plus de 800 logements répondra aux enjeux de la mixité sociale qui fonde le vivre ensemble. Les habitants bénéficieront d’un environnement réaménagé afin d’améliorer les déplacements et de favoriser la rencontre et les échanges, notamment à travers la rénovation de la place de l’Abbaye et la création d’un mail piétonnier de qualité distribuant le quartier.

 

Cette nouvelle dynamique urbaine et sociale se traduira aussi par des actions fortes en direction des équipements publics. La réalisation d’un nouveau groupe scolaire Albert-Camus et la rénovation-agrandissement de l’école maternelle Casalis sont ainsi inscrites au projet, de même que la rénovation de la MJC du Mont-Mesly. Les commerces de proximité seront également l’objet d’une attention toute particulière. Une nouvelle halle du marché sera réalisée, accompagnée d’autres activités commerciales à ses abords. Enfin, le centre commercial de l’allée du Commerce sera restructuré pour améliorer son fonctionnement et son attractivité.

 

Il s’agit donc bien d’un projet de ville, de quartier, mais aussi d’un projet de vie qui exige, pour sa pleine réussite, une concertation avec les habitants dans une démarche permanente et évolutive, en fonction des différentes étapes de sa réalisation. Aujourd’hui, cet ambitieux projet fait l’objet d’un protocole de préfiguration qui en valide les grands axes et permet d’engager les premières opérations que je souhaite vous présenter et soumettre à votre appréciation, en vous conviant à une réunion publique le 21 mars prochain au gymnase du collège Laplace. La participation des habitants est, en effet, un atout majeur pour la réussite de ce projet.

 

Le printemps au féminin

 

“Le féminisme n’a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours.” Cette vérité, énoncée par Benoîte Groult, est bonne à rappeler en cette veille du 8 mars, Journée internationale de lutte des femmes pour l’égalité des droits et contre les violences. Voilà bientôt quatre décennies que le Festival international de films de femmes de Créteil est aux avant-postes de ce combat et c’est une fierté pour notre ville d’en porter la bannière. Souhaitons la bienvenue aux cinéastes, réalisatrices, actrices qui viennent nous présenter leurs œuvres et dont les témoignages sont aussi passionnants que précieux.

 

Au-delà de ces dix jours de fête, le Festival mène, tout au long de l’année, une action pédagogique et patrimoniale pour la diffusion et la préservation des œuvres, en partenariat avec l’Ina, la Cinémathèque française et sous le haut patronage de l’Unesco. Son rayonnement s’inscrit aussi dans une dynamique de proximité, en lien avec le tissu socio-éducatif et associatif local. Citons, notamment, l’atelier d’écriture “Images de ma ville”, les opérations “Graine de Cinéphage” ou “Collège au cinéma” qui ont ouvert des horizons culturels et professionnels à des générations de jeunes Val-de-Marnais et fait naître bien des vocations.

 

Handicap : tous concernés, tous solidaires

 

Permettre à toutes et tous les Cristoliens de vivre librement et décemment dans une ville inclusive, équitable et durable, c’est le projet municipal sur lequel je me suis engagé et l’idéal républicain qu’ensemble nous nous efforçons de réaliser. Chacun est confronté au handicap, à un moment de sa vie, pour soi-même, pour ses proches. Notre devoir de solidarité, c’est d’œuvrer au quotidien pour que l’intégration des enfants et adultes en situation de handicap soit la meilleure possible. Cette volonté, inscrite dès 1989 dans la Charte handicap, se traduit par de nombreuses actions concrètes pour faciliter l’accueil dans les écoles, les activités périscolaires ou les séjours de vacances, pour rendre accessibles la voirie, les équipements publics, culturels et sportifs, pour aménager les logements et favoriser l’accès à l’emploi.

 

À l’initiative du service Prévention-Santé du Centre communal d’action sociale, un Conseil local de santé mentale (CLSM) a été mis en place en 2016. Structuré comme un réseau pluridisciplinaire ouvert aux professionnels de santé et intervenants sociaux, mais aussi aux associations, élus, usagers, bailleurs, il a pour mission d’accompagner les personnes en difficulté psychique et leurs proches, d’améliorer l’accès aux soins, la coordination entre les partenaires concernés et la sensibilisation de tous les publics, car il est urgent de changer les regards sur le handicap mental.

 

Toutes ces mesures ont, certes, un coût, mais représentent un investissement dont le bénéfice est évident pour la société tout entière, car ce que nous voulons, dans le fond, c’est un monde plus juste, plus responsable, où les besoins et la parole de chacun sont pris en compte.

 

Laurent Cathala - Mars 2017